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CHAPITRE XXII

Enseignement. — Écoles du Nouveau- Brunswick. — Caraquet. — Écoles du Manitoba. — ^Encyclique de Léon XIII. — Écoles du Nord-Ouest. — Écoles de l'Ontario. — Les biens des Jésuites.

Enseignement. — A maintes reprises, surtout depuis la Confédération, la question des écoles souleva de vifs débats dans les chambres. Sous le spécieux prétexte de favoriser l'esprit national et de fusionner les races, les législatures des provinces autres que celle de Québec travaillèrent à établir des écoles publiques, dans lesquelles il ne serait pas question de religion, considérant cet enseignement comme appartenant à la famille et à l'Eglise. De leur côté, les catholiques s'opposèrent toujours aux écoles neutres, donnant pour raison que l'enseignement profane et l'enseignement religieux doivent marcher de pair, et que les enfants catholiques courent un grand dan-

ger de perdre leur foi par le contact continuel des élèves des sectes dissidentes. C'est pourquoi on demanda des écoles séparées pour les cathoHques, comme il en existait déjà sous l'Union, dans la province de Québec — où la minorité est protestante — et dans la province de l'Ontario — où la minorité est catholique. Les difficultés surgirent surtout dans le Nouveau-Brunswick et le Manitoba.

Écoles du Nouveau-Brunswick. — ^Un acte inattendu de la législature du Nouveau-Brunswick mettait l'enseignement primaire sous l'administration immédiate du gouvernement, et, par le fait, prohibait du coup les écoles confessionnelles et l'enseignement rehgieux dans les écoles publiques (8 mai 1871). Les protestations des catholiques auprès des gouvernements provincial et fédéral, restèrent en définitive sans résultats: les belles promesses tournèrent à rien. L'affaire prit même le chemin de Londres, mais la législature provinciale fut soutenue. Alors, King, chef du cabinet provincial, en appela au peuple, mais seuls les comtés où les catholiques étaient en majorité élurent des députés pour l'opposition. Xe se tenant pas pour battus, les catholiques, — -Acadiens courageux dans l'épreuve et Irlandais énergiques dans la lutte, — 'pour soutenir leur juste cause, refusèrent de payer les taxes scolaires : des prêtres même furent emprisonné?, et des émeutes jetèrent l'épouvante dans plusieurs localités. Les démarches de cinq députés catholiques auprès du conseil exécutif provincial et des pourparlers entre ^Mgr Sweeney et l'honorable ]\I. Boyd, eurent pour résultat définitif un compromis, qui subsiste encore, accepté comme pis aller par les catholiques. La législature modifia les conditions établies en accordant à chaque district scolaire le droit d'être administré par trois syndics choisis par les contribuables, qui engageraient maîtres et maîtresses d'écoles, et stipuleraient avec eux un temps convenable pour l'enseignement religieux, en dehors des heures de classe réglementaires. Les membres des congrégations enseignantes étaient autorisés à subir les examens du brevet d'instituteur, sans être obligés de suivre les cours de l'école normale de Frédericton.

Caraquet. — La question des écoles du Nouveau-Brunswick provoqua des articles énergiques de la presse cathoHque. De plus, T. W. Anglin, catholique éclairé et convaincu, député fédéral du comté de Gloucester, fit une lutte si ardente que les contribuables de son comté s'opposèrent à la mise en vigueur de la loi.

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Pour cet effet, il convoqua une assemblée à Caraquet, non loin de la résidence de M. Yuung, membre de l'exécutif provincial. Les Acadiens, qui y assistèrent en grand nombre afin de faire adopter les résolutions, ne se bornèrent malheureusement pas à cela ; armés de bâtons et d'armes à feu, ils se rendirent chez Young, qui était absent. Avant de se retirer, ils obligèrent sa femme à leur servir un goûter et à leur donner de l'argent. Cette échauffourée prit le caractère d'une affaire d'État. Le bruit se répandit partout qu'un district français venait de se rebeller contre le gouvernement. L'ordre fut donné à des mihciens de Chatam et de Bathurst de se rendre à Caraquet pour arrêter les prétendus insurgés. Ce détachement souleva des agitations inquiétantes sur son passage. Les Acadiens coupables se retranchèrent dans une maison comme en une forteresse, avec la ferme résolution de se défendre jusqu'à la mort, si les troupes les attaquaient. La police, qui voulut faire des perquisitions chez les insurgés, occasionna une attaque ; on tira de part et d'autre des coups de fusils, qui tuèrent un constable anglais et un Acadien. Après cette bourrasque, on arrêta vingt-quatre Acadiens, dont neuf durent comparaître devant la cour d'assises. Le premier qui subit son procès (1875) fut condamné au gibet, ce qui était peu rassurant pour les autres. Quoique la majeure partie du comté se composât d'Acadiens, pas un seul d'entre eux ne se trouvait dans le petit jury ; trois, seulement, figuraient dans le grand jury. La cause, plaidée devant la cour du banc de la reine, aboutit à faire déclarer nulles les procédures précédentes, et les neuf détenus furent élargis, même celui qui avait été condamné à la potence.

Écoles du Manitoba. — En 1870, Riel et le gouvernement provisoire obtinrent qu'il y aurait au Manitoba des écoles séparées pour catholiques et protestants^, et que les deux langues française et anglaise seraient également officielles dans cette province. A cette époque, la majorité de la population manitobaine était catholique. Tout alla bien pour commencer. Mais quand les protestants devinrent plus nombreux que les catholiques, les choses changèrent de face. En 1890, date néfaste, sous le premier ministre Greenway, la législature du Manitoba se rendit tristement célèjjre, en abolissant l'usage officiel de la langue française et les écoles séparées. Les catholiques, pro-

1 Voir Histoire de l'Église catholique dans l'Ouest canadien, par le P. A. -G. Morice, vol. III, p- 6 et The Manitoba School Question, par John S. Ewart, pp. 370 et 394.

fondement centriste de ce règlement, continuèrent à maintenir leurs propres écoles, tout en contribuant au soutien des écoles protestantes. Ils ne crurent pas à propos d'aller jusqu'à l'émeute, comme on avait fait au Nouveau-Brunswick ; mais, sous la conduite de leur d gne archevêque, Mgr Taché, ils s'agitèrent pour obtenir qu'on leur rendît leurs écoles. Ils adressèrent maintes requêtes au lieutenant-gouverneur et au gouverneur général ; ils multiplièrent les appels aux tribunaux : cours provinciales, cour suprême du Canada, conseil privé de la Reine. Celui-ci, en une première occasion (1892), trouva moyen de dire que la législation scolaire du Manitoba était constitutionnelle. En 1895, il déclara que les catholiques manitobains avaient des griefs très réels auxquels le parlement du Canada était tenu de faire droit, si la législature du Manitoba refusait de les faire disparaître. Celle-ci s'obstina dans son refus.

Cette question épineuse fut alors portée devant le parlement fédéral. Il est probable que Bowell, le premier ministre, était animé de bonnes intentions, mais les délais du gouvernement excitèrent le mécontentement des membres Canadiens français du cabinet, qui se retirèrent (1825), et ne reprirent leurs sièges — à l'exception de M. Angers — -qu'avec l'assurance qu'on s'occuperait de l'affaire.

Bowell annonça au parlement que le tort fait aux catholiques manitobains serait redressé par un bill rectificatif, à moins que, dans le délai de six mois, la législature du Manitoba n'accordât au parti molesté les droits qu'il réclamait. Le premier ministre de la province en question, M. Greenway, ne s'exécuta pas, et le gouvernement fédéral ouvrit une session tout exprès pour introduire le bill rectificatif (1896). Le deuxième jour, à la suite des discussions acerbes qui s'élevèrent, sept ministres résignèrent leurs sièges. Bowell démissionna et sir Charles Tupper forma un nouveau cabinet. La session, néanmoins, continua. Après avoir réglé les détails de ce bill, le gouvernement fédéral envoya trois représentants auprès de Greenway pour l'amener aux concessions demandées. Rien ne fut fait. Ladessus le gouvernement fédéral introduisit au parlement un projet de loi rectificative. M. Wilfrid Laurier, chef de l'opposition, soutint que la loi proposée n'était pas pratique. La bataille se continua à la chambre des communes, et, comme les conservateurs ava.ent perdu un temps précieux à se mettre d'accord, le parlement fut dissous avant que la loi ne pût être passée.

Les élections eurent lieu en 1896. La campagne fut agitée. Plusieurs conservateurs, persuadés que Bowell avait été sacrifié, changèrent de parti. Les libéraux, fortement unis, promirent d'amener un revirement politique. Laurier affirma que, s'il arrivait au pouvoir, il obtiendrait par des voies conciliatrices tous les droits que la minorité catholique du Manitoba pouvait attendre. Les libéraux remportèrent la victoire. Le nouveau cabinet fut formé au commencement de juillet. Deux mois après, on annonçait que des concessions avantageuses venaient d'être faites aux écoles de la minorité religieuse au Manitoba. Mais la question était loin d'être réglée d'une manière satisfaisante ; Mgr Langevin et ses diocésains poursuivirent leurs instances.

Encyclique de Léon XIIL — La question des écoles catholiques du Manitoba agita grandement le Canada. A cette occasion, plusieurs évêques se rendirent à Rome et d'autres y furent appelés. Un délégué apostolique, Mgr Merry del Val, arriva sur nos rives en 1897 pour examiner sur place la nature des faits. Après avoir entendu les autorités les plus accréditées du Québec et du Manitoba, il dressa un rapport qu'il présenta au souverain Pontife. De son côté, M. Laurier envoyait à Rome sir Charles Fitzpatrick, solliciteur général de son gouvernement, qui promit au pape de s'occuper activement de régler la question. En décembre 1897, une encyclique de Léon XIII adressée à tout l'épiscopat de la Confédération, déclarait que le règlement des écoles pour la minorité manitobaine était défectueux, imparfait et insuffisant. Reconnaissant, néanmoins, que l'énergique protestation des évêques, et les démarches faites par les hommes à la tête du gouvernement fédéral et de celui du Manitoba, avaient amené quelques modifications à la loi, il conseillait de ne pas refuser les amendements accordés par la législature, en attendant l'heureux jour où les droits seraient entièrement recouvrés.

Plus tard un modus vivendi fut accepté des deux parlements ainsi que des autorités ecclésiastiques. Ce pas vers la justice donnait à la minorité catholique le droit de percevoir un contribution annuelle du gouvernement, pourvu qu'il n'y eut pas d'enseignement religieux pendant la classe. Le règlement de Laurier-Greenway permettait l'enseignement du français. Le droit de choisir les livres à l'usage des élèves n'a jamais été accordé. Winnipeg n'a pas obtenu les

es concessions.

Écoles du Nord-Ouest. — Les écoles catholiques et la langue française eurent dans les territoires du Nord-Ouest le même sort qu'au Manitoba, et là aussi il fallut lutter.

En 1892, sous le souffle du fanatisme qui venait d'abolir au Manitoba les écoles séparées, l'assemblée législative du Nord-Ouest adopta une législation scolaire qui poursuivait le même but que celle de la province voisine.

Dans les territoires, la persécution ne se borna pas aux écoles catholiques des blancs, elle s'efforça de gêner même l'évangélisation des sauvages par les missionnaires. Les fonctionnaires que le gouvernement maintenait dans les réserves favorisaient de toute manière les protestants et leurs écoles, tandis qu'ils accablaient les catholiques de tracasseries et d'injustices de toute sorte, les forçant même d'envoyer leurs enfants aux écoles protestantes ^

Aujourd'hui, dans VAlberta et la Saskatchewan, on a apporté quelque adoucissement aux lois scolaires de 1892.

Écoles de l'Ontario. — Dans l'Ontario, on n'a pas encore osé attaquer directement le catholicisme à l'école, mais on cherche à angliciser par l'enseignement les enfants de langue française. Les Canadiens français y luttent vaillamment pour la conservation de leur langue^. Après cent cinquante ans de loyalisme écrit avec le plus pur de son sang dans les pages glorieuses de notre histoire nationale, la race française, la première venue sur les bords pittoresque du Saint-Laurent, pour y apporter le flambeau de la civilisation et de la chrétienté, la race qui ,'est aventurée dans les immenses et fertiles régions de l'Ouest, devenues le grenier du Canada, la race ouverte à tous les sentiments nobles, généreux, hospitaliers et dignes de toute admiration, a subi l'humiliation et la servitude, en récompense des sacrifices et des travaux sans nombre qu'elle s'est imposés pour le développement d'un pays que partagent aujourd'hui plusieurs nations et notamment l'Angleterre : n'est-ce pas incroyable ?

Les biens des Jésuites. — La décision la plus importante prise par la législature de Québec en 1888, fut celle qui concernait les biens des Jésuites. Le traité de Paris (1763) avait garanti aux Canadien?

1 Voir Vie de Mgr Taché par dom Benoît, vol. II, p. 732.

2 La même attitude, par rapport :\ l'enseignement du français, ."=6 manifeste au Manitoba (1916) .

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catholiques la permanence de leurs institutions; le libre exercice de leur religion et la conservation de leurs propriétés. A cause des services rendus sous la domination française, des terrains considérables avaient été concédés à certains ordres religieux par les rois de France et par d'autres bienfaiteurs. C'est ainsi que les Jésuites avaient reçu d'immenses propriétés, qui furent confisquées par la couronne (1800), à la mort du père Cazot, le dernier jésuite reconnu civilement au Canada, après la suppression de la compagnie. ]\iaig en vertu des droits de l'Eglise sur ces biens, les évêques et le clergé protestèrent contre cette confiscation, et chaque fois que le gouvernement voulut faire usage de ces biens, il rencontra une forte opposition du côté des véritables propriétaires. La législature de Québec protesta aussi énergiquement que le clergé. Finalement, en 1888, le souverain Pontife autorisa l'honorable Mercier, premier ministre de Québec, à employer ces biens pour des fins d'éducation dans sa province, et à régler la question d'une manière définitive. Alors la législature provinciale, en retour de ces biens, qui valaient plusieurs millions, dor ni $400,000, qui furent partagées entre la compagnie de Jésus et différents diocèses. Elle vota, à la même occasion, .S60,000 pour subventionner l'instruction publique protestante dans la province.

Au sujet du bill concernant les biens des Jésuites, les protestants du Canada manifestèrent un sentiment d'antagonisme très prononcé. " Le protestantisme agressif dans Ontario fut pris d'une rage féroce^" Durant la session de 1889 au parlement fédéral, le colonel O'Brien présenta une motion, appuyée par Dalton McCarthy, condamnant l'action de la législature de Québec au sujet des biens des Jésuites, et demandant le désaveu de ce bill ; mais une énergique défense fut faite par sir John Thompson, et la motion de McCarthy fut rejetée par un vote de cent dix-huit contre treize. Plus tard, les opposants intervinrent auprès du gouvernement général pour la même question, mais ils n'eurent pas plus de succès que précédemment.

LECTURE. — Avenir moral et irdelkctuel des Canadiens français. — Pour qu'une nation soit prospère, il n? suffit pas qu' lie progresse du côté matériel — ce progrès seul serait d'une médiocre importance — il faut qu'elle prenne des développements sous tous les rapports.

La richesse, qui amène toujours avec elle lo cortège du confort et de la jouissance, est signalée dans l'Évangile comme la plus terrible épreuve que puisse subir la vertu

1 J. Castell Hopkins, F. S. S. Histoire du Canada, 6dition française, p. 530.

de l'homme. On ne peut dire, non plus qu'un peuple est grand et durable parce qu'il est fort énergique, ou qu'il imprime un de ces mouvements puissants qui dominent et entraînent la marche de l'humanité. Les Égyptiens, les Grecs et les Romains, qui avaient accompli cette tâche, ont ( ependant perdu leur splendeur pour s'éteindre aux yeux de snations; l'Europe elle-même, aujourd'hui, semble s'affaisser vers son déclin.

Les deux bases essentielles de tout progrès sont la morale et la culture intellectuelle ; ù ces deux choses font défaut, non seulement un pays n'avance plus, mais il s'amoindrit et se précipite vers sa perte.

La morale règle les mœurs ; car les passions non restreintes énervent par l'insouciance et l'amour du plaisir.

L'État romain, dans tout l'éclat de sa gloire, sous Auguste, marcha vers sa décadence à cause de sa trop grande richesse, c}ui amena l'apathie et la dépravation des mœure.

Outre la morale, pour qu'un peuple soit vraiment grand, il lui faut encore la culture intellectuelle. Ce développement donne l'élévation et l'ampleur, le sens esthétique, les sentiments de compréhension et de générosité, l'austère décence des mœurs.

Le matérialisme n'a jamais fondé rien de grand et de durable. Les Canadiens français, au lieu de s'ab.sorber dans la culte du veau d'or, doivent donner leur préférence à la culture du sentiment, de la pensée et du beau. Xo.s croyance religieuses et la tournure d'esprit que nous tenons de nos ancêtres, nous y obligent. D'ailleurs, la vie agricole, intense chez nous, se prête plus au développement intellectuel que ne le saurait faire le commerce et l'industrie.

Depuis la cession, le clergé canadien français, sans compter les sacrifices onéreux qu'il s'est imposés, a promu avec succès la cause de l'éducation. L'université Laval de Québec, fondée par le Séminaire, et qui, aujourd'hui, a une succursale très florissante et presque indépendante à Montréal, est devenue un grand facteur au Canada par le rôle prépondérant qu'elle exerce parmi les jeunes gens destinés à former la classe dirigeante.

Tout en s'adonnant aux sciences et aux beaux-arts, il ne faut pas néanmoins négliger d'entretenir un mouvement de commerce et d'industrie en rapport avec les besoins du pays.

Sous prétexte de n'avoir point d'attache à l'argent, on ne doit point ^e livrer sans mesure au confort et au bien-être naturel. L'amour excessif de la jouissance et des distinctions luxueuses, ( ntraîne à un gaspillage ruineux des forces sociales et conduit, en dépit de la noblesse des sentiments, à cette lâcheté morale qui s'accommode si mal avec le devoir, et s'incline aisément devant tous les intrigants couronnés par le succès et tous les vices consacrés par la fortune. Nous trouvons encore aujourd'hui dans un bon nombre de campagnes la simplicité des existences, la dou e fraternité des familles, l'heureuse harmonie qui réunit toute la paroisse sous la direction paternelle du curé. Ces belles coutumes rappellent ces rêves enchantés de l'âge d'or qu'on croit appartenir aux fantaisies de l'imagination et que l'on trouvait, néanmoins, chez nous en pleine vigueur, jusqu'à ces derniers temps. Il serait cepenelant

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aussi injuste qu'impossible de prétendre que les gens des campages resteront modestes, quand leurs compatriotes des villes sembleront faire mépris de cette modestie par la recherche vaniteuse dans toutes leurs habitudes.

Qu'une belle simplicité chrétienne, pleine de bon goût, préside à la routine de la vie, et que le surplus des biens des riches soit employé à des entreprises utile; au pays : tel est, semble-t-il, l'idéal à poursuivre !

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