THOMAS DUNN
Loi des prisons.— Thomas Dunn, qui lui succède en qualité de président du Conseil est un vétéran de la
., . Q A , politique canadienne: mais l’âge et le manque d’auto-
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DAOUR PESTAENE TER
rité empêchent ce vieillard de réagir contre l'agitation Populaire; le malaise se généralise et s'aggrave davantage sous son adminsitration, Le parlement ayant en
Passé une loi d'impôt pour la Construction de nouvelles prisons, l’on vit s'élever d’acerbes protestations de la part des gens du commerce et de la finance qui se prétendaient visés par la nouvelle loi. Ils auraient préféré une taxe foncière, comme étant plus équitable, parce qu’elle atteint tout le monde. Ils pétitionnèrent à la Chambre et au roi en demandant le rappel pur et
aisait au parlement. Ce fut le commencement de l’ingérence des journaux dans la politique. Le début était plutôt violent.
les gazettes par des insultes, Pour se résoudre dans le peuple par des chicanes. La Chambre songeait à se nommer à Londres un représentant en permanence auprès du ministère, Le Souvernement l’en empêcha longtemps et
refusa toujours de sanctionner cet acte du parlement.
Conflit de Pouvoirs.—]’Acte de 1791 était destiné dans la pensée de ses auteurs à améliorer le gouvernement de la province. Le gouverneur et son conseil d'État, investis du pouvoir exécutif, représentaient l’autorité royale et en exerçaient les prérogatives. La Chambre des députés, jouissant du pouvoir de légiférer, représentait les volontés du peuple. Pour empêcher Ja Chambre d’exagérer ses prétentions dans les moments difficiles