LORD GOSFORD
Commission d'enquête. ]e ministère anglais, inquiet de la tournure que prenaient les événements au anada, envoya une commission rovale, composée du nouveau gouverneur, lord Gosford, de sir George Gipps
et de sir Charles Grey. Gosford, irlandais protestant,
était, dit un historien anglais, un “faux bonhomme” cajo-
leur, n'ayant ni Ja Capacité intellectuelle ni la force morale que les circonstances exigeaient du chef du gouvernement. Gipps, soldat de carrière, libéral en politique, ne laissa de son Passage qu'un souvenir obscur : quant à Grey, il devait sa nomination au roi lui-même, qui l'avait chargé tout spécialement de la défense du Conseil législatif. La commission se mit au travail dès son arrivée ; mais son œuvre se résume à peu de chose. Londres avait décrété que le Conseil législatif ne devait p
as être électif, es Commissaires furent aussi de cet
avis parce que, disait- On, un Conseil élu par Je peuple serait bientôt formé à l'image de l’Assemblée et la minorité anglaise n'aurait
plus personne pour la défendre. Le ministère responsable au peuple ne devait Pas non plus être recommandé. C'eut été porter atteinte aux pouvoirs du gouverneur, représentant du roi. Quant aux finances, jes commis- Saires proposaient de rappeler la loi impériale. qui mettait à la disposition de la législature les revenus de la Couronne. Dans le même temps le gouverneur, homme galant, ouvrait ses salons à la société Canadienne, donnait un grand bal à Ja Sainte-Catherine. Visitait Îles couvents,
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