‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 42 sur 95 · CONQUÊTE DU CANADA PAR LES ANGLAIS RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

CONQUÊTE DU CANADA PAR LES ANGLAIS RÉSUMÉ

186. Troisième invasion anglaise. — Après la destruction de Louisbourg, Québec devint le point de mire de l'Angleterre (1759) ; le Canada n'avait que 20,000 miliciens à opposer aux 60,000 hommes de l'armée anglaise,

187. Evénements de l'Ouest et du Centre.— Le général Prideaux, commandant l'armée de l'Ouest, s'empara du fort Niagara, Amherst, à la tête de l'armée du Centre, n'osa attaquer Bourlamaque^ retranché à \île aux Noix.

188. I,a flotte anglaise. — JVo//e, général en chef de la troisième invasion anglaise, arriva devant Québec le 27 juin.

189. Bombardement et ravages.— Wolfe commença par bombarder la basse-ville, qui devint un monceau de cendres et de ruines. Les campagnes furent ravagées et beaucoup d'habitations détruites.

190. Bataille de Montmorency. — Wolfe attaqua les Français dans leur camp de Beauport, mais il fut vigoureusement repoussé dans les ravins de Mofi^morency par les chasseurs canadiens.

191. Bataille des plaines d'Abraham. — Dans la célèbre bataille des plaines d' Abraham, que les Anglais gagnèrent, les deux héros Montcahn et Wolfe furent mortellement blessés.

192. Capitulation de Québec.— J/. de Ramesay, resté à Québec avec 1700 hommes, capitula le 18 septembre, au moment d'être secouru par de Lévis.

193. De I/évis.— Honteux de la capitulation de Ramesay, de Lévis lava cet acte de lâcheté dans une bataille livrée aux Anglais, le printemps suivant.

194. Bataille de Sainte-Foy.— J/z^rr^zj, à la tête de 4000 hommes de troupes, fut battu par de Lévis, à Saijiie- Foy, mais les Anglais jyant reçu de nouveaux renforts, Lévis dut se replier sur Montréal (1760).

195. Capitulation de Montréal. —Amherst cerna Montréal avec une armée de 20,000 hommes, La petite troupe française ne pouvait lutter avec avantage. M. de Vaudreuil capitula le 8 septembre 1760, sans avoir pu obtenir les honneurs de la guerre.

DÉVELOPPEMENT

186. Troisième invasion anglaise. — Louisbourg étant détruit, Québec devint le point de mire de l'Angleterre. Le général Wolfe devait se diriger de l'île du Cap- Breton sur Québec, avec vingt vaisseaux de ligne, 11,000 hommes de débarquement et 18,000 marins. Amherst

corumandant L2,000 hommes, reçut l'ordre de descendre sur Montréal, par le lac Champlain et la rivière E,iclielieu, pour aller rejoindre Wolfe à Québec. Le général Pridcaux devait prendre Niagara, puis, descendre le fleuve et aller réunir son armée de 6000 hommes, aux deux autres.

Le Canada n'avait que 20,000 miliciens à opposer aux( 60,000 hommes de l'armée anglaise.

L'armée française disposa ainsi ses troupes : 300 hommes, sous les ordres du capitaine Pouchot, furent envoyés à Niagara ; Bourlamaque et 2,600 hommes se rendirent au lac Champlain ; Montcabn, Lévis et Pougainville, avec 14,000 hommes, attendaient à Québec l'arrivée de "Wolfe.

L'enthousiasme était tel que l'on vit des enfants de douze ans et des vieillards de quatrevingts solliciter à genoux l'honneur de combattre pour la défense de la patrie.

187. Evénements de l'Ouest et du Centre.— Pomchot, qui commandait au fort Niagara, ordonna aux garnisons des différents postes de l'Ohio de se replier sur ce fort. Dans leur retraite, 600 Français et 1000 sauvages tombèrent dans une ambuscade anglaise. Presque tous furent exterminés. Le général Prideaux arriva devant Niagara le 6 juillet. Le siège commença aussitôt. Les Français se battirent en désespérés mais durent céder à la force.

Le succès obtenu au fort Niagara, rendait les Anglais maîtres des lacs Erié et Ontario.

Les opérations du Centre étaient lentes : Amherst, après avoir consacré trois mois à élever d'inutiles fortifications.

Wolfe

158 tUTTE .SUPRÊME

n'osa attaquer Bourlamaque, retranché à l'île aux Noix. L'inaction du général en chef a porté Bancroft à écrire cette phrase ironique : " Amherst se fit un grand nom parce que la Nouvelle-France fut réduite pendant son commandement en chef, mais si Wolfe lui e^i ressemblé, Québec n'eût pas succombé."

188. La flotte anglaise. — La flotte de Wolfe arriva devant Québec le 27 juin. Le traître Denis de Vitré^, connaissant très bien le fleuve, servit de pilote et conduisit l'ennemi. Wolfe débarqua une partie de ses troupes dans l'île d'Orléans, en face des retranchements de Beauport, et fit occuper les hauteurs de Lévis, où il établit de puissantes batteries.

189. Bombardement et ravages.—Voyant que Montcalm restait immobile dans le camp de Beauport et qu'Amherst n'arrivait pas, Wolfe lança de ses batteries une pluie de feu sur Québec. Faute de poudre, la ville répondit faiblement. 400 maisons furent brûlées dans l'espace d'un mois. Québec devint comme un monceau de cendres et de ruines. Les campagnes furent ravagées. Dans l'île d'Orléans et sur les côtes voisine?, on ne voyait plus une seule maison debout, ni une personne vivante. Des femmes et des enfants étaient détenus comme prisonniers dans le camp. Les curés restés dans leurs paroisses, furent les premiers maltraités : on hacha celui de Baint- Joachim à coups de sabre.

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