‹ Histoire du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 18 sur 64 · NOUVELLE-FRANCE JUSQU'A LA PAIX DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE · texte numérisé non relu

NOUVELLE-FRANCE JUSQU'A LA PAIX DE SAINT-GERMAIN-EN-LAYE

Les persécutions politiques et religieuses et la conquête étrangère déterminent les émigrations ; exemple: les Irlandais et les Ecossais —Les buguenots formellement exelus de la Nouvelle-France.—Grandes espé-

| rances que donne en France la compagnie des cent associés.—Elle envoie

un armement considérable à Québec, sous les ordres de Roquemout.— Acadie : le chevalier Alexander en obtient la concession de Jacques Ier Ï pour lu peupler d'Ecossais ; et une partie de cette province reçoit alors le

nom de Nouvelle-Ecosse.— Une colonie y est envoyée et s'en revient sans avoir débarqué.—Création de l'ordre des chevaliers baronnets de la Nouvelle-Ecosse. Guerre entre la France et l'Angleterre.—Kertk s'avauce contre Québec, puis abandonne son entreprise.—ÆEn se retirant, il reu- | contre dans le bas du fleuve l’escadre de Roquemont et s’en empare.— Québec, réduit à la famine par cett: perte, se rend l'année suivante à l

Louis et Thomas Kertk, qui secourent les habitants mourant de faim.— | | Le Cap-Breton pris par une partie de la flotte de Kertk, et repris par le L | ( capitaine Daniel.—Le chevalier de la Tour attaque le fort du enp de Ë \l Sable, défendu par son propre fils, et est repoussé.—Le chevalier Alex- S ander lui cède la Nouvelle-Ecosse, excepté Port-Royal.—La France et E l'Angleterre occupent en même temps l'Acadie.—Traité de Saint-Ger- ”

main-eu-Laye.

}) ‘ Si l’on ne réussit pas, dit Lescarbot en parlant de colonisation,

€ | il faut l’attribuer partie à nous-mêmes, qui sommes en trop bonne l terre pour nous en éloigner, et nous donner de la peine pour les À À | ‘ommodités de la vie.” On a reproché aux Français de ne pas ë 2 émigrer, de se laisser dominer par les charmes de la société et de Fe € la famille, de refuser enfin d'améliorer leur condition parce que ee €

l’abandon de la patrie leur causait trop de regret, Mais ce sen- ë timent est commun à tous les peuples, même à ceux qui sont à Le deminomades. ‘“ Dirons-nous,” répondait le chef d’une peuplade \ américaine, dont l’on voulait prendre le territoire, “ dirons-nous aux os de nos pères: Levez-vous et marchez.” La pensée de quitter pour jamais la patrie est douloureuse. Il n’y a que les

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