CHAPITRE IV
» reeoeilii qae dd (rouble , au Heu des bieas qne nous atteDdions. » Seigneur, nous confessons dos fautes, ne nous oubliez pas éter- » nellemcnt et ne tirez pas vengeance de nos péchés. Brises nos » liens , resserrez nos alliances. Le Seigneur nous donnera la force >> et versera sur son peuple les bénédictions d'une véritable paix. » Amen K n
Le traité de Fribourg a servi de base à toutes les alliances qui ont été faites depuis avec la France^. Pour mieux encore s'attacher les Suisses, François T" accorda 100 lîv. aux éludians suisses à Paris, et chaque Canton eut le droit d'en envoyer deux. Thomas, fils dTUlli Schneuvly et maître Pierre Giroz furent les premiers Friboiirgeois qui jouirent de ces bourses; et celles-ci nous furent conservées jusqu'à la révolution 3. C'était la chambre des scolarques qui nommait les boursiers.
Suivant le recès de Fribourg du 18 Octobre, ou plutôt du 29 Novembre, car la date est évidemment fausse, P. Falk qui avait été nommé Avoyer, depuis son retour de Palestine, et Schwarzmourer, Âmmann de Zoug, furent envoyés vers le Roi de France pour faire sceller le traité de paix. Stettler^ parle de la réception magnifique qu'on leur fit à la cour et de la mort de tous deux, laquelle eut lieu bientôt après par l'effet du poison , à
^ Attendue t populus meus^ leeem meam, inclinate aurem in verhaoris meu Nolite confidere in Principibus , in filiis hominum , in quitus non est salus • qui làquuntur pacem cum proximo suOf mala aulem in cordihus eorum , in quorum manibus iniquitates sunt , dextera auiem repleta est muneribus, Quoniam mihi pacifiée loquebantur et in iraeundia terrœ dolos cogitabant, Cum enim dixerinf pax et securitas , tune repentinus supervenit interitus, Da illis secundum opéra eorum y secundum neqidtiam ad in^enthnem illorum da illis» Peccavimus, Dom mine , cum patribus nostris^ sustinuimus pacem et non venit ; quœsivimus bona et ecce turbatio, Cognouimus , Domine , peccata nostra^ ne in œternàm obliviscaris nos , nequc vindictam sumas de peccatis nastris. Dissolve vincula , adstringe J'œdera pacis. Dominus dabit uirtutem , Dominus benedicet populo suo in' pace , in bona pace. Amen, — * Borgjechte und Pundtnisse der Stadl Freyburg. — - 3 1^68 deux dernières furent accordées à Placide Gottorrey pour la médecine , et au jeune Lochcr pour le dessin. Les cent francs alloués primitivement furent évalués, dans ïes derniers temps, 14 louis et demi qui fesaicnt 232 francs de Suisse. — ^ P. 1. 565.
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ce que Ton présume. Malgré le mauvais renom des cours royales, il est difBcile de sopposer quelque motif plausible à cet attentat. Il suffit de constater rempoisonuement moral , tel que celui qui avait atteiat 40 ans auparavant Féguely et Vuippens à la cour de Louis XI.
Léon X nous adressa à cette époque un bref trés-flatteur, en nous envoyant les pensions arriérées. II nous appelle ses alliés de la haute Allemagne, une nation forte, toujours honorée da St. Siège qui trouve en elle une garantie de sa liberté et de sa sécurité. Il ne doute pas , qu'après avoir versé notre sang pour Rome, nous ne lui sacrifiassions aussi nos fortunes , s'il le fallait <• Le St. Père pouvait ici se tromper, car une vie d'homme avait alors pour nous moins de prix que l'argent. La diétc de Zurich se déclara prête à lui fournir 10,000 hommes et, au besoin, 2,000 prêtres contre les Turcs.
Berne et Fribourg eurent l'année suivante (1517) un long el grave démêlé avec l'Autorité ecclésiastique et la Savoie, au wje^ de l'abbaye de Fillié, près de Genève, dont les revenus, quoique déjà incorporés à leurs menses capitulaires en vertu d'une transaction régulière et sanctionnée par Léon X, étaient néanmoins revendiqués par un Cardinal et par le Sieur de Cudré. Les deui villes finirent par se contenter d'un revenu annuel de 200 ducals.
Le Duc Charles résolut alors de se rendre à Berne pour remercier les Confédérés des services qu'ils lui avaient rendus dans ses démêlés avec la France, et renouer avec eux des relations amicales. II passa par Fribourg le 14 Novembre 1517 , traînant à sa suite un grand nombre de prélats, gentilshommes, conseillers et courtisans. A sou arrivée on tira le canon, on fit cadeau à sa suite de six fustes de vin, de deux bœufs gras, couverts des couleurs de la ville, de 24 moutons gras et de 20 muids d'avoine. Le Duc
* Voy. pièces juslif. NO Vm.