HR. HISTOIRE DU CANADA
répandit autant de consternation à Québec qu'à Port-Royal. Tout le monde sentait la perte que l’on venait de faire, surtout Champlain, qui avait joui de la protection et de l'amitié de ce grand prince. Ils embarqua immédiatement pour la France, afin de veiller aux intérêts de la colonie, lesquels allaient peutêtre se trouver compromis gravement dans les dissensions que faisaient redouter cette catastrophe.
L'esprit du nouveau gouvernement, la liberté de la traite, formellèment annoncée et qui dunnait déjà lieu à une concurrence très-vive, obligèrent M. de Mons à abandonner tout à fait ses projets, et ceux qui voulaient les continuer, à porter leurs regards ailleurs.
Champlain, après en avoir conféré avec lui à Pons, travailla à former une nouvelle compagnie, et à mettre le Canada sous la protection de quelque haut personnage qui pût lui assurer les dispositions favorables de la eour. L'influence de la marquise de Guercheville dans les affaires de l’Acadie, semblait Jui en prouver la nécessité. Il chercha dans la foule des princes et des grands seigneurs, et s'arrêta à Charles de Bourbon, comte de Soissons, qui consentit, par des lettres du mois d'octobre 1612, à remplacer M. de Mons comme lieutenant-général, et à garder Champlain pour son lieutenant. Mais à peine ces lettres étaientelles signées que ce prince mourut, Champlain allait retomber dans son premier embarras, lorsque heureusement le duc de Condé accepta la charge vacante et le continua dans ses fonctions.
La commission de Champlain lui ordonnaïit de saisir tous les bâtiments qui feraient la traite sans permission, depuis Québec en remontant le fleuve. C'était abolir, pour ces limites, la liberté de commerce accordée par Henri IV. Lorsque cette commission fut publiée dans les ports du royaume, elle souleva une opposition formidable, et Champlain eut besoin de toutes les ressources de son esprit pour conjurer l'orage. Il proposa, pour satisfaire tout le monde, une société de colonisation et de traite, dans laquelle tous les marchands auraient droit d'entrer. Il voulait assurer le succès de la colonie, et rendre en même temps par ce plan, sous certaines conditions, le commerce libre à tous ceux qui le faisaient. C'était bien ce qu'il y avait de mieux à faire; mais les marchands de La Rochelle refusèrent de
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faire partie de l'association. Ils avaient été priés de se trouver à Fontainebleau pour signer l'acte de société avec ceux de Saint-Malo et de Rouen, et ils n’y vinrent point. Pour montrer qu’on voulait leur donner tout Je temps nécessaire pour réfléchir, on leur laissa le droit d'entrer dans la compagnie pour un tiers, s’ils venaient à changer d'avis; mais comme ils ne se conformèrent point dans le temps donné aux articles proposés, l'acte fut clos et les deux dernières villes y furent parties chacune pour moitié. Faite pour onze années, l’association fut ratifiée par le duc de Condé et confirmée par le roi, ce qui fit regretter alors aux marchands de La Rochelle leur obstination, parce que la liberté du commerce se trouva abolie par cette confirmation, à laquelle ils ne s'attendaient pas. Ils continuèrent toutefois à faire par contrebande une traite considérable sans qu’on pût les en empêcuer, à cause de l’impossibilité à cette époque de garder les côtes du Canada. Champlain, qui attendait beaucoup de la nouvelle société, avait fait défricher, dans le voisinage de Montréal, l'emplacement d’un fort pour protéger le comptoir qu'il était question d'établir dans cette Île. Il avait conclu en même temps un traité d'alliance et de commerce avec les Hurons, qui étaient venus le visiter au nombre de 200, et qui lui avaient permis de former des établissements dans leur pays, s’il en trouvait le soi convenable. Ne cessant point de promener ses regards sur toutes les centrées situées vers les sources du Saint-Laurent et des rivières qui tombent dans ce fleuve, il fixa, en 1613, son attention sur les pays du Nord. Un aventurier lui assura qu’il était parvenu avec des Algonquins : uns mer, sur les hords de laquelle il avait vu les débris d'un navire anglais. Il voulut aller vérifier ce fait, que la découverte de la baie d'Hudson peu d'années auparavant (1602) rendait assez probable, Mais après avoir remonté la rivière des Outaouais jusque dans le voisinage de sa source sans avoir aperçu la mer, il revint sur ses pas. S'il avait eu da bons guides, il aurait pu atteindre la baie d'Hudson en peu de temps, puisqu’avec un canot léger, l’on peut s’y rendre des Trois-Rivières par la rivière Saint-Maurice en quinze jours. Quoiqu'il en soit, la découverte du lac Ontario allait offrir, en 1615, une belle compensation à ses peines. Il se trouvait au saut Saint-Louis, lorsque les Hurons et les Outaouais vin-
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rent réclamer de nouveau son appui pour repousser les Iroquois, qui leur barraient toujours le chemin. Il partit pour Cahiagué, sur le lac Ontario, où les alliés réunissaient leurs forces. Il prit la route de la rivière des Outaouais, parvint jusqu’au lac Nipissing, à environ 60 lieues au nord-est du lac Huron; puis descendant vers le sud, il atteignit les bords du lac Ontario vers la fin de juillet. C'était le premier Européen qui visitait cette “mer douce,” comme il l’appelle, ce lac qui ne réfléchissait | | encore que les sombres forêts de ses rives solitaires, et qui baig. + aujourd’hui tant de villes florissantes.
Il trouva six villages défendus par une triple palissade ; ce- Jui de Cahiagué renfermait 200 cabanes. Il y fut recu avec distinction par toute la tribu, heureuse de marcher à l'ennemi | sous ses ordres, | On ne tarda pas à se mettre en mouvement. On n’eut qu’à | franchir le Saint-Laurent pour atteindre les Iroquois, qui avaient été prévenus de l'invasion assez à temps pour prendre leurs mesures et se mettre en état de défense. Solidement retranchés, ils repoussèrent toutes les attaques, qui furent faites sans ordre et avec la plus grande confusion, malgré les efforts des Français pour régulariser les mouvements de ces hordes indociles, qui passérent alors de l’excès de la présomption au plus profond dé- [M couragement. Il fallut songer à la retraite, qui s’opéra heureu- | sement sans perte,
Champlain, qui avait encore reçu deux blessures, demanda, lorsqu'il fut assez bien rétabli pour pouvoir supporter les fatigues du voyage, des guides pour le reconduire à Montréal. 11 fut refusé sous différents prétextes et forcé de passer l'hiver chez ces peuples. Il mit ce délai à profit pour étendre ses courses au midi du lac Ontario; il visita la nation Neutre, tribu populeuse, qui, malgré sa position entre les parties belligérantes, conservait des relations amicales avec tous ses voisins. Il ne fut de retour au saut Saint-Louis que dans le mois de juin. Le bruis de sa mort s'était répandu dans la colonie, aussi la joie de ses compatriotes fut-elle grande lorsqu'ils le virent revenir sain et sauf, après avoir fait des découvertes qui ajoutaient une nouvelle célébrité à son nom.
Pendant qu'il reculait du côté de l’ouest les limites de la Nouvelle-France, les difficultés ne cessaient point dans l’An-
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cienne, au sujet du privilége de la compagnie, par suite de l’opposition violente que ce privilége excitait. ÆEn 1618, les États du royaume étant assemblés, les députés de la Bretagne avaient réussi à faire accepter par le conseil l’article de leurs cahiers qui demandait la liberté du comm.:e des pelleteries, Champlain, repassé en France, fit revenir sur cette mesure, qui sapait par sa b°2e la société qu’il avait eu tant de peine à former entre Rouen et Saint-Malo: et, après une discussion dans laquelle tous les intéressés furent entendus, la liberté en question fut supprimée. Les procès et les difficultés qu'éprouvait sans cesse la compagnie, lui auraient déjà fait abandonner des opérations stériles sans le fondateur de Québec, qui, mettant tour à tour er jeu l'intérêt, le patriotisme et l’honneur, réussissait toujours à l'empêcher de se dissoudre et à prolonger une existence qu’il regardait comme le salut de la colonie. Il pressait cette société de travailler avec plus de zèle à la colonisation ; ce qu’elle promettait de faire et ne faisait point. Au contraire, il eut bientôt lieu de voir de quelle manière elle entendait remplir ses obligations.
Comme il se préparait à passer . ; Amérique avec sa famille, la société voulut lui ôter le gouvernement du Canada, parce qu’il s’attachait trop à Ja colonisation, pour le donner à un homme plus facile, sous prétexte qu’il serait plus utilement employé lui-même à faire des voyages de découvertes et à nouer des relations avec les peuples qu’il pourrait visiter. Elle voulait donner l'administration à Pont-(travé, qui ne s'était jamais intéressé qu’à la traite. 11 s’éleva à ce sujet une contestation fort vive, qui fut portée devant le conseil du roi, lequel, par un arrêt rendu en 1619, maintint Champlain à la tête de la Nouvelle-France. Celui-ci put, après tant de déba's, s’embarquer pour la colonie, en 1620. C'était à peu près dans le temps où le prince de Condé, qui avait été emprisonné pendant les troubles du royaume, était rendu à la liberté et cédait la lieutenance-générale du Canada à l'amiral de Montmorenci pour 11,000 écus; preuve certaine que cette charge honorifique valait déjà quelque chose. Champlain fut confirmé dans ses fonctions par le nouveau titulaire, et M. Dolu, grandaudiencier, fut chargé en France des affaires de la colonie, aux. quelles l'amiral de Montinorenci pa:ut prendre plus d'intérêt
que son prédécesseur. Les associés voulurent encours qne Champlain partageât le commandement avec un autre; mai: le roi veieta leur prétention, et les obligea de suivre Les seules affaires de leur commerce.
C'est à son retour à Québec que Champlain fit commencer la construction du ch'teau Saint-Louis, sur la cime du cap, château devenu célèbre pour avoir servi de résidence aux gouverneurs canadiens jusqu’en 1834, qu’il fut entièrement détruit par un incendie. Tous leurs actes étaient datés de cette demeure vice-royale, qui n’a pas été rebâtie.*
Les récollets avaient déjà commencé, avec la permission de Louis XIII, à se construire un couvent sur la rivière Saint- Charles, * quoique la population de Québec ne dépassât point cinquante âmes, en y comprenant même ces moines. Mais tel était l'esprit religivux du temps, que différents ordres monastiques purent, par les libéralités des personnes pieuses de France, élever au milieu des forêts du Canada, de vastes établissements d'éducation et de bienfaisance, qui font encore l’ornement de ce pays, La première pierre de la chapelle du cuuvent des récollets fut posée en 1620. Six ans auparavant, les récollets de la province de Paris avaient été invités à venir en Canada par plusieurs personnes, surtout par les marchands qui redoutaient la présence des jésuites. Il en vint quatre en 1615. Ils visitèrent les Hurons avec Champlain, et l’un d'eux se rendit l’année suivante chez la nation Neutre. Ils envoyéèrent. un sauvage en France, au coilège de Calleville, qui lui donna une excellente éducation. : ’::t en 1618 que le pape Paul V accordait, à la demande &e ! : bassadeur de France, la mission du Canada aux récollets de Paris, Plusieurs de ces religieux moururent au milieu des indigènes ; le P. Nicolas Viel, homme très-savant, fut noyé par les Hurons.
Les récollets furent les seuls missionnaires de la colonie jusqu’en 1624. A cette époque, le P. Irénée Le Piat invita les
dernier pour servir de dépendance au château, et que le feu a épargné.
* Les récollets échangèrent des terres qu'ils avaient contre celles que M. Hébert possédait sur la rivière Saint-Charles, ainsi appelée parce que M. de Ransay, grand vicaire de Pontoise, voulait, s'il ne fût mort, bâtir sur le bord de cette rivière en l’honneur de ce saint, un sémivaire pour y instruire les sauvages,
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jésuites à y venir; mais les marchands refusèrent d'ahord de les recevoir. Ces nouveaux missionnaires furent obligés de rester sur les navires dans le port de Québec, jusqu’à ce que les récollets leur eussent trouvé un asile dans la ville naissante.*
Dans la suite, ceux-ci vendirent leur couvent, auquel ils avaient donné le nom de Notre-Dame-des-Anges ; on en fit un hôpital. Le roi leur donna, en 1681, le lieu où était la sénéchaussée de Québee, en face du château Saint-Louis, pour y élever un hospice.
Si les récollets sont les premiers missionnaires venus en Canada, t ils sont aussi les premiers qui en aient disparu. Ce qui frappait davantage autrefois l'étranger en arrivant sur ces bords, c'étaient nos institutions conventuelles, comme dans les provinces anglaises, c'étaient les monuments du commerce et de l'industrie, différence caractéristique qui fait connaître l'esprit des deux peuples. ‘Tandis que nous érigions des monastères, le Massachusetts construisait des navires pour commercer avec toutes les nations.
En 1621, les habitants et les principaux fonctionnaires demandèrent encore l’appui de la métropole. Le P. George Lebaillif porta leur pétition en France. Dans le même temps Champlain publiait quelques ordonnances pour la bonne conduite des colons et le maintien de l’ordre, Ce petit code de lois, le premier qui ait été fait en Canada, ne paraît pas avoir été couservé, On commençait alors à trouver des habitants qui vivaient du produit de leurs terres. Les Hébert et les Couillard sont à la tête de ceux d'entre ces cultivateurs qui ont laissé leurs noms dans nos annales, Louis Hébert amena sa famille en Canada en 1617 ; c'était un apothicaire qui s'était d’abord établi en Acadie. Il défricha une partie du terrain sur lequel est située la haute ville de Québec. C’est en 1628 seulement qu’on laboura pour la première fois avec des bœufs. La plupart des Français étaient encore employés à la traite des pelleteries. Les principaux comptoirs étaient à Tadoussac, à Québec, aux Trois- Rivières et au saut Saint-Louis.
* Collection de documents recueillis en France par M, G. B. À, Ferland, prêtre de l'archevêché de Québec.
? Les P P. Denys, Jean Dolbeau, Joseph Le Carron, qui avait été aumônier du roi, iorsqu'il était dauphin, ainsi que du due d'Orléans, et le frère Pacifique Duplessis vinrent en Canada en 1615 ; les P P, Huet et Modeste en 1618,
64 dISTOIRE DU CANADA.
Les sauvages, qui avaient continué de se faire la guerre, soupiraient depuis longtemps après la paix. Les deux partis, fatigués d’une lutte sanglante, qui, selon leur rapport, durait depuis plus de cinquante ans, avaient tacitement consenti à une espèce de trève, qui fut suivie d’un traité solennel ratifié en 1622.
L'arrivée des Européens exerça une influence décisive sur les rapports politiques qui subsistaient entre toutes ces nations. Elle changea aussi complétement leurs destinées. Les fiers Iroquois semblaient marcher à la domination de toutes les contrées baignées par les eaux du Saint-Laurent et de l’Atlantique. Les Français les arrêtèrent et protégèrent leurs aîversaires, jusqu’à ce que les uns et les autres se fussent effacés, comme leurs forêts, devant cette civilisation, qui détruisait tout, hommes et choses, pour s'asseoir en reine, dans ce domaine sans passé. ,:
Pendant que les sauvages étaient amenés à la paix par une espèce de crainte instinctive de ces étrangers, qui semblaient avec leurs armes à feu porter la foudre du ciel dans leurs mains, les spéculateurs, chargés des destinées du pays, ne cessaient point de se quereller. La traite, sous l'amiral de Montmorenci, comme sous le prince de Condé, fut un sujet continuel de discor@e, tan :ôt entre le gouvernement d’une part el les négociants de l’autre, tantôt entre les seuls négociants eux-mêmes. On a vu toutes les dissensions de la société formée entre Rouen et Saint-Malo en 1616, la dissolution de cette société, ‘a formation d’une société nouvelle, sa réunion à l’ancienne après des procès et des vicissitudes diverses. La concorde n’avait guère été plus grande depuis.
Vers 1620, la compagnie de Thomas Porée, qui était compesée d'habitants de Rouen et de Saint-Malo, et dont les priviiôges avaient encore quatre ans à courir, poursuivaient l'amiral de Montmorenci, le frère récollet George Delahay, député du Canada, Guillaume de Caën et les autres membres de la compagnie, dont, l'amiral était le chef. En attendant la décision du litige, le conseil du roi permit en 1621 aux: membres des deux compagnies de faire la traite ensemble. L'année suivante, le roi rendit un arrêt par lequel la compagnie de l'amiral de Montmorenci fut seule maintenue, mais avec le droit à tous les Français de s'y faire agréger dans l’année ; il fut en outre ordonné de
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Le duc de Ventadour, dégoûté du monde, était entré dans les ordres sacrés pour se livrer aux méditations religieuses. En acquérant cette charge il voulait travailler moins à l’établissement du Canada qu'à la conversion des infidèles. Aussi fit-il peu de chose pour la colonisation : il ne s’occupa que des missions. Il fit passer dans l’année même à ses propres frais, cinq jésuites à Québec, parmi lesquels se trouvaient les PP. Lalemant, Brébeuf * et Masse. Mais Champlain veillait sur le pays comme son génie protecteur, et s’il ne pouvait lui faire faire de progrès, il l’empêchait au moins de succomber.
Outré de plus en plus de l'indifférence de la nouvelle compagnie, il l’accusa auprès du nouveau chef, auquel il peignit avec énergie l'abandon dans lequel elle laissait languir une contrée, qui ne demandait, disait-il, qu’un peu d'aide pour fleurir. Ces plaintes parvinrent aux oreilles de Richelieu, chargé alors des destinées de la France. En apprenant le mal, ce ministre recourut au remède avee sa promptitude ordinaire.
Richelieu, que l’Europe s’accorde à regarder comme le premier homme d'État moderne, était parvenu au timon des affaires en 1624. Créature du maréchal d’Ancre, il avait su acquérir les bonnes grâces de la reine mère, dont il fut dans la suite l’ennemi acharné, Il s’employa activement à rétablir la paix entre elle et le roi son fils. Pour le récompenser, elle lui fit obtenir la chapeau de cardinal et une place dans le conseil, qu’il assujettit bientôt à ses volontés par sa fermeté et par ses talents. IL introduisit un système de politique qui changea la face de l'Europe. Ce puissant génie, dit l'abbé
* Le P, Brébeuf était d'une ancienne famille normande de la souche de laquelle descendent les Arundels d'Angleterre.—Dict, Historique,