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Expéditions de Le Moyne d'Iberville.
tations anglaises. En 1694, de Villieu s'empare de Pemquid et porte la désolation partout dans cette région. Sur mer, même lutte avec alternance de victoires et de défaites. La rivière Saint-Jean devient un redoutable refuge de corsaires. Boston, qui a repris Pemquid, multiplie les croisières qui ferment aux habitants l'accès de la mer. Aiïdé des Abénaquis de Saint-Castin, du Capitaine Bonaventure et de Villieu, d’Iberville reprend Pem. uid (août 169%) et le rase: mais de Villieu, chargé à Pentagouet de l'échange des Prisonniers, est lui-même jeté dans les fers,
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tandis que les Bostonnais, reprennent l'offensive sous la conduite de Benjamin Church, le fameux “Squaw Killer”, Pillent Beaubassin et assiègent en vain Naxoat, sur la rivière Saint-Jean, où était le gouverneur, M. de Villebon.
Conquête de Terre-Neuve ( 1697) .-— Pendant que les Bancs de Terre-Neuve restent ouverts à toutes les nations d'Europe, l'Angleterre et la France prétendent à la possession de la terre ferme. Dans la presqu’ile d’Avalon, les Anglais sont à Saint-Jean, les Français à Plaisance. Les rivalités s’aigrissent et après les démonstrations navales viennent les raids sur territoires ennemis. C’est avec d’Iberville que la lutte atteint sa phase la plus aiguë. Plaisance avait alors pour gouverneur le susceptible et incapable capitaine Brouillan. Ayant reçu du roi l’ordre de faire la conquête de Saint-Jean, il s’obstina à en faire le siège par mer: il subit un échec complet.
D'Iberville, envoyé aussitôt pour lui prêter main forte, partit avec 125 Canadiens et quelques petits canons et s'achemina par terre vers la baie de la Conception. En route, il surprit plusieurs stations de pêche où il fit quantité de prisonniers. En arrivant devant Saint-Jean, son premier soin iut de faire le vide autour de la redoute qui constituait la principale défense de la place et d’ériger en batterie ses petits canons de siège. Les Anglais n’attendirent pas l'assaut pour capituler. Saint-Jean tombait ainsi presque sans coup férir aux mains de d’Iberville. Il y trouva des vivres en abondance, s’empara de plusieurs navires de pêche qu'il utilisa pour prendre les postes de la baie de Conception et de celle de la Trinité. En moins de deux mois les Canadiens de d'Tberville s’emparèrent d'une vingtaine de petits postes, conquirent près de 500 lieues de pays, tuèrent 200 personnes, firent 700 prisonniers ; le butin atteignit 190,000 quintaux de morue. D’Tberville n'avait eu que deux hommes blessés. De re. tour à Plaisance, il s’apprêtait à conquérir Bonavista et Carbonnière, postes fortifiés où s'était réfugiée la garnison anglaise, quand il reçut l’ordre de retourner à la baie d'Hudson. Resté seul, Brouillan ne put maintenir les conquêtes antérieures et la plupart des stations de la côte orientale de Terre-Neuve retournèrent aux Anglais.
D’Iberville à la baie d'Hudson (1697) .—
s, d’Iberville allait croiser dans les
son. On lui avait donné un
nées à séparer ses ennemis et à les détruir
qui amène pavillon tandis qu per. D'’Iberville n'avait que 17 blessés. Une tempête jeta le Pélican à la côte et l'équipage réussit à grand’peine à sauver du naufrag les munitions nécessaires au siège. Les quatre autres navires de Ja flotte ne tardèrent pas à arriver et l’on commença aussitot l'attaque du fort Nelson. Les Anglais n’attendirent pas l’assaut pour capituler bien que la garnison comprit 159 hommes avec 34 pièces de Canon. On trouva dans le fort de grandes quantités de pelleteries. La baie d'Hudson tout entière à l'exception d’Albany, était au pouvoir des Français. Mais là aussi ils laissèrent des troupes insuffisantes pour maintenir Ja conquête. De Sérigny fut nommé Souverneur de tout ce territoire de traite et d’Iberville repassa en France (octobre 1697). En moins d’une année, il avait ravagé les pêcheries anglaises de Terre-Neuve et achevé la conquête des territoires de chasse de l'extrême nord.
Au Saint-Laurent (1691). Pendant que d’Iberville dégage les avenues du Canada, Frontenac, avec les seules forces de la colonie, soutient la lutte contre les Iroquois. Par leurs embuscades et leurs attaques subites, ces Sauvages sont plus redoutables que les Anglais qui ne cessent de les soudoyer contre nous. Ils bloquent le commerce, paralysent l’agriculture, tiennent sans cesse les miliciens l’arme au pied, isolent les paroisses et répan-
plus puissant que le Pélican (48 canons). D’Iberville obligé d'accepter le
combat, commence une série d’habiles manœuvres desti-
troie et 4 sud évite
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