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M pitation allait compromettre le massacre général, ils résolurent has de frapper sur-le-champ, afin de s'emparer des cargaisons avant hés la distribution. Pour s’armer ils prétextèrent une chasse. ux, Ils voulaient présenter, disaient-ils, du gibier au commandant les pour fêter les hôtes qui venaient de lui arriver. Ils achetèrent r le des fusils et des munitions des habitants, et, le 28 novembre h 1729, ils se répandirent de grand matin dans toutes les demeuu’à ) res, en publiant qu’ils partaient pour la chasse, et en ayant soin on- d’être partout plus nombreux que les Français. Pour pousser eur la feinte jusqu’au bout, ils entonnèrent un chant en l’honneur de DR. ré- M. de Chepar et de ses hôtes. Alors il se fit un moment de si- SR res lence, puis trois coups de fusils retentirent successivement de- SU - vant la porte de ce commandant. C'était le signal du massacre. ons Les sauvages fondirent partout sur les Français, qui, surpris me. sans armes et dispersés au milieu de leurs assassins, ne purent arti opposer aucune résistance ; ils ne se défendirent qu’en deux rdie endroits. M. de la Loire des Ursins, commis principal de la compagnie, attaqué à peu de distance de chez lui, tua quatre
pal hommes de sa main avant de succomber. A son comptoir, huit
de hommes qu’il y avait laissés, eurent le temps de prendre leurs
vec armes ; ils se défendirent fort longtemps, et deux d’entre eux
ont réussirent à s'échapper. Les Natchez perdirent huit hommes ils dans cette attaque. Ainsi leurs pertes se bornèrent à une : FF Kis- douzaine d'hommes, tant leurs mesures avaient été bien prises: 4 qui En moins d’un instant, deux cents personnes de tout âge et de
ta, tout sexe périrent dans cette boucherie. Une vingtaine de
au- Français seulement, la plupart blessés, purent se sauver avec
png quelques nègres. Soixante femmes, cent cinquante enfants et
e à presqu’autant de noirs restèrent prisonniers; plusieurs d’entre
ant: eux périrent dans les tourments les plus affreux.
de Pendant le massacre, le chef des Natchez était assis sous le
hangar à tabac de la compagnie, attendant tranquillement la
les: fin de cette tragédie. On lui apporta d’abord la tête de M. de
es. Chepar, qui fut placée devant lui, puis celles des principaux
on, Français qu'il fit ranger autour, enfin les têtes des autres victi-
ur mes qu’il fit mettre en piles. De temps en temps on recommen-
ut çait le massacre. On ouvrit le sein des femmes enceintes, on
ils égorgea presque toutes les mères qui avaient des enfants en
bas âge, parce qu’elles importunaient par leurs cris et leurs RE à
pleurs ; les autres femmes furent jetées en esclavage et exposées à toute la brutalité de ces barbares couverts du sang de leurs pères, de leurs maris ou de leurs enfants. On leur dit que la même chose s'était passée dans toute la Louisiane, et que les Anglais allaient venir prendre la place des Français.
Tel fut le massacre du 28 novembre. Raynal raconte différemment la cause qui fit avancer l’heure de cette catastrophe ; mais sa version, quoique plus romantique, semble pour cela même moins probable. D'ailleurs le témoignage de l'historien de la Nouvelle-France mérite ici le plus grand poids, parce qu’il fut contemporain de cet événement, et qu’il venait d’en visiter lui-même le théâtre, lorsqu'il eut lieu.
La nouvelle de cette épouvantable boucherie répandit la terreur dans toute la contrée. Le gouverneur, M. Perrier, en fut instruit le 2 décembre à la Nouvelle-Orléans. Il fit partir aussitôt un officier pour avertir les habitants sur les deux rives du Mississipi de se mettre sur leurs gardes, et en même temps pour observer les petites nations éparpillées sur les bords de ce fleuve.
Les Chactas, qui n’étaient entrés dans la conspiration que pour profiter du dénoûment, ne bougèrent point. Les Natchez, qui ignoraient la haine que cette nation ambitieuse leur portait, et qui auraient déjà été détruits ou asservis par elle, sans la crainte des Français qui l’avaient arrêtée quelques années auparavant, s'étaient laissé tromper par ses insinuations perfides. Par une politique astucieuse, mais profonde, les Chactas les avaient encouragés dans leur conspiration, pour les mettre aux prises avec les Européens ; ils espéraient que ceux-ci les appelleraient à leur secours, et ils comptaient avoir ainsi l’occasion de se défaire plus facilement des Natchez. L'événement réalisa leur calcul.
Perrier n’avait pas pénétré d’abord cette politique ténébreuse, et quand bien même il l’aurait fait, cela ne l’eût pas empêché de se servir des armes des Chactas pour venger l’assassinat des siens. La plupart des autres tribus qui avaient pris part à la conjuration, voyant le secret éventé et les colons sur leurs gardes, ne remuèrent point. Celles qui s'étaient compromises durent s'attendre à éprouver toute la vengeance des Français, et en effet elles ne demandèrent point de quartier. Les Yasous, qui,
au déb milieu furent e sort.
chée au fait un avec ta Ces rep Tonicas rassurèr que Peri trentain( Nouvell ville !
Après la sûreté compagi Natchez major parce q Toutes « térêts di étaient « nombre des Ark mainten Denis, « Natchez Cette de Perr jugez pa nemis ; tion par j'ai cacl ration g pour en prendre sive, et pas me
au début de l'insurrection, avaient surpris le fort qui était au milieu d’eux et égorgé les dix-sept Français qui s’y trouvaient, furent exterminés. Les Corrois et les T'ioux subirent le même sort. Les Arkansas, puissante nation de tout temps fort attachée aux Français, étaient tombés sur les premiers et en avaient fait un massacre général ; ils poursuivirent ensuite les Tioux avec tant d’acharnement qu'ils les tuèrent jusqu’au dernier. Ces représailles, la présence d’un corps d'hommes armés aux T'onicas, les retranchements exécutés autour des concessions, rassurèrent un peu les colons, dont la terreur avait été si grande, que Perrier s'était vu obligé de faire détruire par des nègres une trentaine de Chaouachas, qui demeuraient au-dessous de la Nouvelle-Orléans, et dont la présence faisait trembler cette ville !
Après ces premières opérations et les mesures adoptées pour la sûreté des habitants, Perrier fit monter deux vaisseaux de la compagnie aux Tonicas, et forma sur ce point, pour attaquer les Natchez, une petite armée, dont il donna le commandement au major Loubois, n’osant point encore quitter lui-même la ville parce que le peuple avait quelques craintes sur la fidélité des noirs. Toutes ces démonstrations avaient fait déjà rentrer dans les intérêts des Français les petites nations du Mississipi qui s’en étaient détachées. Ils purent dès lors compter sur des alliés nombreux ; ils n’avaient jamais douté de l’affection des Illinois, des Arkansas, des Offagoulas, des Tonicas, et ils étaient sûrs maintenant des Natchitoches, qui n'avaient point inquiété Saint- Denis, et des Chactas, qui avaient pris les armes contre les Natchez. La Louisiane était sauvée.
Cette nouvelle attitude dans les affaires était due à l’énergie de Perrier. Il écrivit au ministère le 18 mars 1730: ‘“ Ne jugez pas de mes forces par le parti que j’ai pris d'attaquer nos ennemis ; la nécessité m’y a contraint. Je voyais la consternation partout et la peur augmenter tous les jours. Dans cet état j'ai caché le nombre de nos ennemis et fait croire que la conspiration générale était une chimère et une invention des Natchez pour empêcher d'agir contre eux. Si j'avais été le maître de prendre le parti le plus prudent, je me serais tenu sur la défensive, et j'aurais attendu des forces de France pour qu’on ne pût pas me reprocher d'avoir sacrifié 200 Français de 5 à 600 que
je pouvais avoir pour le bas du fleuve. L'événement a fait voir que ce n’est pas toujours le parti le plus prudent qu’il faut prendre. Nous étions dans un cas où il fallait des remèdes violents, et tâcher au moins de faire peur si nous ne pouvions pas faire de mal.”
Loubois était aux Tonicas avec les forces destinées à agir contre l'insurrection. Ces troupes se composaient de mauvais soldats, qui ne se pliaient qu'avec peine à la discipline. Il ne put joindre Lesueur, qui entrait sur les terres des Natchez à la tête de 700 Chactas. Lesueur attaqua seul l’ennemi, et remporta une victoire complète. Les Natchez alors se refugièrent dans deux forts palissadés, où Loubois vint les investir avec 200 hommes et 4 bouches à feu. Mais le siége fut conduit si mollement, les volées de canon furent si lentes et si mal dirigées, qu'après six jours de tranchée ouverte et dix jours de canonnade, les Français n'avaient pas encore réussi à abattre un seul pieu de ces misérables petits forts.* Les Chactas fatigués d’une campagne qui durait trop longtemps à leur gré, menaçèrent de se retirer. Ils savaient qu’on ne pouvait rien entreprendre sans leur aide, et ils affectaient beaucoup d'indépendance. Il fallut accepter les conditions qu’offrirent les assiégés, et se contenter de la remise des prisonniers qu’ils avaient en leur possession.
Dans toute la colonie, cette affaire qui terminait la campagne, fut regardée comme un échec, et attira un blâme sévère au gouverneur, qui écrivit à la cour pour se justifier. Les habitants, commandés par MM. d’Arembourg et de Laye avaient montré beaucoup de bravoure et de bonne volonté, mais les soldats s'étaient fort mal conduits ; les assiégés étaient réduits à la dernière extrémité, et si l’on eût persisté deux jours de plus, ces barbares se seraient rendus la corde au cou ; maïs on se voyait toujours au moment d’être abandonné par les Chactas, et leur départ aurait exposé les Français à recevoir un échec et à voir brûler ieurs femmes et leurs enfants.
Cependant les Chicachas, qui tenaient toujours les fils de la conspiration, et qui avaient voulu engager plusieurs de nos alliés à se soulever, ne levaient point le voile qui les cachait encore ; ils se contentaient de faire agir secrètement leur influence. Les Chactas eux-mêmes, quoique toujours sollicités
# Dépéche de Diron d'Artnguette.
vivemen de riche Louisia secours à rendra quelque La ret l'audace à leur & succès 0 espérance se flatta comme perte; i guerre à renforts hommes; goulas.
vier, il at inutilem la divisic leurs for riers s’ét d’autres, surtout Natchez renfermé tifs de l’:
prisonni Les assie conditior vingtain fat orag Perric vage à Ce chef, immémo Cette co orgueill
vivement par les Anglais, qui accompagnaient leurs démarches de riches présents, refusèrent de se détacher des colons de la Louisiane, et jurèrent une fidélité inviolable à Perrier. Les secours arrivés de France avaient du reste beaucoup contribué à rendre plus humbles ces sauvages, qui se regardaient avec quelque raison comme les protecteurs de la colonie.
La retraite des troupes de M. de Loubois accrut l’orgueil et l’audace des Natchez. On comprit qu’il fallait mettre un frein à leur ardeur belliqueuse. Comme à tous lc: sauvages, un succès ou un demi-succès leur faisait concevoir les plus folles espérances ; parce que leurs forts n'avaient pas été pris, ils se flattaient de faire fuir désormais les Français devant eux comme une faible tribu. Ces illusions furent la cause de leur perte; ils commirent des hostilités qui leur attirèrent une guerre à mort. Le gouverneur forma avec les milices et les renforts qu’il avait reçus de France, un corps d’environ 600 hommes, qu’il assembla, dans le mois de décembre 1730, à Bayagoulas. Il remonta le Mississipi sur des berges, et, le 20 janvier, il arriva devant les forts que M. de Loubois avait assiégés inutilement l’année précédente. A la nouvelle de son approche, la division s'était mise parmi les Natchez. Au lieu de réunir leurs forces, ils les avaient dispersées. Une partie de leurs guerriers s'étaient retirés chez les Chica:has et chez les Ouatchitas ; d’autres, en plus grand nombre, s'étaient répandus dans le pays, surtout dans les environs de leur bourgade; enfin, le reste des Natchez, avec le soleil et les autres principaux chefs, s'étaient: renfermés dans l’un des forts. Intimidés à la vue des préparatifs de l’attaque, ils arborèrent un drapeau blanc. Perrier retint prisonniers les chefs qui vinrent dans son camp pour parlementer. Les assiéyés consentirent alors à sortir de la place sans armes, à condition qu’on leur laisserait la vie sauve. Cependant une vingtaine d’entre eux réussirent à s'échapper durant la nuit, qui fat orageuse, et à se dérober à la poursuite des Français.
Perrier, de retour à la Nouvelle-Orléans, envoya en esclavage à Saint-Domingue tous ses prisonniers avec leur soleil. Ce chef, dont la famille gouvernait la nation depuis un temps immémorial, mourut quelques mois après au cap Français. Cette conduite irrita profondément les restes de ces sauvages orgueilleux et cruels ; la haine et le désespoir leur donnèrent
une valeur qu'on ne leur avait pas encore connue. Ïls eoururent aux armes, se jetèrent sur les Français avec fureur et combattirent vaillamment ; mais ce désespoir ne fit qu’honorer leur chute. Ils ne purent lutter longtemps contre les vainqueurs, et presque toutes leurs bandes furent détruites. Saint-Denis leur fit essuyer la défaite la plus complète qu’ils eussent éprouvée depuis leur déroute par Lesueur. Tous les chefs y périrent. Après tant de pertes ils disparurent comme nation, Ceux qui avaient échappé au fer ou à la servitude, se réfugièrent chez les Chicachas, auxquels ils léguèrent leur haine et leur vengeance. Ainsi finit une guerre qui amena une révolution dans les affaires de l’association qui exploitait alors la Louisiane. La compagnie d'Occident n’existait plus ; elle avait fait place, en 1723, à la compagnie des Indes, dont le duc d'Orléans avait été déclaré ‘gouverneur, et qui embrassait toutes les colonies françaises de J'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique. L’insurreetion des sauvages l’épuisa et souleva l’opinion publique contre elle. Elle fut obligée de retrocéder au roi la Louisiane et le pays des Illinois en 1731. On peut juger du gouvernement de la Louisiane en lisant dans les actes de cette compagnie, que pour attacher à ses intérêts le gouverneur et l’intendant, elle leur accordait des gratifications annuelles et des remises sur les envois de denrées en France. Une telle administration devait mener à la ruine.
DÉCO
Etat du C siales, p ment du gens au Bretagne re de l’es veulent pour lim son.—"Fr nations; empiéte rer la tr défendu et d'Osw.
Fort Sai contestat gration ; qualités intendan de Quét sont por civil.—L conseil, « exiler di Décision est rapp me com d'intend:
siége ép des Out:
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Juru-
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