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tinent, ont eu leur berceau dans les déserts de la Tartarie. Il ne peut pas y avoir, en effet, plus de similitude entre deux peuples, séparés par de longs espaces de temps et par de longues distances, qu'entre les sauvages américains et les T'artares asiatiques.
On sait aujourd’hui combien le climat change le physique de l’homme, modifie ses manières, ses mœurs et même la tournure de son intelligence. L’habitant des États-Unis ne ressemble déjà plus à celui de l’Angleterre. L’Américain est grand, mince, svelte, avec un teint bruni par le soleil et les vents chauds de la terre. L'Anglais est gros, replet, avec un teint rougi par les brouillards chargés des sels de la mer qui e"veloppe son île. La différence du climat a amené ce changement considérable dans l’espace d’un siècle à peine.
Si un pareil changement a pu s’opérer chez un peuple aucuel la civilisation semblait assurer »lus longtemps la conservation de son type physique d’eutrefcis, il ne doit pas paraître étonnant que chez l’homme sauvage, qui marche beaucoup plus près de la nature, le physique éprouve plus vite aussi l'impression des climats qu’il parcourt.
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