‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 73 sur 120 · LE OS · texte numérisé non relu

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Conseil füt.un député. Quant à réformer les bureaux publics, sir John en était quasi incapable ; le système, soutenu par toutes sortes d'influences, était trop en faveur auprès des ministres à Londres. Et la plaie du fonctionnarisme, dénoncée par Dorchester, alla toujours s'agrandissant.

Œuvre utile du parlement,—À la session de 1817, Sherbrooke sut prévenir le débat orageux que tous prévoyaient ; il pria la Chambre de renvoyer à la fin de la session la discussion au sujet des juges ; l’Assemblée consacra donc son temps à faire du travei! utile pour !e développement du pays. C’est ainsi qu'à la cloture du parlement, une trentaine de bonnes lois étaient préseiie à la sanction royale et le gouverneur pouvait ec si cérité se déclarer très heureux de l'œuvre utile c: prati que accomplie par la législature cette année 1: à ces sion suivante fut encore plus active que la préce.ien, Le parlement, qui avait autorisé l'émission @: 18 nt à de bons de l’armée durant la dernière guerre, Constat à avec satisfaction que la métropole avait (1818) honoré sa parole par des lettres de change sur Londres «1: remboursements en monnaie d’or, Les avances, faites par le gouverneur aux paroisses pauvres, furent aussi remboursées par la législature et de nouveaux secour: furent votés. Un comité de bonne entente entre les deux corps délibérants fut établi et donna les meilleurs résultats. Les deux banques de Québec et de Montréal furent fondées en ce temps-là ainsi que deux grandes compagnies d'assurance.

On s'occupa d'établir de nouvelles communications avec le Haut-Canada, en vue du commerce interprovincial et des besoins grandissants de la colonisation. Le projet du canal de Lachine, lancé plus d’un siècle auparavant par les sulpiciens Dollier de Casson et de Belmont, entra dans la voie de la réalisation. On mit à l'étude des projets de canaux sur les rivières Rideau et Ottawa ; pour tous ces travaux préliminaires la Chambre voita d'importants crédits. Le duc de Wellington, qui favorisait ces vastes entreprises, avait surtout en vue leur utilité militaire ; l’Assemblée adopta aussi des mesures pour

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encourager et développer l’agricu'ture, ainsi que le commerce avec les États-Ums. Enfin des pensions furent votées aux victimes de la guerre; et, tandis que l’Angleterre dans sa reconnaissance tardive prenait cinq ans à envoyer des drapeaux aux bataillons canadiens, le parlement provincial donnait aux braves défenseurs du pays des témoignages de reconnaissance pour les services rendus. La Chambre avait prouvé en ces deux dernières années qu'elle était capable de servir utilement les intérêts du pays, pourvu que le chef du gouvernement fût un homme de tact, de sens pratique et de jugement sûr. Tlamais le parlement ne s'était montré aussi actif, aussi habile législateur.

Préparation de luttes.—]: question des subsides vint de nouveau embrouiller les choses. Pour la première fois depuis Dorchester, le gouverneur, après avoir comme d'habitude fourni à la Chambre un état de compte des dépenses à solder, lui présenta pour étude un exposé des dépenses prévues et demanda de voter l’argent pour les couvrir. La Chambre fit quelques coupures au budget et vota £41,000 pour l’année courante. Sherbrooke, qui avait constaté que le système financier de la province était en désordre, insistait auprès des ministres pour régler au plus tôt cette importante question.

Vers ce temps le juge Foucher, des Trois-Rivières, fut mis en accusation par le parlement pour avoir, en plusieurs occasions,usé de partialité et favorisé des amis au cours de procès. Sherbrooke suspendit le juge de ses fonctions avant même que la Chambre l’en priât. Le Conseil législatif fut chargé par le régent de juger de ce cas. Cette prérogative accordée au Conscil fit appréhender de nouvelles difficultés pour l'avenir. Sherbrooke demanda aux autorités impériales que les accusations de ce genre fussent d'abord soumises au régent avant de les confier au Conseil pour jugement. La Chambre en cette occurrence négligea d'établir par des preuves le bien fondé de ses accusations et Foucher put remonter sur le Banc. Sherbrooke, pour des raisons d'âge et de santé, demanda son rappel. Le ministère, revenant à sa politique d'avant la guerre, confia le gouvernement du pays à des hommes

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susceptibles de reprendre et d'imposer l'idéal politique de Milnes, mais incapables assurément de le réaliser com-

me le prouve bien d'ailleurs leur conduite souvent intempestive et malhabile.

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