‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 40 sur 120 · D UT DUO · texte numérisé non relu

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400 à 500 hommes, se déclara prête à courir les chances d’un combat. Rigaud ne voulut PaS y risquer ses hom-

res, 350 barques de transport, une vaste quantité de munitions et de vivres. C'était pour Rigaud un vrai succès. On avait arrêté de ce côté le mouvement offensif des ennemis en détruisant leurs moyens d'attaque, et préparé la brillante campagne qui allait s'ouvrir.

Prise du fort Georges. L'année 1757 fut marquée des mêmes lenteurs du côté des Anglais, de la même action rapide et décisive de la part des Français. Le plan de lord Loudoun, approuvé à Londres, était de prendre Louisbourg puis d'aller attaquer Québec. Une

qu'au commencement de juillet, peu de temps après l’ar-

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ew-York. Holborne fit deux croisières au large de Louisbourg espérant livrer combat à Ja flotte française.

la seconde croisière, une violente tempête dispersa ses navires.

Loudoun avait laissé Webb à la garde de la frontière de New-York, le Croyant en état, non seu'ement de re-

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Pendant tout le mois de juil'et il réunit des troupes à Carillon et y Convoqua plus de 2.000 Sauvages appartenant à 36 nations diverses. Il en était venu de Partout, des villages chrétiens du Saint-Laurent, de l'Ohio, des grands

Lacs et même des plaines du Mississipi. Dans de solennelles assemblées, Montcalm excita leur ardeur guerrière contre l’ennemi commun ; ils couvrirent le pays de leurs bandes sanguinaires. Le 20 juillet, 400 sauvages et 50 Canadiens conduits par MM. de Langlade et de Corbières, surprenaient au milieu des îlots du lac Georges, un convoi de 22 barges anglaises montées par 350 miliciens du New- Jersey envoyés en éclaireurs. Ils tuèrent beaucoup de monde et firent 200 prisonniers. Deux barges seulement réussirent à s'échapper.

Le 30 juillet, l’armée française s’ébranla : elle comprenait avec les sauvages 8,000 hommes. Lévis menait l'avant-garde le long de la rive occidentale du lac Georges, tandis que le gros des troupes, sous Montcalm, suivait en bateaux. Le fort Georges ou William-Henry, grand quadrilatère à bastions, était situé à la pointe méridionale du lac Georges à 30 milles de Carillon. À l’est, sur une éminence, près du chemin qui menait au fort Édouard, se trou-

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