‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 34 sur 76 · SN · texte numérisé non relu

SN

Fr 8e RIT ADN OMR ER

me

qui s'empressèrent de faire tous les autres préparatifs nécessai. res. Afin que rien ne transpirât du projet, on mit un embargo sur les navires qui se trouvaient dans les ports, et l’on retint les parlementaires que Louisbourg avait envoyés à Boston. La garde des frontières fut confiée aux milices. Washington commandait toujours dans les Apalaches. Deux à trois mille soldats furent laissés en garnison dans le fort William-Henri, à la tête du lac Saint-Sacrement. Au mois de juillet, l’armée anglaise se montait à plus de 25,000 hommes, dont près de 15,000 réguliers, sans compter de nombreuses milices qui pouvaient marcher au premier signal.

Lord Loudoun partit de New-Yvrk pour Louisbourg, le 20 juin, avec 6,000 hommes de troupes régulières et 90 voiles. Il fut rejoint, le 9 juillet, à Halifax par la floite de l’amiral Holburn et cinq autres mille hommes de vieilles troupes; ce qui portait l'armée de débarquement à 11,000 soldats. Mais pendant qu'on était encore dans ce port, on apprit par différentes voics à la fois que l’amiral Dubois de la Motte, venant de Brest, était entré dans la rade de Louisbourg ; que 17 vaisseaux et 3 frégates s'y trouvaient réunis, et que la ville était défendu, par 6,000 soldats, 3,000 miliciens et 1300 sauvages. A cette nouvelle, lord Loudoun assembla un conseil de guerre, dans lequel il fut convenu, d’un commun accord, qu’on abandonnerait une entreprise qui ne promettait plus aucune chance de succès. En conséquence les troupes de débarquement retournèrent à New-York, et l’amiral Holburn cingla vers Louishourg avec 15 vaisseaux, 4 frégates et un brûlot pour observer cette ville. Mais lorsqu'il vit, en approchant de cette forteresse, l'amiral français donner à sa flotte le signal de lever l’ancre, il se hâta de rentrer à Halifax. Il revint encore en septembre, après avoir reçu un renfort de quatre vaisseaux ; M. de la Motte, à son tour plus faible que son adversaire, ne bougea pas, en obéissance aux ordres positifs de la cour de ne pas risquer la plus belle flotte que la France eût armée depuis 1703. Peu de temps après une horrible tempête éclata sur la flotte anglaise et la mit dans le plus grand péril. Le T'ilbury, de 60 canons, fut jeté à la côte et la moitié de l'équipage périt dans les flots; onze vaisseaux furent démâtés, d'autres furent obligés de jeter leurs canons à la mer, et

la flott le plus Mal

pas ce Dans Henri, suivan 850 ho Le go homm en do grand lui-mê que.

lac C quette au mil toile.

Mais, gea qu se bot des 0 mais :

cent C et tou dés, d pour a cha p France La ret renou!

différe veugli par la arrivé mèdes Ces derniè dans |

fs nécessai.

un embargo mn retint les oston. La ington coms mille sol- -Henri, à la ée anglaise | 15,000 ré-

pouvaient

, le 20 juin, les. Il fut al Holburn qui portait is pendant entes voics Brest, était et 3 fréga- , par 6,000 à nouvelle, e] il fut conentreprise nséquence ork, et l’aaux, 4 frérsqu’il vit, onner à sa à Halifax.

renfort de le que son positifs de 'rance eût rible temlus grand : la moitié ent démâla mer, et

la flotte rentra dans les ports de la Grande-Bretagne dans l’état le plus pitoyable.

Malgré la disette qui régnaiten Canada, les hostilités n'avaient pas cessé durant l'hiver, qui avait été d'une rigueur extrême. Dans le mois de janvier, un détachement, sorti du fort William- Henri, avait été atteint vers Carillon et détruit. Dans le mois suivant, le général Montcalm avait formé le projet de détacher 850 hommes pour surprendre ce fort et l'emporter par escalade. Le gouverneur crut devoir porter ce détachement à 1500 hommes, dont 800 Canadiens, 450 réguliers et 300 sauvages; il en donna le commandement à M. Rigaud de Vaudreuil au grand mécontentement des officiers des troupes et de Montcalm lui-même, qui aurait désiré le voir conférer à M. de Bourlamarque. Ce corps se mit en marche le 23 février ; il traversa le lac Champlain et le lac Saint-Sacrement et fit 60 lieues, la raquette aux pieds, portant ses vivres sur des traîneaux, couchant au milieu des neiges sur des peaux d'ours, à l’abri d’une simple toile, Le 18 mars, il se trouvait près de William-Hénri. Mais, après avoir reconnu la force de la place, M. Rigaud jugea qu'ilétait impossible de l’enlever par un coup de main. Il se borna donc à détruire tout ce qu’il y avait à l'extérieur des ouvrages, ce qu'il exécuta sous le feu des Anglais, mais avec peu de perte, dans les nuits du 18 au 22. Trois cent cinquante bateaux, quatre brigantins, de 10 à 14 canons, et tous les moulins, magasins et maisons, qui étaient palissadés, devinrent la proie des flammes. La garnison, 6. ironnée, pour ainsi dire, par une mer de feu pendant qu’.re jours, ne chercha point à faire de sortie, ni à s’opposer sux dévastations des Français, qui ne laissèrent debout que le corps nu de la place. La retraite de ceux-ei fut marquée par un événement qui s’est renouvelé à l’armée de Bonaparte en Egypte, par une cause peu différente. La blancheur éblouissante de la neige frappa d'aveuglement le tiers du détachement, que l’on fut obligé de guider par la main le reste de la route. Mais deux jours après leur arrivée, les maledes avaient déjà recouvré la vue à l’aide de remèdes faciles.

Ces différents succès et surtout la prise d'Oswégo dans la dernière campagne, maintenaient toujours les tribus sauvages dans l’alliance de la France. La confédération iroquoise, malgré

HT Re

sie CR

Page 1