‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 67 sur 120 · EE PAT OMIS · texte numérisé non relu

EE PAT OMIS

GUERRE CANADO-AMÉRICAINE 347

frontière du centre, le général Rensselaer. après quatre mois d'inactivité, se décida à traverser le Niagara et attaqua l'armée canadienne à Queenstown en face de ses propres quartiers généraux de Lewiston. À l'aurore du 13 octobre un fort contingent américain prit pied sur le sol canadien et escalada les hauteurs de la place. Brock, accouru du fort George à la nouvelle de ce coup de main, comprit tout l'avantage que pouvait tirer de cette occupation hardie le général américain et il résolut à tout prix de l'en déloger. Il réunit donc les sauvages et miliciens sous ses ordres et ordonna une charge générale contre l'ennemi. L'engagement fut des plus meurtriers et des centaines d'hommes y furent tués de part et d'autre. L'avantage resta cependant aux Américains et le général Brock tomba victime de sa bravoure. L'armée d'attaque, privée de son valeureux chef, se retira du champ de combat. La retraite ne fut pourtant pas longue. Le général Sheaffe, qui prit aussitôt le commandement, ajouta aux milici: 3 quelques détachements de ligne et reprit l’offensive des l'après-midi. Après un nouvel assaut meurtrier, l’armée canadienne culbutait les Américains des hauteurs de Queenstown, faisait prisonniers le commandant Wadsworth avec 900 hommes. La mort de Brock était fièrement vengée et la victoire était importante. Sheaffe et Rensselaer conclurent une armistice ; le général américain fut cassé et remplacé par Smyth. Au centre comme à l'Ouest, l'invasion avait été un coup manqué, dans le Bas-Canada serait-elle plus heureuse ?

Exploits de l’armée du Nord.—Ile général en chef Dearborn s'était réservé la conquête du Bas-Canada. Pendant cinq mois il piétina sur place, en octobre il n'était encore rendu qu’à Green Bush près d’Albany; le brigadier Bloomfield à la tête de plus de 5,000 hommes le précédait à Plattsburg. Dearborn se dirigeait sur Montréal à petites journées. Son voyage déjà lent fut encore retardé par l’insuccès de Hull et de Rensselaer. L'armée américaine traversa à peine la frontière. L’armée canadienne, chargée de la rencontrer, était sous le commandement de Rottenburg, tandis que les avant-

hphéhois js 20

De enuns robls ee

a nn PI

ii dighnh

postes, le long des frontières entre Lacolle et Saint-Régis, étaient confiés aux voltigeurs de Salaberry. Les Américains parurent abandonner leur projet d’invasion pour cette année et n’ambitionnèrent plus que de couper les communications entre les armées canadiennes des deux provinces. Leur grand exploit fut de surprendre et de massacrer un petit détachement à Saint-Régis. Par représailles Prévost ordonna la prise d’un “blockaus”’ américain à la rivière Salmon (novembre 1812). Dearborn, vu la saison avancée, se retira dans ses quartiers d’hiver à Plattsburg. Ainsi se termina la troisième invasion.

Succès américains sur mer.—Sur l'Atlantique la marine américaine fut plus heureuse que ne l'avaient été aux frontières les armées de terre. Quelques unités anglaises avaient été défaites dans un engagement sur les côtes de la N ouvelle-Angleterre. Cette victoire maritime était d’ailleurs plus glorieuse que féconde en résultats pratiques et l'Angleterre ne devait pas s’en émouvoir tant que sa colonie, abandonnée à elle-même, réussirait à rejeter l’envahisseur aux frontières. Cette première année de guerre se terminait donc à notre avantage.

ms mn PES ET ONETEIR IP

E di:

ri di:

Page 1