Félleriek Haldimand'vintau- Canada en°1756,:pnt part à la
bataille. de Carillon (1758), défendit Oswégo, assiégé par le chevalier de Lu Corne (1759), et remplaça Burton comme gouverneur des Trois-Rivières (1763).
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Anglais se flattaient.. Quoique.sûr-de.ne: rien obtenir, il demanda un gouvernement représentatif, sachant que ses réclames-insérées dans.les. procès-verbaux. parviendraient aux-ministres de, Londres; st leur apprendraient. combien l'administration du.Chnada laissait à désirer. Rigueurs de Haldimand.-— Sous le. despote Haldimand,, les: corvées. redoublèrent,, les lettres. furent interceptées et plusieurs fonctionnaires publics incarcérés, sans aucune formede prooès.1 Le-journal Tant pis, tant mieux, opposé à Ja politique du Conseil, fut confisqué, etle rédacteur en.chef, emprisonné? Comme les. murs de la prison devinrent. bientôt trop, exigus pour: recevoir tous les. prétendus délinquants, le. couvent. des. Récoilets fut destiné à recéler les nouveaux suspects: La terreur régnait partout. Dana lea:petits groupes, on parlait bas : signe de malaise et de mécontentement. Haldimand, qui ne comprit pas son rôle au Canada, . avait été chargé de proclamer l'acte de l'Habeas corpus.5 Lord Dorchester.—Les plaintes portées à la couronne contre Haldimand occasionnèrent lé départ-de ce despote (1785), plutôt fait nur commander une. armée.
1 Pierre de Sales Laterrière, passa treize mois en prison pour avoir fourni des pioches, des poêles et des canons aux Américains. Un nommé André, incarcéré pendant 18 mois, sans que personne le sut, fut nourri au pain et à l’eau pendant tout ce temps. Du Calvet, emprisonné pour s'être montré favorale au journal Zant pis, tant mieux, passa à Londres après son élargissement, et lança, non sans effet, un livre de lettres vigoureuses contre Haldimand et ses partisans.
2 Jotard ou Joutard était le rédacteur en chef de ce journal fondé par Fleury Mesplet.
8° Habeas corpus signifie avoir la libre disposition de son corps. Eü vertu de cette loi anglaise, moyennant caution, un prisonnier a le droit de se faire élargir en attendant son procès.
indisciplinée que pour gouverner un pays. Les lieutenants-gouverneurs Hamilton, officier estimé de toute la province, et Hope, le remplacèrent par intérim, en attendant l'arrivée de Carleton (1786), élevé à la pairie, sous letitre de lord Dorchester,l et nommé capitaine général des provinces anglaises de l'Amérique du Nord. Smith, ancien gouverneur général, venait en qualité de juge en chef.
Enquête sur l’état de la colonie.—Lord Dorchester, chargé de rendre compte de l’état de la colonie, divisa les membres du Conseil en plusieurs comités, chargés de faire des rapports détaillés sur l’administration de la justice,? du commerce,$ de l'agriculture et de l'éducation. Georges III, affectionnant les Canadiens, se servit des enquêtes qu'on lui expédia pour convaincre le parlement de la nécessité de réorganiser le gouverneisent de la colonie. D'ailleurs, la révolution américaine qui venait d'amener l'indépendance des Etats-
1 Carleton a été deux fois gouverneur du Canada; la première, de 1766 à 1778; la seconde, sous le nom de lord Dorchester, de 1786 à 1796.
2 Le comité de la justice constata que, suivant le caprice ou l’occasion, les juges suivaient les lois anglaises ou françaises, sans tenir compte de l'acte de Québec (1774).
8 Le comité du commerce, écho des marchands consultés, recommanda l'introduction des lois anglaises, hors la propriété immobibilière et les successions.
4 Le comité de l’agriculture suggéra de remplacer la tenure féodale par le franc et commun soccage, ou tenure franche anglaise.
5 Le comité de l'éducation proposa c'étabiir. 1° des écoles élémenlaires dans toutes les paroisses: 2° des écoles supérieures de comté ; 5° une universifé soutenue au moyen des revenus Ges biens des Jésuites, que le gouvernement s'était appropriés, depuis 1776.
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Unis, et la révolution française à la veille d'éclater, forçaient aussi l'Angleterre à faire des concessions à ses colonies.
Dans les discussions parlementaires, l'orateur Fox s'exprima ainsi : “ Le Canada doit rester attaché à l'Angleterre par sa propre volonté, il est impossible de le conserver autrement, mais pour cela, il faut que ses habitants sentent que leur situation est aussi heureuse que celle des Américains.” Mais il y avait à sauvegarder les intérêts des Français et des Anglais; Pitt en trouva le moyen en proposant de diviser la colonie en deux provinces, dont i'une, la vallée du Saint-Laurent, surtout habitée par les Français, serait appelée Bas- Canada ; l'autre, comprenant les contrées voisines des grands lacs, surtout habitées par les Anglais, prendrait le nom de Haut-Canada. Ce projet de constitution, prélude du gouvernement représentatif, fut adopté.
Dans l’espace de ving-six ans, le Canada avait déjà subi le joug tyrannique de trois gouvernements, qui ne se signalèrent que par leurs mesures déloyales.