OIHUINO de Q y N
NN3IGVNVIŸ
| envie CDD
La + ) ON 1 à °° LD és à d) nt 0 = = ON D‘ D 800 cn ent LIEN SELS EL i=s LE S0ASÉE SET D SOURCE UES go — — — € Û [æl td er EM A e% CR OU AU SV CO Se Ce D +
vinces prétendaient à l'administration de tout ie territoire alors que le gouvernement fédéral voulait en garder la disposition et la gérance. Le premier ministre déclara que jamais il ne céderait sur ce point et qu'il n'abandonnerait pas aux provinces nouvelles la propriété des biens de la couronne qui appartenaient au Canada tout entier. L'expérience venait en effet de prouver à l'éminent homme d'État que les territoires de colonisation étaient un atout puissant dans le jeu de la politique fédérale. Il lui avait bien servi à obtenir quelques bonnes concessions pour les catholiques du gouvernement manitobain qui profitait de la création des nouvelles provinces pour reculer ses frontières plus au nord.
Diplomates impérialistes.—]l| fut un temps, à la fin du régime unitaire et au commencement du gouvernement fédératif, où l'Angleterre, sans être sans doute ouvertement favorable à l'indépendance du Canada, aurait probablement pu trouver des motifs fort admissibles de ne pas trop chicaner sur le fait accompli, si les circonstances avaient favorisé cet événement. Mais ce sentiment fut de courte durée et il semble bien que la formation rapide de l’empire allemand et le grand coup de Bismarck contre la France en 1870 aient porté l’Angleterre à consolider davantage l'union des dominions avec le royaume insulaire pour mieux assurer la survivance de l'empire britannique.
L'Angleterre envoya pour représenter la couronne impériale au Canada des hommes de haute naissance ou de valeur incontestable tels le marquis de Lorne, le comte Grey, le duc de Connaught. Des hommes d’État comme Chamberlain, mettaient déjà de l’avant l’idée d’une fédération impériale, mais le but ultime était encore éloigné et il parut à tous prématuré de laisser même entrevoir cela. L'on voulut pour le moment d’un impérialisme moins avancé. L/on se contenterait d’une participation quelconque en apparence volontaire et libre à la politique impériale.
La guerre Sud-Africaine., — Jusque-là l’idée d'une politique impériaiiste, bien que gagnant du terrain
errirder lara doniens tier.
OM - | un Î lui ions qui re-
S, à ver- Dute au- 1SSIles s ce e la oup Anons rvi-
im- | de mte ime ‘dégné Oir se 1on que
dée ain
parmi l'élément anglo-canadien, n'avait pas encore trouvé moyen de pénétrer dans le domaine des choses réelles, La guerre, qui éclata entre l'Ang'eterre et les républiques du Transvaal et de l'Orange (1809), parut aux impérialisants une occasion favorab'e d'amener les successeurs des réformistes de Mackenzie, des patriotes de Papineau, des radicaux de Dorion, à engager le Canada à aider l'Angleterre dans une guerre où notre pays n'avait aucun intérêt particulier en jeu. L'essai fut tenté avec succès et le gouvernement libéral de sir Wilfrid Laurier décida d'envoyer au Transvaal des contingents de volontaires canadiens. Le précédent, que le gouvernement se défendait fort de poser pour l'avenir, était de fait bel et bien posé.
Un premier contingent de 1,300 hommes s'embarqua à Québec :uù mois d'octobre 1809: un second de 1.000 soldats le suivit bientôt. Lord Strathcona avait aussi Organisé un détachement de 600 hommes. Nos soldats 1àbas ne furent pas inférieurs aux soldats de la Grande- Bretagne. La guerre ne fut pas de longue durée et les sors durent se soumettre à l'Angleterre.
À leur retour au pays en 1901 nos soldats furent fêtés presque à l’égal des conquérants des temps anciens et l’on éleva des monuments à la mémoire de ceux qui étaient morts là-bas.
La loi navale.— Aprés une campagne active de quarante ans conduite dans tous les milieux sociaux du Canada, la politique impérialiste avait pénétré chez nous assez profondément pour que nos hommes publics dussent S'en occuper. Notre politique générale perdait de son indépendance en perdant de son caractère national et le pays devenait bien le pays d'empire rêvé par Milnes cent ans auparavant. Le gouvernement Laurier, qui avait jusque-là résisté à ce courant, ne put davantage ignorer les exigences que l'esprit nouveau avait créées au sein de l’élément anglais, et le groupe français du parti libéral se laissa eniporter dans la voie de cette politique nouvelle.
Le parlement, appelé à la session de 1909 à se prononcer sur la question de savoir dans quelle mesure je Canada devait participer à la politique impériale, posa
Presque à l’unanimite le principe d’une participation active aux intérêts militaires de l'empire. Se basant sur cette déclaration, sir Wilfrid Laurier donna au principe une application qui lui parut conforme aux exigences des impérialistes et qui paraissait conserver au Canada le plus d'autonomie possible. 11 présenta son projet de loi navale pour la création d’une marine canadienne que le Canada pourrait à l'occasion mettre à la disposition de l'empire. Il se fit par tout le pays une campagne fort active contre toute participation du Canada aux guerres de l’empire et le cri général dans la province de Québec fut: “à bas la marine Laurier”.
M. Bourassa se fit le champic le cette politique abstentionniste et déclara que le Canada, n’avant rien à voir dans la politique impériale ne pouvait être tenu de coopérer à sa défense par les armes à travers le monde.
Les tenants de la politique nationale exclusive formèrent le mouvement nationaliste qui se recruta surtout parmi les Canadiens d'origine française, mais plusieurs Canadiens d’origine anglaise ou écossaise en firent aussi partie. Quoi qu’il en soit, la loi navale fut votée par les Chambres et un commencement de marine canadienne fut exécuté.
La réciprocité.— Après leur dernier succès, pourtant plus apparent que réel, les impérialistes purent croire que le Canada était bel et bien entré dans leur mouvement; une question de tarif surgit qui parut mettre en danger l’œuvre déjà si avancée. L'on se souvient que M. Laurier, dès 1876, alors que son parti n’avait pas encore de politique douanière reconnue, penchait plutôt vers une certaine liberté du commerce ou tout au moins une politique préférentielle envers l’Angleterre. Le gouvernement libéral d'alors avait même tenté mais sans succès de conclure un traité de réciprocité avec les États-Unis. De nouveau au pouvoir en 189,6, il adopta une politique d'abaissement des droits et un tarif de faveur pour l'Angleterre. La grande prospérité qui coïncida avec ces changements firent penser que le Canada était entré dans la voie économique qui lui convenait. Cette expérience heureuse et aussi peut-être Ja pensée qu’un rajustement
économique ferait oublier un peu la question navale et retarderait de nouvelles tentatives des impérialisants, portèrent le gouvernement à négocier un traité de réciprocité avec les États-Unis. Ce traité à vrai dire était loin du libre-échange, il ne s'appliquait qu'à quelques produits manufacturés et agricoles. Le gouvernement de Washington fit bon accueil à M. Fielding, ministre des finances, et parut tout disposé à abaisser ses barrières. Le traité de réciprocité fut définitivement conclu entre les deux pays. Pour la première fois le Canada traitait de nation à nation sans le concours de la mère patrie.