‹ Histoire du Canada pour les enfants [microforme]Chapitre 58 sur 88 · Wolfo avait défendu expressément à ses soldats · texte numérisé non relu

Wolfo avait défendu expressément à ses soldats

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do faire aucun mal aux gons qui, on réalité, no 80 battaiont pas contro les Anglais. Néanmoins, dans quelques localités voisines do Québec, il no fut tonu aucun compto do cotte défonse. Des bandes d'hommos connus sous lo nom do coureurs, brûlaiont les habitations, détruisaiont les récoltes, abattaiont les arbros fruiticrs ot comméttaiont d'autres désâts. Ces coureurs n'étaiont pas des troupes régulières, mais des hommos accoutumés aux guorros do buissons contro les Sauvagos des colonies anglaises. Eux-mêèmes ressemblaiont à dos Sauvages dans plusieurs de lours habitudes. On dit même, qu'à l’exemplo de ces derniers, ils onlovaiont los chovelures. On los avait fait venir avoc l'armée pour tenir tète aux Indiens qui se trouvaient du côté des Français, ot dont Montcalm comptait bon nombro. Ik lui servaient d'éclaireurs, et rôdaicnt autour des camps onnemis, tuant ot scalpant tous los trainards.

190. Nous terminorons co chapitre par lo récit do doux histoires, dont la première montre do quelles cruautés ces coureurs etaient capables, lorsqu'ils 80 trouvaiont on péril.

Un certain officicr, qui commandait un petit détachomont de courours, avait fait quolques prisonniors au nombre desquels était un petit garcon tout jeune. Tout-à-coup parut un corps d’Indicns qui se mit à lour donnor la chasse. Tous les prisonnicrs furent laissés en arrièro, oxcep‘é l'enfant avoc qui les coureurs s’onfoncèront, aussi vite qu'ils lo puront, dans la forèt. Le: cris porsants do l'enfant suffisaicnt néanmoins à

uidor los Indiens dans leur poursuite. Il était trop Jeune ou trop cifrayé pour comprendre l'injonction qu'on lui faisait do so taire. Plus on lui disait do cesser do crier, plus il jotait los hauts cris. Cependant les Indiens approchaicent ot allaiont mottro la main sur la bande. Alors l'officier ordonna à l'hommo qui portait l'onfant do lo monor à l'écart dans un fourré ot do la mottro à mort, co qui fut oxécuté à l'instant, Los Indions n'étant plus guidés par aucuns sons, cossèront do donner la chasse, et les coureurs réussi-

rent à s'échapper en gagnant le poste anglais le plus:

roche. L’officier qui avait donné cet ordre cruel et. PR e qui l’avait mis à exécution n’eurent pas honte. de raconter à leurs camarades ce qui s'était passé. Quand même on dirait, à titre de défense de leur conduite, que cet acte de leur part était nécessaire pour les sauver du danger d’être tués ct scalpés, il serait aisé de répondre qu'ils auraient pu baillonner l'enfant, et. ainsi arrètor £es cris. Mais la pensée qui vint le plus promptement à des esprits aussi cruels fut d’étouffer ces cris dans la mort.

L'autre histoire a trait à la manière étonnante dont échappa aux Indiens de Montcalm un Anglais dont le nom devint plus tard fameux par tout l’univers.

Dis le commencement des opérations du riége, l'amiral ordonna de faire de: sondages qui permissent de relever la profondeur de l’eau entre le bout de l'ile d'Orléans ct les battures de Beauport, en avant des retranchements français. Il y avait à -bord d’un des vaisseaux de la fiotte un jeune homme nommé James Cook. C’est à lui que fut confié la tâche d'effectuer ces sondages, tâche très-difficile et très-périlleuse, qui ne pouvait se faire que dans la nuit. Cook était alors quartier-maitre sur un bâtiment de guerre, où on l'avait déjà remarqué pour ses habitudes prudentes, son courago ct son habileté. Il se mit à l’œuvre avec joie. Seul dans un bateau qu'il dirigeait à l’aide d’avirons ouatés et protégé par les ombres de la nuit, il avait presque terminé son travail, lorsqu'il fut aperçu de

uclques Indiens qui se trouvaient sur la rive. Les

auvages saisirent un canot et le firent glisser comme un trait vers le lieu où était Cook. Celui-ci, les ontondant venir, se mit à ramer de toutes ses forces du côté do l'ile. Il l'avait à peine atteinte, qu'ils étaiont derrière lui. Aussi, il l’échappa bolle. L’'avant do son embarcation no faisait que de toucher la rive, lorsque les Sauvages sautèrent dedans à l’arrière, Lui, au mêmo instant, sauta à terre par l’autro bout ot sauva sa vio en courant aux avant-postes du camp anglais.

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HISTOIRE DU CANADA POUR LES ENFANTS. l1L

Ce jeune homme fut le grand capitaine Cook, tué 20

ans plus tard,par les naturels d’une île des mers du

Sud.

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