‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 33 sur 95 · EXTENSION DES COLONIES FRANÇAISES ET PRÉTENTION DES ANGLAIS · texte numérisé non relu

EXTENSION DES COLONIES FRANÇAISES ET PRÉTENTION DES ANGLAIS

RÉSUMÉ

140. I^es effets de la guerre. — Les trente années de gîierre avaient beaucoup nui à l'immigration ; les trentecinq années de paix qui suivirent le traité d'Utreciit (1713), permirent à la colonie de se développer.

141. Fondation de la Nouvelle-Orléans. — M. Jean-Baptiste Le Moyne de Bieyiville jeta les bases de la No2ivelU- Orléans, en 1717. Les émigrants canadiens furent les colons les plus vigoureux.

142. Fondation de Louisbourg. — Après le traité d'Utrecht, les Français, voulant fermer l'entrée du Canada aux Anglais, fondèrent Loidsbo^irg , dans l'île du Cap- Breton.

143. I^es colonies du golfe.— La France chargea le Comte de Saint-Pierre de coloniser les îles Saint-Jea7t (Prince-Edouard), Jlliscou, Madeleine et Ramé es, situées dans le golfe : cette tentative échoua complètement (1719).

144. I/es Abénaquis.— La question des limites mal déterminée entre le territoire des Anglais et celui des Abénaquis causa un massacre épouvantable.

145. Assassinat du père Rasles.— Le père Rasles, missionnaire des Abénaquis, fut honteusement massacré par les Anglais à Narantsouak (1724).

1 46. Fondation de Niagara et du fort Saint-Frédéric — Pour arrêter les prétentions des Anglais du côté des grands lacs, la France releva le fort Niagara de ses ruines (1725), et érigea le fort Saint-Frédéric, sur le lac Charaplain.

147. Naufrage du Chameau.— Le Chayncati^ portant 250 passagers, naufragea sur les récifs de Louisbourg (1725).

148. Mort de M. de Vaudreuil.— En 1725, le Canada eut la douleur de perdre M. de Vaudreuil, qui mourut après une habile et longue administration de vingt-deux ans.

DEVELOPPEMENT

140 Les effets de la guerre.— Trente années d'une guerre désastreuse avait réduit presque à rien le courant d'immigration, et la colonie dut trouver dans son propre fonds l'essor de son développement. La paix, l'honnêteté et la simplicité régnaient dans les mœurs canadiennes.

Les trente-cinq années de paix qui suivirent le traité d'Utreoht (1713), permirent à la France de peupler \île Royale et la Louisiane, et d'établir entre le Canada et cette dernière une ligne de communications régulières au moyen d'une soixantaine de forts érigés sur des hauteurs commandant les plaines environnantes, et destinés à devenir autant de centres de colonisation.

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