LA
Yy ÿ., & Y Ÿ.: . K NY
< OZ LA K/ US ” do
EN
times dans tous les lieux à la fois. Plusieurs années furent employées à mûrir et à étendre la conjuration. Les Chicachas n’en avaient point fait part aux peuples qui étaient trop attachés aux Français et qu’ils n’espéraient point entraîner avec eux, comme les Illinois, les Arkansas, les Tonicas. Toutes les autres tribus s'étaient liguées ensemble et devaient frapper le même jour et à la même heure dans toute l’étendue du pays.
Les Français, ignorant ce qui se passait, ne songeaient qu’à jouir du calme apparent qui régnait dans la contrée. Les conjurés redoublaient d’attention pour eux, afin d'augmenter leur confiance et leur sécurité. Les Natchez ne cessaient de leur répéter qu’ils n’avaient pas d’alliés plus fidèles qu’eux ; les autres nations en faisaient autant; c'était un concert continuel d’assurances d'amitié et de dévouement. Bercés par ces protestations perfides, les Français sans soupçon dormaient sur un abîme. Par bonheur la cupidité des Natchez, qui voulurent tirer parti trop tôt de la catastrophe, découvrit une trame si bien ourdie et la revéla avant qu’elle pût être exécutée complétement.
Le jour et l’heure du massacre avaient été fixés. Le principal établissement français se trouvait chez les Natchez, où M. de Chepar commandait. Quoique cet officier se fût brouillé avec les naturels, ceux-ci protestaient avec cette dissimulation dont ils ont poussé l’art si loin, qu’ils étaient ses plus fidèles amis, et ils l'en avaient si bien persuadé, que, sur des bruits sourds de l’existence de quelque complot, il fit mettre aux fers sept habitants qui avaient demandé à s’armer pour éviter toute surprise ; il porta, par une étrange fatalité, la confiance jusqu’à recevoir les sauvages dans le fort et leur permettre de se loger chez les colons et même dans sa propre maison. On ne voudrait pas croire à une pareille conduite, si Charlevoix ne nous l’attestait, tant elle est contraire à celle que les Français avaient pour règle de tenir avec les indigènes.
Les conspirateurs, sous divers prétextes, vinrent prenûre les postes qui leur avaient été assignés au milieu de leurs victimes. Pendant qu'ils attendaient ainsi distribués le jour de l’exécution, des bateaux arrivèrent à Natchez chargés de marchandises pour la garnison et pour les habitants. La cupidité des barbares fat excitée ; leurs yeux s’allumèrent à la vue de ces richesses, et ils ne purent résister à l'amour du pillage. Oubliant que leur préci-
pitation de frap] la dist Ils vou pour fêt des fusi 1729, ils res, en | d’être p la feinte M. de C lence, pt vant la I Les sau sans ar opposer endroits compagr hommes hommes armes ; réussiren dans cet douzaine En moin tout sex Français quelques presqu’a eux péri Penda hangar fin de ce Chepar, Français mes qu’il cait le m égorgea bas âge,