‹ Histoire du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 33 sur 64 · GOUVERNEMENT ECCLÉSIASTIQUE DU CANADA · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT ECCLÉSIASTIQUE DU CANADA

Missions établies en Canada ; elles relèvent de l'archevéché métropolitain de Rouen, et sont desservies d'abord par les franciscains (récollets,) et plus tard par les jésuites.—La Nouvelle-France est érigée en vicariat apostolique (1657), puis en évéché (1874).—M. de Laval premier évêque de Québec; caractère de ce prélat.—Opposition et difficultés que suscite sa nomination. —M. de Queylus refuse de le reconraître—Etablissement du séminaire de Québec, auquel toutes les dimes du pays sont affectées, à condition qu'il pourvoira à la subsistance des curés.—Les dimes, fixées au treizième par l’évêque, sont réduites au vingt-sixième par le conseil souvorain —Les récollets s'offrent à desservir les paroisses gratuitement, — Les curés, d’abord amovibles, sont rendus inamovibles par l'édit de 1679, qui confirme en outre l'arrêt du conseil souverain touchant la quotité des dîmes.—Depuis la conquête, les curés sont nommés sujets à révocation. — Institutions de bienfaisance et d’éducation.—L'éducation du peuple extrémement négligée.—Caractère du clergé canadien sous le régime français. —Les débats au sujet des libertés de l'Église gallicane n'ont point d’échos en Canada; le janséuisme et le quiétisme y font quelques adeptes,

Le Canada fut dans l’origine, comme on l’a vu, un pays de missions, desservi d’abord par les franciscains, qui y vinrent en 1615, ensuite par les jésuites, enfin par un clergé séculier ayant pour chef un évêque. Ce pays ayant été mis, pour le civil, dès 1629, sous la juridiction du parlement de Rouen, l'archevêque de cette ville le regarda comme une dépendance de son diocèse, et y exerça longtemps les pouvoirs épiscopaux, jusqu’à ce qu’enfin ce droit lui fut contesté. Les jésuites vinrent en Canada en 1625, en qualité de vicaires du siége de Rouen, et y furent les seuls missionnaires depuis 1633 jusqu’à l’arrivée de M. de Laval, en 1659.* Les arrondissements que desservaient les missionnaires, portèrent d’abord le nom de mis-

* Dans les articles arrêtés, en 1646, entre les cent associés et M. de Repentigny, député du Cauada, articles qui cédaient aux habitants la traite des pelleteries, il fut stipulé que ceux-ci entretiendraient les ecclésiastiques et rempliraient les obligations de la compagnie envers les corps religieux.

Page 1