CHAPITRE VIII
même temps les prétentioiis de celte puissance sur le eomté d'Aost, le Piémont et le marquisat de Saluées. « S'U y a chose, y est^I » dit, qui puisse mouToir les Seigneurs de Fribonrg, d'entendre f> à Falliance recherchée par M. le Duc de Saroie , ce sera volon^ » tiers l'espérance qu'il leur donne , de leur laisser la ville de Ro- )i mont ou autres lieux par lui prétendus ^ ou d'en accorder ain^ » qu'il leur plaira. Autrement il n'y a point de Canton , lequel , h » mon avis f ait moins d'occasion de se bâter pour n'avoir nul be- » soin d'être secouru dé hlè y de vins et autres denrées provenant » des terres du dit Seigneur. Qui est teutefois la chose au monde )» de laquelle il cuide pouvoir plus attirer aucun des cinq Cantons.
f} Car, quant au secours des gens de guerre par lui prétendu ,
jo je désirerais qu'il fût demandé aux ministres de S. Â. de qui c'est
» qu'ils cuident que les Seigneurs de Fribourg doivent craindre»
» tandis mémement que les ligues seront de bon accord et qu'elles
» seront de bonne intelligence avec la cour de France. D'ailleurs il
» n'est non plus à croire que les Seigneurs de Fribourg sont ceux
» de toutes les ligues , qui voudront aussi peu postposer l'alliance
D de France à celle de Savoie ou faire chose qui la peut tant soit
» peu altérer pour n'y avoir point de Canton , qui soit plus voisin
7> de France, ni qui en puisse tirer plus de commodités, ni en un
is> besoin , secours plus prompt ni plus à propos. »
Mais nos sympathies étaient acquises au Duc, l'implacable ennemi de la réforme. Quand, malgré l'engagement pris de ne pas inquiéter dans leur nouveau culte , les districts cédés par Berne , il recourut à la violence pour les convertir , le frère Chérubin , capucin , écrivit de Thonon qu'il conviait les Seigneurs de Fribourg et leurs sujets à la fête d'actions de grâces pour la conversion du Cbablais à la foi catholique. Le Gouvernement y députa deux Conseillers (1598).
A Ceci proave qii*A cette époque le Duc n'ayait pas encore renoncé à ses prétendons sur les bailliages conquis. .
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A Fribonrg on célébra la même amiée , par ane procession et an Te Deam , la reprise de Raab sur les Turcs. Qaand Jean de Lanten- Heid rentra à Fribdarg, après son service en France , on kii rendit des bonnears comme i nn saavear de la patrie. Cette fête inspira à . nn. poêle da temps, Simon Progin, des vers latins qui ne soat pas sans mérite, sous le rapport de la facture (1598)^.
^ Ep08 panegyricam in reditam sfrennissimi , nobilissimi , magnificentiisimi. ampli8simi(|ne Tîri Domini a Lanlen, nomine Heydt» Eqoitis aorati et copiaroa Helveticarum in Gallis aliqaoUes Imperatoris summi» etc. Com soleimi omaioiD cirium adplausn patriam ingrederetur, 7 Id. Aug. scriptom. Auctore Simone ProginoF. H. Frib. Naitboni». Ei oflleina «yp. M. WOh. Hess. Anno MDXGVin.
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