HigrotRe
ou signes hyéroglyphiques d'une facile interpréta. tion.*
Le résultat général fût que la fraction agitatrice de la population acc.para toute la représentation : que les amis de la constitution et de la tranquillité publique, c’est-à-dire les neufdixièmes de la popula. ‘tion canadienne n’eurent pas de. représentans, et que la population britannique ne fût représentée que dans quelques townships.+
Cet état de choses donna à cette dernière l’idée de chercher en elle-même quelque protection, et, de là, naquit une unjon politique qui prit le nom d’association constitutionnelle. Elle prit naissance à Montréal, après les élections, et s’éleva en deux branches principales, l’une dans cette ville et l’autre à Québec, avec des rameaux, nommés comités subordonnés, dans différentes parties de la province. Ce fût une espèce de contre-poids au comité central et permanent et à toutes ses ramifications, bien qu’elle dut souffrir du désavantage de ne pouvoir pas employer un langage comme celui dont se servait son antagoniste, dans ses résolutions, ses adresses, ses rapports, etc., qui était parfois celui de la fureur ou de la démence.
Les associations constitutionnelles de Québec et de Montréal députèrent en Angleterre, la première, M. John Neilson, la dernière, M. W. Walker,
SR * Voir, par exemple, le pamphlet dont il ordonna la circulation par la province,
Lord Aylmer étant venu à Montréal, dans l'été de 1834, le Vindicator et La Minerve Parurent tout barrés de lignes noires.
‘ Nous ne dénonçames point le Vindicator et La Minerve, quand ils exprimèrent leur détestation de lord Aylmer en revétissant pour revêtant, sans doute) leurs feuilles de deuil, quand son Excellence visita notre ville ’—Za Minerve traduisant le Daily Adverliser, journal qui naquit neutre, quant à la politique, en 1833, et qui mourut, à l’âge d'environ un an, radical, ou niveleur renforcé. :
t MM. ut Neilson, Cuvillier, Quesnel, Badeaux, Casgrain, Duval, Languedoc, Lemay, Berthelet, Young, ne furent point membres de la nouvelle chambre. :
Dans le rent une « dernières :
et la prem de la bie:
cence aux kenzie.*
Le parle février (18 pour servi à “Ja min devoir atte mens dont
tion, à Mo communes
après avoir de base. à 1 comme adde abus sont ve
. lesquels, s’il
à accroître, « ont si longt sentimens d lui-même ; q peuple de ce Excellence :
jusqu'à prése province, apr duite illégale qu'il a agi er nee
* Par suite du novembre 1999 8 vernement, et de trouva dans la nc 0 pouvait dire à QU transfreta cur:
\gn
rpréta-
itatrice tation :
popula.
et que ue dans
idée de , de là, associantréal, 8 princ, avec , dans espèce nt età frir du angage >, dans C., qui
c et de mière,
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verliser, , et qui cé.
grain, Lt mem-
Dans le Haut-Canada, les nouvelles élections donnèrent une chambre pire que celle qui avait troublé les dernières années de l’administration de Sir P. Maitland, et la première, de celle de Sir John Colborne, résultat de la bienvoillante, mais très impolitique acquies-: cence aux fausses représentations de M. W. L. Mac. kenzie.*
Le parlement provincial fat convoqué pour le 22 février (1835); mais “ la majorité des membres élus pour servir dans le parlement du Bas-Canada ” joints à “la minorité du conseil législatif, ne crurent pas devoir attendre cette époque pour exhaler les sentimens dont ils étaient Oppreseés, et, réunis en convention, à Montréal, ils adressèrent à la chambre des communes d'Angleterre une ‘“ humble pétition,” où,
après avoir parlé des principes vicieux qui servent de base à leurs institutions politiques, ils exposent comme addenda aux 92 résolutions,” que de nouveaux abus sont venus peser sur le peuple de cette province, lesquels, s’il ne disparaissent promptement, tendront à accroître, à un degré alarmant, les mécontemens qui ont si longtems régné, et aliéneront finalement les sentimens du peuple du £ouvernement d'Angleterre
jusqu'à présent à la tête du gouvernement de cette
province, après avoir été accusé formellement de conduite illégale, injuste et inconstitutionnelle, après qu'il a agi envers les représentans du peuple, d’une
a OR
* Par suite du découragement, dans lequel la dépêche du 8 novembre 1822 avait jeté les amis de ia constitution et du gouvernement, et de j’espoir qu’elle avait donné aux nireleurs, il se trouva dans la nouvelle chambre douze ou treize américains, dont
08 pouvait dire avec le poëte latin : Cœlum, non animum, mutant, ni
manière insultante et propre à détruire le respect qui devrait être dû au représentant de sa Majesté... quo la conduite vindicative et les sentimens haineux de son Excellence, ont créé un sentiment universel de mécontentement contre son administration ; qu'on voit rarement des habitans d'origine Canadienne-francçaise parvenir jusqu'aux places, ct que ceux d’entre eux qui y sont parvenus, ne le sont qu'après s'être aliéné les sentimens d'affection du Peuple, et'alliés à 18 minorité factieuse, opposée aux vues et aux intérêts du Pays, et que même le caractère sacré de la justice a de nouveau été souillé duns sa source, par l'appel à la haute fonction de juge d'un partisan violent et Passionné de l’administration du comte de Dalhousie, et d'un ennemi déclaré des lois qu'il a juré d’administrer, et par la nomination d’un nombre de commissaires choisis avec intention, à la veille d’une élection générale, d’entre les partisans notoires de l'administration actuelle ; qu’un autre sujet de plainte est l'indifférence coupable manifestée par le gouverneur en chef, au. sujet des tristes ravages du choléra asiatique, durant l'été dernier ; que la violation de l'acte déclaratoire (de 1778), a conduit à /a Juste et heureuse résistance des ci-devant colonies anglaises, (en 1776 et avant), et au démembrement de l'empire britannique ; que les dilapidations continuelles dos revenus de la province sont une autre source d'alarmes pour les sujets canadiens de sa Majesté, * et que, tout récemment, es Priviléges indubitables de l'assemblée ont été de nouveau violés par le paiement des serviteurs publics ; que le peuple des anciennes colonies, quelque maltraité qu'il fût par des tentatives de taxes inconstitution-
* On verra plus tard quels étaient ceux qui avaient réellement dilapidé une partie considérable des revenus de la province.
telles, à:
tions pa reprises, sanctionr une viola de cette tuelle de vos pétit chambre CEUX QUI.
AUSSI CRIX MENT MÉRI Vient en le conseil aboli, et qn seconde br de produire données cor vince parta de l’assembl On serait seil etla m la longanin mettre enfir Manifeste a ment injurie de délire, dar par l'accumu Passions envi tées par la po * Ce n'étaient ë roi, sinon ie r
Ainsi traduire à 8; blée, Pour être ch
gne,
spect qui é......que x de son le mécon- ’on voit française ntre eux re aliéné l8 minoérêts du justice a )pel à la )ASSionné et d’un tret, et 8 Choisis énérale, tion aciférence hef, au.
durant iratoire Sistance avant), e ; que rovince S Canaont, les le nou- S ; que traité tution-
llement
DU CANADA, 249 felles, avait bien moins
tions par l'exécutif, l'assemblée a; reprises, déclaré sa ferme déter
regarder comme
et que /e Peuple garde comme une dissolution vir.
tuelle de la Constitution,
Vos pétitionnaires NE p Chambre peut et doit
vince Partage entièrement les opini de l’assemblée.
ment in jurieux, fruit. évid de délire, dans lequel des hommes puissent être jetés par l'accumulation et la concentration de toutes les Passions envieuses, haineuses ot vindicatives, enfantées par la politique.
* Ce n'étaient pas des Personnages moindres ue les ministres e
du roi, sinon | roi lui-même, Que la convention de ontréal, voulait
Ainsi traduire à sa barre, ou à celle de la future chambre d’assemée, pour être châtiés par elle d’une manière exemplaire, ou condi. e,
xisTotRE
- On était généraloment persuadé qu'il n’y aurait pas de session, ou que, s’il y en avait'une, elle scrait de très courte durée, et qu’il en résulterait plus de mal
que de bien. Il y avait certainement, parmi les
nouveaux membres, des hommes rassis et de mérite, qui, dans d’autres circonstances, auraient pu se füire honneur à eux-mêmes, et se rendre utiles à leur pays ; mais ils avaient presque tous pris l'engagement de parler et d'agir dans un sens déterminé; et si, selon La Minerve, le Herald fanatisait ses lecteurs ; à leur tour, La Minerve, le Vindicator, le Canadien et l'Echo du Pays fanatisaient au moins la partie ignorante et juvénile des leurs, et il y avait, dans la nouvelle chambre, un plus grand nombre d'hommes ïignorans et de jeunes gens que dans la précédente.
Il n’y avait pas de doute quant à l’homme que la chambre choissirait pour orateur; mais on était en peine de savoir si le gouverneur se croirait obligé de se désapprouver lui-même en quelque sorte, de blimer virtuellement le gouvernement de son souverain et le sien, en confirmant le choix de la chambre.* Ce
* M. Bedard, secondé par M. Lafontaine, proposa que L. J. Papineau, écuier, fût élu orateur. Après que le greffier eût lu la motion, M. Gugy se leva, et secondé par M. Bowman, proposa, en amendeera ue L. H. Lafontaine, écuier, fût élu orateur.
“ M. Lafontaine se leva, et protesta avec chaleur contre l’amendement de M. Gugy, dont, dit-il, il n’avait eu, avant, aucune expectative ou connaissance, et conclut ses remarques par déclarer que, s'il était élevé à cette dignité, il résignerait son siége.”
“M. Gugy sue dans un discours d’une grande longueur, Dans le cours de ses observations, il introduisit le célèbre manifeste de M. Papineau, le commenta, et déclara qu’il s’opposait à l'élection de Papineau sur des raisons nullement personnelles, rt QE cs “ M. Papineau se leva, et répliqua à M. Gugy avec cette force et cette lucidité qui lui sont si familières, Il accorda les plus amples félicitations à M. Lafontaine, entre lequel, dit-il et lui-même, il existait le plus parfait acccord sur les questions publiques.”
# Le résultat des votes sur la motion de M. Bédard fût pour, 7 ; contre, 6. MM. Bowman, Clapham, Gugy, Moore, Power, Wells.
qu'aucun de probablemer mément au) colonies, ou nelle à sa n l'utilité publ de la dignité son haut en d'abnégation Dans son apprend aux gomens qu'il (M. Stanley s
* M. Spring R n’était nullemen:
voulut réparer ui en refusant de co il eût à regretter Viger, Morin et F Cauada. Mais s' voyance, il pouv ki à ue suivant :
. HUME (prése résolutions e Lun pourront pas rég satisfaits.”
M. SPRING Rice les partis en Can:
employés un mem propres à enflamr
honorable memt mère-patrie.…., Je d'un colon ne l’au poursuivi crimine tenir une pareille l'Angleterre et du
M. Hume: Je 1 puisqu'on a fait ar dations du comité'a l'on ne redresse pe persuadé que si le 4 {er Gieniôt u
M. Spring Rice :
qui parle en sureté qui peuvent en jete qui paisiblement et
It pas it de » mal i les érite, faire
AYS ; it de selon , leur Echo te et velle igno-
ue la it en wé de blâerain ke Ce
Papiotion, Lende-
Amen 1e eXclarer
ueur, manisait à elles,
rce et
mples me, il
r, 70; sÎl8.
poursuivi criminellément, Nul mémbre de
tenir une pareille conduite sans mettre en danger les intérêts de l'Angleterre et du Canada
qui parle en sureté dans cette chambre, de m qui peuvent en jeter d'autres dans de si gran qui paisiblement et sûrement assis dans 80
bt cANAbA, 261
qu'aucun de ses prédécesseurs, à sa place, n'aurait fait probablement, lord Aylmor le fit, sans doute conformément aux intructions du nouveau ministre des colonies, ou en sacrifiant toute considération personnelle à sa manière de Comprendre son devoir, ou l'utilité publique, bien que l’idée de la convenance et de la dignité semble suggérer qu'il eût dû renoncer à
son haut emploi, plutôt quo de faire un tel acte d'abnégation de lui-même.
Dans son discours d'ouverture, le gouverneur apprend aux chambres, qu'en conséquence des changomens qu'il ÿ avait eu dans los conseils de sa Majesté, (M. Stanley ayant été remplacé par M. SpriNa Rice, *
* M. Spring Rice proura pendant sa courte administration, qu'il n'était nullement l'homme qu’il fallait d i voulut réparer un tor
, Pour conférer avec eux sur les affaires du Cauada. Mais s'il était faible sur la politique, et pe de pré-
voyance, il pouvait parler Convenablement, comme le prouve le dialogue suivant :
M. Huue (présentant une Pétition de Québec, au soutien des 92 résolutions): ‘Je suis convaincu que, tant que les Canadiens ne Pourront pas régler eux-mêmes leurs affaires, ils ne seront pas satisfaits.”
M. SPrING Rios. “ J'ai déjà manifesté le désir de concilier tous les partis en Canada, mais je dois réclamer contre les moyens qu'a employés un membre de la chambre, en faisant publier des choses propres à enflammer des esprits remuants..…..La lettre ê
aîure à exciter le Canada contre la
M. Hume: Je me crois assez justifié d'avoir écrit cette lettre
puisqu'on a fait aucun effort sérsé mellre à exécution les recommandations du comité’ de 1828. (Vo
l'on ne redregse pas les griefs, /a résistance sera permise.
ir Rapport du comité de 1834). Si
* SPRING Rice : [1 est extrêmement inconvenant à un homme . ettre au jour des idées ds dangers. L'homme n Cabinet, se sert d’un
et ce derhier par le comte d’Aberdeen, il n'avait pds encore reçu toutes les communications et instructions qu'il attendait; mais que, comme il n'avait pas été accordé de subsides dans la dernière session, le gouvernemont de sa Majesté avait jugé expédient d’ordonner que la somme de £31,000 fût prise de La caisse ‘ militaire, pour payer une partie dos salaires des juges et autres officiers publics, ‘qui éprouvaient depuis longtems une détresse extrême et de grands inconvé. niens, le gouvernement de sa Majesté étant persuadé que cotte sorhme serait promptement remboursée, au moyon des subsides, qu'il so fluttait que les chambres voteraient, et son Excellence recommande à sa Majesté de pourvoir au remboursement de cette somme, qui avait élé appliquée à des services absolument nécessairos pour concinuer l'administration de la justice et d'autres opérations indispensables du gouverne. ment.”
L’expédient auquel M. Spring Rice avait eu recours ferait croire qu'il était persuadé que c'était réellement en conséquence d’un #”alentendu, et non par calcul, que la chambre d’assemblée avait mis le gouvernement colonial dans l’emburras et ses employés dans la détresse, et qu'il n'avait compris ni la teneur, ni l'esprit des 92 résolutions.
Quoiqu'il en soit, le soin de rédiger la réponse au discours du gouverneur fût d’abord confié à MM. Mo-
a résistance est assez recomunandée et assez soutenue pour enfreindre les lois, il y a lieu d'espérer que les lois triompheront tinalement. M. Hume peut, en sûreté, jouer le rôle de trompette, en exprimant de telles idées, comme membre de cette chambre; mais s’il croit en sa propre doctrine, qu'il parte et entreprenne lui-même de ia défendre el qu'it s'expose uux dangers dans lesqueis ses opinions peuvent en entruiner d'autres.”*
* Simul ipse qui suadet consideratus est, adjiciat ne consilio periculumsuum. TAauiT. Aistor, lib. II,
rin, Lafon O'CaALLAGI membres d jour de la venus au p aspération À peine salle du co:
chambre sc Cette prop mais M. M.
minaire, qi convention terre, il s’e choses étrai Le disco tion dont M que la cha prononcé pi
session, L dernière éta la chambre Vindicator, comté d'Ya les autres o injures dont temps que 1]
* M. Guay :
un comité sur 1
M. Papineau de rendre justic pas les gens qu qui veulent une que les bayonne:
It pad ctions As été
) goud'or- Caisse juges epuis onvésuadé ée, au nbres à Mamme, nt néustice Jerne-
COUTrs ment alcul, mont ns la i l'es-
se au , Mo-
ce. Ni ufreintinaleite, en ; mais même pinions
) peri=
btf cANAbA. 253
rin, Lafontaine, Caron, Bedard, Girouard, Leslie et O'CALLAGHAN ; mais il y avait pôur la majorité des membres des choses plus presséos, et dès le premier jour de la session, on oût la preuve qu'.is éiniont venus au parlement dans un état d'oxalts tion et €'axaspération extraordinaire,
A peine les membres furent-ils doscen:ir: de la salle du conseil législatif que M. Morin proposa que la chambre se formât on comité sur l'état de la province. Cette proposition n'éprouva pas d'opposition, d’abord, mais M. Morin ayant proposé comme résolution préliminaire, que la chambre adoptât la requête do la convention de Montréal, déjà expédiée pour l’Angleterre, il s’en suivit des débats où il fût oncore dit des choses étranges.*
Le discours de M. Papineau contenait une suggestion dont M. Morin parut se prévaloir, pour proposer que la chambre se formât en comité sur le discours prononcé par le gouverneur, à la clôture de la dernière session. Les résolutions qui s’en suivirent, et dont la dernière était que cediscours fût biffé des journaux de la chambre fournirent au véhément ” rédacteur du Vindicator, qui avait été fourré “sans Cérémonie ” au comté d'Yamaska, l’occasion de l'emporter sur tous les autres orateurs par la quantité et la qualité des injures dont le gouvernement fût accablé, en même
temps que la minorité de la chambre, et à M. Gugy Ce AR ne
* M. Guay: “Il me paraît bien extraordinaire qu'on demande ;
un comité sur l’état de la province, le premier jour de la session…
M. Papineau (après avoir dit du gouvernement, qu’il a refusé de rendre justice contre une bande de meurtriers armés) : Je n'aime pas les ES qui viennent ici s’arrogeant un pouvoir arbitraire... qui veulent une aristocratie héréditaire, projets des plus ridicules que les bayonnettes seules pourraient soutenir”...
-de la trempe du docteur, sont une des causes
hisfotré
celle de lui dire de dures vérités,* et de forcer M. Papineau à faire des aveux significatifs, quant aux prétendus vœux et volonté du peuple.
Dans cette première séance furent introduits, par M. Morin, un bill “ pour nommer un agent au Royaume- Uni,” et par M. Leslie, un bit «* pour limiter le nombre des passagers dans les bâtimens qui viennent d'Europe en cetle province, etc. et il fût ordonné, sur motion du même membre, que le collecteur des douanes mette devant cette chambre un retour (une liste, ou un état), de tous les vaigseaux, etc. :
Le lendemain, 24, la chambre s'étant formée en comité sur le bill de l'agent, M. Morin dit qu’il proposait de nommer un ‘“ monsieur qui avait déjà rendu des
services signalés à cette province, et que tous les partis
respectaïent, J. À. Roebuck, écuyer, membre de la chambre des communes.”
* (J'ai gardé le silence sur les deux premières propositions, mais
+ je proteste contre la troisième. M. Morin paraît ne pas vouloir se
Danger de cette résolution, il l’a mise entre les mains d’un nouveau membre qui peut faire usage des termes employés dans le journal
… que rédige M. O'CALLAGHAN. Cet individu s’est servi envers le gou-
verneur de termes qu'il n'aurait pas o86 adresser à ges égaux hors de cette chambre. ‘‘Insultant ” et « insolent ” ne peuvent jamais être dits par cet individu, du chef du gcuvernement, si infiniment élevé au dessus de lui. Il parle aussi de la minorité ‘factieuse ”, eh bien il a appartenu longtemps à cette même minorité, et l'oiseau qui salit son propre nid est des plus sales... Ce personnage a signalé l'élection des Deux-Montagnes, de Sorel, etc. Je désirerais connaître la cause des troubles, s'il y en a eu ; si j'en connais quelque chose, ce même Dr. O’Callaghan a beaucoup contribué à causer ces troubles. Les 92 résolutions, qui promettaient une distribution des deniers publics, avant la dernière élection péritel, à des gens e ces troubles, et ce même docteur a été élu par des gens Gui ne l'avaient ni vu ni connu, aux ordres talismani::28 de certains meneurs......Les paroles du Souverneur ont été vérifiées par les événements ; Car nulles manœuvres, nuls artifices n’ont été épargnés par la majorité.” + Dans un Pays nouveau Corine le Canada, où le peuple n’est pas
encore accoutumé À l'exercice de ses droits PR les représen- ,
tans, aussitôt sortis de l'enceinte de l’assembl tant plus au courant des affaires publiques, onf Le droit de conseiller leurs constituans dans leurs procédés publics.”
M. Clapl à propos di confiance « responsable croyait la reconnaissA compatriot “Il est vra cause qu'on près de lui garantie po pas sans tac Il est même mulée par 1 tion future agréée.
Ce même de la provin la conventio Gugy répor que M. Papi
Dans les c
question ets
fût avouée cause des toi depuis le pr l'adoption de dinaire qui 8
*M. Guay:}F régistrement de membre, et d’où paires ? Les hai obstacle à tout.
(comme) un ord l'affaire du 21 m toujours comma aine et les quer
aux
ime- 10m- ’Eution Lette at),
| en Opo- : des artis e la
btt CANADA. 265
M. Clapham ayant demandé s’il ne serait pas plus à propos de nommer un des membres jouissant de la confiance du peuple, et qu’on pourrait rendre plus responsable à la chambre,” M. Papineau dit qu'il croyait la nomination de M. Roebuck un acte de reconnaissance pour les services éminents rendus à nos compatriotes, etc., sur quoi M. Clapham remarqua : “Il est vrai que M. Rocbuck a défondu avec zèle la cause qu'on lui a mise entre les mains, tant qu’il a eu près de lui un agent responsable, mais je voudrais une garantie pour sa future utilité.….…..M. Roebuck n’est pas sans tache, et peut-être n’est-il pas incorruptible, Il est même probable que sa conduite passée a été stimulée par la promesse ou l'espérance d'une rémunération future.”.…...La proposition de M. Morin fût agréée.
Ce même jour, fût reprise la considération de l'état de la province, ou plutôt la discussion de l’adresse de la convention de Montréal, et l’on entendit encore M. Gugy répondre énergiquement et logiquement à ce que M. Papineau avait dit à l'appui de cette pièce.
Dans les débats qui eurent lieu le 28 sur la même
question et sur les dépenses contingentes de la chambre,
fût avouée et proclamée, comme officiellement, la cause des torrens d’injures déversés sur le gouverneur, depuis le printems de 1832: de la proposition et de l'adoption des 92 résolutions, et de l'agitation extraordinaire qui s’ensuivit.*
.* M. Guy : Faut-il que cette chambre ne soit u’un bureau d’en- : régistrement de la convention de Montréal; dont l’orateur est membre, et d’où partent les illuminations de doctrines révolutionnaires ? Les haines et les inimitiés de certains membres mettent obstacle à tout.…..Une certaine lettre de l'orateur, qui contenait (comme) un ordre au gouverneur de 8e rendre à Montréal après. l'affaire du 21 mai, n'ayant pas été écoutée, l’orateur, accoutumé à toujours commander, se trouva offensé et piqué. Depuis lors, la haine et les querelles personnelles ont été le ondement de la con-
356 | Higtothe
M. Jessop, collecteur au port de Québec, avait écrit qu’il regrettait de dire qu’il ne se sentait pas autorisé à produire l’état demandé sans un ordre du gouverneur, et sur motion de M. Leslie, il avait été résolu : que le refus contenu dans la lettre de M. J es80p était une infraction des priviléges de la chambre, et ordonné qu’il fût pris sous la garde du sergent d'armes, ot le 28, cet officier fût, non amené à la barre de la chambre, mais envoyé en prison. Dans la session précédente, M. Jessop n'aurait peut-être pas été traité plus rudement'que le colonel Heyden, mais l’assem-
blée était en progrès, et elle en donna une autre preuve, en déclarant M. HeNey destitué de la charge de greffier en loi, ou de rédacteur des projets de loi de la chambre d'assemblée. M. Heney devait sa nomination au gouverneur-général, mais, suivant M. Lafon.
taine, “il était temps que la chambre nommôt ses propres officiers.” *
duite des membres, parceque l’on devenait important en devenant chef de parti. Le gouverneur ayant désobéi aux ordres de l'orateur, a guerre s'est allumée, Il ne convient point aux membres de prendre fait et cause pour les querelles de l’orateur.”
M. PaPINEAU : ‘On attribue toutes les difficultés du pays aux uerelles particulières de l’orateur et de l'Exécutif. Il n'existe point e pareilles querelles..…..Si l'on veut faire allusion à une lettre res-
pectueuse et polie, au moment où Le sang des citoyens coulait dans des rues de Montréal, quand j'ignoraie qu'il fût indifférent à ces meurtres, et qu'il était disposé à protéger Les meurtriers,.……je dirai, qu'en effet, depuis ce moment, He reconnu que ceé homme était bien audessous de sa charge, faible, partial et corrompu.”
‘ Les torts imaginaires de lord Aylmer envers M. Papineau n’excusent pas l'opposition qu’il fait, lui et ses partisans, aux mesures du gouvernement, quand ces mesures ont re u la sanction des ministres, et d’ailleurs, il n’est jamais permis de faire une opposition publique de ses sentimens personnels. — Traité de la politique coloniale (1835).
“Ce n’est point une offense personnelle, c’est un déni de justice : qui me porte à l'accuser et à me plaindre de son administration.” —
+ Parineav.
* Non-seulement la chambre s'était déjà nommé un bibliothécaire dans la personne du rédacteur du Canadien, mais elle lui avait alloué, de sa seule autorité, £200 par an. Quant à M. Heney il
Ce mêm gouverneu le trouva t taires.
sujet étrar trône, à l’o graphe fai!
plainte, l’a l'adresse n°
M. Papir felson, et d, sienne, cet dessein,”
M. Beda rejeté, et l’:
jorité de 48
On ne ser et autres à | qu'elle disait chambre bâ lement, d'a d’après d’au bre, pour l'a gouvernement:
le gouverne dépense du gc
Justice ait et dans cette p
avait été nomm séquemment, à ] publié un “ Con tutionnel du Ha ment dédié À :
chambre pût res la détourner de
* L'esprit d’ur ou prévoir une r
DÙU CANADA, 257
Ce même jour, un projet de réponse au discours du gouverneur fût rapporté par M. Morin. M. Vanfelson le trouva très violent et contre les formes parlementaires. “Il-n’est pas d'usage, dit-il d'introduire un sujet étranger dans une réponse à un discours du trône, à l'ouverture d'une session. Le dernier paragraphe-fait allusion aux griefs dont la chambre s’est plainte, l’année dernière, ce qui me justifie à dire que l'adresse n’est pas parlementaire.”
M. Papineau trouve futiles les raisons de M. Vanfelson, et défend, aussi chaudemont que si élle eût été sienne, cette adresse où l’on devait voir un ‘grand dessein,” “un désir scrupuleux,” etc.
M. Bedard proposa un amendement, mais il fût rejeté, et l'adresse de M. Morin fût adoptée, à la majorité de 48 contre 26.
On ne sera pas étonné de l’objection de M. Vanfelson et autres à la teneur de cette adresse, quand on saura qu'elle disait, en dernier lieu : ‘“ L'année dernière, cette chambre bêsa ses procédés sur l’ancien usage du parlement, d'après l'esprit de la constitution même,* et d’après d’autres considérations connues de cette chambre, pour l'avantage des sujets de sa Majesté, et de son gouvernement dans cette province. Nous régrettons que le gouvernement de sa Majesté, pour subvenir à la dépense du gouvernement civil et de l'administration de la
justice ait eu recours à l'emploi de deniers prélevés dans cette province, qui sont de droit, et devraient
sur Pacte constitutionnel du Hant et du Bas-Canada,” et il l'avait « respectueuse. ment dédié à la chambre d’assemblée du Bas-Canada.” Cette chambre pût regarder la chose comme une leçon à elle faite, pour la détourner de l’idée fixe de détruire cette constitution.
* L'esprit d’une constitution ne peut pas vouloir sa destruction Où prévoir une révolution.
être de fait sous le contrôle de cette chambre, Nous
regretterions aussi que l’on eût employé aucun autre
. fonds pour le même objet, sans un vote de cette cham. bre ; PARALYSANT PAR LÀ L'INFLUENCE SALUTAIRE ET CONSTITUTIONELLE, que le peuple devrait avoir, par la voie de ses représentans, sur toutes les branches du gouvernement exécutif”. ... +
Lorsque cette adresse eût été présentée et lue au
gouverneur, son Excellence répondit: “Il a été d'usage avec "qoi, de même qu'avec, je crois, tous mes prédécesseurs en office, de transmettre au secrétaire d'état pour le département colonial, une copie de l'adresse de la chambre d’assemblée en réponse à la harangue du gouverneur, à l'ouverture de chaque session, et cela sera pareillement fait dans ce cas-ci.”
Le même jour, 28, il fût résolu que, dans le cas où le bill nommant J. A. Roebuck, écuyer, agent pour cette province ne deviendrait pas loi, le dit J. A. Roebuck soit prié d'agir comme agent de cette chambre, etc., et que le greffier de cette chambre paie au dit J..A. Roebuck, sur les deniers appropriés pour les dépenses contingentes de cette chambre £600 sterling, pour l’indemniser, etc., et £500 sterling pour fournir à ses déboursés.”
Si nous passons au 2 mars, nous voyons la chambre amendant le bill de M. Leslie qui devait avoir force: de loi dans la Grande-Bretagne et l'Irlande, et passant iv bill du même, “pour éloigner les troupes des villes pendant les élections.” ‘On pouvait ne voir dans le premier qu’un avis donné à la métropole, quoique d’une manière assez singulière, ou nouvelle ; on avait pu ne voir dans le second, lors de son introdnction, dans les deux sessions précédentes, qu’un bat de parti,
Celui, par exemple, de faire croire en Angleterre, qu'à
l'élection d rifié les éle pouvait-il s tier-ouest « primer.
Le même à son Exce dépenses con:
en amender afin de cons:
par bill le de dernière...
rité de 51 v au ouverne En répon:
l'assemblée 8 s’il avançait ponsable de tabieau des items qu’il er classés sous allocations à thécaire nom Quant à /’:
rappelle à l’as latif, et lui d Hay, en date est informé « ns ame *“La chambre demandant la pet jouées, Cela n'ir ‘8 paie de ses men et probablement g ment les avances toutes les dépense
octroyées par des Gazeite de Québec.
Nous ‘autre ham.
RE ET par la es du
16 au a été 3 mes taire le de e à la )aAque 8-Ci.” as où pour J. A.
hamie au ur les rling, nir à
nbre *e de nt iv illes ns le ique vait tion, arti, qu'à
l'élection de mai 1832, les troupes avaient gêné, torrifié les électeurs, dans l'exercice de leurs droits : que pouvait-il signifier en 1835, après l'élection du quartier-ouest de Montréal? on nous dispensera de l’exprimer.
Le même jour, M. Huot ayant proposé une ‘ adresse à son Excellence, demandant £18,000, à compte des dépenses contingentes de la chambre.” M. Gugy proposa, en amendement, que la chambre ge formât en comité, afin de considérer s'il ne serait Pas expédient de payer par bill le déficit annoncé par son Excellence, l’année dernière..…..Cet amendement fût négativé, à la majorité de 51 voix, et l'adresse fût agréée et présentée au fouverneur.
En répondant, le 6 mars, le gouverneur rappela à l'assemblée son message du 18 janvier 1833, et dit que s'il avançait présentement £18,000, il deviendrait responsable de près de £26,000. Il remarque dans le tabieau des Comptes contingens de la chambre des items qu’il croit ne pouvoir être strictement parlant, classés sous le titre de contingens, nommément, les allocations à l’hon, D. B,. Viger, et le salaire du bibliothécaire nommé par la chambre.*
Quant à l'allocation de M. Viger, le gouverneur rappelle à l'assemblée la protestation du conseil législatif, et lui dit qu'il Ya en outre une lettre de M. Hay, en date du 14 mai, 1833, par laquelle M. Viger est informé que le « secrétaire colonial regarderait
l'admission d'un agent permanent député par une seule branche de la législature d’une colonie comme une innovation inconvenante et dangereuse ; et par une lettre subséquente, M. Viger est informé de nou. veau, que le secrétaire d’état ne peut consentir à je recevoir dans «x qualité officielle. Le gouverneur ne peut se constituer pa-tie dans un acte que le conseil législatif déclare :i.c une violation flagrante de ses droits constitutiouneis, et qui donnerait la sanction de l'autorité du roi à une nomination qui a été distincte. ment rejetée par son gouvernement ; mais le gouverneur est prêt à faire de nouvelles avances, moyennant une loi le déchargeant, en omettant les salaires de M. Viger et du bibliothécaire.” :
“ Dans la vue, dit pertinemment son Excellence, en finissant, d’obvier à de nouvelles difficultés, à l’ave. nir, le gouverneur recommande à la chambre d’assemblée de prendre en considération l’expédience d'ordonner à l'officier à qui il appartient, de transmettre à l’inspecteur-général des comptes, avant le commen. cement des sessions, un état détaillé des divers articles de l'estimation des dépenses contingentes de l’assemblée, qui jusqu’à présent, n'ont été que simplement mentionnées en bloc. D'après la pratique suivie jusqu'à présent, au sujet des estimations, il paraît que, quoique le conseil législatif et la chambre d’assemblée aient exercé un contrôle strict et vigilant sur les dépenses de la branche exécutive de la législature, et exigé des tableaux dét:i!48 de chaque article do rc: dépenses, le pouvoir ex:catif et la chambre d'as:". blée n’ont exercé aucun. contrôle sur les dépenses cu conseil législatif, ni le pouvoir exécutif et le conseil législatif sur celles de la chambre d’assemblée, On 2 ainsi perdu de vue, dans ce cas-ci, le principe de frein
et de contre rables de 1 constitution La chamt convenance tionnelle, et à la persuasi put dire M. ( malgré que des raisons -C raissent enco fia de frivoles voulut violen et elle adopta tions, de la p tions, dont la
nn * M. Taonf: « pose, lorsqu'il a ç saient réformater jections à faire à d'autres, à plusie:
bieu fondée, mais Depuis le pe Lu précipitées : #7 a M. Dusono : “] tions, et je ne cr nous avons manqu et je répète que je ue dans l'intérêt oilà pourquoi j'e:
“IL était déplors nement, afin de fai pis violentes inve e conseil législatif de l'entendre conti
La chambre ne pet ment des autres br.
fonds publics était un des plus puissa droit d'employer de saires et les plus in chambre sont limit
* uno et de contrepoids, qui fait un des traits les plus admimme rablee de la constitution britannique, modèle de la si par NW) constitution du Bas-Canada, e nou- À La chambre avait devant elle deux voies, celle de la ràle À convenance et dela raison, et celle de la violence irraur ne tionnelle, et elle se jeta, tête baissée, dans Ja dernière, Onseil à la persuasion de son Orateur, nonobstant tout ce que le ses put dire M. Gugy pour lui faire prendre l’autre, et ion de malgré que M. Power s'efforçit de l'y engager, par incte- des raisons .qui nous Parurent alors, et qui nous pa- Ju ver- raissent encore bonnes, mais que M. Lafontaine qualinnant fia de frivoles. M, Morin lui présenta; M. Papineau de M. voulut violemment lui faire adopter brusquement, * : et elle adopta Aveuglément, après d’inutiles réclama. lence, tions, de la part de la minorité, une série de résolu- : l’ave- tions, dont la dernière ‘était :
som: * M. TAOHÉ : 4 C'est à moi que faisait allusion M. l'orateur, je su d'or- pose, lorsqu'il a dit que des membres, dans la Conversation, se disaient réformateurs, et avaient toujours en Chambre quelques obettre jections à faire à des Mesures de réforme ( pas plus à vous qu'à men- d'autres, à plusieurs”) Je suis ami d’une réforme raisonnable et : bieu fondée, mais je ne voudrais Pas qu’on y allât à Pas de charge. arti- Depuis le commencement de la session, toutes les mesures ont êté l'as- précipitées ; 47 a Presque fallu les voter sans les avoir lues.” ) l'as UBORD: “Je n'ai jamais dit que je serais opposé aux résoluement tions, et je ne crois pas l'honorable orateur en droit de dire que ; nous avons manqué à nos Promesses, et changé de langage, J'ai dit squ'à et je répète que je ne suis pas prêt à voter Sur ces :‘ésolutions, et . uoi- ue dans l'intérêt de mes Constituans, je dois désirer de les lire. x. ; oilà pourqnoi j'en ai demandé l'impression.” nblé € “Il était déplorable de voir l'orateur lorsqu'on demande l’ajour- 8 dé ‘: nement, afin de faire imprimer les résolutions, se lever et lancer leg se lus violentes invectives contre le Souverneur, le gouvernement re, et : conseil législatif, et le ministère britannique. Il est déplorable S. de l'entendre continuellement parler des difficultés créées par M. ss M. Spring Rice et le comte d'Aberdeen, avec {a brutalité HO tory. Je vois malheureusement que la chambre se suicide, ambre ne peut disposer des deniers publics sans le consente- SCt es autres branches de la législature. Si la disposition des neeil F4 publics était laissée À la Chambre seule, elle aurait en mains ë plus puissants moyens de Corruption. La chambre n’a le One ae on de l'argent que Pour ses dépenses les plus nécesfrein saires et les plus indispensables. Les dé nses Contingentes de la
chambre sont limitées par une loi”—M, Guy,
“Que cette chambre, n’attendant des autres bran. ches de la législature nulle coopération dans les tra. vaux d’une session propre à promouvoir le bien du Pays, ne peut, avant d'interrompre ses travaux, qu’elle est dans l'impossibilité de continuer, se dispenser de protester hautement contre un acte du gouvernement exécutif, qui élude la lettre de la constitution et en viole l'esprit,* et qu’en attendant que le peuple de cette prevince puisse être protégé avec efficacité par les tra. vaux de sa législature, cette chambre pêrsiste à demMmander LA MISE EN ACOUSATION DE SON EXCELLENCE, LE GOUVERNEUR DE CETTE PROVINCE, et persévère dans ses déclarations et demandes, contenues dans ses adresses et pétitions au roi, et aux deux chambres du parlement du Royaume-Uni, et ses résolutions sur lesquelles les dites adresses et pétitions étaient bâsées.”
Après cette détermination, la chambre dédaigna de prendre en considération un message contenant une estimation des dépenses probables de l’année courante, et s’ajourna, et ainsi fit-elle jusqu'au dernier jour de la * session, dont nous n’avons plus rien à dire, sinon, ‘qu’à cette époque, le moindre signe de modération, d’une intontion d'agir dans la vue du bien public, nous semble devenir digne d'éloge, et ce signe nous l'appercevons parfois chez des membres de la majorité habituelle, mais tel était l'esprit du temps, ou plutôt la maladie des esprits était telle, qu'après la session, un des nouveaux membres ge crut obligé d'exposer les raisons qui l'avaient empêché de voter sur une question vitale, avec la majorité, quoiqu'il pût s'appuyer de l'opinion de vingt-cinq collègues. Les débats ne furent presque qu’une suite de querelles injuricuses,
* On aurait dit que la majorité de l'assemblée s'était fait une loi de ne parler plus que Contradictoirement à la vérité même évidente,
de diatribe ou un mo rappelé à rent peu, à nadiens qui ta par une l gouvern modèle 4dm plus qu'un.
honorable, :
de M, Gag) comte d’Abe Morin put di au même, ot la chambre est traitée, d qui vipnnent la brutalité, v
* M. Roprer :
me mere de so négal politique, &
À. Guay : Qu
jeune avocat ré celierie? La libe lui à appeler ape s'accordent pas a
1 N'est-il pas at
d'Aberdeen l’étra te dans le parag:
“ La discussion
Sulpice, entratna que soit son orig également raison (rütrer continnelle d'une corporation intérêts et les sen:
Pays étranger, mais
I Le comte q'AE
trreur, en lisant, Uinerve,
8 branles traien du , qu'elle ser de 1ement en viole te preles tra- 2 à de- LENCE, ‘e dans ns ses res du ur losisées.”?
yna de it une 'ante, dela Sinon, ation, , NOUS | l'apjorité utôt S8ion, er Îles quesju yer js ne uses,
ne loi jente,
de diatribes contre le &ouverneur, que M. Papineau, où un mombre quelconque, put Outrager, sans être rappelé à l’ordre. Les noûVaux membres parlè. rent peu, à l'exception de lirlandais “élu par des Canadiens qui ne l'avaient ni vu ni connu,” et qui débuta par une violente et dégoûtante philippique contre le gouverneur, M. Rodier s'efforça d’imiter son modèle udmiré, mais il n’insulta pas lord Ayÿlmer, non plus qu'un jeune avocat Canadien, nommé à un emploi honorable, impunément ou Sans oxCiter l’indignation de M. Gugy.* Mais à l’occasion d’une dépêche du comte d’Aberdeen, et à l'exemple de M. Papineau, M. Morin put dire, omnibus silentibus, ant forsan Slupentibus, au même, ou du même M. Gugy : “ Croit-il aussi que la chambre s'oppose à l'éducation, au moment qu’elle est traitée, dans les dépêches du comte d’Aberdeen, qui vignnent d’être lues, avec toutes les prétentions, la brutalité, l'ignorance et l'absurdité d'un tory.f
de la Couronne “1 celierie? La liberté tant vantée de M. Rodi i en chan
lui à appeler apostat el renégat un homme dont les Opinions ne s'accordent pas avec les siennes ? ”’
{ N'est-il pas au moins étrange d'attribuer an loryisme du comte d'Aberdeen l'étrange prévention ou erreur de jugement qu’il monte dans le Paragraphe suivant : '
“ La discussion de cette question en faveur du séminaire de Saint- Sulpice, entratna des conséquences que tout Ca que soit son origine nationale ou SA croyance religieuse, aurait également raison de réprouver.…….. ÉCessi trütrer continnellement d'étrangers venant de ‘rance les membres d'une corporation qui devrait avoir au plus haut degré Possible, leg intérêts et les sentimens, non pas d’habitans Jrançais venant d'un’
Pays étranger, mais du Peuple Canadien.”}
] Le comte Aberdeen dut Yévenir de go
3 Préventions et de son :
dreur, en lisant, un ou deux ans, plus tard, le Yindicater ou La
La clôture du parlement eût lou iv ië mars, Je ton de la harangue du Souverneur contraste singulie. rement avec celui de tous les procédés de l'assemblée à son égard, On put croire, d'abord, que cette haran. gue n'était pas adaptée à l’occasion ; Mais si la modé. ration, la longanimité de lord Aylmer n'avait pas été dus au plan de conduite qu'il s'était tracé, dès le com. mencement de son administration, elle aurait été ex. pliquée par le Passage suivant d'une dépêche de M. Spring Rice:
‘ Comme il est essentiel, pour que nos efforts soient Couronné du succès, d'éviter tous les Sujets qui pourraient augmenter l'irritation ou aggraver le refroidissement, J'appelle l'attention de votre Seigneurie sur le principe d’après lequel le comité spécial se propose de se con. duire, savoir de disculper entisrement le gouverne. ment, et les témoignages quil a devant lui, autorisent cette disculpation; mais, en même temps, d'éviter toute inculpation d'itres parties.
Il ne résulta aucun acte législatif de cette cession, qui fût particulièrement raractérisée par l’empresse.
ment que montrèrent quelques membres de la cham. à bre, de faire confirmer la roquête de la convention de à
Montréal aux communes d'Angleterre mer M. Roebuck agent, de bif: !o verneur, lors de la clôture de 1: fe session du Parlement, et par les discours violents auxquels ces r:0sures donnèrent occasion, et qui ne pronostiquaient rien de bon pour l'avenir,” ot cette première session du parlement provincial “ se termina honteuse. Mont, et laissa la province dans uno situation déplo. rable, sans subsides, ni dispositions des établissemoens 2 Ge charité, "— (ji. PERRAULT),
; de fuire nom.
‘’scours du go!
Une dép clôture, fût bres du cor on y lisait :
‘“ En l'ar chambre de gouvernem.
men long « diférentes 5 «méliorer ]’:
La chambre un monume sagesse prof Certain de f plaint le peu faire voir in tions du con Pour le prés nonobstant accueilli par ment, dont je à croître gra ps, jusqu’à une véheé menc s'est manifost( 92 résolutions Les résolutions bre des commi {in tomps consi Fapport, dans | désir qu'avait pole de mettre tomité de 1828
Rent, à cet dg
mars, Jo
le singuli.
l'assemblée bres du conseil législatif et de la chambre d assemblée ette haran. on y lisait :
si la modi.
ait pas été
‘En l’année 1838, il fût nommé un comité de la lès le com-
chambre des communes Pour s'enquérir de ‘l'état du
fe S0uVernement civil du Canada, lequel, après un exa- 4 gs : men long et prolongé, incorpora dans son rapport mi diférentes suggestions, propres, comme il le croyait, à ‘ ' ‘méliorer l'administration des affaires de la province, prie “ La chambre d'assomblée déclara que ce rapport était de 7 Onnment imjérissable de la justice. et de la : OR) op sagesse profonde du co: ité, etqu'il indiquait le moyen PFRCLpe certain de faire di paraitre les maux dont s'était 1e 80 con. plaint le peuple du Canadn To me flatte de pouvoir . faire voir incontestablement, que les recommanda-
rement mises à exécution.
l'éçit tions du comité ont été entiè Rte nerai à remarquer que,
Pour le présent, je me bor
À nonobstant l'enthousiasme avec lequel le rapport füt rio accueilli par l'assemblée, un esprit de mécontente rl ment, dont je ne rechercherai pas la cause, a continué la Ê han à à croître graduellement parmi les membres de ce 4 mtion de LT: sat Le, à à *"Taige PS, JUSqu à ce qu’il ait éclaté, l’année dernière, avec “2 k ne véhémence absolument sans exemple. Cet esprit
Sest manifesté, d'une manière remarquable, dans les an a 92 résolutions adoptées par la chambre d’assomblée; ne M, es résolutions furent référées à un comité de la champren bre des communes, et Occupèrent son attention € rant Ps ns M 02 tomps considér: le, et il termina les travaux par u à déplo- MR *Pport, dans lequel il rend qne entière Justice au vif
désir qu'avait montré le ZOuvernement de la métro. pole de mettre à exécution les recommandations du gomité de 1828, et déclara que les efforts du £ouverneent, À cet égard, és été continuels, et guidés,
JSCMICDS 2
.… naître leurs vues ct leurs intentions plus amplement,
dans tous les cas, pur lo désir d'avancer les intérêts d la colonie : | :
‘# La situation pénible où votre Seigneurie se trou: placée, depuis longtems, ot les rapports personne! PE .
qu'on vous à fait conserver avec l'assemblée, n'ai
tent pas peu aux embarras qui s'opposent à la solution
satisfaisante de la question en débat. L'on doit dire cependant, en justice à votre Seignourie, que mes pr décesseurs en office, dans le département auquel je préside maintenant, ont exprimé leur approbation générale de la conduite que vous avez tenue dur l'administration du Bas-Canada. J'ajoute avec satisfuc. tion que, d’après un examon de la correspondance officielle de votre Scigneurie, je no puis voir aucun motif de refuser mon assentiment à la justesse do ces opinions. Mais il doit être évident que les sentimens d’exañpération qui dominent à un si haut degré dans l'assemblée, et le mésaccord entre cette chambre de la législature et le gouvernement ont rendu la position de votre Seigneurie si extrêmement difficile, qu'il ne reste pas même l'espoir que vous puissiez employer avec succès des paroles de conciliation et de paix. Le gouvernement de sa Majesté est donc d'opinion que l'urgence du cas demande quelque mods de procéder plus décisif et plus expéditif que ne comporte celui d’une correspondance ordinaire et régulière, Votre Seigneurie. a plus d'une fois exprimé ses senti: tens dans ce sens. Le roi a été, en conséquence: avisé de choisir un individu possédant l'entière con. fiance de sa Majosté qui ait l'avantage d'êtr étranger à la politique passée du Canada, et qui ait eu occasion,
dans le cours de ses communications personnelles et
récentes avec des membres du gouvernement, de con.
et avec mo mens écrits saire royal, suffisantes p les divers P' tous ces dif longtems, aire n'aura veaux prince exécution ce les habitans sa Majesté, présent puise venir, le roi :
faire à toutes de ses sujets tous les sacrifi pes fondamer tion de la pro d'Angleterre, Nos journa:
ls débats qui lännique, au « Le 9 mars, 1 chambre des ç Montréal, et la agant, dont le à la majorité d mandait, elle x d'autres termes pétition, dit-il, Cherai ni à la ( LS pétitionnaire
Dour obtenir jus:
intérêts d
se trou sersonne |, e, n'ajot la solution doit dire e mes pr auquel je probation nue dans Ce satisfic pondance Dir aucun sse do ces sentimens pgré dans abre de la à pnsilion ile, qu'il omploye:
de paix.
d'opinion > de procomporte régulière.
ses senti équence:
ère conétranger OCCASION, nelles et , de con.
plement.
el avec moins de réserve que par le moyen de docn:mens écrits, Cot individu, en sa qualité de commissaire royal, ira au Bas-Canada, muni d'instructions suffisantes pour examiner, et s'il ost possible, terminer los divers points on discussion, dans l'espoir d'ajuster tous Ces différens qui agitent la province depuis si longtems. La mission du Commissaire extraordinaire n'aura pas tant en v veaux principes de BOuvernement, que de mettre à exécution ce système de libéralité et
les habitans du Canada adopté dopi
1is longtems par sa Majesté,
Quoique le résultat de nos efforts jusqu’à vif notre espoir pour l’avenir, le roi n’en conserve Pas moins le désir de satisfaire à toutes les réclamations et attentes raisonnables de ses sujets canadiens, Sa Majesté est prête à faire tous les sacrifices qui seront com patibles avec les principes fondamentaux de la Constitution, et la continua. tion de la province comme Possession de la couronne d'Angleterre.”
Nos journaux Publièrent, dans le même mois d'avril les débats qui avaient eu liou, dans le parlement brilännique, au commencement du’ mois précédent,
Le 9 mars, M. J. A, Roebuck avait osé présenter à Ia chambre des communes la pétition de la Convention de Montréal, et la soutenir Par un discours violent etextra-
agant, dont le résumé était, “ quesi l'on n’accordait pas
à la majorité de la chambre d’assemblée ce qu’elle demandait, elle recourrait à des moyens violents ou en : d'autres termes, qu’elle ferait révolter le peuple.” Cette Pétition, dit-il, est d’une grande ! mportance, ot Je ne cacherai ni à la chambre ni au gouvernement le fait que LS pétitionnaires Pensent à adopter des mesures violentes Pour obtenir justice, s'il n'est Pas promptement donné at-
tention à leur appel..…...Le Canada n’est pas, cominé l'Irlande, entouré par la mer, et ne peut être cerné facilement par une force navale: au contraire, il a près de lui treize millions de républicains pleins d'en. thousiasme.…...Quant à moi, j'ôserai dire que si l’on tente de persister à mettre en force un système vicieux, plus tôt le Canada secouera le joug, mieux ce sera.* M. Roebuck avait été divagant, extravagant, injurieux et follement menaçant: M. Spring Rice, qui Jui 16. pondit le premior, fût au moins diffus, en défendant son administration et celle de son prédécesseur : peut. être eût-il dû se borner à ce qui suit:
“ Convient-il à un membre du parlement d'avancer que les canadiens seraient justifiables de se révolter. si quelques-unes de leurs demandes étaient rejetées ?
Est-il décent d’en appeler à la crainte des communes,
quand on sait qu’un appel à leur Sympathie ne serait pas infructueux ? J’admets que les canadiens ont des griefs dont ils peuvent demander le redressement ; mais ce redressement ne doit pas être demandé dans uu langage de blâme, de censure et de menace, comme celui qui a été employé par le membre pour Bath. Lord STANLEY: “Après les explications dé M.
Spring Rice, il m'est inutile de défendre mon admi. nistration. Quant aux attaques personnelles, je les !
* * Le paragraphe anecdotique suivant nous a paru mériter d’être transcrit : On sait que cette pièce a été confiée an Dr. Nelson :.. ! qui voulut bien se charger de cette mission délicate......et devait en 4 conférer avec M. Roebuck. M. Roebuck était particulièrement lié avec l'honorable D, B. Viger, et ce vétéran de la patrie, pendant «a | résidence en Angleterre, avait particulièrement initié dans notre politique, Il lui avait dépeint avec chaleur et cette logique qu’on Ini connaît, le mal qui eroissait chaque jour dans notre pass, et le bien ! qu’on pourrait y produire en accédant de bonne foi à des demandes qui étaient bâsées sur la justice, l'équité etla prospérité commune, M. Viger avait, pour ainsi dire, fait passer dans l'âme de M. Roebuck les convictions dont la sienne était le foyer, et c’est à ces précédens qu’on doit la manière ferme, précise et persuasive, avec laquelle là pétition fut présentée.—Z inerve, 16 avril 1836,
méprise, sieurs fu 92 griefs examinés 92 accuss pas réussi:
quête, fût fondées,” M. Rob choisiront que M. Rec aussi extr noncé dan:
aux passio d'un recou:
bre ne de aussi injuri Sir Robe:
mépriser le nous voulor etde justice ne prétendo gouverneme que leurs pl nous efforc.
actuelle, Si nous appliqu dont on nous entièrement “Le meml NaCer qui si leür est pas a 4 aussi entre d'habitans de
8, comme être cerné raire, ‘il à bleins d’en.
ue si l’on 16 vicieux, sera.* M, injurieux jui lui ré.
défendant ur: peut.
l'avancer révolter, rejetées ?
mmunes,
ne serait 3 Ont des
sement; |
ndé dans >, COMME Bath.
y dé M, !
»n admi-
8, je les |
riter d’être Nelson :..
tdevaiten 1 rement lié endant sa lans notre > qu'on lui et le bien !
demandes >0MMUNE, Roebuck précédens quelle la
méprise, ét quant aux faits, les voici: Deux messieurs furent envoyés par la chambre d’assemb'ée avec 92 griefs, ou actes d'accusation. Ces messieurs fürent examinés et entendus patiemment sur chacune de leurs 92 accusations, et il est à remarquer qu'ils ne purent PAS réussir à en prouver une seule. Le résultat de l’enquête, fût la conviction que les plaintes n'étaient pas fondées,” M. Robinson : « J espère qu'à l'avenir, les canadiens choisiront un avocat plus modéré et moins emporté que M. Roebuck, Jamais discours aussi inconvenant, aussi extravagant et aussi repréhensible n’a été prononcé dans l'enceinte du parlement, AUX passions et aux craintes de la chambre, au lieu d’un recours à sa raison et à son jugement. La chambre ne devrait Pas permettre l'usage d’un langage aussi injurieux et aussi inflammatoire,” Sir Robert Peer : “ Nous n’avons Pas intention de i 8 des Aabitans du Canada ; mais nous voulons en appeler à leurs sentimens de raison, etde justice... Je dois dire clairement aussi que nous ne prétendons introduire aucun principe nouveau de
es... Si nous trouvons ndées en justice, nous n terme à l'agitation ndées en justice, nous
C'est un appel
ce, à faire disparaître tout sujet de plainte.
anadiens demandent ne déterminés à se révolter, I1
: une révolte survient en Canada, sont prêts à se joindre aux canadiens révoltés. Je ne ferai pas aux Etats- Unis l'injustice de croire qu’ils ont autorisé M. Roebuck à faire une semblable déclaration dans l'enceinte de cette chambre. Quant à la déclaration des sentimens des canadiens, j'ai aussi un mot à dire: Je me flatte que ce monsieur n’est nullement autorisé à dire que si les canadiens n’obtiennent pas tout ce qu'ils désirent, ils se révolteront : Quelque dure que soit l'alternative, j'aime mieux croiro que, pour le moment, la sagesse ot la prudence, poux lesquelles l'honorable membre est si renommé, l'ont abandonné, que de supposer qu'il nous a donné une idée juste de ceux qu’il s’est plu à nommer ses Constituans. …...S'il était vrai que les canadiens, ou une partie des canadiens, eussent chargé l'honorable membre d’agir ici comme leur ministre de la guerre, moi, comme ministre du gouvernement britannique, j'irai à leur rencontre, non avec une déclaration semblable d’hostilité, mais en leur tendant une main amie et pacifique, je leur dirai : quoique nous tirions de vos menaces une nouvelle source de force... malgré que, par vos accusations injustes, qui, à la fin, retomberont sur vous,.…....vous nous donniez une nouvelie preuve de votre injustice et de votre immodération, nous sommes déterminés à ne point nous écarter de la route que nous nous sommes tracée ; nous sommes déterminés à faire disparaître tout sujet de plainte.” Quelques autres membres parlèrent dans l’un ou dans l’autre sens : l'agent de la chambre d’assemblée -répliqua, en prenant un ton un peu plus modéré, mais toujours dans un langage rempli de menaces indirectes, ou de tentatives d’intimidation *
* I1 dit “ qu'il espérait que ses avis ne seraient pas inutiles pour * prévenir les malheurs qui menagaient l'Angleterre ; que les rensei-
Lord B dans la cl eût le rar 3es nobles sein un f très ferme Roebuck, à tort et gouvernet
Le disc.
ment le cc comte d’A incorpore, résolution:
nière, A traire à la délibératif ger les dif la conduite vient de ] donner son détails de crainte qu’ tions qu’ell
Le com:
(Broughan la pétition allusion à 1 l'attention Brougham)
£nemens qu’il où le gouvern avaient toujou cèrement que:
Mais qu'il ne leur accomplis
joindre : Etatstoebuck inte de itimens e flatte > que si ésirent, native, gesse et bre est er qu'il st plu à que les chargé istre de ont bri- > déclant une e nous Drce,..
, la fin, 1e nou- 10déra- $carter >)mmes le.” un ou om blée $, mais ndirec-
les pour à rensei-
DÜ GANADA. 271
Lord Brougham, le seul membre radical qu'il y eût dans la chambre haute, en l'absence de lord Durham ? eût le rare courage de présenter la même pétition à 3es nobles coliègues, après en avoir “ supprimé à dessein un passage, où l'on faisait usage d’un langage très ferme,” et fit un discours dans le genre de MM. Roebuck, Hume et O’Connell, c’est-à-dire, censurant à tort et à travers, en un langage ‘“ très ferme,” le gouvernement de la métropole et celui de la colonie.
Le discours de lord Brougham surprit particulièrement le comte Rrpon, (ci-devant lord Groderich), et le comte d'Aberdcen. ‘“ Cette pétition, dit le premier, incorpore, à ce que je présume, l’assortiment des 92 résolutions, apporté ici, dans le cours de l’année dernière. Rien de plus violent, de plus injuste, de plus contraire à la vérité n’a jamais été affirmé par aucun corps délibératif que ce soit.…..Toute la difficulté à arranger les différens qui étaient survenus, esé provenue de la conduite injuste du corps dont ie noble et savant lord vient de présenter la pétition, et auquel il semble donner son approbation..…..Je ne puis entrer dans les détails de cette pétition, mais je puis affirmer sans crainte qu’il n’y a rien de plus injuste que les accusations qu’elle contient,”
Le comte d’Aberdeen dit......que le noble lord (Brougham) a pris la voie la plus extraordinaire; : ‘e la pétition qu'il a présentée ne fait pas la moiaure allusion à la plupart des sujets sur lesquels il a appelé l'attention de leurs Seigneuries; que c’est lui (lord Brougham) et ses collègues, que les pétitionnaires
ren onu bts &aemens qu’il possédait venaient d’une source plus sûre que celle Où le gouvernement avait puisé: qu'il connaissait maints faits qui avaient toujours été ignorés au bureau colonial ; qu'il désirait sincèrement que les évènemens ne justifiassent pas ses prédictions, Mais qu'il ne pouvait se dissimuler qu'elles touchaient presque à leur accomplissement.”
accusent, tout ce dont ils se plaignent ayant eu lieu pendant qu'il siégeait sur le sac de laine.
Dans le même temps que les pétitions ou adresses menaçantes de notre chambre d’assemblée occasionnaient des discussions qui ne se terminaient pas en faveur des pétitionnaires, elles nous attiraient, avec l’aide de celles de nos gazettes qui parlaient dans le même sens, des reproches amers, et quelquefois des injures, de la part de presque tous les journalistes de Londres, torys, whigs, et même radicaux, témoin le Morning Advertiser* On avait pourtant pris ici les moyens de n'être plus dans le cas de dire pathétiquement avec ‘“ M. Papineau, que l’on n’y pouvait pas, méme à prix d'argent, trouver à faire publier quoique ce soit en faveur du Canada,” et l’on aura bientôt l’occasion de voir des articles du True Sun, du Spectator, écrits, non pas précisément en faveur du Canada, mais bien du radicalisme, ou du révolutionisme en Canada.
Pour revenir au mimstre des colonies, le comte d’Aberdeen avait dit à lord Aylmer, dans sa dépêche du 13 février: ‘Je ne manquerai pas d'informer, à temps votre Seigneurie, de l’époque probable où arrivera le commissaire de sa Majesté, afin que vous puissiez convoquer l’assemblée avec le moins d’inconvénient possible pour ses membres.”
Ceci signifiait que lord Aylmer demeurerait gouverneur, en présence du haut commissaire. Les ministres ne tardèrent pas à voir des inconvéniens graves dans
* (Depuis quelque temps, nos journaux de toutes les couleurs contienent les articles les plus fulminants contre votre pays, contre les prétentions si Justes de vos concitoyens et surtout contre les hommes influents de votre province, qui ont si vigoureusement soutenu les droits du peuple. Cette unanimité que vous trouverez dans les reproches de tous nos journaux, et qui vous paraîtra assez singulière, n’en soyez ni affigés ni découragés.”—-Correspondance du Vindicator traduite par La Minerve,
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cet arrangement, et le comte d’Aberdeen écrivit à lord Aylmer, sous la date du 3 avril :
“ J'ai l'honneur de transmettre à votre Seigneurie, copie d’une dépêche que j'ai aujourd’hui adressée au lord ÂMHERST, annonçant la nomination de sa Seigneurie, comme gouverneur-général du Haut-Canada et du Bas-Canada, et comme haut commissaire de sa Majesté. Mon objet, en transmettant à votre Seigneurie, la copie incluse, sera suffisamment compris par votre Seigneurie, lorsqu’Elle aura lu ce document. Il
expliquera les motifs qui ont fait adopter une mesure
qui, à première vue, pourrait donner une idée peu favorable de la conduite de votre Seigneurie dans l’administration des affaires de la province, et il pourra vous donner les moyens d’obvier à une telle mauvaise interprétation.”
Il était dit, dans la communication adressée à lord Amherst :
“Il est distinctement entendu que sa Majesté n’exigera pas la continuation de vos services, après que les objets spéciaux de votre mission auront été remplis. La commission de gouverneur a été ajoutée à celle de haut commissaire, principalement, ou exclusivement, pour éviter toute question ou difficulté qui, autrement, aurait pu s'élever, quant à l'étendue et à la légalité de votre autorité dans la province, et c'est seulement pour cette fin que sa Majesté a été conseillée te révoquer la commission tenue par lord Aÿlme:, Il est dû au lord Aylmeor que ce fait soit explicitement établi et généralement connu. Les censures auxquelles sa Seigneurie a été exposée par sa conduite publique, pourraient, autrement, être données ou réprésentées très erronément, comme ayant occasionné ou influencé
cette décision, Il ne saurait être trop clairement MZ
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compris que le roi n’a adopté aucune opinion touchant la conduite de lord Aylmer, comme administrateur du gouvernement du Bas-Canada, qui puisse déroger aux droits de sa Seigneurie à la confiance et à l'approbation de sa Majesté.”
Dans le cours du même mois d'avril, il y eût encore changement de ministère en Angleterre, et M. Charles GRANT remplaça le comte d'Aberdeen au département des colonies. Après une première dépêche, datée du 22 avril, et annonçant la détermination de suivre le plan d'envoyer un commissaire royal dans le Bas- Canada, M. Grant, devenu lord GLENLEG, écrivit à lord Aylmer, sous la date du 6 mai.
“ En me référant aux dépêches adressées à votre Seigneurie par le comte d’Aberdeen, sur la nomination du comte Amherst comme gouverneur du Bas-Canada ‘et haut commissaire dans cette province, je dois conclure que mon prédécesseur en office n’a pas prévu le continuation de votre Seigneurie en Canada, après l’arrivée de lord Amherst dans ce pays ; mais, d’un autre Côté, j'observe que lord Aberdeen a évité avec soin l’usage d'expressions qui puissent être entendues comme vous ôtant l'espoir d’être réinstallé dans le gouvernement, lorsque les devoirs du haut commis saire auraient été remplis. Depuis que j'ai eu l’honneur d'adresser à votre Seigneurie ma dépêche du 22 du mois dernier, j'ai usé de toutes les ressources en mon pouvoir pour me mettre au fait de l'état de l’es-
prit public dans le Bas-Canada, et de la position dans
laquelle des circonstances d’une difficulté particulière ont placé votre Seigneurie, relativement à la chambre d’assemblée. Le résultat m’a convaincu qu'il me vent mieux consulter l'intérêt public, en informant votre Seigneurie que votre administration des affaires du
Bas-Canac n’est pas répugnan!
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Bas-Canads doit être considérée comme terminée, Il n'est pas nécessaire d'assurer votre Seigneurie de la répugnance avec laquelle je lui fais cette communication, le regret en tout temps inséparable de l’acomplissement d’un tel devoir, est augmenté, dans le cas présent, par la crainte que j'ai qu’il n’en soit déduit de fausses conclusions. Je désire donc exprimer dans les termes les plus explicites, qu’il n’existe aucune intention de censurer, par cette décision, une partie quelconque de votre conduite publique, ou d'admettre comme fondées les accusations auxquelles vous avez été exposé.” Le rappel de lord Aylmer, regardé par le plus grand nombre, comme un acte de convenance, et même de nécessité, puisque les ministr tenter encore une fois la voie de la conciliation, fût vu avec joie par un des partis extrêmes, et avec regret par l’autre. L'association Constitutionnelle de Québec témoigna, par une série de résolutions énergiques, le déplaisir que lui causait ce ‘sacrifice offert à la clameur d’un parti qu’elle qualifiait en un langage ‘ très ferme, comme s’exprimait lord Broughum.”’* A l'adresse bâsée sur ces résolutions, lord Aylmer répondit, entre autres choses :
‘Comme fidèle serviteur et dévoué sujet du roi, et comme sincère et constant ami du peuple du Bas- Canada, de toute origine, je souhaite cordialement que les mesures que sa Majesté à été conseillée d'adopter, pour régler les affaires compliquées de cette province, puissent établir l'autorité du gouvernement de
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Majesté sur une bâse solide et durable ; car ce n’est que par ce moyen que les intérêts publics seront con. sultés. Lorsque je pris les rênes du gouvernement du Bas-Canada, je n’ignorais pas les difficultés qui y existaient, mais je ne désespérais pas de les pouvoir surmonter, en usant de la politique la plus strictement impartiale...Il ne me reste plus qu'à espérer, qu'à mon retour, au siége du gouvernement impérial, ayant cessé d’être officiellement lié au Bas-Canada, j'aurai le bonheur de faire plus pour son avantage qu'il n’a été en mon pouvoir de faire pendant mon administration... Les témoignages d'estime et la bonne opinion de l'association constitutionnelle de Québec, ne Pourraient que m'être agréable en tout temps et sous toutes circonstances; combien plus dois-je les appré-
cier, lorsque je considère les efforts qui ontété faits
avec tant de persévérance pour noircir et diffamer mon caractère, du moment où je suis arrivé en Canada à venir au moment actuel, et que, pendant cet espace de temps, toutes mes actions ont été en butte à de virulentes invectives et à de basses calomnies.”
Ce dernier paragraphe était de la vérité la plus notoire et personne ne pourra douter de la sincérité du premier. Comme le comte de Dalhousie, lord Aylmer arriva à Québec mû par les meilleures intentions et avec l’idée fixe d’agir équitablement et impartialement envers toutes les classes de la population, et d'avancer, autant qu’il était en lui les intérêts de la province, Malheureusement, il ne connnt pas assez tôt à quels hommes (politiques), il avait affaire, et il leur parla parfois un langage qu'ils ne voulurent pas comprendre, ou qu’ils prirent pour celui de la pusillanimité. La suspension du Procureur-général, accordée timidement à leur demande, jointe au libre cours laissé à la
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licence effrénée de la presse, put les confirmer dans cette idée, cette faute, ou cette erreur, de ne pas s’opposer, dans le principe, à un mal qui menaçait d'aller toujours croissant, fût due, sans doute, à la croyance erronée qu'il se guérirait de lui-même, ou serait détruit par ses propres excès, comme il arrive dans les pays où les populations peuvent voir les deux côtés
des questions, ou le pour et le contre ; car il n’est pas
permis.de supposer que lord Aylmer ignorât qu'il est du devoir d’un gouvernement quelconque d’empécher, autant que la chose dépend de lui, la démoralisation du peuple et la désorganisation de la société.
‘ Les journaux, dit un de nos écrivains, sont l'arme offensive de la démocratie, muni d’un pareil glaive, le peuple s'empare bien vite du pouvoir, si l'administration ne se hâte de réprimer les excès de ceux qui le manient. L'on voit, dans ce pays, les journaux de la majorité de la chambre d’assemblée attaquer avec violence, tandis que les défenseurs de l’administration soutiennent le combat avec le désavantage que, dans. cette guerre comme dans toute autre, une défense passive a contre une aggression opiniâtre et continuellement répétée..…...La Gazette de Québec, dont on 4 vanté les succès et apprécié le mérite, la gazette de Neilson a pâli devant le Canadien ; tant, aux yeux du vulgaire, une défense calme et raisonnée paraît faible et décolorée auprès d’une attaque audacieuse qui ne respecte rien.” Lord Aylmer eût au moins une fois l’occasion de s'opposer efficacement à un mal si progressif et si contagieux: ce fût au commencement de 1832; plus tard, la répression légale parut être devenue impossible.
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