‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 95 sur 120 · LORD CATHCART · texte numérisé non relu

LORD CATHCART

Très importante session.-—Metcalfe, malade d’un cancer à la joue. dut abandonner son poste, il quitta la province en 1845 et mourut l’année suivante: il v avait bien quelque chose de tragique dans la fin prématurée des quatre derniers gouverneurs généraux Durham, Svdenham, Bagot et Metcalfe. Lord Cathcart, militaire de carrière, remplaca Metcalfe temporairement: mais la crainte des hostilités avec les États-Unis au suiet de l’'Orégon porta le ministère anglais à le nommer d'office presaue tout de suite.

Cathcart dans le discours du trône (20 mars 1846) fit l’éloge de son nrédécessenr. Il s’en suivit un débat animé dans lequel M. Viger fut fort attaqué par les jeunes députés.

L'acte principal et le plus conforme au gouvernement constitutionnel démocratique fut de faire passer sous le contrôle du parlement la vote annuel de la liste civile comp'ète. Le ministère Drarer-Viger mettait dans les statuts la plus précieuse des libertés populaires qui avait été supprimée par l’Acte d'union anrès plus de 40 ans de luttes parlementaires. (C’était le règlement final de cette fameuse auestion des subsides. La loi des éco'es fut amendée de manière à ob'irer les parents de faire instruire leurs enfants en les forçant de paver quand même. Après onze mois d’une session active. où nlusienrs lois d'ordre économique fort utiles furent adoptées, M. Viger se retira de la vie politique, laissant le ministère en complet désarroi.

Les contemporains de Viger ne lui ont pas pardonné d'être entré dans le cabinet à la sortie de Lafontaine

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LÉS PROVINCÉS UNIES 436

Ce dernier a certes fait un beau geste en démissionnant, Viger soulevait moins d'enthousiasme en prenant sa place, mais il semble qu'il v aït eu dans ces deux gestes une question d'opportunité politique beaucoup plus qu’une question de principe essentiel. Quoi qu'il en soit, la langue francaise reconnue officiellement. le pardon accordé aux chefs de 1837, la loi municipale “émocratique, la loi de l'instruction publique. le contrôle absolu du parlement sur les subsides voilà autant d'actes d’une importance capitale qui sont à la base même de nos libertés constitutionnelles et que nous devons de fait à l’administration de Denis-Benjamin Viger, qui n’a jamais cessé d'être un patriote.

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