S4 HISTOIRE DU CANADA
duire dans la forme et \1 mat'ère de ce qu’il &;:vellerait toujours du nom de Zvres. Qi ncrarua cela rendrele papier-monnaie #xe: c'était au contraire eu faire nc nonnaie infiniment plus susceptible de variations, ei qui vuria bien déplorablement. Law s’opposa avec force à ce changement : les principes furent obligés de céder au pouvoir, et les fautes du pouvoir, lorsqu'on en sentit les fatales conséquences, furent attribuées à la fansseté des principes.”?
T'elles sont les opinions d’un homme d’État bien connu et d’un économiste célèbre. L'un et l’autre, trop exclusifs dans leurs idées, n’ont peut-être pas dit toute la vérité. Say, qui ne fait aucune attention aux entreprises étrangères à la banque de Law, semble en attribuer uniquement la banqueroute à l’altération des monnaies. Marbois part d’un autre principe ; il impute cette catastrophe à la base chimérique donnée à la banque, qu'il fait dépendre du succès des compagnies d'Orient et d'Occident, rétablies ou formées par le financier étranger. Ne faut-il pas dire plutôt que le système de Law était prématuré en France, et qu’il ne pouvait convenir qu’à une nation très-commerçante, et qui eût déjà l'expérience des opérations financières et des variations du crédit public. Or, on sait que les Français en général n’avaient point encore, cette expérience. (C’est là la grande faute du système, qui commença à éclairer la France, dit Veltaire, en la bouleversani. Alors ‘il n’y avait que quelques négociants qui eussent des idées nettes de tout ce qui concerne les espèces, leur valeur réelle, leur valeur numéraire, leur circulatios, le change avec l'étranger, le crédit public; ces objets oc-
‘5rent la régenee et le parlement.
« Adrien de Noailles, duc et pair et depuis maréchal de France, était chef du conseil des finances.... Au commencement de ce ministère, l'État avait à payer 900 millions d’arrérages ; et les revenus du roi ne produisaient pas 69 millions à 30 francs le marc. Le duc de Noailles eut recours, en 1716, à l'établissement d’une chambre de justice contre les financiers. On rechercha les fortunes de 4,410 personnes, et le total de leurs taxes fut environ de 219 millions 400 mille livres ; mais de cette somme immense, il ne rentra que 70 millions dans les coffres du roi. Jl fallait d'autres ressources.”’
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D les avantages que présentait le Nouveau-Monde. Il crut ou fei-
gnit de croire que la Louisiane renfermait des mines inépuisables, dozt le rapport pourrait suffire à tous les besoins. Il se trompait: on a pu voir ce qu'était cette contrée et ce que l’on pouvait en attendre. Law fut donc obligé, faute d’un Pérou, faute de marchandises, faute d'industrie, faute enfin d’autres valeurs réelles, d’asseoir son papier-mionnaie sur le numéraire seulement qu’il y avait en France. Bientôt, pour satisfaire aux besoins, il fallut faire de nouvelles émissions, et, pour conserver en appa-
| rence à ce papier une base solide, on altéra les espèces en leur
donnant une valeur factice ; de là la ruine du système ; cette opération absurde amena une banqueroute. On s’aperçui alors que le système était fondé sur une chimère.
Après cette catastrophe, la compagnie d'Occident, cessionnaire de tous les droits de Law, continua à user de son monopole dans la Louisiane. Ce monopole avait déjà coûté 25 millions. ‘ Les administrateurs de la compagnie qui faisait ces énormes avances, avaient la folle prétention de former dans la capitale de la France, le plan des entreprises qu: convenaient à ce nouveau monde. De leur hôtel, on arrangeai!. on faconnait, on dirigeait chaque habitant de la Louisiane avec les ;‘nes et les entraves qu'on jugeait bien ou mal favorables au monopole. Pour en cacher les calamités, on violait, on interceptait la correspondance avec la France.’* Quant à l'établissement du pays au moyen d’une émigration d'agriculteurs, outre qu'il n’y avait pas de surabondance de population en France, le régime éodal y mettait beaucoup d'obstacles. Les nobles et le clergé, possesseurs du sol et du gouvernement, n'avaient garde de favoriser l'éloignement des cultivateurs, et d'envoyer au Nouveau.
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Monde des vassaux qui faisaient fructifier leurs domaines.
Aussi très-peu de paysans français ont-il jamais quitté le champ }
paternel pour venir en Amérique ; et, au commencement du siècle dernier surtout, rien en France n’était capable de donner une forte impulsion à la colonisation.
Malgré ces obstacles, malgré toutes ces fautes et tous les malheurs qui en furent la suite, on fit cependant encore plus qu’on n'aurait pu l’espérer; et les établissements qui furent formés en différents endroits de la Louisiane, assurèrent à la France la possession de cette contrée.
Outre les cinq ou six principaux établissements dont nous avons parlé, d’autres habitations furent commencées aux Yasous, au Bâton-Rouge, aux Bayagoulas, aux Écores-Blanes, à la Pointe-Coupée, à la Rivière-Noire, aux Paska-Ogoulas et jusquo vers l'Illinois. C'était occuper le pays sur un grand espace ; et ces diverses plantations se maintinrent et finirent la plupart par prospérer.
Pendant que Law était occupé de ses opérations financières, des événements survenus en Europe avaient fait prendre les armes à deux nations qui semblaient devoir être des alliés inséparables depuis le traité des Pyrénées, la France et l'Espagne. Aïbéroni fut le principal auteur de cette guerre, funeste pour le p:ys qu’il servait et funeste pour lui-même.
Albéroni, observe un auteur, avait les projets les plus ambitieux et.les plus vastes ; autrefois prêtre obscur dans l'État de Parme, espion et flatteur du duc de Vendôme, qu’il suivit en Espagne, il était parvenu de cette vile condition à la plus haute fortune ; il était cardinal et ministre absolu du faible Philippe V, qu’il gouvernait de concert avec la reine, et voulait relever la puissance espagnole pour accroître la sienne ; il semblait enfin aspirer à jouer le rôle d’un Richelieu. L'Argleterre, la France, l'Empire et la Hollande conclurent à Londres, en 1718, un nouveau traité, qui reçut le nom de quadruple alliance. L’empereur y renonça pour lui-même et pour ses successeurs, à toute prétention à la couronne d’Espagne, à condition que Philippe V lui restituerait la Sicile, et remettrait la Sardaigne au duc de Savoie. Le roi d'Espagne fut sommé d'accéder à ce traité dans le délai de trois mois; mais Albéroni conspirait alors avec la duchesse du Maiïne contre le régent, et reçut cette proposition
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avec une hauteur insolente. Tout était préparé pour le succès de son projet: des troupes espagnoles devaient être jetées dans le Languedoc et dans la Bretagne, où existaient déjà des germes de révolte; on s'emparerait du régent qu’on renfermerait dans une forteresse ; on convoquerait les états-généraux ; on obtiendrait l’annulation des traités de Londres et de La Haye; on ferait déclarer le duc d'Orléans déchu de son droit de succession à la couronne, et la régence serait déférée à Philippe V, qui se trouverait alors sur les premiers degrés d’un trône auquel il tenait bien plus qu’à la couronne que son aïeul Louis XIV avait placée sur sa tête. Le prince de Cellamare, ambassadeur d'Espagne, était l'agent 2ccrédité de cette conspiration, dans laquelle la duchesse du Maine avait entraîné quelques grands seigneurs et beaucoup d’intrigants subalternes. Tout le secret de l'affaire fut découvert dans les papiers d’un abbé du nom de
À Porto-Carréro;, qu’on arrêta sur la route d’Espagne, Où il se ren-
dait pour prendre les derniers ordres d’Albéroni.
Le régent, dès qu’il fut instruit du complot, montra beaucoup d'énergie. Il fit arrêter l'ambassadeur de Philippe V, et punir les complices de la duchesse du Maine, puis il déclara la guerre à l'Espagne, qui se trouva avoir la France et l'Angleterre contre elle, l'Angleterre comme signataire du traité de la quadruple alliance et parce qu’Albéroni avait cherché à y ranimer le parti du prétendant, le prince Charles, auquel il avait offert des secours. Les Espagnols furent partout malheureux : ils furent battus sur mer par les Anglais, et sur terre par les Français, qui envahirent leur pays, sous. la conduite du maréchal de Berwick. Ils reçurent aussi des échecs en Amérique. M. de Sérigny fut envoyé avec trois vaisseaux pour s'emparer de Pensacola, que les Français convoitaient depuis longtemps. C’est le seul port qu’il y aït sur cette côte depuis le Mississipi jusqu’au canal de Bahama. Don Juan Pedro Matamoras y commandait. Attaquée du côté de la terre par 700 Canadiens, Français et sauvages, sous les ordres de M. de Châteauguay, et du côté de la mer par M. de Sérigny, la place se rendit après une assez vive résistance. La garnison et une partie des habitants furent embarqués sur deux navires français pour la Havane. Ces deux navires tombèrent en route au milieu d'une flotte espagnole, qui les enleva.
La nouvelle de la reddition de Pensacola fit sensation dans la Nouvelle-Espagne et au Mexique. Le marquis de Valero, vice-roi, résolut aussitôt de reprendre cette ville. Il rassembhla les forces de terre et de mer qu'il avait à sa disposition, et, dès le mois de juin, don Alphonse Carascora de La
T'oré parut devant la place avec 3 frégates, 12 navires et 9 ba. Æ
landres, portant 850 hommes de débarquement. A la vue des Espagnols, une partie de la garnison, qui était composée de
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passa à l’ennemi, et le reste, après s'être à peine défendu, força M. de Châteauguay de se rendre. La plupart de ces misérables entrèrent ensuite au service des Espagnols. Don Matamoras fut rétabli dans son gouvernement, et laisse avec une garnison de quatre cents hommes.
Le vice-roi, encouragé par la facilité avec laquelle il avait remporté èe succès, résolut de chasser les Français de tout le golfe du Mexique. En conséquence, Carascora fit voile pour
l'île Dauphine et la Mobile, qu’il se flattait de prendre sans beau- Ë
coup de difficulté ; mais tous ces projets des Espagnols eurent une fin malheureuse. Les troupes de Carascora furent battues à la Mobile par M. de Vilinville : ce qui obligea l'Espagnol d'abandonner l’attaque de cette place; ensuite il fut repoussé en personne à Guillory, flot situé à quelque distance de l’île Dauphine, autour de laquelle il rôda pendant quatorze jours comme un loup qui épie sa proie. Le brave Sérigny déjoua tous ses mouvements, quoiqu'il n’eût pas avec lui 400 hommes sur lesquels il put compter, le reste de ses forces se composant de soldats mal disposés qu’il osait à peine risquer devant l’enremi.
Alors les Espagnols repoussés dans leurs attaques furent assaillis à leur tour. Le chef d’escadre Desnots de Champmeslin, ayant su qu'ils avaient pris quatre bâtiments de guerre franqais dans la rade de Pensacola, arriva avec cinq vaisseaux à l'île Dauphine le 1er septembre 1719. Il fut décidé dans un
conseil de guerre d’attaquer Pensacola à la fois par terre et £
par mer. Carascora, pour protéger cette place, avait embossé sa flotte à l'entrée de la rade et hérissé le rivage de canons. Mais, le 17 septembre, Champmeslin força le passage, et, après deux heures et demie d’un combat très-vif, les vaisseaux enne-
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tenu une fusillade fort chaude pendant toute la nuit avec Bienville, chargé de l’attaquer par terre, fut obligée d'ouvrir ses portes aux vainqueurs pour éviter un assaut. Les Français firent douze à quinze cents prisonniers, parmi lesquels se trouvaient un grand nombre d'officiers. Ils démantelèrent une partie des fortifications, et laissèrent quelques hommes pour garder le fort principal.
C'est après cette campagne que le roi voulut récompenser les officiers canadiens qui commandaient dans la Louisiane depuis sa fondation, et auxquels il devait principalement la conservation de cette colonie; car les soldats et les colons européens, périssant de faim ou dégoûtés du pays, étaient presque tous passés dans les colonies anglaises. Cette désertion avait été telle que le gouverneur de la Caroline avait cru devoir en informer le gouvernement français. ‘ Les colons les plus prospères, dit Bancroft, c’étaient les vigoureux émigrants du Canada, qui n'avaient guère apporté avec eux que leur bâton et les vêtements
à grossiers qui les couvraient.” Renommés par leurs mœurs pai-
sibles dans la paix, ils formaient dans la guerre une milice aussi dévouée que redoutable. Les principaux chefs canadiens étaient Bienville, Sérigny, Saint-Denis, Vilinville et Châteauguay. Louis XV nomma M. de Sérigny capitaine de vaisseau, récompense qui était due à sa valeur, à ses talents et surtout au zèle avec lequel il servait l'État depuis son enfance ; il avait conquis tous ses grades par quelque action d'éclat ou par quelque service
à important. Saint-Denis reçut un brevet de capitaine et la croix
de l’ordre de Saint-Louis. Châteauguay fut nommé commandant de Saint-Louis de la Mobile.
La guerre tirait alors à sa fin. Excitée par un ministre ambitieux, sans motifs raisonnables qui pussent la justifier, elle n’apporta que des désastres à l'Espagne. La paix fut signée le 17 février 1720. Albéroni disgracié fut reconduit sous l’escorte des troupes françaises en Jtalie, où il acheva sa vie dans l’obscurité, après s'être un instant bercé de l'espoir de changer la face du monde. On déposa les armes en Amérique comme en Europe, et le port de Pensacola, pour lequel on se battait de-
: puis trois ans, fut rendu aux Espagnols.
Peu de temps après, les Français traitèrent avec les Chicachas et les Natchez, qui avaient profité de la guerre pour commettre des hostilités dans la Louisiane, . Mais à peine ces heureux événements étaient-ils annoncés, qu'un ouragan terrible éclata le 12 septembre 1722, et répandit partout la désolation et le désespoir. La mer gonflée par l’impétuosité du vent, franchit ses limites, et déborda dans la campagne, brisant tout sur son passage. La Nouvelle-Orléans et Biloxi furent presque ruinés.
Jusqu'à cette époque, le gouvernement ne s'était point occupé du soin des âmes dans la Louisiane. Lo picux Charlevoix, qui arrivait de cette contrée, y appela l'attention de la cour en 1723. Les intérêts de la religion et de la politique, devaient recommander ce sujet important au bon accueil des ministres. “ Nous avons vu, observe cet historien, que le salut des sauvages fut toujours le principal objet que se proposèrent nos rois partout où ils étendirent leur domination dans le Nouveau- Monde, et l’expérience de près de deux siècles nous avait fait comprendre que le moyen le plus sûr de nous attacher les naturels du pays, était de les gagner à Jésus-Christ. On ne pouvait ignorer d’ailleurs qu’indépendamment même du fruit que les ouvriers évangéliques pouvaient faire parmi eux, la seule présence d'un homme respectable par son caractère, qui entende leur langue, qui puisse observer leurs démarches, et qui sache en gagnant la confiance de quelques-uns se faire instruire de leurs desseins, vaut souvent mieux qu’une garnison; on peut du moins y suppléer, et donner le temps aux gouverneurs de prendre des mesures pour déconcerter les intrigues.” Cette dernière raison fut sans doute d’un aussi grand poids que la première auprès du voluptucux régent et d’une partie des membres de la compagnie des Indes. Des ecapucins et des jésuites furent envoyés pour évangéliser les indigènes et pour les disposer favorablement envers les Français.
L'an 1726 fut le dernier de l’administration de Bienville, rendue si difficile et si orageuse par les désastres des s: stèmes de Crozat et de Law. Lorsque Perrier, lieutenant de vaisseau, arriva dans le mois d’octobre pour remplacer Bienville, qui passait en Fraïïce, il trouva la Louisiane assez tranquille ; mais elle devait s’empresser de jouir de la paix, car il se formait dans le silence des forêts un orage beaucoup plus terrible que tous
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ceux auxquels elle avait resisté jusqu'à ce jour, et qui devait l'ébranler plus fortement encore sur sa base si fragile.
Les nations indigènes depuis l'Ohio jusqu'à la mer, formèrent le complot de massacrer tous les Français répandus au milieu d'eux. Il fallait peu de chose pour que les sauvages du Mississipi prissent les armes contre les Européens, qu'ils regardaient comme des étrangers incommodes et exigeants, ou plutôt comme des ennemis, qui, parlant au nom de la civilisation, prétendaient avoir droit à leurs pays, et les traitaient sérieusement de rebelles s’ils osaient le défendre. D'’abord les Européens se conduisirent bien envers les naturels, qui les reçurent à bras ouverts; mais à mesure qu'ils augmentaient en nombre, qu'ils se fortifiaient au milieu d’eux, leur langage devenait plus impérieux ; ils voulurent bientôt exercer une suprématie réelle 1t complète malgré les protestations des indigènes. Il en fut ainsi partout où ils s’établirent pacifiquement. Les Français, give à la franchise de leur caractère, furent toujours bien accueillis et en général toujours aimés des sauvages. Ils n’eurent jamais d’autres ennemis déclarés que les Iroquois et les Chicachas, qui ne voulurent voir en eux que les alliés des nations avec lesquelles ils étaient eux-mêmes en guerre. Les Français en effet avaient constamment pour politique d'embrasser la vause des tribus au milieu desquelles ils allaient s'établir.
On sait avec quelle jalousie les colonies anglaises voyaient les Français s'étendre le long du Saint-Laurent et sur les bords des grands lacs. Cette jalousie n’eut plus de bornes lorsqu'elles les virent prendre possession de l'immense vallée du Mississipi. Les Chicachas se présentèrent ici, comme les Iroquois sur le Saint-Laurent, pour servir leur politique. Elles se mirent à leur inspirer des sentiments de défiance et de haine contre les Français; elle les peignirent comme des traitants avides, des voisins ambitieux, qui les dépouilleraient tôt ou tard de leur territoire. Petit à petit la crainte et la colère se glissèrent dans le cœur de ‘es sauvages naturellement altiers et farouches, et ils résolurent de se défaire de ces ambitieux étrangers, qui augmentaient chaque jour le nombre de leurs établissements. Ils formèrent une conspiration dont l’exécution demandaient un secret inviolable, une dissimulation profonde, une prudence continue et l’alliance d’un grand nombre de tribus, pour frapper les vic-
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