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gouverneurs f , le duc d’York et lord Churchill. Cette nouvelle causa à Québec une désagréable surprise. ©
Saguenay jusqu’au lac Némi laume Couture (1663), Ta] le P. Albanel d’aller prendre possession pour Louis XIV de tout le territoire de la baie d'Hudson. Du Saint-Lau-
rent trois ou quatre routes de canot y conduisaient, Les envoyés prirent celle d et à
E sur les rivages de la baie de James,
officiel de prise de Possession. Un nouveau champ de bataille s’ouvrait pour la Nouvelle-France.
Il envoya nt de cuivre
upérieur et qui fut exploité de nos Jours. Près des Trois-Rivières on décou-
population aug- 3, le double de
L'administration de T nier acte fut la conces 3 considérable quand on s
alon touchait à sa fin.
sion de 48 seigneuries, ait que 232 seigneuries set
Son dernombre lement
furent concédées de 1608 à 1760. Il voulait ainsi mettre le couronnement à son œuvre principale, la colonisation (1), enraciner au sol et récompenser les principaux officiers qui avaient fait du service en Canada. À l’automne de 1672, il partait, emportant l’estime de tous. En cinq ans de travail, il avait donné un vif élan à la colonisation, à l’industrie, au commerce, à la navigation, aux découvertes, et surtout il avait inspiré à tous une confiance illimitée dans les destinées de la colonie. Talon mérite d’être placé au rang des fondateurs de la Nouvelle- France. 4
Les missions sauvages.—Mpor de Laval avait confié aux prêtres séculiers et aux Sulpiciens la desserte des paroisses du Sair' Laurent, et aux Jésuites l’évangélisation des sauvages. Dès 1660, en pleine guerre iroquoise, le P. Ménard atteignit la baie de Sainte-Thérèse, sur le rivage méridional du lac Supérieur. L'année suivante, il se perdit dans les bois sans qu’on eût jamais découvert ce qu'il était devenu. Le célèbre père Allouez, appelé l’apôtre des Outaouais, reprit l’œuvre commencée et fonda les deux premières missions de l'Ouest. En 1665, il était à Chagouamigon, où il fondait pour les Hurons et les Algonquins la mission du Saint-Esprit (Ashland). Il alla ensuite au lac Nipigon visiter les Népissings, qui y avaient cherché refuge contre les Iroquois ; il ouvrit ensuite à la baie des Puants (baie Verte), la mission de Saint-François-Xavier (1667). Il fut alors appelé au rapide situé entre les lacs Supérieur et Huron, où les PP. Dablon et Marquette venaient de fonder une troisième mission, le Sault-Sainte-Marie, qui fut le centre de toutes les missions de l'Ouest (1668). Enfin, dans une nouvelle avance vers l’inconnu, les PP. Dablon et Marquette allaient évangéliser les Mascoutins et les Illinois au sud-ouest du lac Michigan. Ils se trouvaient dans le voisinage du Mississipi. Ainsi, en quelques années, les Jésuites, toujours accompagnés ou suivis de près par les traitants français, avaient visité d'innombrables tribus
(1) T1 fut appelé le “Père de l’agriculture”.
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indiennes, gagnant les un à la cause de la Nouvelle-France.
—Pour la conduite des Paroisses, Mgr de Laval introduisit en Canada une orga-
les prêtres vingtaine d’
pour les jeunes gens de la campagne une école de métiers. Deux ans
plus tard, grâce à Talon, les Récollet
Dans l’admidéploya une orales, impone vive impulsion à
tres près à l'intégrité et à la conservation de Ja foi parmi les colons du Saint- Laurent. Ferme, prudent et désintéressé, il pourvut son Église de tous les éléments essentiels et donna toujours l'exemple des plus solides vertus. I] fut le plus gran« des évêques de tout le régime français.
mer
Frontenac.—À un grand intendant succède un grand gouverneur, Frontenac. Il était de haute taille, avait un air imposant, une démarche fière, beaucoup de décision, une ardente passion du pouvoir et une grande puissance de travail. Talon n’ayant pas été remplacé, Front-nac eut pendant trois ans toutes les responsabilités de l’auininistration civile et politique. Il représentait le roi dans la colonie et, en conséquence, il voulut que tout pliât devant lui. L'un de ses premiers actes fut de réunir à Québec tous les notables de la colonie et, pour donner plus d'éclat à cette réunion, il eut l’idée de partager le millier de personnes qui y prirent part en trois ordres imités de ceux de la métropole. Colbert bläma cette mesure trop démocratique à son gré. L'assemblée ne présenta ni vœux ni doléances et ne fut en définitive pour Frontenac qu’une occasion de se renseigner, et de faire connaître la politique qu’il entendait suivre à l’intérieur comme à l'extérieur. Cette politique c'était celle-là même que Talon et Courcelle avaient adoptée : dans les affaires civiles et religieuses, reproduction des usages et des coutumes suivis par la métropole; dans Ja politique extérieure, indigène ou anglaise, considération unique des intérêts et de l’avenir de la Nouvelle-France. Sous l’inspiration de cette double pensée, Frontenac se trouve être en même temps le plus français et le plus canadien de tous les gouverneurs de l’ancien régime.
Causes d’affaiblissement. Talon et Courcelle avaient laissé la colonie prospère et puissante. Mais à ce moment même, bien des causes d’affaiblissement viennent ralentir limpulsion donnée. En France, ja guerre de Hollande (1672-78) absorbe toutes les ressources et