‹ Histoire du canton de Thouarcé et des communes environnantesChapitre 11 sur 19 · PERSONNAGES DU QUATORZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

PERSONNAGES DU QUATORZIÈME SIÈCLE

Ambnard (Péan), était seigneur de Chanzé vers Tan 1300. — <jny, fils de Péan et d*Isabeau do Baussay, fut père do Briand, Jean et d'une fille nommée Eustache. C'est probablement à lui que Bouchard de l'Ile, seigneur do Thouarcé, avait concédé un droit de garenne avant l'année 1326. — Joufllroy (Geoffroy), valet, vivait en 1337; il était peut-être bien seigneur de Luigné. — Guyon, époux d*Anne de Vitré, était seigneur de la Bourgonnière ou Bonrdhiière * en 1373.

1 Dans U commune d*All6DÇ0D.

Ancenis (Jean d*), était seigneur de Martigné-Briand vers 1390. il maria sa ûlle Jeanne avec Lepart de la Jumel* Hère.

AuBiGNÈ (Savary d*), fils de Guillaume et d'Aliéner do Coesme, chevalier, seigneur d*Aubigné, épousa, en i329. Honneur de la Haye-Passavant, dont il eut Ollivier II et Pierre. — Pierre, seigneur de la Touche d'Aubîgné, épousa, en 1374, Jeanne de TEspine, dame de la Jousselinièro. — Jean, était seigneur d'Aubigné et de la Gruechère ' en 1390. — François, son fils, est aussi qualifié seigneur de la Gruechère dans la même année. — Guillaume , écuyer, seigneur des Marchais-Renault *, vers Tan 1300. — Jean, écuyer, seigneur des Marchais, n'eut point d'enfants de son mariage avec Marguise Bourel. Par son testament du 15 septembre 1380, il légua quelques rentes h la fabrique de Faveraye et demanda à être enterré dans Téglise. — Guyon, était seigneur de Champagne ' en 1380.

AvoiiT (Guillaume d'), était seigneur de Gré en 1331-

Baussay (Amaury de), était probablement seigneur du Plessis-Baudouin en 1348-1351, et sa femme était issue de la maison de Maillé.

Bevereau (Pierre), chevalier, seigneur des Brosses-Bevereau ^ en 1352-1374, arrenta la terre de la Saulaye en Quincé, le 20 juin 1374, à Jean de Chartrené et à Guérite, sa femme. Il avait épousé Louise de Belossac, qui était veuve en 1396.

Brezé (Geoffroy de), Ûls unique de Jean et de Jeanne de la Uaye, était seigeur de la Varenne, en Charcé, en 1356-1379. II possédait aussi la Guignonnière dans la même commune,

> Dans la commune d*AUeuçoD.

< Commune de Faveraye.

' Idem.

« Commune de Saint-Melaine.

36 mSTOIRB DU CANTON DE THOUARCÉ.

Longaeville dans celle de Saint-EIIier, etc. Il fut fait prisonnier par les Anglais en allant reconnaître le château de Passavant qu*ils occupaient en 1339-1360, ce qui l'obligea de Tendre une partie de ses biens pour payer sa rançon ; mais le Roi Ten récompensa en 1369. Il no vivait plus en 1380 et laissa de sa femme Aliette de Chemillé, fille do Pierre, seigneur de Brissac et de Scdile de Garoncière, Jean II, Jeanne, mariée à Geoffroy de la Grezille, et Thomasse, alliée à Guillaume d'Echerbaye ou de Cherbée.

Chateaubriand (Jean de), chevalier en 1366, était seigneur de la Uaurouzière * et du Bourgbancinays < en 4375-1393.

Chemllé (Pierre de), seigneur de Mortagne en 1302 et do Brechessac (Brissac), maria sa fille Jeanne a Jean de Laval.

— Dn autre Pierre possédait Brissac vers 1340, et sa fille Aliette épousa Geoffroy de Brezé. — Guy, chevalier, était seigneur de Brissac en 1342. — Thomas, seigneur do Chemillé, de Mortagne et de Brissac en 1366, donna, au mois defévrier 1371, en douaire à Marguerite de Thouars, la terre de Mortagne, ou à son défaut celle de Brissac. Ils n*eurent gu*une fille nommée Tbomasse, qui épousa Jean de la Haye.

Cœur de Rot (Jean), seigneur de Martineau-Cœur-dc* Roy \ fonda, en 1328, par son testament, la chapelle Sainte-Anne-de-rArceau, desservie au cimetière de Brissac.

DuBouRG (Robin), était seigneur de la Havardière en 1361.

— Yvon, écuyer, possédait cette terre en 1368-1392. BuDRESNAT (Robluot), écuycr, était seigneur de Martineau

en 1375-1380, il épousa : l*" Guillemotto Prévostelle, et S* Juliette de Coesmes, vivante en 1375, dont il eut une fille unique nommée Jeanne.

< Fief en Teir, c*est4i-dire lans domaine, dans la commune de VanèbréUen.

s (Tétaii an Tîllage, espèce de faubourg aux portes de Brissac, à roœst du chAteaa, et aussi dans la commune de Vauclirétien.

* Même eommuoe.

IIate (Bertrand de la), seigneur de Passavant et de Broichessac (Brissac) en 1391, laissa en mourant deux enfants : Jean, âgé de trois ans, et Jeanne, qui n*en avait que deux.

Ile (Barthélémy de T), était seigneur de Rochefort et des Marchals-Ravart en 135G. — Jean, seigneur de Thouarcé, de Gonnord et du Grand-Montrevault, existait en 1353-1396.

Karolay (IIucs de), évéque de Lcntriguer S conseiller au Parlement de Paris, était seigneur des Marchais-Ravart, de la Moltc-Saint-Aubin-de-Luigné et de Foudon en 1366- 1387. Il habitait la ville d'Angers et y mourut vers 1390.— Jean, frère du précédent, docteur en théologie et régent de la Faculté de Paris, seigneur des Marchais en 1386-1389, habitait ordinairement cette terre. 11 mourut dans un âge très avancé.

Kerantrait (Ilues de), chevalier, fut aussi seigneur des Marchais en 13G2-13G3.

Pktit (Perrot), était seigneur de la Roirie en Quincé on 1307. — Jean, son fils, possédait cette terre en 1382-1398. Il était aussi capitaine et garde du château de Broicbessac (Brissac).

PcY i»u Fou (Jean du), était seigneur de la Barre en Villeneuve * en 1300.

Socav ou Socssay (Jean de), était seigneur de Félines * en 1395.

Tir.NK (Jean de), seigneur dudit lieu, fut tué à la batmlle de Poitiers en 1356; il eut un fils, nommé Georges, qui fut trésorier de Louis II, duc d'Anjou.

Veu (Jean de), était soigneur de Chanzeaux en 1385.

Villeneuve (Émery de), était seigneur dudit lieu de Villeneuve, paroisse de Martigné-Briand, en 1371-1373.

1 Aujourd'liui TK*^uier, choMieu de canton (Côtcs-da-Nord). s Commune do Marligné-Driand.

» Idem.

Sonuns. — ConstruciUms : château de Gillcbourg; la Varcnne; aOe méridionale de l'éprlise de Tbouarcé ; les Landcs-Conquessac ; église de Saulgé; TOrcbère. — Fondations : chapelles de la MolLoen-Ginni, de la Noae-Blanche à Vaucllétien, de Saint-Jcan-Baplislc à ChaTagnes, Saint-Sébastien de Gré. — Acquêts : la Varcnne, la Guîgnonnière, Longueville, laVillaine, la Havardière cl le PcUl- Rion. — Aveux : de Cbanzeaux, Mirchcau, nrissac/Vauclirctien, la Barengerie, Ghanzé, Luigné, les Landés-Conqucssac, Clmslcs, la Reboute< Montbenault, Tessigné, Riou, Bonnczeaux, la Molleen-Girard, Gastines, Millé-les-Loges, rOrchère, Monlcngibcrl cl Soiuâgné.— Déclarations : la Brunclière, cures de Quincé cl de Rablaj, prieurés de Saint-Rlaiso et de Tbouarcé. — Fois cl hommages : la Ghaunière, la Havardière et Brissac. — Droits féodaux : Brissac, le prieuré de Saint-Melaine, Tbouarcé, dîmes de Charcc et de Quincé. — Faits de guerre : les Bretons à Marligné.

En 1405, le 28 octobre, GeofTroy de la Grezille, époux do Jeanne de Brezé, et Thomasse de Brezé, veuve de Guillaume de Cherbée, firent le partage des biens qui leur revenaient de la succession de Geoffroy de Brezé et d*Aliette de Chemillé leurs père et mère. Jeanne de Brezé eut dans son lot les terres de la Yarenne et la Guignonnière, en Cbarcé, celle de Longuevillo, le four à ban de Blaison, etc. ; et Thomasse de Brezé eut, entre autres choses, l'hôtel et la terre de Noyant.

Charles de Dinan rendit son aveu pour les châtellenies de Candé et Chanzeaux, le 23 mai 1106 *.

Suivant un contrat d'échange passé le 26 juin 1411, Simonnet Dampierres, écuyer, seigneur de Cbavigné, céda la terre, fief et seigneurie de la Yillaine, tenue du seigneur

> lUnati Chophii,... De Legihus Andium, 1704, L II, p. 255.

(le Luigné, à foi et hommage et un cheval de service, à IHerre Trochon.

Le 30 mai 1414, Érard Salahadin, rendità Jean Amenard, seigneur de Luigné, un aveu pour raison de Thôtel, terre et appartenances de Mirebeau en Rablay.

Le régent du royaume (depuis Charles YII), avait confisqué la terre de la Uavardière sur Guillaume Dubour parce qu'il s*était attaché au duc de Bourgogne, mais Jean de Conquessac ayant prouvé qu^il avait acquis cette seigneurie dès le 16 avril 1414, c*est-à-dire avant Tépoque de la con- Tiscation; Jean Papinot, lieutenant général en Aiy'ou, rendit, le 10 janvier 1419, une sentence qui accorda la propriété de la Uavardière audit de Conquessac, et débouta les prétentions de Guillaume Quatrebarbes qui voulait en jouir eu conséquence du don que lui avait fait M. le Régent*.

Jean de la llaye, chevalier, seigneur de Chemillé, de Morlagne et de Passavant, rendit, le 13 mars 1416, au duc d'Anjou, son aveu, comme homme de foi Hge pour raison du château et chàtcllenie de Broichessac (Brissac).

Le 10 août suivant, (luillaume Odard, chevalier, seigneur (le Yauchrélien, rendit à Jean de Craon, seigneur de la Suze et de Briollay, sou aveu pour la chàtellenie de VauchrcLicn, relevant du château de Briollay, à foi et hommage lige et un épcrvicr de service. La terre de Yauchrélien consistait alors en rhotel de Malvoisine *, un étang, une garenne de quarante arpents, le Lois nommé la Ilaye et les Yarenncs usagèrcs contenant quatre cents arpents, etc. Les principaux vassaux étaient Charles Bevereau, seigneur des Brosses, qui devait foi et hommage et un cheval de service, et Jean de Conquessac, sei-

» Archives du château de Briffac. Titres de la Havacdière, f* 9.

* L'hôtel ou château de Malvoii^iue, détruit depuis longtemps, était à Tendroit où ge trouve la ferme uommée Cour-de*Vauclirétien, à qaiiue cents moires à Toucst du bourg.

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gneur des Landes. Le seigneur de Yauchrétien était fondateur de réglise et avait droit de présenter le curé et un chapelain pour la chapelle de Malvoisine '.

Guillaume du Cazau, rendit, le 4 août 1424, au seigneur de Thouarcé, son aveu pour la gagnerie de la Barengerie, commune de Rablay, tenue dudit du Cazàu, par Micheau Barenger.

Jean Amenard, chevali«)r, seigneur de Cbanzé, rendit au seigneur de Thouarcé, le 12 juillet l/;28, un aveu pour la partie de sa terre de Cbanzé, avec droit de moyenne et basse justice, tenue de la chàtéllenie de Tbouarcé, à foi et hommage simple et un cheval de service.

Le même Jean Amenard était aussi seigneur de Luigné,

' et le 8 novembre 1429, il déclara tenir de Jean de la Haye,

seigneur de Brechessac (Brissac), son château et sa terre

de Luigné à foi et hommage simple et trois sous de service.

Le 2 juillet 1436, Guillaume Lemasle fit hommage au seigneur de Brissac et lui jura fldélité comme étant son vassal à cause de la terre de la Chaunièro, située alors dans la paroisse de Saint-Jean-des-Mauvrets et ai\jourd*hui dans celle des Alleuds.

Jean de Conquessac, rendit, le 15 septembre suivant à Guillaume Odart, chevalier, seigneur de Yauchrétien, un aveu pour le domaine et fief des Landes avec justice foncière tenu à foi et hommage simple.

Le 3 février 1437, Jean Gauteron avoua tenir de Jcaa Amenard, seigneur de Cbanzé, un fief à Cbasles et reconnut devoir foi et hommage et demi-cheval do service.

René, roi de Sicile et duc d* Anjou, permit le 26 août de la même année à Jean de Montjean, de bâtir un château à Gillebourg et de le fortifier.

Le 2i septembre 1438, Charles Doeron, seigneur de Chavagnes*Pelaud et de la Reboute, rendit au seigneur de

> Aichhrat de Brissac Titres de propriété de Vanchrétien, ^ 6.

Chanzé un avou pour raison do sa maison de la Reboale, tenue à foi et hommage et un cheval de service.

Suivant un acte du 14 septembre li40, Antoine Turpin, chevalier, seigneur de Crissé, de Yihiers et de la Yarenne en Charcé, reconnut que Michel Mabille, prêtre et receveur de ladite terre de la Yarenne, avait employé trois réaux d*or pour acheter une arbaleste d*acier, quarante-deux sous et demi pour une couleuvrine, soixante sous pour un cent de virtons ferrés et cinquante fers, le tout pour servir à la défense du château do la Yarenne.

Jean Amcnard, seigneur de Montbenault, rendit, lo 27 février i4i3, à Pierre de Brezé, seigneur de Brissac, un aveu pour son hôtel, domaine et dépendances de Montbenault et reconnut devoir dix-huit deniers de ser\'ico.

En 1444, le 21 mai, Thcaudo ou Thuaude de Chateaubriand, chevalier, seigneur du Lion-d'Angers et deYauchréticn à cause do Françoise Odart, son épouse, rendit ù la baronnie de Briollay un aveu comprenant : son hostel, hcrbcrgcmcnt et appartenances de Malvonme avec ks douces et clos turcs; sa garenne à connits (lapms)^ et d lièvres et autres bcics sauvages; son étang situé près dudit lieu de Malvoisine ; plusieurs métairies et des rentes ducs par un grand nombre de personnes. Ses principaux vassaux sont : Jean Bevereau, poin* son hôtel et dépendances des Brosses, et pour les moulins de Ciabeau; Jean Amenard, chevalier, pour une partie de son château de Chanzé; Regnault de Conqucssac, pour son fief d^u Bourgbancinays et son manoir des Landes; le seigneur de la Guespierre, pour son domaine dudit lieu, etc.

Jean ^Sohier avoua, le 13 juin de la môme année, tenir du château de Brissac sa terre et seigneurie de Tessigné en Quincé, avec justice foncière, à foi et hommage simple et cinq sous de service.

Le 14 mars 1447, dame Gillette la Rousse, prieure de Saint-Biaise en Quincé, rendit à Pierre de Brezé, seigneur

de firiftsac, une déclaration pour son prieuré, chapelle, domaine et dépendances. Le jour de Saint-Biaise, 3 février, il y avait alors audit lieu, une foire, et ceux gui s*y rendaient avaient coutume de faire une offrande à la chapelle ; la prieure faisait percevoir, à son profit, un droit d*étalage sur les marchandises; et elle avait en outre la dime sur une partie des terres environnantes.

Suivant un contrat du 30 novembre 1448, Jean Âmenard, seigneur de Cbanzé, céda la terre deltiou, dans la paroisse de Hgné, à sa flUe Jeanne, épouse de Gilles de Maillé, seigneur de Brozé.

Vers l'an 1450, Jean du Tail, chevalier, seigneur de Riou, rendit à Jean Amenard, chevalier, seigneur de Chanzé, Cernusson et TAssay, un aveu pour son hôtel, domaine et fief du Grand-Riou, relevant de TAssay, à un cheval de service.

0*après plusieurs enquêtes faites en 1451-1454, il résulte que la cbàtellenie de Brissac appartenait alors à Pierre de Brezé, chevalier, qui Tavait eue par échange, au mois d'août 1434, de Jean de la Uaye,. seigneur de Chemilié, de Mortagne et de Passavant. Comme le château avait appartenu aux comtes d'Anjou, on rappelait communément la Cbambre-du-Prince. Il y avait alors à Brissac trois foires par an, à la Saint-Maurice (ââ septembre), à la Saint-Vincent (22 janvier), et à la Madeleine (22 juillet) ; trois marchés par semaine, les mardi, jeudi et samedi ; une aumônerie ou espèce d'hôpital; deux étangs, un grand et un petit qui entouraient une grande partie du château. Comme les moulins de la rivière d*Aubance étaient alimentés par Teau de ces étangs, le seigneur de Brissac avait droit de faire mettre à chaque moulin, un boisseau marqué ù son étalon, et le meunier devait payer au prévôt, pour chaque boisseau neuf, plein ^ledit boisseau de froment, évalué alors à quatre sous *. A la même époque, il existait entre

* BuUtt'm de la SocUté indusirieUe d'Angers, anuée 1855, p. 18-22.

QUINZlÈ3fE SIÈCLE. 43

Pierre de Brozé et le prieur de Brissac, uae contestation relativement au droit de nommer un maître d*écoIe. Un instituteur avait été établi dans le château ; Geoffroy de la Vallaie, religieux de Tabbaye de Vendôme et prieur de Brissac, en avait aussi désigné un de son côté, et il finit par obtenir gain de cause pour son protégé.

Le 27 septembre 1453, Guilkume Prévost, seigneur de Ronnezcaux, se rend à Tassise deThouarcé, tenue par Guillaume Delacroix, sénéchal et présente un acte en parchemin par lequel il avoue tenir de très noble et puissant Louis de Beaumont, seigneur de Thouarcé, les héritages ci-après déclarés : son hôtel, pressoir, bois et garennes de Bouhezcaux ; un clos de vigne devant ledit hôtel; plusieurs prés en la prairie de la Rigaudicre; le droit de fourchage, c*cst-à-dire une fourche de foin pour chaque quartier de pré dans ladite prairie, autant qu*un homme peut en porter; la dime des blés et du vin dans toute la partie orientale de la paroisse de Thouarcé au centre de laquelle se trouve le village de Bonnezeaux ; une autre dime dans la paroisse de Faye, lesquelles dîmes peuvent valoir, année moyenne, vingt-cinq setiers (environ cinquante-cinq hectolitres) de blé, et vingt-cinq pippes (environ cent quinze hectolitres) de vin; les deux tiers des prémices d*agneaux, pourceaux, veaux, laines, chanvres, lins et autres produits dans les limites des dimes, etc. Comme le seigneur de Bonnezeaux tient toutes ces choses de la châtellenie de Thouarcé, il reconnaît devoir, à chaque mutation nouvelle, une paire d*épcrous dorés au seigneur de Thouarcé, hommage et Adélité, secours et assistance toutes fois qu^il est nécessaire selon la coutume du pays '.

Jean Bevereau, curé de Quiucé, déclara, le 26 mai 1456, qu'il tenait de Pierre de Brezé, seigneur de Brissac, son

1 Archives du cbàleau de Brissac. Mouvaucc liomnugée de Thoutrcé. t. I, fo 31.

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presbytère, les jardins et appartenances avec quelques quartiers de vignes aux environs.

Le 1** mai 1457, on publia, à la porte do la chapelle Saint-Jacques-du-Lalay, des lettres de sauvegarde données le 8 janvier 1456, par le roi, à Hervé du Plantis, seigneur des Marchais-Ravart, dans le but de le protéger en cas de guerre, lui, sa femme, ainsi que ses biens.

Vers Tan 1460, les paroissiens de Tbouarcé firent construire Taile méridionale de Téglise Saint-Pierre et elle fut plus tard nommée la chapelle Sainte-Barbe.

Regnault de Conquessac, écuyer, fit foi et hommage à Errard de Brie, seigneur de Villemoisan, le 5 avril U61, pour raison du domaine et fief de la Ilavardière.

Le 8 octobre 1462, Jean Baraton rendit u Pierre de Brezé, seigneur de Brissac, un aveu pour la terre et seigneurie de la Motte-en-Girard qui lui avait été donnée le 1*' septembre 1455, par Marguerite d*Aubigné, sa mère, veuve alors de Jean Baraton '.

Le prieur de Saint-Melaine était siy'et du seigneur do Brissac, et, trois fois par an, à Pâques, à la Toussaint et à Noël, il devait lui envoyer des gâteaux et du vin par un messager spécial ainsi que nous allons Texpliqucr. Le {•^ novembre 1465, haut^ et puissante dame CharloUo do France, fille naturelle de Charles Yll, et de la belle Agnès Sorel, et épouse de très haut et très puissant Jacques do Brezé, seigneur de Brissac et autres lieux, se trouvait au château lorsqu*elle fut avertie, sur les neuf heures du matin, qu*un cavalier, vêtu à'ixnfi manière extraordinaire, s'approchait du donjon. Aussitôt, une foule de curieux arrivent de tous côtés, et le cavalier dit à haute voix et par trois fois : Monseigneur de Broickessac^ ou vos aUauéi et commis^ venez recevoir te devoir que vous envoie le

> ArchiTM du chAlMa de BrifMc Titrea de propriéiô de U Motte-en 6inrd,M8 6if.

prieur de Saint-Melaine! La dame de Brissac est à la porte de la grande salle, entourée de ses demoiselles, et donne Tordre à un page de s'approcher du messager. Celui-ci a les jambes garnies do houzeaux tout neufs avec des éperons appelés touches, composésd*une seule poinle, sansmollettes, il porte une épée au côté, et remet aussitôt deux gâteaux appelés échaudés et deux quartaux de vin. Puis il descend de sur son cheval, et présente au valet un troisième échaudé et un autre quartau de vin. Pendant ce temps-là les serviteurs du château examinent le cheval qui doit être du prix de dix livres tournois, et s'assurent s'il est ferré des quatre pieds et s'il n'y manque pas un clou. Ils vépiflent également si la selle du cheval est toute cousue à chevilles de bois, ayant seulement deux clous pour tenir les arçons; car la plus petite irrégularité dans ces détails peut entraîner la conridcation du cheval au proQtdu seigneur de Brissac *.

Le 5 décembre iiGo, Théaude do Châteaubriant , chevalier , seigneur de Vauchrétien , octroya à Renault de Conquessac, écuyor, seigneur des Landes, la permission de reconstruire sa maison dudit lieu, qui avait été ruinée par les guerres. En conséquence, il eut la faculté de la faire rebâtir en entier et de la renfermer de douves et murailles, ce qu'il fit quelque temps après.

Louis de lîcaumont, chevalier, seigneur du Plessis-Macé, était, a cause de Jeanne Jousseaume, sa femme, seigneur de Thouarcé en 1^G6, et il eut à prouver, par une enquête, les droits et privilèges de sa châtellenie. Il fut alors constaté que la seigneurie de Thouarcé relevait du duc d'Anjou, en garde et en ressort, sans foi et sans hommage, c'est-à-dire en franc alleu. Un château-fort existait alors près et au nord de l'église paroissiale. Au centre de la

t Archives de Brissac ; et Bulletin de la Société induttrielle ttàngen^ 1853, p. 24-25.

TÎUe se trouvaient des halles pour Tétalage des marchandises aux foires qui se tenaient trois fois par an, le jour de la Chaire de Saint-Pierre (18 janvier), et aux fêtes de saint Pierre (29 juin) et saint Simon (28 octobre). Les habitants de Tbooarcé étaient exempts des coutumes et acquits, c'est-à-dire des droits de péage, etc., dans un rayon de cinq Ueues autour de la ville. La châtellenie ou juridiction seigneuriale 8*étendait dans les paroisses de Thouarcé, Paye, Rablay, Mozé, Saint-Jean-des-Mauvrets , Saint- Melaine et Yauchrétien, et, selon la coutume d'Anjou, il y avait un gibet ou justice patibulaire à qualre piliers pour la punition des criminels. Plusieurs fois , dans le courant du XV* siècle, il y en eut de pendus au gibet, qui était alors entre Belligné et la Gruechère, au carrefour formé par le croisement du grand chemin d'Angers à Thouarcé et du chemin Chaionnais, en face de la maison nommée Léard.

Le 12 janvier 1468, Jean Amenard, écuycr, soigneur de Chanxé, traitant le mariage de sa sœur Catherine avec Jean de Villeneuve, écuyer, seigneur dudit lieu, lui assigna pour son droit successif la somme de cent livres tournois de rente, partie en argent et partie en denrées. Dans ce contrat, on voit que le setier de froment, mesure de Brissac (environ deux hectolitres), est évalué vingt sous ; le setier de seigle, quinze sous ; un chapon, douze deniers ou nnson; une poule, huit deniers. Le seigneur de Chanzé promit en outre de donner en mobilier la somme de deux cents écus d'or.

Pierre Tborodes était seigneur de Oastines en Tannée 1469, et le 5 mai il avoua tenir de Louis de Beaumont, seigneur de Thouarcé , une partie de son fief à foi et hommage simple et cinq sous de service.

Le 8 jum 1470, James Louet, trésorier d'Aqjou, fit foi et hommage à Gilles de Maillé, seigneur de Milly-le-Mugon, pour raison de son fief de Millé-les-Loges.

Une sentence rendue le 7 septembre 4-473 par Pierre Poyet, juge d*Anjou, entre les chanoines de Saint-Pierre d'Angers, et Jean Baraton, seigneur de la Motte-en-Girard, maintint lesdlts chanoines dans le droit de percevoir la dime en la paroisse de Charcé. Il est rappelé que le chapitre de Saint-Pierre est propriétaire de la seigneurie de Charcé qu'il lient du duc d'Anjou, et que les chanoines, conune fondateurs de l'église et présentateurs de la cure, ont droit, pour faire un traitement convenable au curé, de prendre la dime dans toute la paroisse, et même, dans certains endroits^ de percevoir le sixième des récoltes, le tout rendu en la grange dixmière.

L'année 4480 eàt marquée par la bénédiction de la petite cloche qui se trouve dans la chapelle Saint- Arnoul au village de Souzigné et dont l'inscription en lettres gothiques nous apprend que l'an mil cccciiu" > cette cloche fut faîte et ARNOUL TiuAULT lui douna son nom. L'intérieur de la chapelle est orné de peintures à fresque et d'inscriptions en partie oiïacées, parmi lesquelles un dislingue les noms des quatre évangélistes.

A cette époque, le village appelé Bourgbancinays , à l'ouest du château de Brissac , avait acquis son plus grand développement. Il y avait une vingtaine de maisons parmi lesquelles on distinguait plusieurs hôtels ou habitations nobles et quelques tanneries. Il avait disparu depuis longtemps lorsqu'on y établit en 1813 ou 4814 le champ de foire de Brissac, qui fut transféré en 4834 au nord de la villd, près du Cormier.

Jean Callleau, curé de Rablay, que l'on écrivait alors Arablay, rendit, le 20 août 148â, à Thibault de Beau* mont, seigneur de Thouarcé, une déclaration par laquelle il avoue tenir le presbytère dudit lieu , avec ses dépendances, diverses rentes en argent, en blé et en

t C'esl-À-dire iiSO, comme c'esl dit ci-de8su«.

48 H18T0IBE DC CANTON DB THOUARCÉ.

chapoDs, et quelques dîmes, à la charge du service divin. Le 1" novembre 1482, Jeanne d*Aubigné, dame du Marais, reconnut être fenmie de toi lige, c'est-à-dire vassale do noble et puissant Jacques Amenard, écuyer , seigneur do Loigné, i cause de son hôtel de TOrchèrc, avec les vergers, ouches, bois, prés, pâtures et garennes, etc., en dépendant, ainsi que les rentes en deniers, chapons et poules à elle dues dans les paroisses d*Allençoii, Chavagnes, Vanchrétien et Luigné. Cette dame reconnaît devoir pour toutes ces choses, au seigneur de Luigné, dix sous de service annuel au Jour de Noël, et doit fournir un emplacement, dans la cour de TOrchère, pour emprisonner les animaux saisis par les gardes de Luigné dans les bois Guérins. Par un acte passé le 2 mai 1487 , Jacques de Brézé, scignenr de Brissac, abandonna à Jean Prévost, curé de Qoincé, les dîmes de blés, vins, pois, fèves et autres produits de la paroisse, à la charge de dire ou faire dire, chaque dimanche, une messe basse dana I église de Qiiincé, et de faire peindre dans ladite église les armoiries du seigneur. La messe devra être célébrée au château de Brissac dans le cas où la famille seigneuriale viendrait y demeurer '.

Le 17 mars 1488, un paroissien de Coutures, nommé Jean Ayeul, demeurant au village de la Garde, faisait son testament et laissait tous ses biens à sa mère pendant qu'elle vivrait. Après sa mort, ces héritages de\Tont être employés à la dotation d'une chapelle ou chapellenie dont le droit de patronage et de présentation appartiendra â Jean Baraton, seigneur de la Motte-en-Girard et à ses successeurs. La chapelle devra être construite dans la cour de la Motte, paroisse de Charcé, sous le vocable de Saint- Mathurin, et le service divin y sera célébré â perpétuité par le chapelain.

< TUns de UmoaTance canilve de Brissac, t. X, f» 98.

Pierre Amys rendit au seigneur de Thouarcé, le 26 janvier 1489, une déclaration pour une maison, ouche, jardin et dépendances, sis à la Brunetière, en la paroisse de Paye, et reconnut devoir un denier do cens ou rente.

En 1490, Louis de la llune, seigneur des Brosses-Marquicr, avait procès contre Pierre Prévost, seigneur de la Motte de Saulgé, parce que celui-ci avait oflacé et rasé les armoiries dudit de la Ilune, et rompu son banc dans l'église do Saulgc.

Dans un écrit en parchemin, daté du 1*' février 1491, Antoine Turpin, seigneur de Montengibert , avoue qu*il tient de Pierre do Hohan, chevalier, seigneur de Gillebourg, son château dudit lieu do Montengibert, basse-cour, douves, viviers , jardins , etc., un grand nombre do pièces de terre et bois détaillés dans Tacte, et les métairies du Bois, de Villeneuve, de la Picardie et de la Couchettière. Parmi les rentes qui lui sont dues , on remarque que 1^ prieur do Thouaroc doit chaque année, à Pâques, à la Saint-Jean, à la Toussaint et à Noël, un pain appelé /bui?/ée, et une pinte de vin qu'il est tenu de payer à Montengibert. Si le commissionnaire qui les apporte vient à cheval et que ranimai soit déferré ou qu*il y manque seulement un clou, l'animal est connsqué au profit du seigneur ; s*il se présente à pied et qu'il y ait un seul point d'alêne rompu à ses souliers, on peut les lui ôler et le renvoyer nu-pieds. Lu seigneur de Montengibert a droit de four à ban au bourg d'Allençon, auquel tous les habitants doivent cuire leur pain ; un droit d'étalage à percevoir sur les marchandises exposées aux foires qui se tiennent le jour de l'Assomption, les lundis de Pâques et de la Pentecôte et i Noël ; enfin , droit de justice haut«, moyenne et basse dans toute retendue de la seigneurie.

Le 15 octobre 1491, Thomas de Daillon, écuyer, seigneur des Noyers-Amenard et de Souvigné (aujourd'hui Souzigné), reconnut être homme de foi lige, c'est-à-dire vassal

tout dévoué, de Louis de la Trémouille, vicomle de Thouars et seigneur de Doué, pour raison d'une partie de son fief dudit Souvigné , en la paroisse de Marligné , avec droit de moyenne et basse justice ; droit d*imposer les mesures à blé et à vin i ses si\jets ; de percevoir deux deniers pour Tenlèvement de chaque pippe (environ cinq hectolitres) de vin vendu dans les limites de la seigneurie, etc. Enfin , il avoua être tenu de faire deux mois de garde, au château de Doué, lorsqu'il en serait requis en temps de guerre ou dans tout autre <ûrconstance qui pourrait le rendre nécessaire.

Vers cette époque, une troupe de soldats bretons s'étaient installés i Martigné, et ceux qui étaient logés chez le prévôt Tayaut obligé d'abandonner sa maison, défoncèrent la porte du grenier où se trouvait le blé des chanoines, en donnèrent à leurs chevaux et mirent tout on désordre. Ce qui obligea le trésorier du chapitre à traiter avec les pillards, et il convint do leur donner pour quatre sous de pain, deux quartiers de mouton et deux boisseaux d*avoine *.

Jacques Amenard, seigneur de Luigné, permit le 8 septembre 1493 à Guillaume Geneault , licencié en lois , sieur de rOrcbère, de reconstruire son manoir dudit lieu avec douves et pont-levis, tours, créneaux, arbalétrières, canonnières, mâchicoulis et autres formes de ch&teau et forteresse, et lui céda en même temps le patronage d'une chapelle en l'église d*Allençon *.

Pierre de Rohan, maréchal de France, avait acheté la terre de Gillebourg vers i 480, et quelques années après il entreprit de reconstruire le château. Pour cela, il fit démolir Tancien manoir; fit venir , pour fabriquer de la brique ,

^ ArehÎTM de Maine-et-Loire. Registres capitulaires de Martigné. s ArekiTet de Britsac. MouTauce hommagée de Luigné, t. I, f^ 119-

(les ouvriers étrangers qui s*installèrent près des bois Saumurais ou forêt des Marchais, dans le voisinage de la ferme de la Brosse. II prit du bois dans la foret , ainsi qu*il en avait le droit selon Tancien usage, et construisit en même temps des moulins. Enfin la grosse tour fut élevée en 14%. Le chùtcau de Gillehourg était très beau à cette époque; cependant Pierre de Aohan fit élever, trois ans après, le magnifique château du Verger, en la paroisse de Seiches.

Le G mai 1495, frère Thomas Morel, prieur de Thouarcé, se rendit à Tassise de la seigneurie , tenue par 01i>ier Dranchu, bachelier en lois, remplaçant le sénéchal absent, et présenta un parchemin signé dudit prieur et de deux notaires. C était une déclaration par laquelle il reconnaît tenir, de noble et puissant Thibault de Deaumont, seigneur de Bressuirc, du Plessis-Macé et de Thouarcé, la plus grande partie des biens dépendant du prieuré Saint-Jean, et comprenant cent quarante-un articles dont les principaux sont : l'église, hùtel, maisons et appartenances, jardins et prés situés au bourg de Thouarcé. Deux moulins a eau appelés encore aujourd'hui les moulins du Prieur; diverses pièces de terre et vigne ; des cens et rentes montant à quatre livres dix-neuf sous en argent, deux cent-cinquante-quatre boisseaux de froment, cent-trois boisseaux de seigle, centvingt pintes de vin, cinq chapons, deux poules et une livre de cire; les deux tiers du produit des droits d*étalage à la foire Saint-Simon ; la dime dans une partie des paroisses de Thouarcé et Faye; droit de pêche et de chasse; et droit de nommer les instituteurs de la paroisse, etc.

Louis de Brézé, grand sénéchal de Normandie et seigneur de Brissac, fit foi et hommage au roi, le 9 septembre 1498, pour raison de son château et seigneurie de Brissac.

Le 11 du même mois, Robert de Conquessac, curé de Vauchrétien , fonda en Téglise de cette paroisse une cha-

peUenie sous le vocable de saint Jacques et saint Christophe, autrement dite de la Noue-filaucbe, et qu*il avait déjà dotée en 1493.

• Jean Desvignes et sa femme fondèrent aussi, en la même année, la chapelle Saint-Jean-Baptiste dans Téglise de Chavagnes.

Enfin, le 4 nud 1499, Anne d*Avort, dame de Cré, donna divers héritages pour fondation et dotation de la chapelle -Saint-Sébastien qu'elle avait fait construire depuis peu auprès de son manoir.

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