I^e marquis de Denonville, gouverneur. — J^emar
çîiis de Denonville remplaça de la Barre (1685). Sous prétexte d'humilier les Iroquois, il commit envers eux un acte odieux.
1 07. D'Iberville à la baie d'Hudson.— Le brave d'Iberville, dans sa campagne à la baie dC Hiidson (1686), s'empara des forts Monsipi, Rnpert et Kitchitchoiiane.
108. Expédition contre les Tsonnontouans. — D'Iberville porta la guerre chez les Tsomw^itouans, peuplade hostile aux Illinois (1687) ; il rasa leur village et détruisit leurs maisons. La famine qui s'en suivit enleva 5,000 personnes.
109. Massacre de I<achine. — En 1689, les Iroquois tombèrent inopinément, pendant la nuit, sur le village de Lachijie, où ils mirent tout à feu et à sang.
110. 2^èle des missionnaires. — Les missionnaires se rendirent au pays des Iroquois, pour y porter les lumières de l'Evangile. Les nouveaux convertis vinrent s'établir au sault Saint-Louis, village rendu illustre par la jeune Catherine Tégahkouita.
DÉVELOPPEMENT
104. M. de la Barre, gouverneur— M. de la Barre, vieillard octogénaire et infirme, succéda au comte de Frontenac (1682), et compromit les intérêts de la colonie en Fe laissant abuser par des députations iroquoises et en ne prenant pas l'offensive (1684).
105. Expédition infructueuse contre ies Iroquois.— Afin de réprimer l'audace des Iroquois contre les Illinois, alliés des Français, de la Barre s'avança jusqu'au lac Ontario avec 130 soldats, 700 miliciens et 200 sauvages. La mauvaise qualité des vivres et les lenteurs
interminables du voyage causèrent une grande mortalité. Découragé par ce revers, de la Barre accepta des Iroquois de prétendues propositions de paix, et abandonna les Illinois à la merci de leurs cruels ennemis (1684). Cet acte de faiblesse le fit rappeler en France.
106. Le marquis de Denonville, gouverneur.— Le marquis de Denonville, ancien colonel de dragons, succéda à de la Barre (1685). Ayant reçu l'ordre d'humilier les Iroquois, il attira, sous différents prétextes, les chefs à Cataracoui, et les fit charger de chaînes, pour les envoyer aux galères de France. Cet acte odieux mit en danger la vie des missionnaires ; mais le prestige du père Lambervïlle sur les Iroquois dissipa l'orage : " Nous te connaissons trop, lui dirent les vieillards, pour croire que ton cœur ait trempé dans une pareille perfidie."