CHAPITRE °XXX: POLITIQUE FÉDÉRALE
Le 18 février 1919 sir Wilfrid Laurier mourait à Ottawa à l’âge de 78 ans. Son œuvre politique est trop vaste et encore trop récente pour être soumise au jugement définitif de l’histoire.
Fin de la guerre.—Ile 11 novembre 1918, l'empereur des Germains fuyait en Hollande et l'Allemagne vaincue demandait l'armistice. L'effroyable guerre mondiale était pratiquement finie.
Le Canada a pris sa part très large dans le conflit universel, terminé par la victoire des Alliés et définitivement réglé par Île traité de paix signé à Versail'es le 28 juin 1919. Le soldat canadien s'est illustré sur le sol de France et dans les Flandres—Langemarck, Saint-Julien, Saint-Éloi, Ypres, Courcelette, Vimy, Lens, Passchendæle—et le seul 22ième régiment, parti au mois de mai 1915 avec 1,000 hommes, s’est renouvelé dix fois par la suite et a laissé là-bas 6,000 des nôtres.
Durant la session de 1919 le parlement s’est réuni en l'absence du premier ministre retenu à Paris par les conférences de la Paix; mais les œuvres d’aprés-guerre, à cause des conditions du travail, sont d'entreprise difficile et incertaine.
Te problème de notre participation à la grande guerre a fait naitre dans les provinces un état de malaise qui s'est d’abord manifesté dans le domaine politique, puis dans la vie économique. Les conditions sociales, ici comme en Europe,ont été modifiées par les événements des cinq dernières années et l’époque de “reconstruction”, dans laquelle nous sommes entrés, présente à l'attention de nos hommes d’État des problèmes d’ordre politique et économique de la plus haute portée sociale pour notre avenir.
La guerre est finie, la lutte économique commence pour laquelle nous avons besoin de toutes nos volontés, de toutes nos énergies, de toute notre liberté.
Le Prince Edouard.—Son Altesse rova'e le Prince de Galles, selon une tradition des princes héritiers, a visité le Canada à l'été de 1919, recevant de tous l'accueil le p'us franchement et sincèrement cordial.
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