ADMINISTRATION DE SIR JAMES CRAIG
Élections de 1800.—Institution royale.—Principe de la taxation.—La na-
tionalité canadienne.—Publication du Canadien.—Affaire de la Chesapenke.—État de nos relationsavee les États-Unis.—Premières difficultés avec cette république. — Arrivée de sir James Craig en Canada.—Proclamation politique.—Ouverture des chambres.—Projet de loi pour exclure les juges de l’assemblée, —M. Bedard et quelques autres o‘ficiers de milice sont cassés.— Ministère responsable.—Dissolution du parlement.—Discours insultant de Craig.—Les idées du Canadien sur la eonstitution et la responsabilité ministérielle.—Subsides.— Agent à Londres. —Exclusion des juges de la chambre.—-Dissolution subite du parlement.—Saisie du Canadien et emprisonnement de MM. Bedard, Taschereau et Blanchet.— Proclamation du gouverneur.—ËElections.—Craig recommande au ministre d’abolir la constitution ou d’unir les deux Canadas.—Il envoie son secrétaire à Londres; réponse du ministre.—Ouverture des chambres.—Élargissement des prisonniers.— Affaires religieuses.—Entrevues de sir James Craig et de M. Plessis au sujet de l’Église catholique.—Nomination des curés par le gouvernement.—Fin de l’administration de Craig.
DE 1800 à 1805 il y eut un instant de calme. L'élection de 1800 porta à la chambre quatre conseillers exécutifs, trois juges et trois autres officiers du gouvernement, ou le cinquième de la représentation. (C'était une. garantie de sa soumission. Aussi, dès que la législature fut réunie, s’empressa-t-elle de renouveler la loi pour la sûreté du gouvernement et de confirmer l'établissement de ‘“ l’Institution royale,” destinée à servir de base, dans l'esprit de ses auteurs, à l’anglification du pays par un système génércl d'instruction publique en langue anglaise. Cette loi mit l’enseignement entre les mains du pouvoir exécutif, Le gouverneur nomma les syndics et le président qui devaient diriger, sous son veto, cette importante administration ; il désigna les paroisses où l’on ouvrirait des écoles et choisit les instituteurs. Le conseil exécutif fit agréer par l'Angleterre le projet de doter en terres les colléges qu’on se proposait d'établir
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