D'Iberville à la mer d'Hudson— Avant de
porter la guerre dans les cantons iroquois, de Denonville voulut déloger les Anglais des postes français de la baie d'Hudson. Soixantedix Canadiens, sous les ordres à'Iberville, deSainie- B-clène et de Maricourt, trois des fils de Charles Lemoyne, et 30 soldats commandés par le chevalier de Troyes, furent chargés de l'expédition (1686). Ce petit bataillon d'élite se rendit en raquettes jusqu'au Long- Sault, traînant les lourds bagages sur des tabaganes, remonta r Outaouais en canots, prit le lac Témiscamingue,
D'Iberville
et, après plusieurs portages, arriva aulac^&z^iîiôi, qui,par la rivière du même nom, le jeta dans la baie James. Le trajet avait duré trois mois. Les forts Moiisipi et Rupert furent emportés d'assaut, et le fort Kitàiitchouane se rendit sans résistance. Après ces brillants exploits, de Troyes retourna à Montréal, et d'Iberville resta à la baie d'Hudson, pour rétablir les affaires de la compagnie du Nord. Les Anglais, ne se tenant pas pour vaincus, essayèrent de reprendre le fort KitchitchoucLne ; mais d'Iberville, à la tête de quatorze hommes seulement, les repoussa avec vigueur, et s'empara de leurs vaisseaux, qu'il amena triomphalement à Québec.