‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 59 sur 76 · ZA TN NE · texte numérisé non relu

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* E..B, O’Callaghan’s Documentary history of the State of New-York, vol, II, p. 933.

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Sur ces entrefaites, c’est-à-dire en 1770, lord North prit la direction des affaires. Il fit faire une loi de la proposition de son prédécesseur. Dans le même temps des rixes sérieuses éclataient à Boston entre les soldats et les citoyens. L’alarme gagnait toutes les classes et toutes les provinces; chacun jetait les yeux sur l’avenir avec inquiétude ; mais la grande majorité des colons étaient décidés à défendre leurs droits les armes à la main. Ils organisaient partout leur résistance. Devenus plus modérés dans la forme, ils ne voulaient rien abandonner du fond, et ils étaient prêts à faire tous les sacrifices pour assurer le triomphe de leur cause. Le Massachusetts donnait l’exemple, dirigé par Otis, Adam et Hancock. Il fut bientôt facile de prévoir que ni l'Angleterre ni l'Amérique ne cèderaient rien de leurs prétentions, et que de la plume il faudrait en appeler à l'épée. En 1773, le parlement impérial passa une loi pour autoriser la compagnie des Indes orientales à porter du thé en Amérique, à la charge de payer les droits imposés par la loi de 1767. Aussitôt, dans plusieurs provinces, on força les consignataires de cette denrée à renoncer à leurs entrepôts. A Boston, les entreposeurs furent saisis, et les plus rebelles furent promenés dans les rues, le corps enduit de goudron et couvert de plumes ; trois cargaisons de thé fürent détruites ou jetées à l’eau. Les ! mêrr 28 désordres furent: commis en d’autres endroits. Lord North, impatienté de tant d'audace, voulut punir les Bostonais ; il intror duisit une loi:dans'la chambre des communes pour tenir leur ville en état. de: blocus. Cette loi défendait de prendre terre dans le port, d’y charger ou décharger des navires, d’y recevoir ou apporter des marchandises. Elle éprouva une vive oppositior, mais elle passa. “ Détruisez, détruisez, disait l’un de ses approbateurs, cette fourmilière d’insectes malfaisants.”. Deux autres lois de coércition, dirigées contre l’ Amérique, furent encore présentées par le ministère. L'une diminuait les libertés du Massachusetts, et déclarait illégales toutes les assemblées publiques non spécialement autorisées par le gouverneur ; l’autre

mettait à l’abri de toutes recherches les officiers qui se serviraient de la force jusqu’à tuer pour apaiser les émeutes. C'’é-

tait ce qu’on a appelé en Canada, après les troubles de 1838, ‘

une loi d’indemnité, ingénieuse fiction inventée pour donner un caractère de légalité à la tyrannie. La passation de ces deux lois n’éprouva pas moins d'opposition que celle de la première. Fox, le colonel Barré, Burke, Chatham s’élevèrent contre ces mesures. ‘“ Nous avons passé le Rubicon, dit-on dans la chambre haute ; le mot d'ordre autour de nous, c’est, Delenda Carthago. Eh bien ! prenez-y garde, s'écriait Barré ; les finances de la France sont aujourd'hui dans un état florissant ; vous la verrez intervenir dans nos querelles avec l'Amérique, en faveur des Américains.” En effet, Choiseul avait habilement préparé à sa patrie les moyens de tirer une vengeance éclatante de la perte du Canada. Un autre orateur parla avec véhémence. ‘ J'espère, dit-il, que les Américains résisteront de tout leur pouvoir à ces lois de destruction; je le désire au moins. S'ils ne le font pas, je les regarderai comme les plus vils de tous les esclaves.” Enfin le ministère proposa une quatrième loi pour réorganiser le gouvernement du Canada, nommé alors province de Québec. C'était le complément du plan d'administration imaginé pour l'Amérique. Cette loi, qui imposait un gouvernement absolu à cette province, acheva de persuader les autres

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colonies des arriére-pensees uv 1 au tés, surtout lorsqu'elles portaient voyaient la politique rétrograde d La passation d'une Pareille loi ét l'avenir. Aussi poussèrent-

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