‹ Histoire du Canada (volume 2)Chapitre 59 sur 95 · Lo comte de Dalhousie, gouverneur · texte numérisé non relu

Lo comte de Dalhousie, gouverneur

Richmond fut remplace par le comte de Dalhousie (1820). La bonne renommée de ce gouverneur fit croire un moment q'ie le calme allait renaître, mais la question des subsides vint bientôt encore tromper les espérances des Canadiens.

Cependant Dalhousie s'occupa des grandes questions de ]' éducation, du commerce, de l'industrie et des institutions de charité.

Les deux principaux faits qui marquèrent son administration furent le projet d'union des deux Canadas (1822) et la crise politique de 1827-28.

264. Projet d'union des deux Canadas. — La guerre américaine ajourna le projet d'unioyi des deux Canadas, qui préoccupait le bureau colonial de Londres depuis 1807. Le but des Anglais en détruisant 1 "œuvre de Pitt, était de noyer la population française dans un milieu anglais, pour lui faire perdre sa langue, de restreindre la liberté du culte catholique et d'empêcher la Chambre d'assemblée de contrôler les subsides.

Pour entraver cette mesure funeste à nos droits et à notre liberté, des adresses couvertes de 60,000 signatures furent portées au pied du trône, par Neilson et Papineau.

Le bill présenté à la Chambre des communes, échoua à la deuxième lecture (1822). Macintosh, Burdett, Bright et Lynihurner firent une forte opposition à Ellice'^, chef du parti whig"^, voulant à tout prix Yunion.

265. Convocation des Chambres.— Le gouverneur convoqua les Chambres (1823) et apprit aux représentants du peuple que la question des subsides avait reçu une

1 Ellice était propriétaire de la seigneurie de Beauharnois, qu'il avait acheté de la famille de Lotbinière.

2 T.R [wrti FJlicp. s'interposa entre les toHes du Canada et le minis* tère tory Ue Londres, pour faire abroger la constjtutinn tl« 17ÎU.

218 GOUVERNEMENT CONSTITUUIONNËI.

solution temporaire. M. Vallières de Saint-Réal siégea en qualité de président, eu place de Louis Papineau, qui était à Londres.

L'état des finances laissait beaucoup à désirer.

CaldweU, receveur général, était soupçonné de péculat, à cause de la vie opulente qu'il menait et des travaux considérables qu'il avait entrepris. La Chambre d'assemblée présumait qu'il n'avait pas moins de £100,000 sterling entre les mains. Les unionistes, qu'il hébergeait, tinrent à ce qu'on passât légèrement sur les accusations portées contre lui. La Chambre refusa de rembourser les £30,000 tirés de la caisse militaire (1822 et 1823), dépensés par Dalhousie, pour l'administration civile^, et aussi de souscrire à l'adresse des Etats-Unis, demandant au roi la libre navigation dans le Saint- Laurent.

266. Dalhousie en Angleterre.— Le lieutenant-gouverneur Burton remplaça Dalhousie, passé en Angleterre. Pendant la session de 1825, les subsides furent votés, non en bloc, mais par chapitres détaillés, comme le voulaient les représentants du peuple ; ce qui causa une grande joie parmi les Canadiens français. La Couronne blâma la conduite de Burton, et, dès son retour, Dalhousie convoqua les Chambres (1826), qu'il prorogea dans un langage insultant, après avoir refusé de sanctionner le bill des Jpubsides passé sous Burton.

Questionnaire. — 1. Qu'est-ce qui amena les luttes parlementaires? — 2. Qu'entendez-vous par les subsides? — 3. Quels abus découvrit Richmond ? — 4. Pourquoi, sous Sherbrooke, la chambre refusa-t-elle de voter la liste civile ? — 5. Parlez de Dalhousie. — 6. Quel était le but du projet d'unir les Canadas ? — 7. Que savez-vous de CaldweU ? — 8. Pourquoi Burton fut-il blâmé à Londres ?

Devoir. — Parlez de la question des subsides et des démêlés qu'elle suscita dans les Chambres jusqu'au projet d'union des Canadas»

1 Les représentants du peuple regardèrent cet emprunt comme 0116 favtvx accordée à CaldweU, uui méritait d'être démis de sa charge.

TRENTIEME LEÇON

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