DS
cie ler
l'il sei n’é s’a
s tribuives, le apport ; nces de
ne cour ne école
Il pronent de )nnance,
lonnée à nctions.
que sans pouvoir circonspas touinfluence core trop des pou- ) aucune toujours enait née de veto aire et la relations wènes et ant remministra-
eut rien.
, Québec et souten n'avait joars.
peut dire, , l’intenment par
le roi. Le gouvèrnement politique était simple comme tous les gouvernements absolus ; aucun rouage compiiqué n’en embarrassait la marche, rien n’opposait d'obstacles sérieux aux hommes chargés de le faire fonctionner, soit qu'ils voulussent abuser de leur position pour satisfaire leurs passions ou leurs intérêts, soit qu'ils désirassent en profiter pour travailler à l'avancement du pays. Ce système enfin était lé plus mauvais de tous les systèmes de gouvernement : c'était la délégation d’un pouvoir absolu, qui devait être exercé à mille lieues du pouvoir déléguant et dans une société essentiellement différente. Mais on ne devait pas attendre de Louis XIV, le monarque le plus absolu qui ait régné sur la France, des institutions portant en elles-mêmes le moindre germe de liberté. Tandis qu'il privait la France des derniers priviléges qu’elle avait conservés jusqu’à lui, l’on ne devait pas supposer qu’il suivît une conduite contraire à l'égard des colonies, dont il redoutait tant l’esprit d'indépendance, qu’à la in de son règne encore il voulut que le conseil souverain changeât de nom, et qu’il prît celui de conseil supérieur, afin d’ôter, disait-il, toute idée d'indépendance, en écartant jusqu’au terme de souveraineté dans un pays éloigné, où les révoltes seraient si faciles à organiser et si difficiles à détruire.
. Le conseil souverain, formé de cinq, puis de douze membres, nommés par le gouverneur et l’évêque, en vertu de pouvoirs spécialement délégués par le roi, ne pouvait être composé naturcllement que de leurs créatures.
Tant que M. de Laval et les jésuites balancèrent l'autorité et l'influence des gouverneurs, il y eut une opposition dans le conseil, et conséquemment deux partis; mais aucun de ces partis n’était réellement une parti populaire, quoique l’un et l’autre s’appuyassent alternativement sur l'opinion publique. Lorsque le prélat eut perdu son influence à la cour, le conseil devint entièrement la créature des deux représentants du roi, le gouverueur et l’intendant, qui ne rencontrèrent plus d'obstacles sérieux dans l’exécution de leurs volontés ou des ordres de la métropole. Si dans quelques rares occasions ce corps osa différer d’opinion d'avec ses chefs sur quelque point important, l’on peut dire presque avec certitude, que c'était lorsque ses intérêts mêmes étaient attaqués ; l'oligarchie se levait alors comme le reptile sur lequel on a mis le pied.