L'CHAMPLAIN Ë
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… DAink à FS Frédéric roue
À à LCarillon ou
La Vallée du Richelieu.
vait un Camp retranché séparé du fort Georges par un Marais. La garnison composée de 3,000 hommes aux ordres du lieutenant-colonel Munro, possédait des munitions et des vivres en abondance. Elle se défendit avec Vaillance. Pendant cinq jours, elle Soutint sans faiblir un bombardement intense. Elle n’osa attendre l'assaut. Désespérant de recevoir des renforts de Webb, qui ne
un délai de deux mois. Le fort Georges fut rasé.
l’armée française, une Cinquantaine d’Anglais furent mas-
de l’horrib'e hécatombe. Tout Prouve au contraire que rien ne faisait prévoir ce faial dénouement. Quand le massacre eut commencé, interprètes, missionnaires, officiers de l’armée, les chefs eux-mêmes, Montcalm. Lévis ‘oyèrent de leur mieux, parfois au risque de leur Propre vie, à sauver les malheureuses victimes des Indiens, “ce mal nécessaire” dont parle Bougainville,
Apogée de l'offensive. Détresse du Canada.
—La campagne de 1757 finit en novembre Par une incursion contre la frontière de New-York. Cette fois ce fut de Belestre qui mena 300 Canadiens et Sativages contre
le district appelé German Flats, établissement d’Allemands du Palatinat, situé entre Schenectady et les sources de la rivière Mohawk. Il dévasta le pays pendant plusieurs jours et fit plus de 100 prisonniers. Ce dernier succès, dépourvu d’ailleurs de résultats pratiques, marque la fin de l'offensive française dans l'Amérique du Nord. Sur tous les points, les Anglais avaient subi des échecs. Repoussés de Louisbourg, chassés du lac Georges et du territoire des Iroquois, toutes les avenues vers les grands Lacs et la vallée du Mississipi leur étaient fermées. Les vaillantes troupes de Montcalm étaient partout victorieuses.
Mais la lutte allait changer de caractère. Le Canada mourait de faim. Toujours en armes, les miliciens ne pouvaient ensemencer leurs terres ou faire la moisson. Le pain manquait, on en était réduit à la viande de cheval, les troupes régulières dispersées dans les campagnes pendant l’hiver partageaient la maigre pitance des habitants. L'administration ne pouvait être pire: les finances étaient ruinées, ce qui n’empêéchait pas Bigot et sa bande de poursuivre le cours de leurs pilleries et de leurs orgies accoutumées.