‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 31 sur 95 · TRAITÉ DK PAIX ET INVASION ANGLAISE · texte numérisé non relu

TRAITÉ DK PAIX ET INVASION ANGLAISE

RÉSUME

126. M. de Callières, gouverneur. —J/. de Callières, successeur du comte de Frontenac (1698), amena les Iroquois à signer un traité. Kondiarouk, habile chef huron, l'aida beaucoup dans cette importante affaire.

127. Grand traité de paix avec les Sauvages. — Le grand traité de paix avec les Sauvages fut signé à Mo7itréa/ (1701), en présence du gouverneur et des principaux oflSciers. Les députés des nations indiennes étaient au nombre de 1300.

128. M. de Vaudreuil, gouverneur.— M. de Vaudrgîu'l^ qui remplaça M. de Callières (1703), se prépara à faire face à l'invasion anglaise, à la veille d'éclater.

129. Capture du vaisseau **I<a Seine".— Quatre vaisseaux anglais, après un combat opiniâtre, capturèrent La Seine (1705), portant une cargaison évaluée à 1,000,000 de livres.

130. Expéditions dans la Nouvelle-Angleterre.— Hertel de Rouville détruisit les établissements anglais de Deerfield et de Havcrhill (1704).

131. Attaques des Anglais contre Port-Royal.— En 1704 et 1707, les Anglais furent repoussés à Port-Royal par de Snbercase, commandant de cette place.

132. Prise de Saint-Jean à Terre-Neuve.— M. de Saint- Ovide délogea, en plein cœur d'hiver, les Anglais de Saint-Jean, à Terre-Neuve (1709).

133. Perte de l'Acadie.— Une flotte anglaise, commandée par Nuholson, s'empara de Port-Royal, en 1710. De Subercase obtint une capitulation honorable.

134. Invasion du Canada.— Après la prise de l'Acadie, les Anglais se décidèrent à envahir le Canada par terre et par eau (1710).

135. I,a recluse canadienne.— Montréal, menacé par le général Nicholson, à la tète d^ 4000 soldats, qui devaient venir par le lac Champiain^ consulta Melle LeBer^ la célè-

bre recluse canadienne, et fut rassuré sur son sort, Nicholson rebroussa chemin (1711).

136. Destruction de la flotte anglaise.— La flotte de l'amiral U'alkcr, portant 6500 soldats, venant assiéger Québec (1711), alla se briser dans le golfe sur les récifs de Vîle aux Œufs.

137. Notre-Dame de la Victoire.— Eu reconnaissance de la faveur obtenue, Québec fit restaurer l'Eglise de Notre-Dame de la Victoire, construite en 1682.

138. Soulèvement des Outagamis.— Les Anglais, ne pouvant réussir à faire rompre le traité de neutralité des Iroquois avec les Français, poussèrent les Outagamis ou Renards à s'emparer du Détroit (1712). Les Français et les sauvages alliés, commandés par Dubjùsson, défendirent cette place avantageusement, et 2000 Outagamis trouvèrent la mort.

139. Traité d'Utrecht.— Par le traité à' Utrec/it (1713), la France cédait à l'Angleterre VAcadie, Terre-Neuve et la baie d'Hudsoîi.

DEVELOPPEMENT

126. M. de Callières, gouverneur.— M. de Callières, homme ferme, droit, probe, expérimenté et ayant de l'ascendant sur les sauvages, succéda au comte de Frontenac (1G98). Le nouveau gouverneur usa de l'influence du père Bruyas, de MM. de Joncaire et de Maricoiirt, pour tâcher d'amener les Iroquois à signer un traité de paix. Les cinq cantons envoyèrent à Montréal dix-neuf ambassadeurs pour renverser la chaudière de guerre et 'planter Varhre de la paix. Kondiaronk, habile et rusé chef huron surnommé le Rat, aida de Callières de toute son énergie dans cette importante affaire. Ce grand traité, signé en 1700, fut ratifié solennellement l'année suivante.

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