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d'œil, la décision, l'endurance et l'activité. l'émule des Jean Bart et des Duguay-Trouin, toujours à l'attaque, jamais battu. Pendant 20 ans (1686-1706) il Promena son pavillon victorieux sur tout le rivage oriental de l'Atlantique, depuis la baie d'Hudson. qui fut le principal théâtre de ses exploits, jusqu’au golfe du Mex:ique.
Frontenac avait repris sa triple politique d'autrefois : lutte contre l’envahissement des Anglais, protection contre les Iroquois, maintien des alliances avec les indigènes du haut Pays et de l’Acadie. Pour les questions d’administration civile et religieuse, la traite des pelleteries, la vente des boissons enivrantes, la colonisation, le commerce, l’industrie, mêmes vues qu'autrefois âprement maintenues et en définitive approuvées pour leur justesse et leur efficacité. La paix générale de 1701 fut le digne couronnement de cette belle œuvre de trente ans.
A la baie d’Hudson.— Depuis 1686 la lutte à main armée, après la lutte de réclamations et de prises de possession piatoniques, se Poursuivait à l’avantage de Ja France, grâce aux exploits militaires de notre plus grand marin, d'Iberville. Aussi bien les postes de traite anglais ont-ils reçu de fortes garnisons, des frégates en défendent les approches. D'Tberville, passé en France, fait agréer la nécessité d’une attaque décisive et, avec trois vaisseaux, prend la route du nord et s'empare (1694) du plus puissant des postes anglais, le fort Nelson, en relations d’affaires avec un immense arrière pays de fourrures (1). Il revient à Québec avec de belles prises et plus de 8,000 livres de pelleteries. L'achèvement de son œuvre est renvoyé à plus tard, quand il aura fait la conquête de Terre-Neuve et ruiné les pêcheries anglaises.
Affaires d’Acadie,— Frontenac organisa, aussitôt Phipps parti, la reprise de l’Acadie et la conquête de la baie d'Hudson. Il n’était pas besoin d’un grand déploiement de forces. Villebon, le nouveau gouverneur, revint
Sur mer il fut
(1) Le fort Nelson, appelé fort Bourbon par les Français, fut repris par les Anglais en 1606.
à Port-Royal (1691) et alla se réfugier à la rivière Saint. Jean où Phipps l'attaqua encore l'année suivai’- “ans succès. Mais la petite guerre fut soigneusemer. etenue par les intrigues anglaises sur cette frontière indécise. Les Bostonnais eSsayaient toujours de détacher les Abénaquis de l’all'ance française, Les Français ripostent en organisant des partis de guerre dirigés contre les habi-
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