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* Les témoignages rendus à l'appui des 92 résolutions, furent en harmonie avec l’esprit qui les avaient dictés. Le témoignage de M. Morin fût publié plus tard dans La Minerve. Nous en extrayons ce qui suit, comme échantillon :
“ Considérez-vous que le tribunal d'accusation (de jugement) pour délits politiques, devrait être également indépendant de la couronne et de la faveur du peuple ?—Oui, également.
“ Considérez-vous que l'indépendance de la faveur du peuple serait beaucoup augmentée si le conseil législatif était rendu lectif, et un tel changement aurait-il l'effet de rendre ce conseil un tribu: nal plus propre pour décider sur les délits politiques ?—Je le pense.
“ Voulez-vous dire quelles sont les raisons sur lesquelles vous fondez votre opinion, pour dire qu'un conseil électif serait plus propre à décider sur des affaires politiques, dont l'accusation serait porte par un autre corps tlectif du même pays, qu'un tribunal nommé à vie, et entièrement indépendant de la couronne et du peuple ?—L'expérience a montré qu’un corps à la nomination de la couronne ne peut pas être indépendant. Je considère qu'un ‘tel corps, ts élu par le peuple, seruit gr miss et je ne crois pas . qu'aucune des raisons mentionnées dans {a question qui m'est posée, aurait aucune influence sur ce Corps, quand il serait appelé à remplir les hautes fonctions de décider sur des accusations portées contre les fonctionnaires publics,
“ Vous considérez la chambre d'assemblée comme représentant fidèlement les sentimens et les Opinions de la masse du peuple du Canada. — Oui,
“Dans l’accomplissement de ses devoirs, ne devient-il pas quel. Le nécessaire à un juge ou à un fonctionnaire public de faire
des dén.a'ches qui peuvent le rendre extrêmement impopulaire vig=
na sa démission et fût remplacé par un autre, avant que l'examen des papiers et l'audition des témoins fussent terminés. Sans ces malheureuses circonstances, il.est probable qu’à la place de ‘ malentendus de part et d’autre, on eût vu l'esprit. de révolution en progrès, et la nécessité de l'arrêter dans sa marche, pour la tranquillité et le salut du peuple, et que la ré. bellion dont M. Roebuck menaçait l'Angleterre n'eût été qu'une guerre en paroles promptement terminée et suivie d’une paix solide. Mais, quelqu'insignifiant que fût ce rapport, il eût l'effet de rassurer ceux des Canadiens à qui la teneur des 92 résolutions avaît fuit appréhender un résultat préjudiciable à notre état social.*
Nous sommes ramenés dans notre pays par une lettre de M. Roebuck au ‘“ Comité central et perma. nent” de Montréal ; lettre qui, par une ridicule vanterie, et par le mélange de bons et de mauvais conseils peut servir à caractériser l’homme à qui les agens de la chambre d’assemblée s'étaient adressé, par erreur de jugement, ou faute de trouver mieux. Cette lettre à-vis de la masse du peuple ?—Je crois que tout juge équitable es loujours respecté de tous le: partis.
“ Supposez qu'un grand mécontentement s'élevât contre un juge à l'occasion de l’accomplissement d’un devoir impopulaire, et qu’une accusation fût portée contre lui par une assemblée élective exprimant fidèlement les sentimens du peuple, croyez-vous qu'il serait à désirer que ce juge eût à répondre devant un autre corps élu par le peuple, et qui devrait être renouvelé de temps à autre. et qu’ainsi soumis à ce tribunal, les juges seraient indépendans dans la province ?—Je crois qu'ils le seraient.
‘ Seriez-vous d'avis que le jugement du conseil législatif Gers) fût en dernier ressort ?—Je crois que le jugement devrait être ffnul. “Sans appel à aucun autre tribunal ?— Absolument sans appel."
* “ Le rapport du comité des communes n’a pas eu l'honneur de nous tirer entièrement de notre stupeur : il a été comme une répon« se de la sybille, interprétée par les deux partis dans le sens de leurs persons quoique regardé comme bien sage par les gens sensés.'— M, PERRAULT.
+ “Pour devenir un ppuple libre, il vous faudrait régister au parlement britannique. Ne croyez vous pas sage de détourner ce
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fût prise eh considération par le comité central et permanent, dans sa séanco du 4 Septembre. Ce que ce comité considéra ensuite, savoir: un discours de lord Aylmer, la Compagnie des terres, la nomination de M. Gale à l'office de Juge, ne peut, quelle qu’en soit l'étrangeté, entrer dans uno histoire générale.
Enfin, arriva l’ Poque vue avec indifférence par la masse du peuple, attendue avec impatience par les partisans de mesures extrêmes, et redoutée par tous les hommes modérés qui av:::6 suivi la marche des événemens et observé le P::::": des idées nouvelles. Malgré la confiance réelle ou feinte de quelques journalistes, nul homme tant soit peu clairvoyant ne pouvait bien augurer des élections qui allaient 8e faire. Si, depuis 1827, il ÿ avait eu ment dans la manière
mal, et de tenter au moins une autre chance d’ paisible. i
fin, pour le présent, passer un Ü// temporaire de subsid
n donc pour l'Angleterre de maintenir et même de renforcer ce corps.
t La nomination de M. Gale au banc de Montréal nous paraît une mesure très malavisée, violant des A ee de comités en anada, ainsi que les Promesses du bureau colonial et nous paraît propre À faire durer ces animosités et ces malentendus mutuels, que la mère-patrie dernièrement et de nouveau $’
Pressé de faire disparaître” — Gazette de Québec.
? M. Gale avait été nommé juge par Lord Aylmer, d’après l'avis ét la recommandation du juge en chef de Moniréal.
immoral, des garanties, ou engagemens préalables,* et dans quelques endroits, on avait projeté de retirer virtuellement des mains du peuple la franchise élec. tive, pour la remettre à un petit nombre d'individus, et les comités et sous-comités de correspondance établis presque partout, donnaient aux fauteurs des 92 résolutions une chance de succès presque certaine, Aussi vit-on les anciens membres de la minorité, ou être rejetés, ou même ne se pas présenter, soit qu'il prévissent qu’ils n’obtiendraient pas la majorité des votes, soit qu'il leur répugnât d’être noyés, pour ainsi dire, dans uhe majorité d'hommes nouveaux et de jeunes gens.f
Presque partout, dans le district de Montréal, les
‘ candidats populaires furent élus d'emblée : dans quel-
ques comtés, il suffit d’une ou deux lettres do recommandation, ou de la présence d’un ou deux fauteurs de la majorité. de l’assemblée, pour faire élire des hommes sans propriétés, étrangers et inconnus aux électeurs. Au comté des Deux-Montagnes, pourtant, et au bourg de Sorel, il y eût des luttes longues ct acharnées : ainsi en fût-il dans les villes de Québec et de Montréal. Dans cette dernière, au quarticrouest, où MM. W. WALKER et John DONNELLAN étaient opposés à MM. Papineau et Robert Nelson, il y eût, d’avord, des chamaillis et des rixes entre les électeurs,
*( Jt is of infinite importance that they should not be sufferul to imagine that their will, any more than that of kings, is the standard of right and wrong; and that, therefore, they are not to exacl n those who offciate in the state an abject subsmission to their occusiondl will, extinguishing thereby in all those who serve them all
moral rentes all sense of digniy, all use of judgment, and all con |
sistency of chiracter.”—M Edmund Burke.
+ À une assemblée tenue à Saint-Athanase, le 10 mars, sous la présidence du Dr. Baby, il avait été résolu : ‘ Que cette assemblée ôse désapprouver la conduite parlementaire de MM. Neiïlson, Duval Lemay, Quesnel et autres, qui ont rougi de servir la cause de lewr pays, el trahi les intéréts de leurs constituans”
ou fauteur: ou plutôt d taines d’ho la populati nière, arm comme ma l'officier-ra; pouvoir co:
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Donnellan vain, au ge etune douz lancer trion nité de chos gouverneur, les expressi précédente, jamais étonr journalistes conséquemm gros mots ;} rédacteurs, « l'impuissance Pour exprim
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ou fauteurs des deux partis opposés, puis des luttes, ou plutôt des assauts et batteries, entre plusieurs centaines d'hommes du guet, armés par la corporation, et la population irlandaise des faubourgs ; et cette dernière, armée de picrres et de bâtons, parut parfois comme maîtresse de la ville. Dans cet état de choses, l'officier-rapporteur ne Pouvant, ou prétendant ne pouvoir continuer l'élection sans risques pour sa vie, prit sur lui de déclarer élus ceux des candidats qui alors avaient le plus grand nombre de votes, c’est-àdire, MM. Papineau et Neilson. MM. Walker et Donnellan protestèrent, et s’adressèrent, mais en vain, AU gouverneur, pour faire annuler le rapport, ct une douzaine de jours plus tard, M. Papineau put lancer triomphalement dans le public, contre une infinité de choses et de personnes, à commencer par le Souverneur, et dans un langage qui justifiait de reste les expressions de son Excellence, en une occasion précédente,* Ja philippique la plus furieuse qui ait jamais étonné des lecteurs Canadiens, ou indigné des journalistes anglais, même radicaux, ou niveleurs, et Conséquemment accoutumés à dire eux-mêmes de trèa 8708 mots ;f malheureux modèle offert aux jeunes
rédacteurs, ou Correspondans de gazettes, qui, dans
l'impuissance d’accumuler assez de termes injurieux
Pour exprimer toute la haine qui leur avait été inspi-
‘rée contre le Souverneur et le Bouvernement, appe:
laient quelquefois à l’aide du langage des symboles
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pertinence jusqu’à