‹ Histoire du Canton de Fribourg, Volume 2Chapitre 45 sur 63 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

terive fur^t imposés 40^ éeas d^or^ 20 à chacoDe des deu¥ Chartreuses, 10 à Marsens et autant à la Maîgrauge.

En 1575 fut fondée la nouvelle Chambi herren). Elle était composée de trois ei laïques, et devait se perpétuer sur le méi choix. Ce Conseil d'éducation était déjà et mais ses statuts ne firent mis au net qu*c

Les premiers Seolarques chargés de la réforme et de la direction des é€0le^ furent : Claude Duvillard, Prévôt de St. Nicolas, qoi étant mort en 1577 ^ fut remplacé par Sébastien Werro , alors Chanoine-çbantre ; P. Schoeuwly^, alors Chanoine-prédicateur, mais depuis Prévôt; Georges Boutzlin, Chanoine-catéchiste; P. KuntTiliy Docteur en médecine ; Fr. Gournel ^ Secrétaire d'Etat, et Guillaume KrounaenstoU, ancien Grand-voyeur.

Ce Conseil fut chargé de choisir des instituteurs, après un mûr examen, et de faire fréquenter les écoles même par les jeunes religieux, non encore sacrés; et, chose étonante, il fut rendu indépendant du Petit-Conseil.

Mais l'enseignement organisé par la Chambre des Seolarques demeurait circonscrit dans les limites d'une école primaire , au latin près , pour lequel on avait aussi créé une chaire. Il y avait encore loin de là à un Collège. L'idée d'un semblable établissement, mais commun aux sept Cantons catholiques, avait déjà été for-

^ L*annëe de la fondation des Scolarqnes fut marquée à Fribourg par un spcc- Ucle qui fit grand bruit. On joua la tragédie de la Passion. Cent trente-deux étrangers de marque furent traités par le Gouvernement à Tabbaye des Marchands, à raison de 4 batz par léte. Fontaine. — ^ La famiUe Scbneuwly était aux emplois de-, puis 1497, M. le chanoine Fontaine considère celui dont il est ipi question comme le plus grand boinme de noire république : estime peut-être exagérée , mais fondée sur de grands titres. Pierre Scbneuwly s'employa ayec zèle à réformer le cierge du diocèse, et, pour y parrenir, il crut devoir commencer par la réforme des écoles. Distingué autant par son savoir que par ses mœurs , ce saint prêtre mourut à Vége de 57 ans, en i^oignant des malades atteints de la contagion régnante. Il légua la plus grande partie de son bien aux Seolarques et aux pauvres. <— 3 II laissa trois fils qui n'eurent pas de postérité.

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imitée en 156S par FEvftqae de Goostanee, depuis le vqmi« qu'a- Tait exprimé le Concile de Trente. Toatefois, dani laeenférence tenue poar cet objet en 1576 , on s'était borné à projeter rétablissement d'an séminaire « et Friboorg semblait en réunir les conditions les plos favorables. La difficulté de s'entendre sur les charges et ayantages respectifs menaçait de faire traîner cette affaire en longueur, et en attendant Fribourg restait en souffrance. Ce fat alors que notre Gouv^nement se rendit aux sollicitations des Scolarques, pour fonder à Fribourg même un Collège cantonal. L'ordre des Jésuites jetait, dans ce temps, un grand éclat et se distinguait de toutes les autres corporations religieuses par sa discipline et son savoir. Il avait assumé la noble mission de réparer le scandale donné par le clergé , de dissiper l'ignorance profonde où il était plongé, de former des athlètes robustes et capables de défendre le catfaoii^ cisme attaqué de toutes parts par des adversaires habiles et puksans , de relever en un mot l'ancien culte et l'autorité du St. Siège. La diète catholique avait déjà jeté les yeux sur les Jésuites en i5% Il était donc bien naturel que le Gouvernement de FribourgsV dressât à eux pour diriger le nouvel établissement. Il ne reculait devant l'énorme dépense qu'il allait entraîner , ni devant l'opposition d'une cabale hostile, ni devant celle que souleva le provinciaHe^ Jésuites lui-même, qui, au premier abord, s'était prononcé contre ce projet. Une correspondance active s'établit entre le Prévôt Schneuwly, à qui la réforme des écoles tenait beaucoup àcœor, et Bonbomius , Evéque de Verceil , que Grégoire XIII , à la prière de St. Charles Boromée , venait d'envoyer en Suisse, en qualité i^ Nonce apostolique: Les lettres de ce Prélat sont conservées dans ' nos Archives ; elles témoignent toutes du vif intérêt qu'il prenait! la chose. Aussi ne déploya-t-il pas moins de zèle que le Prévôt dans l'exécution de ce projet, et, pour mieux en assurer l'exécution, il résolut de se rendre lui-même à Fribourg. Il annonça son arrivée pour le vendredi pu le samedi, 9 on 10 décembre *. Malheureu-

^ Il avait en môme temps chargé le Prévôt Schneuwly de loi préparer on tpP*'* lement de neuf pièces , avec de grandes tables à écrire.

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