‹ Histoire du Canton de Fribourg, Volume 2Chapitre 34 sur 63 · CHAPITRE IT. i4t · texte numérisé non relu

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donna 50 êeas à ceux qui allèrent à sa teneonlre, et parut en Grand Conseil où l'Arehevéque de Turin fit en son nom an trés«* beau discours. Il fat si content de raccueil qn'il reçat » qu'eil partant il donna 15 écns i chaque abbaye i. L'année satvante un campromis régla les conditions sous lesquelles les sujets sayoisieni seraient dorépavant admis à la bourgeoisie des deux villes. Berne, Fribourg et Soleure conclurent eotr'elles un traité de combourgeoisie^ et plus tard avec Besançon. En 1579 cette dernière alliance ne fut plus renouvelée qu'avec Fribourg et Soleure, à cause de h différence de religion.

Les élémens de discorde ne manquaient pas à l'Europe. Quand la guerre s'éteignait d'une côté; elle s'allumait de l'autre, au grand contentement de la jeunesse helvétique, toujours prête à se battre, n'importait pour qui. Le Pape demanda 6,000 hommes aux Suisses contre le Duc d'Urbin. Ils furent refusés. Alors il fit enrôler sous main, et de nombreux volontaires se présentèrent; à Bernç enfr'autres Jean et Louis Diesbach; à Fribourg Waltber Heid et Nicolas Heuniki, au grand mécontentement des autorités.

Une nouvelle occasion de service se présenta, lorsque l'aventureux Duc de Wurtemberg se brouilla avec ses sujets et avec VEmpereur, son beau-père. Seize mille Suisses accoururent sous les drapeaux de cet indigne Prince, tandis que huit cents autres se. trouvaient aune journée de là au service de la ligue de Souabe, armée contre lui. La diète rappela les premiers, et leurs officiers furent punis. C'étaient de notre côté Wallher Lanlhen-Heid, H. Frisching, Capitaines, et P. Merz, porte-enseigne (1519).

Plus près de nous, le Duc de Savoie tramait l'occupation de Genève , et cette ville redoutant une surprise , sollicitait de Fribourg un. traité de combourgeoisie pour mieux se mettre en

^ À. C. — 3 Voy. Bnrgrechte und Punlnûsse der Stadt Freyburg. La chronique Lenzburg dit que ces trois villes conviurent en 1518 que nul forain ne serait reçu bourgeois par Tune d'elles, qu'à la condition qu'il s'y établit. Ni Tillier ni nos A^rchives ne font menUon de ce fait.

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Biesare de réâisler. Cette allianee, toote dmt riotéiét de artie commerce, fut akémeot conclue (1518), malgré les rëdamâ^ÂoK des Bernois et d« Doc. Déjà en 1513 , Frîboarg avait déclaré à celui-ct qae , considérant Genève comme ville d'empire , Messeigneurs croyaient avoir le droit de conclare avec elle on trailé de combourgeoisie. Le genevois Beithilier, bourgeois de Friboorg» fut le principal auteur de cette négociation* L'Ëvéqne de Cîenève lui ea Voulait particulièrement, et pour se soustraire à sa r&^ geance, Berthilier se sauva à Fribourg. Il s'epfiiit, dU lAagniB, déguisé en serviteur, à la suite des députés de Fribourg , «lors en mission à Genève, et il trouva un asile à Thôpital de leur ville, où le droit de bourgeoisie lui avait été accordé dix: ans auparavant. Il se plaignit en Conseil des vexations dont il était Tobjet à Genève, s'offrant d'aller s'y constituer prisonnier, moyennant caution et sauf-conduit , et à condition que TFtat de Fribourg députât quelqu'un à Genève, pour assister au procès. On lui accorda sa demande; mais les Princes savoyards en appelèrent à leur sevt' J autorité et à celle des syndics. Le Duc leva une armée qi»> i vestit Genève. Il entra dans cette ville en vainqueur, précèdent | Jean de WaCtewyl , son page , qui tenait son casque K On scia d salit deux guidons que notre bourgeois, le Sire de Vausî, av»l élevé sur le bâtiment qui servait de siège au tribunal de haute jaridiction 2. Frédéric Marty, que les Ffibourgeois députèrent vers k Duc , fut reçu avec mépris et la ville fut occupée par les Savoyards. Un de nos messagers, qu'ils surprirent à Morges, fut gravement maltraité. Le même jour, Besançon Hugues et Malbuisson s'échappèrent en toute hâte et firent un long détour pour venir noos instruire de ce qui se passait. À cette nouvelle, sept mille volontaires fribourgeois se réunirent à Echarlens pour voler au secours

1 II fot depuis ÀYoyer de Berne. Ses fils, Nicolas et Gérard, prirent en horreur la réforme dont leur père avait été an des promoteurs ; ils renoucèrcut à letir p«frie pour aller s^établir en Franche-Gomté. Cette branche s'illustra dans l'Eglise » la politique et les batailles. Gérard servait en 1554 dans l'armée de Chartes V» au siège dé Metz. — « Missival. fol. 71.

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de €reiièTe <• Jacques HelMiog qai les coitmaandait, les coodaisit à LaasatHie, de là à Morgcs, puis à Relie , où il se saisit d'Aœèdée de Genève, gouverpeur du pays de Yaud^. On le chargea d'aller porter aq Doc l'aDDonce de l'arrivée de nos troupes et la menace de représailles, en cas de sévices contre la ville alliée. Déconcerté par cette toarnare inattendue des choses , le Prince qui déjà parlait en maître, baissa le ton à cette nouvelle et dépécha en toute hâte une députation à la diète de Zurich pour obtenir l'éloignémeut de ces entrenietteurs inçommo4es. Il entra même en pourparlers avec les chefs de Tarmèe fribourgeoise et les députés fédéraux qui la suivaient.

L'Avoyer Falk était alors à Bei*ne. Notre Gouvernement ne fit rien sans le consulter. Oô lui transmettait les lettres qu'on recevait de Genève. Les Bernois qui n'approuvaient pas l'expédition de Morges, ne voulurent point y coopérer. Mais là aussi se borna leur opposition.

La paix se fit à condition qu'il serait payé aux Fribourgeois quinze mille écus 3, dont quatre mille comptant , pour les frais de la guerre ; que les deux armées se retireraient en même temps et que rien ne serait changé dans Genève. Le Duc y resta encore , jusqu'à ce que la peste qui fesait beaucoup de ravages, l'obligea de se retirera Tbonon ^. Pour parfaire la somme à payer, il fut obligé d'hypothéquer Estavayer, Gudrefin, Rue, Romont et Châtel- St. Denis.

La diète de Zurich ne vit pas cet arrangement de bon œil. Le lundi 27 Juin ses députés parurent par devant Messeîgneurs du Petit Conseil, et en conséqueoce du recès de la diète de Zurich, ils demandèrent qu'on cédât au Duc de Savoie les frais de l'entreprise

4 Od paya 2 liy. à François Cugoiet pour la façon de la bannière. Celle famille, originaire de Bulle, changea son nom en celui de Week. — Le noyau primitif, organisé par le Gouvernement, ne comprenait pas plu^ de 717 hommes, et non 6,000 comme rapporte Magnin.— ^ D*Alt. «* s Le Duc n*ayait offert que le tiers de cette somme. On ne lui accorda qu'une heure de terme. Chroniq, Montenach. ^ 4 ibid.

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de Morges. La réponae de Messeignears fif cotmatcreauxdépij^s .qu'oD était loin de partager leur manière de voir à cet égard, el l-affaire fut reuvoyée par devant le Grand Conseil.

Le lendemain les mêmes députés se présentèrent devant ôelui-ci et formulèrent la même demande. Mais comme rassemblée était peu nombreuse, on demanda du temps pour réfléchir, et les députés attendirent sous te vestibule. On les fit bientôt rentrer pour leur exprimer un refus formel d'accéder à leur demande. Sur quoi ils produisirent une lettre d'avis (ein offener Mabnbrief) par laquelle Messeigneurs étaient sommés de paraître au tribunal fédéral de Willisau , le dimanche 1 7 juillet (1519)« Le député d'Unterwalden (nid dem Wald), sans être porteur d'un pareil mandat, avait ordre de ne point se séparer de ses collègues-. Le Conseil exprima Tétonoenient que lui causait un tel procédé et produisit à son tour le traité d'alliance. Les députés se retirèrent après avoir déclaré quils n'avaient aucune autre instruction à ce sujet et déposèrent leurs lettre» sur la table. On les leqr rendit en les assurant qu'on tiendrjÂf compte de leur demande. On se recommanda à leurs bons offio» auprès de leurs commettans; ce qu'ils promirent.

L'alliance fédérale devait se jurer tous les cinq ans. Quand cette cérémonie dut avoir lieu en 1520 , Fribourg s'y refusa, parce qae le texte des actes d'alliances qui Jui furent communiqués, était rédigé d'une manière équivoque et pouvait faire croire que les anciens Cantons avaient le droit d'exiger le serment des nouveaux» sans le prêter eux-mêpies. Fribourg et Soleure ne l'entendaient pas ainsi ; ce dernier Canton céda pourtant, mais Fribourg tint boo. Alors le député d'Uri refusa de siéger avec Fribourg ; quelques Etats suivirent son exemple, les autres s'interposèrent comme médiateurs. Cédant enfin à la nécessité et à leurs inst£(ilces, f^ribourg se prêta à la cérémonie, sous réserve de ses droits i.

1 Uottinger, Chap. I"*. Voici comment cette cérémonie ee faisait : les dépotés ées Cantons se rendaient dans tous les chefs-lieux de la Gonfédération. On les reoeyaitarec

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