B4 HISTOIRE DU CANADA POUR LES ENFANTS
Géorgienne et le lac aujourd'hui connu sous le nom de lac " Simcoe."
60. C'est au commencement d'août que Champlain arriva chez les Hurons. Comme ils étaient encore en guerre avec les Iroquois, on tint une armée prête à se mettre en marche avec lui et les chefs.
Pour gagner le pays des Iroquois, on traversa le Lac Simcoe et l'on fit route vers la route septentrionale du X/ac Ontario, à l'endroit qu'on appelle maintenant la Baie de Quinte. De là on passa à la rive sud du même lac, où l'on débarqua, et l'on fit une marche d'environ 100 milles pour arriver aux approches des établissements Iroquois.
Il se trouva que les Iroquois étaient beaucoup mieux préjoarés que par le passé, à tenir tête à une attaque. Ils s'étaient fait un fort avec des troncs et des branches d'arbres.
N'ayant plus aussi peur qu'autrefois des armes à feu, ils se défendirent par des décharges de flèches et à coups de pierres. Les Hurons refusaient de se tenir en bon ordre et de faire ce que Champlain leur commandait. Bientôt Champlain fut blessé, et les Hurons furent défaits et repoussés du fort. Là-dessus, les chefs Hurons demandèrent de battre en retraite. Ils reprirent donc la route du Lac Ontario qu'ils traversèrent pour atteindre la rive nord. Champlain leur dit de lui donner des barques et des hommes pour le descendre le long du St. Laurent depuis le Lac Ontario jusqu'à Hochelaga. Mais ils prétendirent que la chose était impossible. Le fait est que les chefs voulaient qu'il s'en revînt à leurs établissements et qu'il y passât l'hiver avec eux. Il se vit forcé d'y consentir ; car, à peine était on arrivé aux villages Hurons que l'hiver était commencé.
61. Mais ce long voyage ne fut pas sans profit. Champlain fit, en route, une étude des pays de F Ottawa, de beaucoup de cours d'eau et de lacs, aussi bien que des naturels avec qui il se trouva. Les lacs Nipissing, Huron, Simcoe et Ontario devinrent ainsi connus à
lui-même et au monde. Il put, en outre, dui-ant ce long hiver, se faire des amis de beaucoup d'Indiens dont les tribus habitaient le voisinage du Lac Hui'on. Son but, en agissant ainsi, était, jusqu'à un certain point, de les décider à descendre à Hochelaga, Trois-Eivières et Québec pour y faire la traite. Il avait sui-tout d'auti-es vues, c'était de les amener à se faire chrétiens, et, pour arriver à cette fin, de se laisser instruire. Car, grâce aux amis qu'il avait gagnés au Canada, lors de son séjour en France, des prêtres étaient maintenant prêts à venir se fixer au milieu d'eux. Au fait, il y en avait un nommé le Ca?ron, de l'ordre des Récollets, qui avait déjà pénétré dans leur pays. Champlain et le Carron filment ensemble plusieurs visites aux tribus Indiennes près du Lac Hm-on.
62. En Mai 1616, Champlain accompagné d'une troupe nombreuse de Hurons, partit du pays de ces derniers pour Hochelaga et Québec. H mit quarante jours à faire le voyage, et l'on était en Juillet, avant qu'il fut terminé.
Champlain avait été si longtemps absent qu'on craignait qu'il ne fut perdu ; aussi quand ses gens lo revirent sain et sauf au milieu d'eux, grande fut leur joie. Ils se réunirent pom' remercier Dieu de lem- avoir ramené celui poui* qui ils avaient tant d'aftection.
Ce vo^'age de 1615 à 1616 fut le plus long et le plus fudc qu'ait fait Champlain.