GUERRE DE
Victoires de l'Angleterre
Détroit
Queenston
Lacolle
Frenchtown Fort Meigs Burlington
Châteauguay Chrysler's Farm
Lacolle Oswégo Lundy's Lane
11 victoires
Victoires des États-Unis
Put-in-Bay Moraviantown Fort Georges Toronto Queenston Sackett's Harbor York (Toronto)
Chippewa Lac Champlain
9 victoires
LECTURE. — Qui commandait à Châteauguay ? — Depuis que le parlement fédéral a décidé de poser une pierre sur le champ de bataille de Châteauguay pour faire connaître le véritable site de la lutte du 26 octobre 1813, il s'est élevé trois ou quatre prétentions au sujet des officiers qui exerçaient le commandement soit au-dessus de Salaberry, soit conjointement avec lui, soit comme premier sous ses ordres.
Le général de Watteville, du corps des Meurons, commandait toute la partie du Bas-Canada où il y avait des troupes ; Salaberry était chargé de défendre la rivière Châteauguay et les cours d'eau qui y tombent. Après quatre ou cinq jours de travail pour construire des retranchements, Salaberry terminait sa tâche lorsque de Watteville arriva pour faire l'inspection et trouva le tout parfaitement exécuté. Cet officier supérieur repartit aussitôt. Le lendemain eut lieu la bataille. Donc, Salaberry a le mérite d'avoir préparé le champ sur lequel il a remporté la victoire ; on ne saurait exiger qu'il partage avec de Watteville.
1815-1826 PROJET d'union des deux canadas 417
Reste à savoir si quelqu'un a commandé en second durant la fameuse journée. Oui, c'était O'Sullivan, jeune avocat, appartenant à la milice de Beauharnois. Il composait à lui seul tout l'état-major de Salaberry. Ce dernier fait les plus grands éloges de sa conduite en qualité d'aide-de-camp et d'aide-major, se transportant sur tous les points de la ligne pour donner des ordres et parfois les faisant exécuter sous ses yeux.
Michel O'Sullivan était un garçon de belle prestance, parlant surtout le français, langue de sa mère. Il est l'auteiu* du " Récit d'un témoin oculaire ", qui raconte la bataille de Châteauguay mieux que personne n'a encore pu le faire. Il mourut juge, à Montréal, après avoir été solliciteur-général.
Quant au major F.-G. Heriot, qui passe pom* avoir commandé en second à Châteauguay, il n'a pas même eu connaissance de la bataille.
Le lieutenant-colonel George McDonell a écrit qu'il avait eu ce commandement, mais nous savons qu'il n'en est rien. Survenu seul au moment de la bataille, McDoneU fut chargé de se tenir avec la réserve, un peu moins de deux cents hommes, dans les troisième et quatrième lignes de défense, et il y resta toute la journée sans tirer un coup de fusil, la réserve n'étant pas appelée. L'avant-midi il se tenait à vingt arpents en arrière de la première ligne, oiî était Salaberry et, vers onze heures, il s'approcha de la seconde ligne, pour être plus à portée de son chef. Lorsque l'ennemi attaqua le flanc gauche de Salaberry, vers deux heures de l'après-midi, il se trouvait placé presque en face de McDonell, mais Salaberry accou ut, donna des ordres, remporta une seconde victoire et ne tint compte, ni de McDonell ni de la réserve^.
Benjamin Sulte.