‹ Histoire du Canada pour les enfants [microforme]Chapitre 37 sur 88 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

De Tracy marche contre les Iroquois et châtie les Mohawks,

125. Le temps était venu de punir les Iroquois de la conduite qu'ils tenaient depuis plus de 30 ans. Ts Mobawks ct les Oncidas avaient été de beaucoup les

lus hostiles et les plus cruels, c'est donc par eux que e vice-roi proposa de commencer.

ks.

s de Tes ) les que

Au printemps de 1666, il partit en suivant la route des Trois-Rivières et des forts du Richelieu. Il avait avec lui 1300 soldats, non-compris les Canadiens et les Sauvages.

Pour arriver au pays des Mohawks, il fallait traverser le lac Champlain, et de là pousser jusqu’au lac George, désigné alors sous le nom de Lac St. Sacrement. Ensuite il y avait à faire une marche longue et difficile à travers des bois, des marais et des rivières.

Quoique âgé de plus de 70 ans, le vice-roi voulut aller avec les troupes. De Courcelle commandait luimême.

126. La saison était fort avancée lorsqu'on parvint aux villages ou cantons des Mohawks. Les l'rançais espéraient que ces barbares tiendraient tête et se battraient, mais loin de là, à l'approche des troupes, ils s'enfuirent dans les bois.

On fit quelques prisonniers, et l’on trouva d’immenses quantités de maïs et autres provisions, sur lesquels l’ennemi comptait pour vivre l'hiver suivant. De Tracy fit tout brüler ainsi que les habitations.

Quand l’œuvre de destruction fut consommée, il fut proposé de marcher sur les villages des Oneidas ; mais on etait alors à la fin d'Octobre et le temps pressait de retourner au Canada. Le vice-roi envoya donc un message aux Oneidas par un de ses prisonniers. Il les prévenait que l’armée française viendrait chez eux prochainement et qu’elle leur infiigerait la même punition qu'aux Mohawks.

Après une marche des plus pénibles pour regagner la colonie, on atteignit sans encombre les forts du Richelieu et Québec.

127. Ce fut pour les Mohawks une punition bien rude que la perte de leurs habitations et de leurs provisions d'hiver. Il en mourut un grand nombre de froid et de faim.

128. Après avoir ainsi châtié les Troquois, et mis en ordre les affaires du Canada, de Tracy reprit la route de France en 1667.

Un grand nombre d'officiers et d'hommes du régiment de Carignan obtinrent de rester et de se fixer au Canada. Le roi voulut qu’il leur fût donné des terres, de l'argent ct des provisions pour commencer. Les soldats dovinrent les maris des femmes que la France fit passer dans la colonio.

Page 1