‹ Histoire du Canada, sous la domination française [microforme]Chapitre 4 sur 19 · partie du chemin, car les deux partis se rencontrèrent Franç · texte numérisé non relu

partie du chemin, car les deux partis se rencontrèrent Franç

sur le lac même. Ils gagnèrent le rivage, chacun de quelqu

leur côté, et s’y retranchèrent. Alors les Algonquins 4 qu'à f envoyèrent demander aux Iroquois s'ils voulaient se 2 quelqu

battre à l’heure même; mais ceux-ci répondirent quela ! niers. nuit était trop avancée; qu’on ne se verrait point, et | que le:

qu'il valait mieux attendre le jour. M sèrent Le lendemain, dès que le jour eut paru, Champlain { leur ps | plaça ses deux Français et quelques Sauvages dans les s'arrêti | bois, pour prendre les ennemis en flanc. Ceux-ci Les en | | étaient au nombre de deux cents, tous gens d'élite et lS horreu I | déterminés, qui croyaient avoir bon marché des Algon- de pou | | quins et des Hurons, qu’ils étaient dans l’habitude de cassa l: | | battre, et qui n’avaient laissé voir d’abord qu’une partie un Mo if | de leurs forces. Les alliés fondaient leur principale À retraite li] espérance sur les armes à feu des Français, et ils re- nèrent ll J commandèrent à Champlain de tirer sur les ‘chefs, qu'ils | Québec | lui montrèrent. Les Algonquins et les Hurôns sorti- } Champ

rent les premiers de leurs retranchemens, et s’avan- banes cèrent deux cents pas au-devant des Iroquois. Quand attachè ils furent en présence, ils s’arrêtèrent, se partagèrent portènt, en deux; bandes, et laissèrent le milieu à M. de Cham- accour plain. Celui-ci, habillé à l’européenne, avec son canots, arquebuse et ses autres armes, fut pour les Iroquois un } maris, 6 spectacle nouveau et singulier: mais quand ils virent Char le premier coup de son arquebuse, où il avait mis quatre par Du balles, renverser morts deux de leurs chefs, et blesser laissan dangereusement le troisième, leur frayeur fut égale à CHavr leur étonnement. Les alliés poussèrent de grands cris du roi, laissé le

plain, par des Sauvages (Canadois) ; mais ils s’en étaient retirés, : ainsi £pe de plusieurs autres, “qu profond des terres, afin de le print n'être sitôt surpris.” Ilen

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de joie, et firent une décharge générale de leurs flèches. Champlain allait recharger son arquebuse, quand les Français qui l’accompagnaient, ayant encore abattu quelques uns des ennemis, ceux-ci ne songèrent. plus qu’à fuir. Poursuivis chaudement, ils eurent encore quelques hommes de tués, et on leur fit quelques prisonniers. Les alliés vainqueurs se rassasièrent des vivres que les Iroquois avaient abandonnés, sautèrent et dansèrent sur le champ de bataille, et reprirent la route de leur pays. Après avoir fait une huitaine de lieues, ils s'arrêtèrent pour mettre à mort un de leurs prisonniers. Les cruautés qu’ils exercèrent en cette occasion firent horreur à Champlain, qui demanda, comme une grâce, de pouvoir mettre fin au supplice du prisonnier, et lui cassa la tête d’un coup d'arquebuse. La nuit suivante, un Montagnais ayant rêvé qu'ils étaient poursuivis, la retraite devint une véritable fuite. Les Hurons retournèrent dans leur pays; les Algonquins s’arrêtèrent à Québec, et les Montagnais se rendirent.à Tadousac, où Champlain les suivit. Dès qu’ils apperçurent les cabanes de leurs villages, ils coupèrentide longs bâtons, y attachèrent les chevelures qu'ils dvélent faites, et les portènt comme en triomphe. Aï@ vue, les femmes accoururent, se jettèrent à la nagéjiet ayart joint les canots, elles prirent les chevelures des mains de leurs maris, et se les passèrent autour du cou.

Champlain étant remonté à Québec, il y fut joint par Du Ponr, et s’embarqua avec lui pour la France, laissant la colonie naissante sous les ordres de Pierre CHavin, homme brave et intelligent. Il fut bien reçu du roi, à qui il rendit compte de la situation où il avait laissé le Canada. On lui confia encore deux vaisseaux, le printems suivant, et il arriva à Tadousac, le 8 av Ilen repartit le 28, … avoir assuré les Montagnaïs

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qu'il venait dégager la parole qu'il-leur avait ‘onnf:, l'année précédente, de l25 accorapagner encore à la guerre contreles Troquois. Ces Sauvages «attendaient, en effet, que son :etour pour se remettre en campagne, et à peine fut-il arrivé à Québer, qu'ils s'y rendirent, au nombre de soixunte guerrisrs, Les Algonquins &s trouvèrent prêts aussi, et tous marchèrent vers la: :"ière des Iroquois, où d'autres Sauvages avaient promis de se vendre. {’hamplain les suivit de près, dans une bsrque; maïs il ne trouva pas le nombre de guerriers qu'on lui avait fait espérer, et il apprit, en même temps, qu’un parti de cent Iroquois n’était pas loin. Il n’y avait pas un moment à perdre pour l» surprendre. Il fallut laisser la barque et se mettre dans des canots. Quatre Français suivirent Champlain : les autres restèrent à la garde de la barque. Les confédérés eurent à peine vogué une demi-heure, qu’ils sautèrent à terre, sans rien dire aux Français, et se mirent à courir à travers les boïs, laissant leurs canots à l’abandon, et

Champlain sans'guide, au milieu de ces déserts. Bientôt pourtant, un Algonquin vint le prier de hâter sa marche, parce qu'on. était aux prises avec les ennemis. Il doubla le pas, et’f8-tarda guère à entendre le bruit des combattans. Les'alliés avaient attaqué les Iroquois dans leur retranchément, et avaient été repoussés avec perte. A la vue des Français, ils reprirent courage, et retournèrent avec eux à la charge. Le combat devint très vif: Champlain et un de ses hommes furent blessés légèrement. Cependant les armes à feu déconcertaient les Iroquois, lorsque les munitions commencèrent à manquer. Alors Champlain persuada aux alliés de donner l'assaut au retranchement : il se mit à leur tête, ayec ses quatre Français, et malgré la vigoureuse défense des assiégés, ils parvinrent bientôt à faire une

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assez grande brèche. (Cinq ou six autres Français arrivèrent, sur ces entrefaites. Ce renfort donna aux assaillans le moyen de s’éloigner pour respirer un peu, pendant que les nouveau-venus faisaient feu sur l’ennemi. Les Sauvages revinrent bientôt à l’assaut, et les Français se mirent sur les aîles, pour les soutenir. Les Iroquois ne purent résister à tant de coups redoublés : presque tous furent tués ou pris. Quelques uns ayant voulu courir du côté de la rivière, ils y furent culbutés, et s’y noyèrent. Lorsque l'affaire fut terminée, il arriva encore une troupe de Français, qui voulurent se consoler de n'avoir. point eu de part à la victoire en partageant le butin. Ils se saisirent des peaux de castor dont étaient couverts les Iroquois qu’ils voyaient étendus sur la place ; ce qui scandalisa beaucoup les Sauvages, Ces barbares, qui prenaient plaisir à tourmenter, de la manière la plus indigne, des ennemis qui n'étaient plus en état de se défendre, se piquaïent d’un désintéressement qu'ils étaient surpris de ne pas rencontrer chez des hommes civilisés. (Champlain engagea les Hurons à emmener un Français dans leur pays, afin qu'il

ppriît leur langue, et emmena undes leurs en France, avec promesse de le leur ramener, à son prochain retour.

Tandis que Poutrincour et Champlain, toujours sous les auspices ou l'autorité de M. de Monts, fondaient, le premier le Port Royal, et le second Québec, Henry Hupson, dans trois voyages consécutifs, de 1607 à 1609, explorait le détroit et le nord de la baie qui furent ensuite appellés de son nom, dans la vue, et avec l'idée fixe de trouver un passage à la Chine et au Japon, par le nord-ouest, Il eut la hardiesse, pour ne pas dire la témérité, de passer le dernier hiver dans cette latitude, pour y attendre le printems. Cette saison venue, il reprit le cours de sa navigation ; mais il périt, victime

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de son audacieux courage, et du lâche abandon de son équipage mutiné.*

M. de Poutrincour, qui avait passé une ou deux années en France, revint au Port Royal, au commencement de Juin 1610, Le 24 du même mois, il y fit baptiser, par un prêtre, nommé ‘ Messire Josué FLécHe;” environ vingt-cinq Sauvages, au nombre desquels était MEmBEerTOU, premier Sagamo des Souriquois, dont il voulut être le parrain, et qu'il nomma Henri, du nom du roi de France.f Cet évènement, alors extraordinaire, fournit la matière de deux ouvrages publiés à Paris, la même année, sous des titres fastueux.

Ne pouvant demeurer inoccupé, et n’ayant rien a faire à Québec, Champlain en partit, le 20 mai 1611, et arriva le 28, au Grand Sault Saint-Louis. ‘ Après avoir visité, de côté et d'autre,” pour trouver un lieu propre à une habitation, et y “ préparer ue place pour

y bâtir,” il s'arrêta à ‘un petit endroit, qui est jusqu'où

* On le délaissa dans une île déserte, suivant quelques écrivains, et suivant d’autres, on se saisit de lui, pendant la nuit, on lui lia les mains derrière le dos, et on l’exposa d&s:s sa chaloupe, au gré des flots, avec son fils et sept des plus malades de ses gens ; et tous périrent misérablement,.

? Ce Sagamo, à la fois bon politique et habile guerrier, avait une assez haute idée de sa dignité, bien qu'il n’eût pas dédaigné d’être autmoin, ou jongleur, parmi les siens, avant sa conversion. Membertou, dit Lescärbot, voulait qu’on lui fît l’honneurde tirer un coup de canon, lorsqu'il arrivait (au Port Royal), parce qu'il voyait qu’on faisait cela aux capitaines français, disant que cela lui était dû.’ Membertou était très vieux, (âgé de cent ans, âu dire de Laet,) en 1610, S'il est vrai qu'il eût vu Jaques Quartier, comme Lescarbot l’affirme, il fallait qu’il fût un de ces étrangers qu Donnacona amena en grand nombre à Stadaconé, au printems

Ÿ‘ La conversion des Sauvages qui ont été baptisés en la Nouvelle France, cette année 1610.” Par LESCARBOT.

“ Lettre Missive touchant la conversion du grand Sagumo de la Nouvelle France, qui en était, avant l’arrivée des Français, le Chef et le Souverain.” par un sieur BERTRAND.—D'un grand Sagamo de la Nouvelle France, était tout ce qu’on pouvait dire avec vérité.”

les néan du g Roy petite soixa ( les E avaie quant qui se le fleu de tou loupsbêtes, le non quarts

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