‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 34 sur 120 · LA DERNIÈRE LUTTE · texte numérisé non relu

LA DERNIÈRE LUTTE

4! Déclaration de ia guerre.—]: guerre de la succession d'Autriche était commencée qu'au mois de mars 1

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; la France. I] voulut profiter de cet avantage. Les marchands de Louisbourg s’ sé 6 i

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monté de 600 hommes et l’envoya attaquer l’ile de Canseau, petit poste de pêche dépourvu de moyens de défense et gardé par 80 hommes. Il se rendit à la première sommation. La pêcherie fut détruite et la garnison transportée à Louisbourg.

Encouragé par ce premier succès, Duquesnel crut pouvoir s’emparer aussi facilement d'Annapolis et de toute la Nouvelle-Écosse. Port-Royal n'avait que 80 hommes de garnison et ses fortifications tombaient en ruines. Duquesnel comptait avant tout sur un soulèvement général des Acadiens et des sauvages de la péninsule et sur le concours d’un détachement canadien envoyé par le Souverneur Beauharnois. Du Vivier repartit aussitôt avec 90 réguliers, débarqua à la baie Verte et s’achemina à travers la péninsule vers Annapolis. Il rallia sur sa route 300 à 400 sauvages, mais, à son extrême désappointement, les Acadiens refusèrent de se joindre à lui. Ils Opposaient à leurs compatriotes leur serment de fidélité, la douceur du gouvernement anglai et, par suite, leur absence de griefs contre lui. Contre toute attente, il se trouvait donc que les Acadiens avaient réellement assumé vis-à-vis des deux couronnes leur rôle de Français neutres, revendiqué dès le début de l’occupation anglaise et consacré par la convention de 1730. cette neutralité apparemment si redoutable, le- Anglais allaient devoir le salut de leur province d’Acadie et les Français l'échec si inattendu de leurs armes. Désabusé, Du Vivier voulut user de rigueur: il ne réussit qu’à mécontenter les Acadiens en leur imposant des réquisitions contre lesquelles ils protestèrent vivement. Il n'en continua pas moins Sa route et vint assiéger Annapolis. Les Anglais, désespérant de vaincre, avaient envoyé leurs familles à Boston. Ils devaient capituler aussitôt que paraïtraient les vaisseaux envoyés de Louisbourg pour coopérer avec les forces assiégeantes. Mais les vaisseaux vinrent trop tard. Le gouverneur anglais Mascarène obtint l’aide des Acadiens pour réparer les fortifications d’Annapolis, tandis que le ravit:'"lement des troupes se faisait par un convoi venu de Boston. Ganas qui avait remplacé Du Vivier rappelé à Louisbourg, exécuta de fausses marœuvres et,

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gé, leva le siège. L'expédition avait complètement échoué. |

ne la vota enfin qu’à une voix de majorité. Ce premier

de la Nouvelle-Angieterre. William Peppereli, un marchand du Maine, fut choisi comme commandant de cette croisade puritaine et méthodiste contre les “papistes” Le Louisbourg. L'expédition adopta la devise: Nil disherandum Christo duce. Elle comprenait le plus bizarre assemblage d'hommes également dépourvus de connaissances militaires : bücherons, laboureurs, artisans, pé-

cheurs surtout, mais Presque tous habitués à faire le coup de feu.

S improvisés et ignorants des difficultés d’un siège. Le 24 mars 1745, tout Boston

saluait le départ de la flotte anglo-américaine, Le rendezvous était à Canseau. Le 30 avril, les transports faisaient

leur entrée dans la baie de Gabarus, à l’ouest de Louisbourg.

Chute de Louisbourg.-— S;

Touisbourg était pourvu de fortifications, il manquait d

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