‹ Histoire du Canada [microforme]Chapitre 10 sur 77 · II.—MONTMAGNY · texte numérisé non relu

II.—MONTMAGNY

plupart des institutions qui consolidèrent l'existence de la colonie et assurèrent sa permanence.

38.—En 1637, on fonda, près de Québec, la bourgade de $Sillery, pour mettre les sauvages chrétiens à l'abri des attaques des [roquois. On lui donna le nom de son fondateur, le Commandeur Sillery, de l’ordre de Malte.

39.—En 1639, la duchesse d’Aiguillon, nièce du cardinal de Richelieu, alors ministre tout puissant de Louis XIII, fondait l’Hôtel-Dieu de Québec, que trois hospitalières de Dieppe venaient occuper, en même temps que Madame de la Peltrie, avec la Mère Marie de l’Incarnation et deux autres de ses compagnes, fondaient le monastère des Ursulines, où tant de mères, jusqu’à nos jours, ont été puiser cette éducation chrétienne et cette solide piété qui ont été les sauvegardes de notre nationalité.

40. — Plusieurs personnes pieuses en France voyaient avec peine que le sol de la Nouvelle-France était plutôt un théâtre où les divers traitants venaient chercher fortune, qu’une terre que l’on pouvait très avantageusement coloniser, et où surtout on pourrait gagner des âmes à Dieu dans la conversion des sauvages. On forma en conséquence une société qu’on appela la Société-de-Montréal, et à la tête de laquelle se mirent MM. de la Dauversière et de Maisonneuve, pour fonder une ville que l’on dédierait à la Sainte Vierge, et où l’on s’occuperait tout spécialement de la conversion des indigènes. De la Dauversière avait trouvé dans M. Olier, le fondateur de St-Sulpice, un puissant auxiliaire, qui était entré de suite dans ses vues, pour travailler de concert avec lui. On voulait construire dans l’île de Montréal, une bourgade française qu’on mettrait à l’abri de toute insulte, et autour de laquelle tous les sauvages chrétiens pourraient venir se grouper pour y vivre en paix sous la protection qui leur serait offerte.

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