‹ Histoire du canton de Thouarcé et des communes environnantesChapitre 12 sur 19 · PERSONNAGES DU QUINZIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

PERSONNAGES DU QUINZIÈME SIÈCLE

Aignàn (Olivier de Saint-) était seigneur du Marais , dans la paroisse de Faveraye et de rOrchère, en 1457-1468. II épousa Jeanne d'Aubigné, qui vivait encore en 1482, et ils eurent un fils nommé Jean.

Amenàrd (Guy), seigneur de Chanzé, de Luigné et de FAssay, dès 1377, était marié à Louise de la Haye, on 1383, et fut tué à la bataille d*Azincourt en 1415. — Briand, 111s aîné du précédent, avait épousé Jeanne de la Jumollièro, et périt aussi à la journée d*Azincourt, sans avoir eu d'enfants. — Jean, fils puiné de Guy, fut seigneur de Chanzé et de Luigné en 1410; épousa Jeanne Souvain dont il eut un fils nommé Jean, et une fille qui fut mariée au célèbre Guérin de Fontaine, vainqueur des Anglais à la bataille de Baugé; Jean Amenard mouilit vers 1418, et sa femme vivait encore en 1420. — Jean, fils des précédents, fut chevalier du Croissant, seigneur de Chanzé, Luigné et TAssay, en 1423-1469, épousa Louise de Clermont, veuve en 1470, et remariée ensuite à Louis de Brie. — René, fils de Jean et de Louise de Clermont; fut aussi seigneur de Chanzé, TAssay et Luigné en 1473-1478, et mourut jeune vers le commencement de Tan 1482. — Jacques, écuyer, oncle du

précédent, lui succéda dans les seigneuries de Chaozé, l'Assay et Luigné, et il fut marié à Catherine Leroux, veuve en 1497 et épouse en secondes noces de Jean Amenard. — Jean, seigneur des Noyer^Amenard et de Delligné en U3i-146G. — Jean, seigneur de Montbenault en 1434-1430. — Jean, écuyer, aussi seigneur de Montbenault, en 1443-1456, et de la Ilucaudière en Tbouarcé. — Pierre, écuyer, seigneur de Montbenault et de la Saulaye en Tbouarcé, en 1468-1478, époux de Jeanne de Conqucssac, mort avant le 28 février 1480. — Thomas, frère aine du précédent et son principal héritier, seigneur de Montbenault et de la Saulaye, en 4481-1486. — Jean, seigneur de Montbenault, de la Saulaye et de la Hucaudièrc, en 1488-1497, avait épousé Renée de Puygnyon qui se remaria avec X. Legay, seigneur de la Guymoniôrc.

ArniGNÉ (Fran(;ois d'), chevalier, seigneur de la Motte-en- Girard, 1412-1413. — Briand, seigneur de TOrchère, en 1415. — Guyon II, fils de Guyon P', seigneur de Champagne en la paroisse de Faveraye, en 1402-1407. — Guyon IH, fils du précédent, seigneur de Champagne, en 14 i9. — Tiuvon IV, fils des précédents, seigneur de Champagne, en 1486. — Thibault, seigneur de la Touche do Faveraye, vers 1440. — Pierre, seigneur d*Aubigné et du Coudray-Macouard, 1493-1494.

AvoRT (Fran«:ois d'), écuyer, seigneur de Cré, 1437-1466, du Verger en Linières, paroisse de Brigné, époux de Marie Savary.

Baraton (Jean I"), che>'àlicr, seigneur de la Motte-en- Girard, I'â30-14i2; épousa, le 6 avril 1415, Marguerite d'Aubigné, dont il eut François, Jean, .Macé, Marie et Catherine abbesse de Nyoiseau. — François, écuyer, seigneur de la Ilucaudière en Charcé,près la Motto-en-Girard, 1451, mourut en 1484, ayant épousé Anne de Fescbal. — Jean 11, fils puiné de Jean P% seigneur de la Ilucaudière

54 UISTOIRE DU CANTON DE TUOUARCÉ.

et de la Motte^n-Girard, 1455-1484, mourut en 1495 et fut enterré le 18 février dans Tégiise de Charcé.

Bbaumanoib (Jean de), écuyer, seigneur de Landemont, ayant épousé Marie Riboule, veuve de Jean de l'Ile, seigneur de Tbouarcé, prit aussi la qualité de seigneur de Thooarcé et de Gonnord en 1424-1428.

Beauiiont (Louis de), fils de Geoffroy et de Catherine de Fougère ou de la Haye-Joulain , chevalier, seigneur de Thouarcé, de Gonnord et du Plessis-Macé, etc., en 1440- 1475, épousa Jeanne Jousseaume, fille de Louis et de Jeanne de Tlle. Il fit bâtir le château du Plessis-Maeé et y reçut le roi Louis XI en 1472. Ses enfants furent Louis do Beaumont, évéque de Paris, Jacques, Thibault et Catherine^ mariée à Eustache du Bellay.

Béracdièrb (Eustache de la), seigneur de la Grucchère en Allençon, en 148H-1489, épousa Jeanne fiahourt, fille do Jean, seigneur de la Gruechère, et mourut vers 1491.

BoisPiAN (Pierre du), seigneur de Mirebeau on Rablay, 1436. — René, seigneur do Mirebeau, 1475-1486.

Brezé (Jean de], fils aine de Geoffroy et d*Alielto de Chemillé, chevalier, soigneur de la Yarenne en Charcé, 1403, épousa Marguerite de Bueil, fille de Jean et d*Annc d*Avoir, dont il eut Pierre, Geoffroy, Guillaume et Jean. — Pierre, fils aîné du précédent, chevalier, soigneur de la Yarenne en 1407-1412, épousa Clémence Carbonncl, veuve en 1422, dont il eut Pierre II, etc. — Pierre II, grand sénéchal de Normandie, seigneur de la Varenne et de Brissac, fut tué à la bataille de Montlhery, le 17 juillet 1465. Il avait épousé Jeanne Crespin et eut Jacques qui lui succéda. — Jacques fut aussi grand sénéchal de Normandie, posséda en Aqjou les seigneuries de Brissac, Claye et Denée, et mourut le 14 août 1494. 11 avait épousé Charlotte de France et en eut Louis, Jean et plusieurs filles.

Chabot (Perceval), chevalier, seigneur de Gonnord et de Thouarcé, 1434-1440, épousa Jeanne de Tlle. — Jean, sei-

gncur de Gonnord et de Thouarcé, en 1456. — Renault, chevalier, seigneur de Brigné, 1456.

CiiouRCEs (Pierre de), seigneur do la Chouanière ou Chauniëre, paroisse des AUeuds, i406-14i2.

Co.NQUEssAc (Jean de), flls de Thomas, élait seigneur de la llavardièro et de la Briderie en Yauchrétien en 1411- 1120. — Jean, fils du précédent, fut seigneur du Bourgbancinays, des Landes-Conquessac et de Clos-Guenet en 1131-1417; il épousa Marguerite de Cherzay, veuve en 1448 et vivant encore en 1452. — Regnault, fils aîné du précédent, écuyer, fut aussi seigneur du Bourgbancinays, des Landes, la Ilavardière et Clos-Guenet en 1463-1486, et fut enterré dans Téglise de Yauchrétien. Il avait épousé Marie de la Roche, veuve en 1187, et tutrice de René, son fils.

DrnRESNAY (Jean), écuyer, seigneur de Martineau-Cœurdc-Roy en 1398-1438, capitaine du château de Brissac en 1411-1421, épousa Marie de Brézé, veuve en 1417, et vivant encore en 1 i50. — Regnault, fils des précédents, chevalier, seigneur de Martincau en 1444-1477, conseiller et chambellan du roi Louis XI, fit la guerre en Sicile et fut nomqié gouverneur du comté d*.\st en 1147. Dans une bataille contre les Italiens, il fut fait prisonnier et paya une rançon de quatorze mille écus *.

DiTouR (Jean), était seigneur de Chandoiseau, paroisse de Favcraye, en liGG.

Esooi'itLANc (Maurice), seigneur de la Reboute, paroisse de Fayc, vers 1450. — Jean, seigneur de la Reboute en 1475.

Garnieu (Jean), seigneur de Souvardaine en 1485. — Lczin, seigneur de la Chaunière, aux AUeuds, en 1465-1497.

Haye (Jean de la), chevalier, seigneur de Passavant, Chemillé et Brissac, en 1416-1434, se battit contre les Anglais en plusieurs rencontres.

« Histoire ///• lireingnet par «i'Ar^'CDlré, pp. 560-562.

56 HISTOIRE DU CilNTON DE TUOUARCÊ.

HtJiŒ (Jean de la), seigneur des Brosses-Marquicr, paroisse de Saulgé, vers 1400. — Gillet, écuyer, seigneur des Brosses, 1435-14S0. — Louis, écuyer, seigneur des Brosses, 1466-1490.

Ile (Bouchard de T), était seigneur de Gonnord et de Thouarcé en 1400-1407. — Jean, fils du précédent, fut seigneur de Gonnord et de Thouarcé en 1412-1413, et épousa Marie Ribonle.

Jaille (Tristan de la), seigneur de Montahier en Quincé, 1410-1413, épousa Lorette d'Apjou, dame de la Roche- Talbot, et en eut Bertrand. — Bertrand, chevalier, seigneur de Montahier, 1442-1459, fut marié à Guillemetto Odart, mourut le 13 septembre 1459 et fut enterre dans l'église de Souvigné, près Sablé *. — Pierre fils aine des précédents, seigneur de Montahier, 1459-1469, grand sénéchal de Provence, épousa Isabelle de Beauvau, fille do Bertrand. — Hardouin, seigneur de Montahier, mort vers Tan 1493. — Bertrand, chevalier, soigneur- d'Avrillé près Brissac et de Montahier, 1493-1496, épousa Catherine Leroy, veuve en 1496, et tutrice de son fils René.

. JoussBAUME (Louis), seigucur de Gonnord et de Thouarcé en 1440-1444.

JuMELUÈRE (Guillaume de la), fils de Lepart et de Jeanne d'Ancenis dame de Martigné-Briand, naquit vers 1389; seigneur de Martigné en 1423-1447, de la Guerche en Saint- Aubin-de-Luigné et de Blaison, épousa en 1 i07 Marguerite de Bellozas, dont il eut Lepart et Jeanne. — Lepart, né vers 1411, chevalier, seigneur de Martigné, la Guerche et Blaison, en 1452-1470, demeurait au château de la Guerche en 1452-1461. Il eut pour enfants René, Louise et Françoise. — René, époux de Jeanne de Karolay, dame des Marchais-Ravart, morte sans enfants en 1429.

Karolat (Yvon de), seigneur de Foudon et des Marchais-

« aUMn de SabU, p. 174.

OUn«ZlÈME SIÈCLE. 37

Ravart, i 386-1 40D, épousa Mario do Léon, qui habilait les Marchais et mourut vers 1415. — Guyon, ûls unique des précédents, écuyer, soigneur des Marchais en 1411-1414, épousa, le 14 juin 1407, Catherino du Gué, dont il eut Jeanne, mariée à René de la Jumellière.

Ledrun (Jean), était soigneur du Frosno, en la paroisse de Paye, Tan 143G. — Jean II, seigneur du Fresne on 1465- 1488, épousa Marie Mallineau, qui vivait encore en 1493, dont Jean, François, Catherine et Renée. — Jean III, seigneur du Fresne en 1497.

Legay (Guyon), seigneur de la Rabastière, en Rablay, 1470-1486, comparut ù la montre de la noblesso d* Anjou à Chemillé, le 18 décembre 1470, et épousa Marguerite Iluon, veuve on 1496.

Lemasle (Guillaume), soigneur de la Chaunière, paroisse des Allouds, 1436-1458, mort avant février 1459, épousa Jeanne do Chourccs, morte avant novembre 1461.

Maiiille de la Paumellière (Jean), seigneur du lieu en Saulgé-rilôpital, mort avant 1483.

Mali.i.neau ((iuyon), seigneur do Mons, paroisse de Fayo et de Vaux, paroisse de Thouarcé (aujourd'hui commune du Champ), 1441-1463, épousa Françoise Baraton, vivante en 1481.

MiciiFx (Jean), né en 1396, seigneur de la Roche-Maillet en 1450-1486, fut institué châtelain et receveur do Gillebourg en 1436.

Montjean (Ucgnault de), chevalier, SQigneur do Gillobourg en 1397-1420, sénéchal d'Anjou, 1416-1420, était marié à Guyenne de Lenay en 1399. — Jean II, flls de Jean V' et d'Aime de Sillé, fut seigneur do Gillebourg en 1432-H61, et épousa Marie de Maillé. — Jean III, flls des précédents, né vers 1447, seigneur do Montjean, de Bécon et de Gillebourg en 1464-1477.

Odart (Aymar ou Amar), chevalier, seigneur de Vauchrétien en 1377-1404. — Guillaume, son fils, possédait

58 mSTOlRB DU CANTON DE TUOUARCÉ.

cette terre en i40&-1442. — Thibault, chevalier, ills de N. Odart et de Marie de Mathefelon, fut seigneur d*Allençon et de Montengibert en 1447-1423.

Obron (Charles d*}, chevalier, seigneur de la Rcboutc et de Chavagnes-Pelaud en 1425-1438, habitait cette dernière localité en 1425; il fut marié à Marguerite de Boucheaulx.

Petit (Guillaume), flls de Jean, sieur de la Hoirie en Qoincé, 1412-1414, époux d'Agnès Prestrelle, veuve en 1436. — Georget, flls des précédents, sieur de la Hoirie, 1434-1471. — Jean, né vers 1408, écuyer, sieur de la Hoirie, 1475-1401.

PiERKES (Pierre), seigneur du Plessis-Daudouin, 1447. — René, écuyer, seigneur du Plessis, 1466. — Guillaume, seigneur du Plessis, 1484, et des Chailloux, en la paroisse de Thouarcé (aujourd'hui commune de Champ).

PncEAU (Jean du), seigneur de la Maillardière en Charcé, 1413. — Guy, seigneur du Pineau, 1470-1184. — Jean, écoyer, seigneur de TAumenière, 1452. — Christophe, seigneur de rAumenière, 1 486.

Plamtts (Guillaume du), flls de Jean et de Thiéphaine de Landemeau, était seigneur des Marchais-Havart en 1430, et il y demeurait quand il mourut au mois d'avril 1437. n avait épousé Jeanne de la Rivière, dont il eut Hervé et Jeanne, épouse de Guillaume Serpillon. — Hervé, écuyer, né vers 1415, fut seigneur des Marchais, après son père, et du Plantys, en la paroisse de Sainte-Christine ; il habitait ordinairement les Marchais où il mourut en 1490. Il avait épousé Marie du Puy du Fou, dont il eut Jean. — Jean, écuyer, fut aussi seigneur des Marchais en 1483- 1497, et mourut vers cette dernière année. Il avait épousé, vers 1479, Anne d'Averton, qui vivait encore en 1504, et dont il eut Jacques, François, Antoine, Catherine, Marie et Marguerite.

Prévost (François), seigneur de Bonnezeaux en 1477-

1488. — Jean, seigneur de la Motte de SauIgé-riI6pital en U57-146i, épousa ;Jeanne do Fesque, morte vers 1462.

PuY DU Fou (Guyon du), seigneur do la Barre en Villeneuve, 1413. — Guy, seigneur do la Barre en 1433-1441. — Jean, chevalier, seigneur do la Barre en 1456-1476. — Maurice, écuyer, seigneur do la Barre on 1486.

Rouan (Charles de), épousa Catherine de Gueaquin ou du Guesclin, de la famille du célèbre Bertrand duGuesdin, ot dame de la Saulaye, en Quincé, 1415-1461. — Louis, fils des précédents, fut seigneur de la Saulaye, et épousa Marie do Montauban.

RouAUT (Jacques), second (lis de Jean et de Jeanne du Bellay, était seigneur de Riou vers 1420. Il épousa Anne de Chûlcaubriant, dont il eut Louis et Jacques. — Louis, seigneur de Riou vers 1 480.

Savary (François), écuyer, ayant épousé N. Dudresnay, fille de Regnault, fut seigneur de Martineau-Cœur-de-Roy en 1173-1177.

Serpii.lon (Guillaume), seigneur de Jaugé en Gonnord, et d'un fief à Chaslcs, en 1107.— Jean, écuyer, seigneur de Jaugé en 1430-1130. — Pierre, seigneur de Jaugé en 1481.

TaoRoiihis (Jean), était seigneur de Gastines, paroisse de Fayc, en 1 130-1 1:>8. — Pierre, écuyer, possédait cette soignouric en MG 1-1 471.

Tu.F.or (Jean), seigneur des Marchais-Renault, paroisse de Favcraye. en 1130-1 157, épousa Belleassez de TOmmaye, dame de la Tigeouère, en 148G. — Gilles, écuyer, seigneur des Marchais en 1 179-1 183.

TiioHY (Jean de), soigneur de Cré en 1190, à cause de sa femme Anne d*Avort, veuve en 1494 et vivant encore en 1506,

Tro* jioN (Jacques), seigneur de la Bourgonnière, aiyourd'hui Bourdinière, paroisse d'AJlenoon, en il6(M468« —

Jean, écuyer, seigneur de la Bourgonnière en 1488- U93, épousa Calherine de la Yignole.

TuRPiN (Jean), chevalier, seigneur de Moniengiborl et d*Allençon en 1433*1469, épousa Marie Mallard. — François, leur flls, seigneur de Monlengibert et de TÉpinay- Maillard en 1460-1463. — François II, seigneur de Monlengibert on 1466. — Gilles, flls do François, écuyer, seigneur de Montengibert, de TËpinay-Maillard et de la Gâcbetièro en Quincé en 1480, mort avant septembre 1488, et père do Jean. — Guillaume, seigneur de la Gachetière, épousa Marie Petit — Antoine, chevalier, seigneur de Yihiers, de la Grézille, de la Varenne en Charcé, du Ponge en Tbouarcé et de la Roche-Maillet en 1429-1460; épousa Anne de la Grézille, fille de GeofTroy, morte vers la fin de 1403, dont Jacques, Jeanne, Guillemine, Marie, Jean et Pierre. — Jean, seigneur de la Yarenne et Longuovillo en 1464-1495. — Jacques, écuyor, seigneur de Yihiers, do la Grézillo et du fief du Ponge en 1463-1500, épousa Louise de Blanchefort, veuve en 1302 et vivant encore en 1513.

Vallée (Jean de la), scignour do la Raslellière, paroisse de Faye, en 1474-1489^ lieutenant du Juge d'Anjou, mort le jeudi 7 avril après Pâques 14%, suivant le manuscrit de Guillaume Oudin, publié dans la Revue de V Anjou, année 1837, où Ton a mis par erreur sieur do la Yastelicre, au lieu de Rastellière.

Yao (Jamet du), seigneur du Yau de Chavagnes, 1410- 1429. — Jean, seigneur du Yau de Chavagnes en 1442-147f>, juge ordinaire d*Anjou, fut enterré en régliseSaint-Micheldu-Tertre d*Angers le dernier jour de février 1472. Sa femme, Marguerite de la Croix, fut enterrée auprès do hii le 3 juillet 1473. — Gilles, écuyer, seigneur du Yau, 1475- 1491. — Jean, écuyer, seigneur du Yau on 1496-1500, eut pour femme Marie Sabart.

YujjQfEuvE (François de), second flls do Jean I" et do Léonor de la Cbausseraye, sa deuxième femme, écuyei*.

VllNZUJIE SîfXLF- 61

seipmeur de rOurceuiêre, paroisse Je Faye, en t47(M-486. — Jean, fils unique de Jeaa I** et de Jeanne de Daillon, sa premlirrc femme, écuyer, sci^cur de YiUeneare, paroisse de Martine, en 1407-1493, épousa le 12 janvier 1468 * Catherine Amenard, vivante en 1503. — Louis, seigneur de Félines en 1480-1491.

< Coutumes d'Anjou, 1723, io-foL, U I. col. 1616; 9i Vie ée GmOkmmèe

Ménaye, p. 40i.

Somumc — Ccmtruciions : Eglise de Brissac ; cliûtoaux de Brissac, de MarligDé, des Marcliais-Ravarl cl de Luignc; chapelles en Téglise de Faye, de Faveraye, aile méridionale de l'église de Brigné; château de Chanz<^, chapelle SainUMortin des Nuyers, chaipente de Téglise de Thoiiarcê et chapolle du Pineau , choeur de l'église de Martigné. — Fondations : Chapelles de Chandoiseau, Saiot-Jean alias Malvoisine à Thouarcr, Snint-Niculasde-ta-Roirie à Martigné, Nolre-Daine-dc-Pitiénux Mai*chais-Havarl, des Picards en Cliarcé, Saint-Jacques à Bri/rné, de la Noue- Blanche et des Landes en Vauchréticn , du Saint-Esprit à Cha- \-agnes. — AcqiuHs : Doua, Montengibert, la Mottc-en-fiinird, Vauchrétien, Luigné, butte de l'ancien chAteau de Thouarcé, Gillebourgy Orillé et le Mesnil. — Aveux : Félines, la Grange- Ferrée, Doua, la Reboute, Gillcbourg, Millé-Ies-Loges, l'hlfiinay- Maillard, la Gaucherie-Bitault, la Motte ou la Cour-de-Saulgt% les Brosses-Marquier. — Déclarations : Prieuré du Latay, chapelle Saint-Lumin, Fesles, fabipque de Faye, cure de Thouarcé, oliûtellenie de Thouarcé, fabrique de Téglise de Thouarcé, cure de Brissac, chapelle Saint-Jacques à Thouarcé, Villeneuve, les Noyert-Amenard, cure de Luigné. — Fois et ho7nmogcs : Luigné, Vaux, l^Ëchasserie ; les vassaux de Brissac^ de Luigné, de Thouarcé. — Droits féodaux : Dîmes de Vauchrétien, droit de Mai, droit de chasse et pèche en la paroisse de Rablay; droits de prévôté, minage, péage et barrage à Thouarcé; érection du comté de Brissac, baronnie de Luigné. — Bénéfices ecclésiastifjues : Prieurés et chapelles; confrairics. — Faits de fjtterre : Pillage de l'abbaye de Faye, les Huguenots à Tigné, siège du clocher de Thouarcé et incendie des églises; prise de Brissac, de Gillebourg, de Maligné; pillage à Brissac, Rochcfort, Martigné, Vau de Chavagncs, l'Orehèrc, Pninay; siège de Tigné, Picdtlon. — Voyages des rois et princes : Charles IX et Henri lY à Doué, Martigné^ Âllcnçon, Brissac, Gonnord, Cheraillé, Chanzé, Thouarcé, Tigné; le duc d'Aigou à Brissac et à Gonnord.

René de Cessé, alors écuyer, premier paonetier du roi, ayant acheté la terre de Brissac de Louis do firezé, comte

de Maulévrier et grand sénéchal de Normandie, par contrat du 20 janvier 1502 , fit aussitôt après reconstruire une partie du château. Le roi Louis XII lui avait donné pour cela la coupe des bois le Roy et du Latay, qui lui apparte* naient encore à.celte époque et qui firent partie, plus tard, de la forêt dite de Brissac. On travaillait encore au château en 1509.

Le 21 novembre 1503, Thibault de Beaumont, seigneur de Brcssuire, de (lonnord et de Thouarcé, était à son chuleau de la Forél-sur-Sèvre et il fit un accord avec Louis Fouqucly, échanson du roi, relativement à la terre de Doua en Uablay. Ce dernier avait acheté le 9 juillet 1501, de Perrine du Boispéan, dame de Mirebeau, divers domaines et entre autres rhùtel de Doua et ses dépendances. Thibault de Beaumont consentit à ce qu*il tiendrait les dites choses avec justice foncière seulement de la seigneurie de Thouarcé ù foi et hommage, et vingt-cinq sous pour Testimation d*un huitième de cheval de service. Faculté lui fut aussi accordée de faire construire une garenne près de sa maison de Doua *.

C*est aussi à cotte époque que René de la Jumellière , seigneur do la (îuorche, de Blaison, etc., fit construire, sous la direction de Pierre Peret, architecte, le beau château de iMartigné, et quoique le monument soit atgourd'hui en ruine, on y voit encore, vers le haut de la façade méridionale, son écusson éeartelé au i" et 4* : émargent à trois fasccs d'azur^ à la croix ancrée de fjueides bi'oc»:ant sur le tout^ qui est de la Jumellière; au 2*" et 3^ : de gueules à trois quinte feuilles d'argent ^ qui est dWncenis ; et, sur i<5 tout, de Beaumonl-le-Yicomte : d'azur semé de /leurs de lis d'or au lion de même.

Noble et puissant seigneur René de Cessé était au château de Brissac les 8, 9 et 10 juillet 1504, et ses vassaux se pré-

t ArcliiTe^ de Brissac. Mouvance hommagée de Thouarcé, t. U, N i 6lf.

64 mSTOlRK DU CANTON DE THOUARCÉ.

sentèrent successivement pour lui faire foi et hommage dans Tordre suivant :

Guy de Clermont, comme procureur de Louis de Rohan, seigneur de Guéméné, fit foi et hommage simple pour la terre de la Saiilaye en Quincé et reconnut devoir cinq sous de service au jour de Saint-Maurice. Bené du Pasnanlais, écuyer, pour ndson de son domaine et seigneurie de la Grange-Ferrée, confessa devoir quinze deniers de service. Jacques des Ilommes, pour raison de la Motle-en-Girard et la Hucaudière en Charcé, doit seize deniers de service. Jean Sohier, éouyer, doit cinq sous pour sa maison, seigneurie et appartenances de Tessigné. Émery Louel, à cause de Hathurine Turpin, sa femme, doit cinq sous do service pour le fief de la Gàchetière. Jean Leroux , seigneur do Charruau, comme procureur de René de la Jaille, seigneur de Montahier, ût foi et hommage pour Thôlel, élang, moulin, bois et appartenances de Monlahier, et doit deux sous six deniers de service. Pierre Prévost, écuyer, seigneur de Saulgé, ût fui et hommage lige pour la Motte-de-Chaugé (Saulgé) et ses appartenances, tenue ù trois sous do service. Jean Amenard, seigneur de Luigué, a cause de Catherine Leroux, sa femme, fit foi et hommage pour la motte, hûtcl et seigneurie de Luigné, avec haute justice, tenue à trois sous de service.

Le 10 février 1503, Gilles Boscher rendit à la chutcUenie de Hartigné son aveu pour raison de la seigneurie de Félines.

Depuis plus de dix ans il y avait un procès entre le seigneur de Vauchrétien et le curé, relativement aux dimes de la paroisse; enfin le 9 juin 150G une transaction fut faite entre Guy d*Arquené,* seigneur de Vauchrétien, a cause do Catherine de Feschal, son épouse, d*une part, et Jean do Mathefelon, curé du lieu, et il fut convenu que ce dernier percevrait les dimes de la paroisse, et que le seigneur serait déchargé de la rente de vingt-six setiers (environ

soisanle-dix-neuf hectolitres), moitié froment et moitié seigle, et deux pippes (neuf hectolitres et demi) de via qu*il servait au curé.

Christophe de Goulaine, seigneur de Chanzé et de Luigné, reçut, les 2 et 3 janvier 1508, les hommages de ses vassaux dans Tordre suivant au château de Luigné : Pierre Torquart, pour raison du lieu de la Yillaine en Martigné. Pierre Audoycr, à cause de Louise Girault, sa femme, pour la terre et seigneurie du Verger, à Linières. Jean Maugeays, à cause de Perrine du Boyspéan, sa femme, pour sa terre de Mirebeau en Rablay. Claude de la Guynemaire, au lieu des enfants mineurs do Jean Trochon, pour la terre et seigneurie de la Uourgonnière ou Bourdinicre en Allençon. Jean Dignan, pour sa terre du Plessis en la même paroisse. François Tessier et Jean Charbonnier, pour raison chacun de la moitié d*une maison au Bas de Luigné, à la charge de garder les prisonniers au château.

Le i'^juin 1509, René du Pasnanlais rendit à René de Cosse, seigneur de Brissac, un aveu pour raison de son hôlel, domaine et dépendances de la Grange-Ferrée.

Perrine ou Pélronille du Boyspéan, dame de Mirebeau, fonda, par actes des ùo mars et 10 avril 1510, dans la chapelle du prieuré de Doua, une chapellenie de Saint-Jeau alias de Mirebeau.

Antoine ïurpin, sieur de la Turpinière, vendit le !•' Juillet 1511 à Pierre de Rohan, duc de Nemours, seigneur de (iillcbour^' et maréchal de France, la terre, fief et seigneurie de Montengibcrt pour la somme de huit mille troiscents livres, à la charge de servir les rentes dues'sur cette terre.

En 1512, Jacques du Plantys, seigneur des Marcbais- Ravart, Ut agrandir le château dudit lieu.

Le 8 juin même année, Guillemine du Pineau rendit i René du Bellay, seigneur de Thouarcé, un aveu pour rhôtel, domaine et dépendances de ûoua.

66 mSTOIRE DU CANTON DE TIIOUARCÉ.

Louise Daverton , prienro du prieuré Saint-Jacques du Latay, membre dépendant de l'abbaye de Saint-Sulpice de Rennes, rendit, le 23 novembre i514, à René du Dellay, seigneur de Thouarcé, une déclaration pour raison de l'hôtel, cour, Jardins, grange et appartenances du Latay, avec les garennes, bois, etc.; les rentes ducs par divers particuliers; droit de dime en la paroisse de Fayc, le tout tenu an divin service dit et célébré chaque jour en la chapelle du dit prieuré ; et pour le droit de fondation, la prieure reconnaît devoir chaque année un denier parisis, payable la veille de Notre-Dame Angevine (7 septembre) à la recette du seigneur de Thouarcé.

Le I*' mars 1519, Jean Saulde, prêtre, chapelain do Saint-Lumin de Thouarcé, rendit au seigneur du lieu une déclaration pour le domaine et les rentes do la dite chapelle.

Julien Simon, écuyer, seigneur du Mortier et de la Reboute, rendit, le 9 du mémo mois, au seigneur de Clianzé, un aveu pour la terre et flef de la Reboute.

Vers Tan J520, Jacques du Planlys, soigneur des Marchais, fit construhre, sur le côté septentrional de régllse de Faye, une chapelle communiquant par une arcade avec la nef; maisMatburin de Montalais, chevalier, baron do Courcelles, époux de Renée de Goulaine,. seigneur et dame de Cbanzé, ayant établi que comme patrons el fondateurs do la dite église, ils avaient droit d*y faire peindre leurs armoiries sur une litre funèbre, autour des murailles en dedans et en dehors, d*y êtres inhumés, d'avoir un banc et oratoire, enfin d*empècher le seigneur des Marchais d'empiéter sur ces droits; il s^ensuivit un procès, terminé par une transaction.

François de Brie, sieur de la Sorinière et de Fesles, paroisse de Thouarcé, s*avoua, le 2 mars 1520, sujet de René de Cessé, seigneur de firissac, pour son flef, closerie et métairie de Fesles, par le moyen du seigneur de Chourses.

Le 18 mai 1534, les procureurs de l'église de Faye ren-

dircDl à Gilles du Bellay, seigneur de Thouarcé.une déclaralion pour réalise, le cimetière du Faye, les dimes et les renies qui lui appartiennent.

Pierre Dutour, licencié ès-Iois, seigneur de Cbandoiseaa, avait donné par acte du 22 avril 1501, divers biens pour fonder une chapelle auprès de son logis ; peu de temps avant sa mort, le i^' décembre 1524, par son testament, il ordonae que Ton emploie la somme de cent vingt livres pour lagrandissemcnt de Téglise de Favcraye. Rappelant que sa chapelle de Chandoiseau est fondée de trois messes par semaine, il désire qu'elle soit érigée en bénéfice ecclésiastique, et pour en augmenter les revenus, il donne un pré, une rente do vingt-deux boisseaux de froment, huit boisseaux de seigle, et deux pippes (quatre barriques) de vin à prendre chaque année dans les vignes dépendant de Chandoiseau ; il nomme aussi un chapelain et réserve, pour ses successeurs, la présentation à cette chapelle, il fait aussi un legs à l'église de Faveraye et demande à y être enterré.

Vers Tan 1525, on construisit Taile droite ou méridionale de réglise de Brigué, et on dérangea pour cela les tombes (le quelques membres de la famille Clerambault, qui possédait alors la terre de Maurepart, et qui avait fondé une chapelle sous le vocable de Saint-Xicolas.

Dans un acle en parchemin, daté du 22 Juillet 1525, Charles de Rohan s'exprime ainsi : « Be vous très haulte, i< très excellente et puissante princesse Madame Loyse, « mère du Roy, duchesse d'Anjou, etc., Je Charles de u Rohan, chevalier de l'ordre, comte de Guyse et seigneur « de Gillcbourg, cognois et confesse estre votre subject et « homme de foy et hommage lige au regard de rostre «< chaslel d'Angicrs et duché d'Anjou, à cause et par raison « de ma chaslellenie, terre, fief et seigneurie de Gillebourg *i dont la déclaration s'ensuy t.— Domaine : moncbastelde « Gillebourg ainsi qu'il se poursuit et comporte avec les fus*

« séSf douves et sceinlure de murs à mâchicoulis tout alen- « tour, avec pont leveys et planche et tous droits do chastel « appartenant à seigneur chastelain, et au dehors de mon « dit chastel, moulin à eau et moulin à vent avec le droict « de moulans de mes subjocts... Un estang nommé Tcsiang « de' la Chaussée des Noettes... Mon bois et garenne « dudit Gillebourg à congnilz (lapins), lièvres et pordrix... « Le droict de deffays et garenne à poisson que j*ay on la «rivière du Layon, depuis le moulin do Jumeau... Ma « gaignerye du Layon... Ma gaignerye des Nues... J*ai « droict de constume et levaigo des denrées qui sont « vendues et levées en ma dite chastcllcnio par les mar- «chans... et mes subjecls ne doivent point de couslumo « es autres chaslellenies voisines comme à Marligné, « Yihiers, Chemillé, Tbouarcé, Brissesac {sic pour Drissac), « le Pont-de-Cée, Doué et autres, et aussi les suhjcls des « autres chastellenyes voisines n*en doivent point en ma « dicte chatellenye. Advoue toute justice, haulte, basse et «moyenne, sceaux à contraclz au marc de la justice a « Iroys pilliers, mesure à blé * et à vin, des quelles je me « patronne à moy mesme... Le lieu, chastel anxieu, terre, « flef et seigneurie du Mesnil d*Aubigné et de Grillé, sis «en la paroisse de Thouarcé... Un estang et chaus5<^e «appelé Testang du Mesnil, auquel y a moulin à eau.., « Tiens et possède de présent le chastel, terre et sei- « gneurie de Montangibert composé à doubles ponts leveys, « basse court, douves, vergiers, jardrins, boys, foussez, « clouaison de murailles vieilles et anxienncs... Jehan du « Cazeau est mon homme de foy simple pour raison de son «lieu, terre et appartenances de la Rimbaudière à cinq «soulz de service... Le seigneur de la Tour est mon « homme de foi sûnple pour raison de sa terre et seigneurie

> Le boitfeaa, mesaré de Gillebourg, contenait dix-neuf litres quatre ceni-qaannte-flix miliièmes.

« do Tonrneville. Le prieur do Fayo est mon homme de « foy simple pour raison des dismes do bledz et de vins « qu*il prend et lève chascun an en la paroisse de Faye. « René do Cossé, seigneur de Uroichessac (Brissac)e8tmon « homme de foy simple pour raison de ses clox, terres cl « appartenances de Martineau-Cuer-de-Roy à cinq sols de « service... Guyon Mallineau, seigneur de Vaulx, pour c< raison de son hoslel, domaine et appartenances do Vaulx. '( Fortenay do Caumont est mon homme de foy simple par t( raison do son hoslcl de Mons. Jehan Michel est mon « homme do foy simple par raison de sa gaignerye de la '< Roche-Maillel a dix-huit deniers de service. René du Pineau « est mon homme de foy simple par raison de son hostel a et appartenances du Pineau, à un cheval de service. » René GoullarJ, seigneur du Breil, est mon hommodefoy « simple par raison de son hostel et appartenances du (( Urcil. René de Conquessac, par raison de son flef et u seigneurie de la Troltière, à un cheval do service... A « cause de ma seigneurie de Gillehourg, j*ai droict de u patrounaige et présenter à M" Tévéquc d'Angiers, chappeluin pour la chapelle Nostre-Dame do mon dit chastel « de Gillcbourg. Par raison de ma seigneurie de Mon- H Icngibcrt j'ay droict de présenter chappclain pour la <» chappclenyc fondée en mon dit chastel de MontengiberU u A cause de mon cliastnl de Gillcbourg tiens et possède « les bois appelez les Bois-au-Roy. desquels le feu roi « Louis XI (U don à mes prédéci-sseurs. Par raison des u quelles choses vous confesse debvoir quarante Jours de u garde en vostre chastel et ville d*Angiers< et cinq soulz a de service par chascun an rendus à vostre dit chastel. « Faict en mon chastel du Ycrgier (commune de Seiches), « le vingt deuxsieme our de juillet l'an mil cinq cens vingt « cinq. Signé : Charles de Rohan ^ »

1 Archives de Drifsac. Titres de propriété de U Bâte, t. II*

Le 3 septembre 1525, Guy d*Arquené, soigneur do Vauchrétien, François de Sumerend, curé, et René do Conqaessac, seigneur des Landes et du Bourgbancinays, firent un accord relativement à leurs dîmes dans la paroisse.

Jean Thibault, prêtre, fonda, par son testament daté du 14 octobre 1525, la chapelle Saint-Jean alias de Malvoisino, en réglise de Thouarcé.

Le 6 mars 1526, Joachim do Jarzé rendit à Guy do Maillé, seigneur do Milly-le-Mugon, un aveu pour la seigneurie de MilIé-lès-Loges.

Les chanoines de Marligné instituèrent, le 7 juin 1527, Pierre Savary, maître ès-arts, recteur ot professeur, pour enseigner aux enfants do toute la paroisse les bonnes mœurs et la doctrine.

En cette même année René de Cossé, seigneur de Brissac, devint propriétaire, par retrait féodal, de la Molleen-Girard.

Jacques du Plantys, seigneur des Marchais-Ravard et Françoise de Cossé son épouse, fondent, le 15 mars 1520, une chapelle sous le vocable de Nolre-Dame-de-Pilié, près de leur château des Marchais, et donnent des biens pour Fentretien de six chapelains destinés à y célébrer le service divin.

Le 27 août 1532, maistro Pierre Chcsneau, prelre, licencié en décret, maire-cbappelain en réglise dWngers et curé de Thouarcé, déclare tenir de Monseigneur Gilles du Bellay, seigneur de Thouarcé, u la maison presbileral « de la cure avec la court, jardrin et apparlenances d'icclle, « sis Jouxte (près) l'église, la douve du chastel de Thouarcé c entre deux, etc. »

En I53i René de Cossé, baron de Brissac, fit commencer la construction de Téglise qui a trente mètres soixante quinze centimètres de longueur sur dix mètres cinquante centimètres de largeur.

SUntUL SIECLE. 71

Par acte passé le 3 février 1533, Jean Picard, prëUne, dcmciiranl en la paroisse de Cbarcé, donne une maison et divers bérilages pour la fondation d*une chapelle en réglisc dudit lieu et connue plus tard sous le nom de

chapelle des Picards.

Le il mars de la même année, Jean Polleau, prêtre, fonde en Tuglisc de Brigné la chapelle Saint-Jacques-Ie- Majeur, et les revenus en furent augmentés par Michel Polleau et Andrée Peloquiu, son épouse, suivant un acte du 10 avril 1540.

Pierre Desnoucs, à cause de Claude Turpin, sa femme, rendit à Mathurin de Montalais, tuteur de ses enfants, seigneur de Chanzé, le 28 août 1533, un aveu pour la maison seigneuriale de lEpinay-Maillard, tenue à foy et hommage simple et un cheval de service.

Suivant un contrat du il septembre 1337, Antoine d'Arquené donna par échauge la chàtellenîe de Vauchrétien et ses dépendances à René de Sanzay.

Voici rextrait d'un acte du 19 mars 1530, qui concerne l'importante seigneurie de Thonarcc : a Seusuit la déclarau tion de la chastcllcnie, terre et seigneurie de Thouarcé, « que noble et puissant Jacques du Bellay, seigneur dudit « lieu, lient et advoue à tenir en franc alleu sans foy, sans a loy et son amcnilc du Roy nostre syre, au regard de « son chabtel d'Angicrs et duché d'Anjou. Et premièreu ment la place et vieilles murailles du chastel dudit lieu « (le Thouarcé à présent en ruyne environnée do douves, » au dedans de laquelle place est assise Tégliso parochial « Monsieur Saint-Pierre et le petit cimetière, ensemble la « cliappelle Saint-Lumyn * ; iJ* La garanne de la dite seî- « gncurie contenant une mynée (six boisselées ou environ

> D'apW* Boiinli-né {C/troîw/urx t/'AnJou, t. I. p. 34), il y ataU alors dûn> c»tie chni.cUc )c corps de taiut Luiiiio, Uiûrtyr; et d'aprèt Hirel {Antifjuités d'Anjou, p. 340^, saiut Lumiu el tuiat Guilmio 7 ont été culcrré*.

73 HISTOIBE DU CANTON DE THOUAHCÊ.

quarante ares) de terre OU environ louchant aux douves du chastel... 3* Trente cinq quartiers de vigne... 6* Une mestaierie appelée la Possonoière... 7* Une pièce do bois appelé le Deffays, sis en la paroisse de Faye, contennnl le tont soixante quartiers... Hommages dus à la dite seigneurie : 14* Philippe Thorode, seigneur do Gaslines, doit une foy et hommage simple à cinq sols tournois de service pour son fief de Gaslines... 16** Nobles personnes Claude de Boispéan, seigneur do Mircbeau, et Jacques de Monteurs^ seigneur de Douay (Doua en Uablay), à cause de sa femme, une foy et hommago simple à ung chevnl de service à toutes muances aprecié h dix livres tournois pour raison du lieu, flef et appartenances de Douay... 17* Honorable homme et saige maistre Chrisloflc de Pince, homme de foy lige, à quinze jours de garde pour raison du lieu des Vieilles-Broces (en Saint-Melaine]. 22* Noble homme Jouachim do Daillon, seigneur de Belligné, homme de foy lige, à quarante jours de garde pour raison du dit lieu, llef et seigneurie de Belligné... 23* Noble homme Tmbert Leclerc, homme de foy simple, a cinq sols tournois de service annuel pour raison du lieu, flef cl seigneurie de Mauny, paroisso de Saint-Jean-des-Mauvrcls... 27* Noble homme Jehan Prévost, homme do foy simple, à une paire d^esperons dorez de service payable à toutes mutations pour raison de son lieu, domaine, flef, cens, rentes et dixmes de Bonnezeaux... 31* Noble homme François Rigault, seigneur de Millepié, une foy et hommage simple à cinq solz tournois de service annuel pour raison de son lieu de rOurcelière, paroisse de Fayc. 32* Noble homme Jehan de la Rivière, seigneur du Fresne, à cause de Jchanne Lebrun, sa femme, six deniers de service annuel pour sa mestairie do la Haye. 33* Noble homme Alexandre du Cazau,. un demy cheval de service i toutes nuances pour son domaine de la Barangerie. 35* (foble homme René de Caumont, une

SZIZIËME SIÈCLE. 73

« foy et hommage simple à ung cheval do service pour soix <c flcf (le Mons. 3^* Messire Malhurin de Montalays, che- « vallicr, seigneur do Chambcllay, pour raison de partie' a de sa maison, hostel, garanne, etc., de Chanzé. 41* Fran- « çois du Pny du Fou, deux solz de service annuel pour « son lieu et flef de la Tousche, paroisse do Rablay. « 42* René Polit, seigneur de Salvert, doux solz un denier « obole... pour sou Ucf de la Sansonnière, paroisse do a Thouarcô... Le soigneur do Thouarcé est tenu entretenir '( en surfisanlo reparution les Ilallcs esquolles tiennent les (c foires et marolicz, ensemble les ponts du dit lieu. Lait quelle terre do Thouarcé pcult valoir de revenu par H chascun an, toutes charges déduites, la somme do trois «cens cinquante livres tournois... Fait le dix neuAème « jour de mars Tan mil cinq cens trente neuf. »

Vers Tan loiO, Jacques Dcscoubleau, évèque et seigneur do Maillezais, abbé do Tabbaye de Mauléon, rendit à Jacques du RcUay, seigneur do Thouarcé, une déclaration pour ses maisons, domaine et dîmes dans la paroisse do Fayo.

Les 20 et 30 août et 1" septembre 1511, furent tenues les grandes Assises do Thouarcé, et noble et puissant seigneur Jacques du Bellay y reçut les hommages do ses vassaux.

(iuyon Mallineau fil foy et hommage au seigneur do (lillebourg le 15 du mémo mois pour rhostol et seigneurie de Vaux.

Le même jour François d'Amours rendit hommage au mrme seigneur de (illlebourg pour sa maison do l'Echasserie.

11 y avait autrefois au village des Chasnières, paroisse do Thouarcé, une maison contenant deux lits destinés à recevoir les pauvres voyageurs; mais en 152i la maison avait été vendue à un particulier et elle était tombée on ruine. Cependant le 41 mars 1533, à Tassiso des Marchais*

^^ HISTOIRE DU CANTON DE TnOUARCÉ.

fiàvari, il fui condamné à rétablir ladite maison et y Installer deux lits pour servir aux pauvres passants : c*est ce gu'oQ appelait alors une aumânerie ou bospitalcrie.

Xe ai avril de la même année, Mathurin de Montalais, dievalier, seigneur de Cbambellay, et Robert de Montalais, SOQ iils alnéf ainsi que ses autres enfants, cédèrent à Jacques du Bellay la terre et seigneurie de Chanzé, a corn- «posée de cbastel, maisons, chapelle, grange, pressouer, « laestairies, etc., » et reçurent en échange la tcrro do l^uvaines.

^nis Gasteblé, curé de Brissac, déclara par écrit, lo Salivai i544y tenir de René de Cessé la cure dudit lieu do Brissac.

Nous avons déjà mentionné, dans Taveu du 13 février 1359 rendu par Bouchard de Tlsle, les droits dont jouissait la seigneurie des Marchais-Ravart. Pour faire connaître un peu les mœurs de Tépoque, nous allons donner ici quelfues détails sur ces usages singuliers. Tous les habilants des communes de Faye et Yauchrétien, et d'une partie de celles d*Allençon, Saint-Melaine, Soulaines, Deaulieu, Mozé, tlùrs. Saint- Jean-des-Mauvrcts, Quincé et Thouarcc, étaient tenus de déclarer le nombre de vaches qu'ils possédaient, et de payer, par chaque tclc, un denier appelé le Droit de Mai; et les bêtes non déclarées étaient confisquées ao profit du seigneur des Marchais. Cependant à cette époque, Jacques du Bellay était seigneur do Thouarcé et il voulut 8*opposer aux prélenlions de son voisin dont il était Tennemi irréconciliable. Le mardi de la Pentccule, le 26 mai 1545, les officiers du seigneur des Marchais étaient à recevoir le droit de mai en la galerie devant 1 église de Faye, lorsque sur les sept à huit heures, mesbire Jacques du Bellay y arriva et demanda aux dits officiers qui les avait mis là, déclara que. Par le sang Dieu, ils en sortiraient, qu*ils n*y avaient que faire, et proféra d'autres paroles pleines d'ii^ures et de menaces, ledit du DcUay

étant accompagné do plusieurs gens armés d^épées et de dagues. Puis il dit à haute voix à trois ou quatre cents personnes qui étaient venues pour payer ledit droit : Par le sang Dieu^ vous êtes bien sots de payer ce denier I et tCest que abus et larcin, et si les sergents et brigans du sieur de Sanzay vont faire leurs recherches par vos maisons, ainsi qu'ils ont cou^ tume, il faut sonner la messe martingault et les mettre en sac et en pif*ce, et en faire des carbonnaires, et me appeler et je les garderai/ bien d'y retourner/ ]'ous savez que je vous ai gardé des gens d'armes : Par le sang Dieu I s'il y a personne de vous qui paye le denier, je ne le de/fendrai jamais des dits gens (fat mes, mais je vous feray manger à eux I

Le jour de la fêle des Morts, 2 novembre 1345, trois ou quatre serviteurs du seigneur des Marchais étant dans sa forr l à la chasse aux hùlcs noires, ils prirent un sanglier et rayant mis à une charrette pour l'emmener au château, Jacques du Bellay arriva accompagné de sept ou huit hommes, outragea Icsdils serviteurs des Marchais et leur ôta le sanglier, disant qu*il était à lui, et que ses chiens l'avaient levé dans ses bois.

Kn loiC, quelque temps avant le jour do la recette, le seigneur de Thouarcé fit pul>]ier au prône de la messe de Fayo que celui qui paierait le devoir en question s'en repentirait ; et le mardi de la Pentecôte il se rendit également à Faye et chercha à cmpùcher les habitants de payer. Eu celle même année, Jacques du Dcllay se transporta la nuit dans un blé à soi.\anle ou quatre-vingts pas de la porto du château des Marchais, accompagné de dix à douze hommes qui se couchèrent à plat ventre pour n'être point vus, et avant que le jour n'ait paru, un gentilhomme nommé Sainl-Marlin au service du seigneur do Sanzay étant sorti do ladite maison des Marchais, où était alors René de Sanzay, sa femme cl ses enfants, pour aller à ses aflaires, le seigneur de Thouarcé se précipita sur le gentilhomme avec ses gens et Tenlraina au château de

Chanzé en marchant à travers haies et buissons, sans suivre les chemins et en disant : Voici un de mes Brigands I Telle fat la conduite, en ces circonstances, de Jacques du Bellay, un des grands seigneurs .de I*époque, propriétaire de vingt baronnies, chevalier de Tordre du Roi, et plus tard gouverneur d^Anjou, etc.

Le 12 août 1545 les procureurs de fabrique do Thouarcé avaient rendu au seigneur dont nous venons de parler, une déclaration pour Téglise et le cimetière y attenant sis au dedans de la basse-cour du château de Thouarcé, et pour le grand cimetière situé au pied du coteau à Tondroit où il existe encore aujourd'hui.

Messire Antoine Legras, chapelain de la chapelle Saint- Jacques desservie en Téglise de Thouarcé avoua, le 22 avril 1547, tenir du seigneur de Chanzé le domaine et flef de Bray avec justice foncière, à foi et hommage simple et trois sous de service.

Le 25 mars 154H, Robert de Montalais, seigneur do Daon, et le procureur de Mathurin de Montalais, seigneur de Chambellay, vendent à Charles de Cossé, seigneur de Brissac et Charlotte d'Esquetot, son épouse, la terre et seigneurie de Luigné, composée de maison fnrle et seigneuriale, grange, pressoir, jardins, etc., droit do présentation de deux chapelles, Tune nommée Saint- Kicolas en Téglise de Luigné et Tautre en celle d*Allcnçon, etc., pour la somme de sept mille cent-soixanle-six écus d*or au soleil et de plus quinze mille livres tournois.

Le 10 octobre même année on fit à Thouarcé une procession pour la fête de Saint-Sébastien.

René de Conquessac, seigneur des Landes, fonda par acte du 14 novembre 1548 la chapelle de la Noue-Blanche, en réglise de Vauchrétien.

C'est aussi à cette époque que Jacques du Bellay, qui prenait alors le titre de baron de Thouarcé, fit reconstruire lech&teau de Chanzé avec une partie, des matériaux de

celui de Thouarcô. II At bâtir une petito pyramide sur la fontaine delà Saulaye située près de la Ilucaudière, et par le moyen de tuyaus en terre cuite, l'eau de celte fontaine arrivait dans le château de Chanzô eu passant sous la rivière du Layon.

Le 8 juin 1551, Guy de Conquessac, seigneur des Lindes, cl Catherine duPlantys, son épouse, fondèrent la chapelle Sainlc-Annc desservie au manoir des Landes.

Noble homme Pierre Dilault, écuycr, seigneur de la Gaucherie-Bilault, reconnut, le:2i avril i552, être homme de foi simple de noble homme François de la Grue en Gonnord et de Tremont, pour raison de son hôlel et appartenances de la Gaucherie, et devoir cinq sous de service payable à la Perrooherc, paroisse de Monlillici*s.

Dans une requête adressée au roi par Jacques du Bellay, baron de Thoiiarcé, il exposait que la ville de Thouarcé avait un marché le mardi de chaque semaine, trois foires par an, de grandes halles, des ponts d'une grande étendue, mais qu*ils sont en ruine et que depuis un an surtout le débordement des eaux les a tellement endommagés qu'on ne peut plus y passer. 11 demande donc ù être autorisé à percevoir en sa baronnie divers droits pour être en mesure de réparer les halles et les ponts. Le roi Henri II, par lettres patentes datées de Saint-Germain-en-Laye, le 13 septembre 1553, accorde au seigneur de Thouarcé les droits de prévoté, minage, péage et barrage dont la perception était depuis longtemps négligée par les officiers de la baronnie.

Le 2-2 mai I55G, Renée Lebrcton, veuve de Jean Cadu, rendit à Charles de Cossé, baron de Brissac et seigneur de Luigné, un aveu pour partie de son hôtel des Brosses- Marquier et dépendances relevant du château de Luigné.

Suivant Tédit du roi, Jean de Villeneuve déclara, au mois de mars 1557, tenir la maison, flef et seigneurie de Villeneuve, paroisse de Martigné, de la chitellenie de

78 UtSTOlRK DU CANTON DE TIIOUARCÉ.

YezinSf à foi et hommage et un cheval de service ; et la maison, flef et seigneurie des Noycrs-Amenard, en partie da château de Gonnord et en partie de celui de Mar- Ugné.

Christophe de Sanzay, seigneur de Saint- Macaire, second fils et stipulant au nom do René de Sanzay et Renée du Plantys, ses père et mère, vendit le 28 juillet 1558 lout le mobilier qui se trouvait au château des Marchais- Kavart pour quatre cents livres.

Benoit Chevalier, prêtre, curé de Luigné, avoua, le iO septembre 1560, tenir de Charles de Cessé, chevalier, seigneur de Luigné, son presbytère et ses dépendances ainsi que diverses rentes.

Par lettres patentes données à Orléans au mois de décembre 1560, le roi Charles IX considérant les faits hérolqnes et grandes qualités de Charles de Cossé, chevalier, maréchal do France et baron de Brissac, et voulant le récompenser dignement, érigea la terre de Brissac en comté, la châtellenie de Luigné en baronuie ainsi que les terres de Claye et Denée qui lui appartenaient égalemenL

Nous sommes à une époque où le nombre des bénéfices ecclésiastiques avait atteint son plus grand développement. Dans les villes on comptait nombre d^abbayes, couvents, chapitres de chanoines , etc. Dans les paroisses rurales il y avait souvent un prieuré habité par quelques religieux ou religieuses. Ainsi dans les communes qui composent aujourd'hui le canton de Thouarcé et les environs , il y avait ceux des Alleuds et de Saulgé-aux-Moines, dépendant Je Tabbaye de Saint- Aubin d'Angers; ceux de Gonnord, de Saint-EUier, de Montilliers et de Thouarcé, dépendant de Tabbaye de Saint-Florent ; Saint-Biaise en Quincé, do Saint- Avit près Chartres ; la Madeleine de Faye et Saint-Sauveurdn-Latay dans la même commune, de l'abbaye de Mauléon autrement ChâtîUon; Saint-Jacques duLatay, aussi dans

SEIZlitMB SIÈCLE. 79

la commune do Fayo, dépendait de Saint-Sulpice près Rennes; Saint-Jean de Doua en Clianzeaux, de l'abbaye de Mélinais; Sainl-Lambert-du-Latay , de labbaye du Roncoray; Sainl-Calais en Chavagnes, de Fonlevraull ; Faverayo, de Saint-Maur-sur-Loire ; la Colombe près Brissac et Saint- >Iarlin-dcs-Boisen Vanchrélicn, de la Trinité de Vendûmo ; Saint-Mclaine et Mozé, de labbaye de Saint-Serge. Il y avait aussi des prieurés-cures à Aubigné» Chavagnes et Paye» et un chapitre de six chanoines à Martigné. On comptait en outre dans chaque paroisse un curé, un et souvent deux vicaires cl une dizaine de chapelains qui tous assistaient aux enterrements et aux services et disaient ordinairement chacun une messe pour le défunt. Ajoutons encore des frairics ou confrairies dont étaient membres une grande partie des paroissiens. On comprendra sans peine qu'il y avait beaucoup d*abus : M. Tabbé Trcsvaux * cite entr autres « la fvtc des fous, qui commençait le jour de Nool pour finir à la fêle des Saints-Innocents, c'csl-â-diro le quatrième jour. Des jeunes gens et des enfants de chœur parodiaient d*une manière indécente les cérémonies de la religion et contrefaisaient les personnages les plus re.spcitaliles : Tim était pape, d'autres étaient évéques. On les laissait officier dans les églises d'une manière grotesque qui excitait les rires de la multitude et scandalisait les gens de bien ». Une réforme devenait donc nécessaire ; c'est aussi ce qui occasionna les troubles causés par les protestants, alors appelés huguenots, qui voulaient simplifier les cérémonies religieuses. La guerre civile commença en 15G0 à Angers ; les huguenots se mirent à profaner et à piller les églises, les catholiques s en vengèrent en 1572 par le massacre de la Saint-Rarthélemy.

En loG5 la maison de l'abbaye de Paye fut pillée par les huguenots. L'Anjou était troublé depuis plusieurs années

* Histoire de C Église et du diocèse d'Angers, t I, p. 277*278.

80 UISTOIRK DU CANTON DE TIIOUARCÉ.

par les dissensions religieuses, et le roi Charles IX voulut y faire un voyage pour se rendre compte, sur les lieux, des moyens de remédier au mal. 11 élait accompagné du prince de Navarre, alors âgé de douze ans et roi plus tard sous le nom d'Henri lY. Venant de Thouars par Fontevrault et Brézé, Charles IXdine à Doué le 4 octobre 1565 et couche le soir à Martigné, où il fut reçu par Baudouin do Goulaine, seigneur dudit lieu et baron do Dlaison. Le lendemain il dîne à Allençon dans la maison do l'Orchère, appartenant alors à la famille de Couasnon, et va coucher à firissac. Le G il dine à Brissac et se rend à Gonnord en passant sans doute a Thouarcé. Le 7 il séjourne à Gonnord où il est magnifiquement traité par Artus do Cessé, grand pannetier de France; enfin le 8 il va diner à Chemillé et coucher à Jallais.

Des bandes de huguenots ou protestants parcouraient sans cesse les campagnes, et au mois de mars 15G8 ils prirent le curé de Chanzeaux *, Jean Ilennior, qui fut rançonné.

Le 7 janvier 1570, le roi Charles JX était à Brissac avec le duc d*Anjou, son frère, et ils retournèrent à Angers où ils restèrent jusqu'au 8 mars K

An mois de mai 1574, une troupe de cinq ou six cents huguenots étaient a Tigné et à Passavant ; aussi, dans tout le pays, se mettait-on sur ses gardes, et on tenait mémo fermées les portes de la ville d'Angers.

En 1576, le 23 mars, Henri, roi de Navarre (depuis roi de France sous le nom de Henri lY), venant de Beaupreau, arrive le matin à Sl-Lambert-du-Latay, accompagné du comte de Montgommery, de plusieurs grands seigneurs et d'une troupe nombreuse qui fit grand dommage dans le pays et même tua un habitant K Le soir il soupe et couche au chà-

& Jonrnal de LoaTet.

* VÀnJQu tt êti monuments, U II» p. 425

* EegUlret d» rÉUt-cîTil à la mairie de Saiut-Lambert.

Icau do Chanzé ' près Tbouarcé, où il fut reçu par Jacqaes du Dellay, gouvornour d'Anjou cl baron de Tbouarcé. Le lendemain ce prince séjourna à Tbouarcé, où il dut loger à l'auberge des Trois-Jiois et en partit le 27 pour se rendre à Saumur.

En 1580, le ii février, le duc d'Anjou partît d'Angers pour se rendre ùl Drissac et de là à Gonnord, où il passa le carnaval cbez Artus de Cossé, seigneur du lieu et grand pannclicr de France, qui avait commencé en 1575 la transformation du château de Gonnord, dont un des quatre pa* villons est rcslé inachevé. La face sud-est du cdté de Tétang est encore debout; ce corps de bâtiment contient une longue galerie ouvrant sur la cour par sept arcades plein* cintre qui étaient surmontées de grandes ardoises longues de deux mêlres, sur chacune desquelles était gravée la devise des de Cossé : avecoi'es le temps.

A Tannée 1581 se rapporte une inscription gravée audessus de l'ancienne maison seigneuriale de Longue-Haye, paroisse d'AlIençou , et que nous transcrivons ici : en diey sevl ta foy 1581 — PAIX soiT en ceste maison. Nous en avons trouvé d'analogues en divers endroits, et elles ont trait ù ces temps malheureux où la guerre civile ruinait nos contrées.

L'année 1583 est tristement remarquable par une épidémie qui se déclara au mois de juillet en Anjou et enleva le tiers des habitants de la province *. A Étiau , la mortalité fut très grande et telle qu'on n'en avait jamais vu une pareille. L'épidémie continua en .1584; à Saint-Lambert-du- Latay on compta cent quatre-vingt-quatorze décès, tandis que la moyenne des dix années suivantes n*est que do quarante-quatre. Il s'y joignit une telle disette de grains,

< DocumenU inédits sur riiisloire de France. Recueil do leUres mit* •iYes de Henri IV, t. U, p. 547, où l'on a mis par erreur Ceoczt aa 1U«

de COANZÉ.

> Recherches historiques, par Bodiu, édition de 51. Godet, t. Il, p. 181.

82 UI8T01RB DU CANTON DE TUOUARCÉ.

que le froment valut au commencement de Tannée Jusqu'à cinquante livres le selier ou environ vingt-cinq francs lliectolitre» ce qui ferait au moins deux cent cinquante francs au taux actuel de Targent, ou cinquante francs le boisseau.

En 1586, les clianoines de Martigné, craignant le pillage alors très fréquent par les bandes armées qui parcouraient le pays, déposèrent, dans la maison forte de Piedflon, éloignée du bourg de deux kilomètres, le coffre où était renfermé le trésor du chapitre. A cette époque, Artus de Cossé fit réparer le château de Martigné qu'il avait acheté le 21 mars 1574, et il ût construire un avant-corps situé du cdté de la cour et marqué de petites fenêtres géminées et plein-dntre. Le portail d*entrée de la cour du château, situé au bout du chœur de Téglise, fut également orné d'un écusson aux armes de sa famille : De sable à trois fasccs d'or dentelées par le bas. EnAn la date 1587 est gravée au-dessous d*un écusson semblable sur une petite tourelle placée à Tangle sud du jardin.

L*année 1588 vit encore le roi de Navarre dans nos contrées; ainsi le 24 septembre, venant de Doué , il arrive à Gonnord et y reste jusqu'au 27, qu'il se rend à Chemillé. Pendant ce séjour, une troupe de huguenots, sous la conduite d*un capitaine nommé Ilazard, partie de Gonnord, arrive à Thouarcé le lundi 26 septembre. Le château alors complètement ruiné no pouvait plus servir do défense, mais la vaste tour du clocher est susceptible do recevoir une garnison. Déjà un certain nombre d'habitants s'y étaient réfugiés à l'approche de l'ennemi. Cependant les huguenots pénètrent dans l'église et somment les assiégés de se rendre ; ceux-ci n'y consentent qu'à condition d'avoir la vie sauve, et quelques-uns même réussissent à s'échapper par le pignon du nord de l'église, du côté de la butte do Tancien château. Il en reste neuf, parmi lesquels se trouve un prêtre, et ils sont faits prisonniers. Le caipitaine se rond

auprès de Claude de la Trémoille qui était sans doute vena pour diriger Tcxpédilion, et lui annonce qu1l vient de voir un beau temple et quatre belles cloches dans le clocher. Mais la Trémoille reproche à Hazard de ne pas avoir tué les prisonniers, et lui ordonne de. briser tout ce qu*il y a dans reglise et d*y mettre le feu. Le lendemain ils incendient pareillement Téglise du prieuré, puis la troupe reprend le chemin de Gonnord, emmenant les prisonnierSt et ne les relâche qu*après leur avoir fait payer une rançon de deux cent vingt-cinq écus (six cent soixante-quinze francs).

Au mois d*avril 1580 , Henri de Navarre était au château de Gonnord, chez Charles de Montmorency, pendant que du Plessis-Mornay négociait auprès do Ilenri III pour obtenir un passage sur la Loire. Du Plessis étant venu donner connaissance du résultat de la négociation au roi de Navarre, ce prince quitta Gonnord le 17 et 8*avança Jusqu*à Doué, d*oii il envoya du Plessis-Mornay prendre possession do Saumur. Ouclques jours après, le roi de Navarre s'emparait de Brissac , puis retournait à Saumur , d'où il alla trouver Henri III, à Tours, afin de conférer avec lui.

Des troupes royales venues do Bretagne s'étaient établies à Brissac et aux environs, et elles quittèrent cette contrée le 1'' août et les jours suivants pour retourner en Bretagne en passant par Angers.

Le samedi 21 octobre, les Ligueurs cherchèrent à s'emparer du château de Brissac et entrèrent, dans la cour, mais les partisans du roi de Navarre se renfermèrent dans le château en attendant des secours. Antoine de Silly, comte de la Hochepot, gouverneur du château d'Angers, ayant eu connaissance de ce qui se passait à Brissac, s'y rendit le jour do la Toussaint avec quatre cents hommes , entra en rapports avec le commandant du château, nommé Larade, et il fut convenu qu'on y mettrait un gentilhomme du pays pour commander, et qu'il y resterait des soldats des deux

mSTOIBB DU CAMTOa DE

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partis. Jean do Cbâteaubriant, seigm Haayrèts, fut en conséquence choisi la Rochepot retourna à Angers le le

Comme la garnison du château de coup de mal aux habitants par les plaintes furent portées à Angers, e seigneur de Puichairic, lieutenant di à Brissac le samedi 6 janvier 1590, a hommes. 11 s'empare de la ville, contre la porte de Féglise dans laqui gnears s'étaient renfermés ; son ne\ certmn nombre de ses soldats, mais &ils prisonniers. Cependant Puich pourrait se rendre maître du chàleai crint en la paroisse de Saint-Jean-des également une résistance invincible, ner à Angers.

Le mardi 13 février, Puichairic par dit dans la paroisse de Faye, sur les 1 trouvait le château de Gillebourg qi François de la Tourlandry. Claude de de Saint-Rémy, et son cousin Franc sieur de Hurtault, s*y étaient renfen rançonner le pays ; mais bientôt, par le château fut pris et ceux qui s*y I prisonniers.

Le Jeudi 1*' mars, le comte de La F d'Angers, étant allé à Brissac pour e dans ce but, fait disposer des canons garnison se décida à se rendre à Cha moyennant la somme de douze cent Hécrinfut aussi prise par le même n pot alla s'emparer de Rochefort.

Le gouverneur d'Angers était parv troupe d'environ deux mille cinq cent

T2Ji '^ Lîd A-^iw Kl i"i=iT,înz^ i:5 j lires occîipées parles î:i JM.ri.î5 il IZz^ifL. 2±i ii Les «njcchcr de piller le pays. V-LTS l€r îsl J -, ".*^ Z« iriwTiliÀErlâSiiïcùrKidez-TouséUit li'LZft : SLili CiiJLrlis ô» Sicrl^ , selrnear de la Roche- L/^v,T^ TcrJsii ce 11 Ii£:je et q;û ax^t le rhnteau à sa i-i^i-i.-:!., se ^zJi i ,Llirr:r les tr:cpes royales, ai tua ei Lleîii iiîi'-: :-:p , de scne çûc je reste fut îorcé de se retirer à CLizzl^L

La Exhcp^:: se rcnil: de cocrean > 12 août i Brissac, iv« q-^i^e :tLis hininics, peur asslé^rcr le châlean, mais il y irouvi ce La rc^lsLinre, e: le !S il fit venir d*Ajigers C'jux pl-rccs de cii^oc. Le slr-^e coniiniia donc, et la garnisca éLiit m-lme ^:rivecue Ce se rendre à la un do mois si elle ne rc-cvclt du secours. Mais îo jeudi 30, Gabriel de Goulaicc, Laron de lîlaiscn cl de la Grande-Guerche, et d'autres seigneurs du parti de la Ugue, attaquèrent les troupes royales sur les dix à onze heures du soir, franchirent les barricades élevées par les soldats et en tuèrent un grand nombre. La garnison du château vo^-ant le secours qui lui était venu, ne voulut plus se rendre; La Rochepot se vit contraint de lever le siège le {"septembre et ramena ses canons aux I^onts^e-Cé. Gabriel de Goulaine continua a occuper Brissac et les environs avec ses tronpes.

Le samedi 25 janvier 1501 , le prince de Conti, MM. de la Trémoille, le comte de La Rochepot et beaucoup de noblesse, avec deux mil!c soldats, vinrent de nouveau assiéger Brissac. Judith d'Acigné, épouse de Charles de Cossét avait obtenu lautorisation d y venir demeurer, quoique les biens do son mari eussent été saisis parce qu1l était du parti de la Ligue. Mais cette dame avait été contrainte de sortir du chuteau et de se retirer aux Ponts-de-Cé. Cependant les troupes royales s'apprêtèrent à battre en brèche les murailles, et les assiégés continuèrent à se dérendro bravement. Enfin le G février , ils se décidèrent à se rendre par composition, et ils sortirent mèche allumée, tambour bat-

86 HISTOIRE DU CAKTON DE THOUARCÉ.

tant et enseigne déployée. On convint que les fortifications seraient abattues et que la comtesse pourrait s'installer dans le château ; et le prince de Conti se rendit à Chemillé avec ses troupes K

A cette époque, la chapelle Saint-Martin des Noyers fut agrandie et la date 1591 fut gravée au cintre de la porto d*entrée.

En 1592, les huguenots, installés depuis deux ans à Maligné, avaient enlevé les titres du chapitre do Marligné, et ils ne les rendirent que moyennant uno rançon do quatre livres. C'est aussi à cette époque que Ion fit des réparations au chœur de l'église do Martigné et qu'on le surmonta d'une couronne de mâchicoulis.

Le Jeudi 27 mai 1593 il tomba uno si forto averse do grêle à Brissac et aux environs, que les vignes furent en- - tièrement brisées, les blés perdus ainsi que toutes les autres récoltes. Les 21 et 22 juillet, les garnisons d'Angers et de Yezins se répandirent dans les campagnes , notcimment à Brissac et dans la vallée de Rochefort, tuèrent beaucoup d'habitants, en firent d*autres prisonniers, pillèrent et mirent le feu en beaucoup do maisons. On peut sans doute rapporter à cette époque le dépôt fait dans un mur du parc de la Touche, près du bourg do Favoraye, d'une trentaine de pièces de monnaie découvertes au mois de décembre 1858, dont quatorze en argent et les autres on * billon , savoir : quatre de François I", quatre d'Henri II , quatre de Charles IX, dix-huit d'Henri III et une de Ferdinand et Isabelle de Castille, etc. Ce petit trésor était dans un pot qui a été déposé au Musée d'Angers.

En 1594, les soldats du régiment du sieur de la Roche logèrent à Martigné et pillèrent à Tigné et au château du Tau de Chavagnes, où le chevalier de Forges fut tué par on soldat

1 Jonnul ds LoaTet.

Un offlcier do la Ligue, nommé Fougues des Esves ou des Eslcves, s*étant emparé par surprise du château de Tigné, le 13 octobre 1505 , il fallut courir aux armes. A.ussitôt que du Plcssis-Mornay, gouverneur de Saumur, fut instruit de cet événement , il en informa le maréchal de Bois-Daupbin, qui était à Beaufort, et en reçut un secours de mille arquebusiers , sous la conduite de Pierre Pierres» seigneur de la Perraudière. En faisant les préparatifs du siège, du Plessis négociait avec la garnison par rentremiso de Malvoisine» afin dépargner le sang do ses soldats et le ravage du pays. Ou convint même d une capitulation portant que la place serait livrée moyennant une certaine somme d'argent. Elle élait déjà signée, lorsque le commandant ayant reçu lavis que le duc de Mercœur lui envoyait des secours, ne voulut plus tenir les conditions qu*il avait acceptées. On poursuivit les travaux du siège ; cinq pièces de grosse artillerie furent mises en batterie, sous le commandement d'un officier calviniste do la garnison de Saumur. Deux cents gentilshommes de rAnjou vinrent se réunir aux assiégeants; le duc d'Elbeuf, gouverneur du Poitou, Souvray, qui l'était de la Touraine, y envoyèrent des troupes; le comte do Monlsorcau et Puicbairic, gouverneur d'Angers, s'y rendirent aussi. Anne de Couasnon, seigneur de lOrcbère et de Briacé, y remplissait les fonctions de marécbal do camp, sous le commandement de du Plcssis-Mornay. Celle pclile place , vivement attaquée, fut • défendue avec courage par la garnison qui attendait les secours promis par le duc de Mercœur ; mais ne les voyant point arriver, elle se rendit par une capitulation honorable et avantageuse, lo 15 décembre 1595, après douze jours de siège *.

En Tannée 1507, on reconstruisit la charpente de l'église Saint- Pierre de Thouarcé^ qui avait été brûlée en 1588; et

• tiçchfrchfs historiqufg, par Dodin, {*• édiUoD, Saumur, t. Il, p. 1Î9- 130; nouvelle cdilioD, t. 1, p. 332-333.

^ HI8T0IRB DU CANTON DE THOUARCÉ.

^^ansdrers cette époque gu* Antoine de TËpcronnière,

'^VQenr du Pineau et de la Roche-fiardoul , fit bàlir sur le

^^i&éridional de cette église, la chapelle dite du Pineau

^^^ graver ses armoiries au-dessus de la porte d*entrée :

^^'^t^ frttti de gueules.

^^898, le roi Henri IV se rendant de Gonnord à Sau- .^» coucha au château de Tigné , qui appartenait alors à '^'amiliedeBeauvau.

/W acte passé le 7 décembre même année, François Gnynoiseau, sieur du Verger et fermier de la baronnic de Tbouarcé, demeurant au château de Chanzé , procureur do René du Bellay , chevalier, baron dudit Thouarcé , baille à Urbain Glétron, serrurier, la butte de Tancien château do Thouarcé, située au nord de Téglise, dans l'enceinte des douves, pour la somme de quarante sous de rente.

PERSONNAGES DU SEIZIÈME SIÉaE

AiGNAN (Hercule de Saint-), seigneur du Marais, paroisse de Faveraye, célèbre chef de huguenots, connu sous le nom de des Marais, se signala au commencement des guerres de la Ligue en Ai\jou et fut rompu vif a Angers, le 4 juillet 1362. — Jean, fils d*01ivier et de Jeanne d'Aubigné, seigneur du Marais en 1507-1510, épousa ilorlrandc Bcuvreau. — Jacques était seigneur du Marais en lo52.

Amenabd (Jacques), seigneur de Monlbenault en 1520. — René, seigneur de Montbenault en 1523-1534, mourut avant sa femme qui demeura tutrice de Jean, Marguerite et René, ses enfants, en 1537-1548. — Jean, fils de René, était encore mineur en 1551 , seigneur de Monlbenault en 1518- 1577; il y demeurait en 1552, et eut pour femme Catherine Goullard et un fils nommé Jacques. — Jacques, écuyer, seigneur de Montbenault en i 584- 1598 et du Breil-Rasleau, paroisse de Thouarcé et ai:^ourd'hui de la commune du

Champ. — Jean, chevalier, inscrit an rôle de rarrière-ban d'Anjou en 14S0, seigneur de Luigné et TAssay en 1497- 1507, épousa Catherine Leroux, dame de Luignë^ veuve de Jacques Amenard. Cest sans doute lui qui fit construire le château de Luigné, démoli en 1808, et dont il ne reste plus qu une tour. Les matériaux ont été employés à la construction d'une ferme située au levant du château, et dans le grenier on voit une grande pierre de tuf large d'en- \iron soixante centimètres, ayant de hauteur soixantedix ccnlimèlres, sur aquelle il y a deux écussons. Celui do droite est coticé de dix pièces^ ce sont les armes de la famille Amenard; Tautre est parti : au i*' die trois bandes, au 2* gif^nné de quatre pièces, c*est Técu de la famille Leroux.

Amocbs (François d"), éiait seigneur do l'Echasserio (Allençon' en lo3S>1544 ; il eut pour femme Renée Pillot, veuve en ioGl. — Jacques, soigneur de TEchasserie et de la Mercerie, 15 11-15 i7.

Ai;orE.\è (Guy d'), seigneur do Yauchrélien en 1499-1525, à cause do Catherine de Fcschal, son épouse. — Antoine, fils des précéiîcnts, seigneur de Yauchrélien en 1526-f537, épousa Lancelole dWulheville.

Al DIGNE (Frauçois d), fils de Guyon, était gouverneur d'Alcnoon en Normandie, et seigneur de Champagne, paroisse do îFavcraye, vers 1500. — Claude, chevalier, seigneur de la Jousscliuière et de la Touche de Faveraye en 1508.

AvoRT (.\nnc d'), dame do Cré en 1475-1506, épouse en deuxièmes noces de Jean de Thory, seigneur do fioumois en Sainl-Marlin-dc-Ia- Place.

Avitn, (Charles) , sieur de la Douesnerie ou Douanerio en Yauchrélien, l'an 1500. — René, écuyer, sieur do la Coussaye et de la Douesnerie, 1513-1320. — Charles, seigneur de la Douesnerie en 1529-15G5, et y demeurant en 1561, eut pour femme Mai'guerite do Charnacé.

£0 HISTOIRB DU CANTON DE THOUARCÉ.

Beaumont (Thibault de), flU de Louis et do Jeanne Jousseaume, seigneur de la Forêt-sur-Sëvre , de Bressuire , do Gonnord et de Tbouarcé en 1478-1509. Désigné dans les chroniques sous le nom de M. de la Forêt, il se signala dans les guerres sous Charles YIH, se trouvait à Gonnord le S6 décembre 1484, et conduisit le ban et Tarrière-ban d*Ai\]ou en 1489. Il avait épousé en 1481 Yolande d*Argenton, dont il eut Jean, mort sans enfants en 1509, et Galberine, gui épousa Eustache du Bellay.

Bellay (Eustache du), était seigneur de Gonnord en 1512.

— René, fils du précédent, seigneur de Gonnord et de Thouarcé en 1511-1521, habitait le Plessis-Macé. Le 20 janvier 1517 , il déclara à René de Cessé , seigneur de Brissac et gouverneur d* Anjou pour Madame mère du roi, tenir en firanc alleu, du duché d* Anjou, la terre et seigneurie do Thouarcé. U avait épousé en 149G Marguiso de Laval, dont il eut entr*autres enfants, Gilles, François cl Jacques. — Gilles, ûls aîné du précédent, fut seigneur de Thouarcé en 1524-1533 et mourut vers la fin de celle année, sans enfants. — François, seigneur de Thouarcé en 1534-1537, épousa Louise de Clermonl-Tonnerre, dont il eut un fils unique qui mourut peu après son pèrb. — Jacques, septième enfant de René et de Marguise de Laval, eul en partage la seigneurie de Thouarcé le 2 janvier 1539. Il habila, de 1543 à 1554, le chàleau de Chanzé qu*il avail fail reconstruire, prit le titre de baron de Thouarcé, etc., devint gouverneur d*Anjou en 1575 el mourut en 1580. II avail épousé Antoinelte de la Palud, qui mourul vers 1555 el fui enterrée dans le cjiœur de Téglise de Thouarcé. Leurs enfants furent René, Eustache et Jeanne. — Jean, fils puiné d'Eustache et de Calherine de Beaumonl, fut seigneur de Gonnord en 1519-1524. Il avait épousé Renée Cbabol, dame de Lire, dont il eut René, Joachim et Madeleine. — René, fils du précédent, fut aussi seigneur de Gonnord vers 1520.

— Joachim, poète célèbre, né à Lire en 1524, fut seigneur

de Gonnord; mourut à Tàge de trente-cinq ans et fût enterré à Notre-Dame de Paris.

Béraudière (Elicnne de la), écuyer, était seigneur de la Grucchcre, paroisse d'Allençon, en 1516-1521. — Gabriel, seigneur de la Gruechèrc, 1529-1575.

BiTAULT (Pierre), écuycr, seigneur de laGaucherie-Bitault en 1538-1553. — Jean, seigneur de la Gaucherie en 1568- 1580i — Louis , écuycr, fils de René et de Jacquine de la Cour, seigneur de la Gaucherie en 1586.

Br.Avou (Van de) , écuyer , seigneur du Plessis-Florentin en Chan7caux, 1542.

BoDix (Jean), licencié en lois, sieur de la Moussellerie en Vauchrélicn, 1512-1514, eut pour femme Isabelle Piron. — Roland, licencié en lois, sieur de la Moussellerie en 1551.

BoscHEu (Gilles), écuyer, seigneur de Félines en 1193- 1506, cul pour femme Jeanne Eguillon. — Pierre, seigneur de Félines en 1528-1555, épousa Jacquelte Loriot , flUe do Pierre, maire d'Angers. — Antoine, écuyer, seigneur de Fclines en 1575-1585, eut pour femme Diane do Soussay, remariée à Balthazar Lenfant, 1597-1618.

BouscuET (François du), chevalier, seigneur du Bourgbaucinays, de la Ilavardière et des Landes-Conquessac en 1557-1567, demeurait aux Landes et eut pour femme Renée de Conqucssac, fille aînée de Guy, veuve en 1577-1589.

BoYsrÉAN (Pierre du), seigneur de Mirebeau en Rablay, 1511-1524, mort vers 1532, épousa Marguerite du Cazau, veuve en 1533. — Claude, fils du précédent, seigneur do Mirebeau en 1536-1550.

BnÉzÉ (Louis de), fils de Jacques et de Charlotte de Francet comte de Maulévrier en Normandie, seigneur de la Varenne en Charcé et de Brissac en 1490, vendit cette terre à René de Cessé en 1502. Il avait alors pour femme Catherine de Dreux, morte le 20 décembre 1512, et il se remaria en 1514 avec la belle Diane de Poitiers et mourut en 1531.

Brie (François de), était seigneur de Fesles et de la Sori-

niëre en Tbouarcé Tan 4520. — Jean, seigneur de la Sorinière en 1537-4541. — René, chevalier, seigneur de Fcsles et de la Sorinière en 4584.

Cadu (Jean), maire d* Angers, était seigneur des Brosses- Harqnier etde Parigné en Saulgé-rilôpital en 1526-4536. 11 eut pour femme Renée Lebrelon, veuve en 4539 et vivant encore en 15G4. — Elle, fils unique du précédent, seigneur des Drosses en 4548, mourut de 4556 à 4557.

Caumort (Forlenay de), seigneur de Mons, paroisse do Faye, en 1542-4538, épousa Marie Mallineau et mourut avant {uin 4540. — René, seigneur de Mons en 1539-1557, eut pour fenmie Marie d*Andigné, veuve en 1565 et tutrice de Philippe , son fils aîné. — René II , écuyer , seigneur de Hons en 4578.

Cazau (Guillaume du) , écuyer , seigneur du Cazau , paroisse du May, et de la Barengerie en Rablay en 4500. — Jean, seigneur de la Barengerie en 4511-1522, eut pour femme Jeanne Legay , morte vers 1520. — Alexandre, fils de Joachim, seigneur de la Barengerie et du Crosle en Rablay, 1539-1551, épousa vers 1532 Françoise de la Brunotière du Plessis de Geste, dont Joacliim, tué à Angers lors de la Saint-Barthélémy 1572, et Georges.

Chabot (Charles), était seigneur de Jarnac et de Brigné en 1507.

CoNQUESSAC (René de) , fils aine de Regnault et de Marie de la Roche, écuyer, seigneur du Bourgbancinays, de Clos- ^onet, de la Havardière et des Landcs-Conqucssac en 1494-1550, mort avant le 8 juin 1557, habitait le lieu des Landes et eut pour femme Catherine du Plautys. — Guy, flls aine du précédent, seigneur du Plessis-dc-Juigné, de la Havardière et des Landes en 4551-1557, mort avant le 34 mars 4557, avait épousé vers Tan 4531 Madeleine do Kédouault.

CossÉ (René de), ayant acheté la terre deBrissacen 1502, fit aussitôt après construire une partie du château actuel.

SFlZîtME SIÈCLE. 93

Cette terre n*était alors composée que da château, de Té- Lang, de deux mouUos à eau près des Barrières, de deux autres an pied du château du côlé nord -ouest, appelés les mooîias de Soiis-la-Tour ; de deux moulius à veut près du grand étang , à lest de la ville ; de quelques métairies et rentes féodales, et n avait encore que le litre de chàtellenie. René do Cossé augmenta peu à peu sou domaine en achetant successivement la métairie de la Roirie, le 27 mars 1314 ; la terre de Martincau-&£ur-de-Roy, par échange en date du 23 juin 1518, et peu de temps après il fit construire \fis murs du parc Martineau. En 1522, le roi François I" lui donna les Bois-le-Roy eu échange d'une rente de soixantequinze livres. Eu 1524, il devint propriétaire des seigneuries de la Varenne et do Longuevillc, qui appartenaient à Jacques Turpin, seigneur de Crissé et do Yihiers. En 1537, il eut par échange la terre de Montahier, composée de maison, moulin, étang et d une grande quantité de bois. Enfin le 15 novembre 1539, il acheta la terre de Gonnord, qui avait appartenu à Joachim du Bellay. René de Cossé mourut le 21 avril 1540, âgé de quatre-vingts ans, et fut enterré dans Téglisedo Brissac qu'il avait fait bâtir. 11 avait épousé Charlotte Goufûer, fille de Guillaume et de Philippe do Montmorency, et eut pour enfants Charles I", Artus, Philippe, Jeanne et Anne. — Charles I" fut, comme son père, premier pannetier et grand fauconnier de France, gouverneur d'Anjou et du Maine, comte de Brissac, baron de Luigné et do Donée, et mourut en 1363. Il avait épousé Charlotte d*Esquetot, qui vividt encore en 1572, et dont il eut Timoléon, Charles II, Diane et Jeanne. — Timoléon, chevalier, gouverneur et capitaine des ville et château d'Angers, comte de Brissac, baron de, Luigné et de Douée , fut tué en 15G9 au siégo de Mucidan (Dordogne), a l'ûge de vingt-cinq ou vingt-six ans. — Artus , fils puiné de René , fut maréchal de France , comte de Secondigny et seigneur de Gonnord, où il mourut le

94 UISTOIAB DU CANTON DE THOUARCÉ.

15 janvier 4582. Il avait épousé en premières noces Françoise du Bouchot , dont il out Renée , mariée à Charles de Montmorency; Jeanne, épouse i"" de Gilbert Goufûer, et S* d'Antoine de Silly, comte de La Rochepot, et Madeleine. — Artus, fils naturel de Charles I", abbé de Saint- Jouinde-Mame et évèque de Coutances, fut seigneur de Martigné en 1574-1586.

CouASNON (François), écuyer, seigneur de Briacé, épousa Renée Geneault, dame de TOrchëre, fille de René et do Jacquette de Riaillé, et fut père do François, Jean, Gabriel et Claudine. Sa femme était morte en 1522 et il vivait encore en 1554. — Charles, seigneur de Briacé et do TOrchèreenl571.

Daillon (Thomas de), écuyer, seigneur d*Âmîgné, do Belligné, de Brigneau, des Noyers-Amenard et do Souzigné en 1470-1518. Il concéda une assez grande étendue do tcrram autour de Belligné, à divers particuliers, à la charge d*y planter de la vigne et de lui donner chaque année le quart des produits : ces terrains sont encore connus aujourd'hui sous le nom des Quarts de Belligné. — Joachim, fils du précédent, était seigneur de Belligné et des Noyers- Amenard en 1519-1543.

Dubois (Guillaume), était seigneur d'Argonne, paroisse de Joué, en 1543. — Antoine, son fils, possédait celle terre en 1551-1587, et il y demeurait ordinairement ; il acheta ea 1555 le fief de la Barengerie en Rablay. — Achille, était seigneur de Bois-Ayrault, paroisse do Brigné, en 1577. DuTOUR (Pierre), Ucencié en lois, sénéchal de Belligné et des Marchais-Renault , était seigneur de Chandoiscau en 1510-1524.

ÉPEB0NN1ÈR7 (François de T), était seigneur du Pineau en 1541-1558. II avait épousé Renée du Pineau, flUe de René et de Marguerite Gaydon. — Laurent, seigneur de TOurcéllière« paroisse de Faye, en 1574-1593, épousa Hélène Rigault.

£*i2z*ii Triîian' . éczr-ir, sieur ie la Erosse-Lebrun en CMrï7<?anT et j jemi^unnL ca 1336, épocâa Françoise La-

LiTisa,*!: 3«irtnn*i i'' . éi-iit sei.rnjeur ie Brigué en I5!4. — Lùuis, cievi^ler^ pcsaoiiii ce:iô ser^neuric en 1535-

F:c-^c2LT XijTiis'. ét\:ar,5ca da roi, seigaecr de Dooa en Rcil^ij l.ia l:xj, avoliépooâé 'lu^llemîr.eda Piaeaa.TeaTe ca I St.»i .il ïnoru2 vers i;Sii- — Re2.é, soldeur de la Rabas- L#;re FaLiu^v ea ir.is. — Idcf^ues. îLî de Louis et de Gaillemli^e da P.n.eaa, écujer, seigneur de Doua el de la Ra- L<i3Lcre ca lôii-t3j:, eut pour femme Jeanne de Montours, veuve ea lo IS.

Gas.xieb ,TIi'-'^'^-'> ' seigneur de Souvardaine en 1531, eul [)oar femaie Anne MoUineaa» ûlle d'Etienne, dame de Vaux et de M«/p*s ea loll.

(ivL5àLRA5 '.Valoîue do* , seigneur de Brigné en 4534- 1573, épousa Rcaéc de la Grezille qui demeurait an château de Tiiou, en Tigné, en 1577-15S0, dont il eut François et Gabriel. — François était seigneur de Brigué en 1574.

GoLLAi.NEs (Cliristophe de} , épousa Renée Amenard, flUe dô Jacques et de Calhcrine Leroux, et devint ainsi soigneur de Chnnzé, Luigné et TAssay en 1503-1533. Renée Amcnard mourut vers 1310 et fut enterrée dans l'église de Faye. Christophe de Goulaincs épousa en secondes noces Louise de la JumeUiêrc, fille de Lepart, qui lui apporta les terres de Martigné et do la Gucrche. Enfin il eut pour troisième femmo Claude do Montjean, veuve en 1533 et vivant encore en 1550. — François, fils aîné do Christophe et de Chuido do Montjean , était seigneur de Martigné en 1546- 1551, et épousa eu 1547 Gabriellodo Rochcchouart. — Baudouin, chevalier, était seigneur de Martigné et baron do DIaison on 1550-1572.

GoiuuKAU (Jean), échovin d*Angers, était seigneur de riipinay-Malllard on 1370-1598.

Grue (Jacques do la), était seigneur de la Grue, paroisse deGonnord, en 1499-1538. — François, écuyer, seigneur de la Grue et de Trémont en 1552-1584.

Hellaud (Nicolas), seigneur de la Pontonnière (Charcé) en 1547-1561.

UosiMEs (Jacques des), écuyer, seigneur de la Mottc-en- Girard, 1498-1509, eut pour femme Jeanne Baralon. — Kerre, fils des précédents, écuyer, seigneur de la Molle-en- Girard, 1502-1523, mourut à la Gaucherie-aux- Dames (MontiUiers), et fut porté par quatre hommes jusqu'à Sanziers (Puy-Notre*Dame), au son du tambourin et de la cornemuse ^

Jaille (René de la), fils de Bertrand et de Catherine Leroy, fut seigneur de Montahier et d*Avrillé en 1401-1504. — Madelon, frère puiné du précédent, seigneur de Montahier en 1514-1520, épousa Françoise Crespin, veuve en 1525-1533. — Claude, chevalier, seigneur des Brosscs- Marquier en 1557, épousa Françoise Cadu, fille de Jean, et posséda aussi Parigné en Saulgé et Monlguignon en Luigné.

Jarzê (Guillaume de), seigneur de TEchasserie (Allençon) en 1505, époux de Perrine Perrier, veuve en 1522. — Jean écuyer, seigneur des Varennes en Marligné et y demeurant, capitaine et gouverneur de la \ille et du chàleau do Martigné en 1521. — Joachim, seigneur de Millé-lès-Loges en 1526-1548.

JcaoLUÈRB (René de la), fils de Lepart, seigneur de Martigné et en partie de Maligné, de Blaison, la Guerche en Saint-Aubin en 1496-1518, mourut en 1519 et fut inhumé dans réglise de Saint- Aubin, où se voit encore*sa tombe avec les armes de la Jumellière écartelées de celles d'Anoenis. U fut marié l"" avec Anne de Bazoges dont il eut

« ArebiTet de BrUtac. Hiret de propriété de la Motte-en-Girard, 1. 1, f» iiS-tSS.

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98 HISTOIRE DU CAlfTON DE TIIOUARCÊ.

Lnigné en 1540-1555 et il eut pour femme Françoise du Puydu-Fou, veuve en 1568.

HoMTOURS (Jacques de) , seigneur de Doua , de la Rabaslîère, de la fiouère, paroisse de Paye, et de la Guimonniëro (Rocbefort) 1533-1548, épousa Simonne Legay. — Philippe, écayer, seigneur de Doua et de la Guimonnièro en 4584- 1594, eut pour femme Jacquine Bonvoisin, qui se remaria avec René Pierres.

Noues (Pierre des), écuyer, seigneur de TEpinay-MailIard en 1516-1539, eut pour femme Claude Turpin. — Tliomas, seigneur de TEpinay en 1542-1548, épousa Louise Prevosl, veuve et tutrice de leurs enfants en 4565.

Pashakiats (Jean du), écuyer, seigneur de la Grange- Ferrée en 1500, épousi^ Anne d*Avort, morle avant 1500, dont trois enfants, René, Jeanne et Catherine. — René, écuyer, seigneur de la Grange-Ferrée, 1504-1547, époux de Catherine Chenu, veuve en 1550 et ayant plusieurs enfanls. — Jean II, seigneur de la Grange en 1558-1559, eut pour fenune Renée de Montboucher, veuve en 1572 et tutrice de leurs enfants.

Petit (René), sieur de Salvert et du flef de la Sansonniëre, paroisse de Thouarcé, en 1539-1541. — Charles, écuyer, seigneur de Salvert, de Piedflon et de TaiUeprès en Martigné et de la Sansonnière en 1575-i58G.

PuARBS (Jean), était seigneur du Plessis- Baudouin en 1506. — René, était seigneur du Plessis en 1495-1541 et y demeurait ordinairement. — Pierre, seigneur du Plossis- Baudouin, fut adjoint à Jean de Dureil , sieur de la Barbée, pour commander en la ville d* Angers, en 1562, lorsque les protestants s*en emparèrent. — René, chevalier, soigneur du Plessis en 1594, eut pour femme Jacquine Bonvoisin, veuve de Philippe de Monteurs. — Pierre , seigneur de la Perraudière et de Brigné en 1576-1578, habitait la maison noble de Riou, paroisse de Tigné, en 1580.

PiNiAU (Mathurin du), ûls de Christophe, était seigneur

de rAumenière et de la Goniresche ou Conirêche, paroisse (le Thouarcé (aujourd'hui commune du Champ), en 1503- 4308. — Jacques, était seigneur du Pineau en 1512-1523. — Ren6, fils du précédent, était seigneur du Pineau en 1325- 1529, mort vers 1530. 11 avait épousé Marguerite Gaydon , veuve et tutrice de leurs enfants en 1532-1534 , puis remariée avec Gilles du Yau.

Plantys (Jacques du), fils aîné de Jean et d*Anne d'Averton, seigneur des Marchais-Ravart en 1500 ; possédait aussi la Bourgonnière ou Bourdinière en AUençon, et Chandoiseau (Faverayc) en 1532-1536 et mourut en 1537. Il avait épousé Françoise do Cessé, sœur de René, seigneur de Brissac , el Renée , leur fille unique , fut mariée à René de Sanzay.

Prévost (Jean), était seigneur de Bonnezeaux en 1514- 1531. — Pierre, écuyer, seigneur de la Motte-de-Chaugé (Saulgé-rilôpital) en 1 189-1501, était mort avant juin 1507.

— François, fils aine du précédent, fut seigneur de la MoUe-de-Saulgé en 1510-1556. — Jean, fils aîné de François, possédait celle seigneurie en 1558-1572.

PcY-Dt-Fou (René du), était seigneur de la Barre en Villeneuve , paroisse de xMartigné , en 1507-1525. — François possédait cette seigneurie en 1541-1515. — François, chevalier, était seigneur de la Touche de Rablay en 1512-1541.

— René possédait ce fief en 1565, et Catherine de La Rochefoucauld, sa femme, était veuve en 1570. — Gilbert, seigneur de la Touche de Rablay, eut pour femme Philippe de Champagne, veuve en 1598 et tutrice de leurs enfants.

Rivière (Jean de la), était seigneur du Fresne, paroisse de Faye, en 1522-1549. II eut pour femme Jeanne Lebrun, fille de François, veuve en 1558 et demeurant au Fresne en 1560. — Jean II , fils du précédent, possédait le Fresne en 1558-1572. — François en était seigneur en 1578.

RoaiE (Hardy de la), était seigneur de l'Echasserie en 1571, à cause de sa femme Jeanne d*Amours, veuve en

lOO HISTOIRE DU CANTON DE TUOUARCÉ.

1603 et dame dudit lieu, vivant encore en 1623. — Joachim, fils de Hardy, fut seigneur de Belligné près Thouarcé en 1545-1576, et il eut pour femme Anne Acarye. — Jacques, chevalier, possédait cette terre en 1576-1579.

fioHAN (Pierre de) , maréchal de France , fils de Louis et de Marie de Montauban, possédait particulièrement aux environs de Thouarcé les seigneuries de Gillebourg et Montengibert, et il mourut à Paris le 22 avril 1513 , ayant eu pour femmes 1* Françoise de Penhoêt, et T Marguerite d*Armagnac. — Charles, fils aine de Pierre et de Françoise de Penhoèt, fut seigneur de Gillebourg et Montengibert en i5i3«l525; il épousa : r Charlotte d'Armagnac, 2* Jeanne de Saint-Severin, dont il eut François de Roban, etc. — François, fils puiné de Pierre et de Françoise de Penboël, ftit nommé évêque d'Angers en 1499 à Tâge de dix neuf ^*^ et deux ans après archevêque de Lyon. 11 posséda les ^'^ï^ de Gillebourg et Montengibert en 1515-1528 et mou-

55^5 ^^ 1536. — François , fils de Charles et de Jeanne de

f ^l-Severin, sa seconde femme, fut seigneur de Gille-

^Ûr^, Montengibert, le Mesnil et Orillé en 1539-1559, et il

^^ilcdt ordinairement le château du Verger (commune de

^^i^sbes), mais il vint quelques fois à Gillebourg, notam-

i^ent en 1541 et 1555. 11 prit alliance r en 1536 avec Cathe-

^^^® <ie Silly-la-Roche-Guyon , et 2* avec Renée de Rohan.

^ ^^t de son premier mariage Eléonore, mariée à Louis de

*^^^ Yl; et Diane, épouse de François de la Tourlandry.

**Oiiis II, fils de Louis 1" et de Marie de Montauban, était

^Sl^eur de la Saulaye en Quincé en 1470-i5lG, et eut pour

^^e Louise de Rieux. — Louis III, fils du précédent,

p ^^<&da la Saulaye en 1517-1518, et fut marié à Renée du

^ ^* — Louis V, fils de Louis IV et de Marie do Rohan,

^J^'^t en 1529. — Louis VI, était seigneur de la Saulaye en

r^^^--l564. -— Louis VII, époux de Léonor ou Eléonore de

1, possédait ce fief en 1569-1575, et sa femme était

\ de Gillebourg en 1564.

RouALXT (Jacques), était seigneur de Riou en Tigné, et des Loges-fionnin, paroisse de Faveraye, en 1513. — Thibault, chevalier, possédait les mêmes fiefs en 1545.

Ro^'RAUD (Olivier), probablement fils de Jean et de Blarguérite d*Aubigné, héritière de cette terre, était seigneur d*Aubîgné en 4502-1541. — Jean, fils du précédent, chevalier, seigneur d*Aubigné, 1551-1508, y demeurait en 1563.

Salles (Jean de), seigneur de MaUgné en 1543*1555, eut pour femme Louise Serpillon. ^ René, écuyer, possédait cette seigneurie en 1590.

Sanzay (René de), chevalier, devint, par son alliance avec Renée du Planlys, seigneiu: des Marchais-Ravart et de Vauchrétien, qu*il possédait en 1540-1579, et sa femme vivait encore en 1597.

Savary (René), fils de François et de N. Duchesnay, était soigneur de MarlineauCœurde-Roy en 1480-1514.

Sfrimllon (Pierre) , était seigneur de Jaugé en Gonnord Tan 1525. — Jean, possédait ce fief en 1535.

SiMOiN (Julien), était seigneur de la Reboute en 1504-1539. — Jacques, Tétait en 1544-1547.

TiioRODEs (Jean), seigneur de Gastlnes, 1485-1525, y demeurait ordinairement, et il épousa Renée du Vau, veuve on 1533. — Philippe, seigneur de Gastines en 1532-1961, fut père de Jean , René et Louise. — René, fils du précédent, fut seigneur de Gastines en 1564-1579, prieur dn prieuré do la Madeleine de Paye en 1530-1589, et il mourut au mois de mars de cette année. — Un autre René fut prieur-curé do Faye en 1495-1529. — Louis, fils aine de Jean et de Renée du Yau, était seigneur de la Pichonnière et de la Maillardière, paroisse de Charcé, en 1540-1564, et il eut pour femme Marguerite Descoublanc. — Louis II, seigneur de la Pichonnière , la Maillardière et la Guespière en Faye eu 1581, demeurait à la Pichonnière et avait pour femme Perrine Garnier. — Antoine, était seigneur de la Pichonnière et de la Brosse de Charcé en 1585-1587.

TiGBouÈRB (Eustache de la), fils de Gilles et de Jeanne de Loué, était seigneur des Marchais-Renault (Faveraye) en 130i-iSi3, et il épousale 27 août 1503 Catherine Royrand. — Christophe, fils des précédents, était seigneur des Marchais en 1524-1567, et eut pour femme Apolline de Hattes.

TiLLOir (Olivier), était seigneur de la Ilardière et de Fesles en 1482-1506. — Louis, possédait les mêmes flefs en 1507-1543. — Urbain, prenait les mêmes titres en 1515-

TouRLAtCDRT (Frauçois de la), époux do Diane de Rohan, fut, à cause d*elle, seigneur de Gillebourg, Montengiberl, le Mesnil et Orillé en 1568-1595 et mourut en 1598,

Tremouuxe (François de la), baron de Doué, était seigneur de Souzigoé en 1527-1539; il avait épousé lo 23 février 1521, Anne de Laval. — Louis, fils aîné du précédent, fut baron de Doué et seigneur de Souzignc en fl564. H avait épousé le 29 juin 1549 Jeanne de Mon^tmorency.

TuRPUf (Antoine), écnyer, était seigneur do Montengibert otd^la Gachetière en Quincé en 1189-1511. ~ Jacques, Tut seigneur de Vihiers, de la Grezillo et de la Yarennc (Charcé) en 1519-1524. — Jean, fils de Gilles, écuyer, fut seigneur de l'Epinay-Maillard en 1501-1503. — François, possédait cette seigneurie en 1525.

Vau (René du), seigneur du Yau de Chavagnes en 1551- 1580, avait pour femme Anne de la Brunetière, dont vint une fille nommée Jacquine. — René, seigneur de Mirebeau en 1572-1577, avait épousé Florence du Boyspéan, fille de Claude, et dame de Mirebeau en 1581.

Villeneuve (Nicolas de), fils aine de François et do N. Jousseaume, sa première femme, était écuyer, seigneur de rOorcellière en 1512-1515.

SoMMxmK. — ConslrurAhns : Cliilleaux de Souvardainc, de Brissac cl du Marais; clocher de Chava^ncs; chapelles du Champ et do MAchclle; Justices de Joué. — Fondations: Chapelles Saint- Vincent à Tliouarcé et la Trinité à Quincé. — Acquêts : Linièrcs, Monlcngibert, le Vau-<le-Cliavagnes, Tigné, Drigné, les Marchais- Ravart, Vauchi(''lien, Tliouarcé, Argonnc, MonlhenaulL — Aveux .• I/Écliasserie, Rriançon, Doua, Piedllon, Martigné, les Marchais- Hcnault et la (iauchcric. — Déclarations et états de lieux : Fabrique de Hablay, prieuré-cure de Faye; cures d'Allençon et de Vauchrélion, la Molte-en-(iirard, Monlengihcrt; prieuré du Latajr, Marligné. — Droits fvodaax et honorifiques : Érection du marquisat de Tliouarcé, du duché de Rrissac, chAtcllenics de la Fra-

. piniére et des Hrosses-Marquier ; église Sainle-Foy; ban-vin à Tliouarcé. — Passatjc de princes, ctc, : Le prince de Condé et le duc du Maine, Marie de Médicis et Louis MU à Urissac, Henri Arnault à Joué, Michel Le|»ellelier à Saiut-Lamhort. — Épidémies à Joué, à Tliouarcé. Foires cl marchés à Thouarcé et à Brissac. Divisions ecclésiastiques. Ouragan et autres phénomènes.

Vers lo commencoment de co siècle, Claude Dubois, seigneur d'Argonne, obtint de son suzerain, Georges de Clermont d*Amboise , soigneur du Grand-Montrevault « droit de forteresse à fossés et pontlevis et haute justice. Le seigneur d*Argonne devait detix fois et hommages simples et un tiercelet (faucon ou épervier mâle) volant à chaque nouveau seigneur de Monlrevault et Bobardy.

Suivant un acte du 24 novembre 1601, il y eut une transaction entre EnncmondeCourtet, épouxdeMathurine do Saint-Maurice, dame de Mirebeau, d*une part, et Joachim Fradin, curé de Rablay, relativement à leurs dîmes.

Jeanne d*Amours rendit le juillet 1603, au seigneur de

104 HISTOIRE VV CANTON f)E TIIOUARCÉ.

Monlengibert, un aveu pour raison de la terre de TEchassérie.

En 1603, il y eut une épidémie très forte en A^jou ; elle a>mmença le 31 octobre à Joué.

Charles de Cessé, tant en son nom que comme tuteur de ses enfants, fit foi et hommage au roi, le 27 avril 1605, pour raison du comté de Brissac et do ses dépendances.

Le 16 Juillet 1606, messire Jean Garnier, prètro, s'e.st transporté en Téglise Saint-Pierre de Thouarcé et a pris possession de la chapelle et chapellenie Saint-Jacques en vertu de la collation à lui faite par Tévèquo d'Angers, et présentée par le seigneur de la Fresnaye, patron de ladite chapelle ; et suivant Tusage, il a ouvert le livre missel, célébré la sainte messe, sonné la cloche, donné de Teau bénite en entrant et fait les solennités accoutumées.

Charles Garnier obtint, le 8 mars 1607, do Jean do la Tourlandry, baron de Gillobourg, le droit do forteresse, pontlevis et fossés pour le lieu de Souvardaine relevant de Gillebourg par le moyen du seigneur de Vaux.

Par acte passé le 6 janvier 1607, René Juette, chevalier, vendit à Jean de Uilleriu, Tun des secrétaires du maréchal de Brissac, la terre et seigneurie de Linières, en Brigné, avec droit de justice basse et moyenne, pour la somme de dix-huit mille six cents livres à la charge de relever de Luigné, Trêves et autres terres.

En 1607, il y eut à Joué une épidémie de dysenterie qui commença au mois d'avril.

Par ses lettres patentes en date du mois de juin 1608, vérifiées et enregistrées au Parlement le 27 juin 1600, le roi Henri lY érigea la baronnie de Thouarcé en marquisat en faveur de Martin du Bellay, prince dTvetot, qui lui avait rendu de grands services. La juridiction seigneuriale acquit alors une très grande importance ; il y eut un palais pour la tenue des audiences et on y vit un sénéchal, un procureur fiscal, un greffier et jusqu'à dix-neuf avocats

qui résidaient dans retendue du marquisat. Six notaires habitaient alors la paroisse de Thouarcé. Il y en avait autant à proportion dans les autres paroisses ; trois ou quatre sergents ou huissiers étaient occupés aux procédures 1res fréquentes qu'engendrait Textrème complication des droits féodaux. Enfln pour comparer cette époque à la nôtre, il est bon de savoir qu*il n*y a plus ai\jourd*hui, dans le canton de Thouarcé, qu*un juge de paix, cinq notaires et deux huissiers, tandis qu*au commencement du xyu"* siècle, le nombre des sénéchaux ou juges seigneuriaux montait au moins a quinze. J*ai déjà dressé une liste do quarante trois notaires en IGIO et le même nombre en 1650, mais comme elle u*est pas complète, il devait bien y avoir cinquante à soixante notaires à ces époques. J*ai aussi constaté la présence de cinq sergents à Tassise sei* gneuriale de Thouarcé en 1612, et il devait bien y en avoir une trentaine dans le canton.

Le i28 août 1608, demoiselle Paule de la Tourlandry vendit à Charles de Cessé, comte de Drissac, la terre de Montcngibert.

Les procureurs de fabrique de Rablay rendirent à Martin (lu Hellay, seigneur de Thouarcé, le 18 juillet 1611, une déclaration pour raison de Téglise et du cimetière de Rablay.

Le 30 du mùme mois, François de Sourdis, cardinal, abbé do Mauléon, rendit également, au seigneur de Thouarcé, une déclaration pour le domaine appelé Tabbaye de Payé et les dîmes et prémices qui en dépendent, et aussi pour les maisons du Prieuré-Cure et leurs dépendances *.

Charles de Cessé fit construire en 1614 à la place d*im6 vieille tour, le pavillon très élevé situé au nord-ouest du

' Archives de Uhssac. Mouvaucc ceu$ive de Thouarcé, L XVlll, ^• 17t-

château de firissac, près de la rivière et qui n*a pas moins de cinq étages.

Le 25 avril 1616 le prince de Condé et le duc de Maine, après avoir diné à Rocbefort, vinrent coucher à Brissac.

Au mois de mai suivant^ le sieur de Saint-Marlin prévôt des maréchaux de France, recevait Tordre de se transporter en la paroisse de Paye pour en faire déloger une des compagnies du régiment du sieur de la Jousselière, avecquei pouvoir ^ en cas de résistance, d'assembler la commune a son du toxain et la tailler en pièces.

Par décret rendu en la sénéchaussée d'Anjou, le 13 juillet même année, la terre du Yau de Cbavagnes fut vendue judiciairement sur les héritiers bénéflciaircs de René du Yau et d'Anne de la Brunetière et adjugée à dame Claude Morin, femme de Jean du Yau. La maison seigneuriale était alors entourée de douves et de murailles avec pont levis.

Le 23 août, René Nicolas, sieur de Bric, présenta à rassise de Thouarcé son aveu pour Thôlel, domaine et appartenances de Briançon à Rablay.

Charles de Cessé, comte de Brissac acheta, lo 14 mars 1617, de la famille Hamelin, la châtellcnie, terre et seigneurie de Brigué, tenue à foi et hommage du roi à cause de son château de Saumur.

Lo 24 mai 1622, le sénéchal ou juge du marquisat do Thouarcé, rendit une sentence qui ordonne que le seigneur du lieu jouira de son droit de Ban vin exclusivement pendant quarante jours tant en la paroisse de Thouarcé, qu*à Faye et à Rablay, avec défense à tous hâtes, cabaretiers et aubergistes de vendre d*autre vin que celui qu'ils prendront en la maison des Trois- Rois où est assigné le ban pour la ville de Thouarcé, sauf à Axer un lieu convenable pour les autres paroisses. La présente sentence fut publiée au haut de la halle de Thouarcé à Theure du marché et afQchée au poteau ordinaire.

En Tannée 4620, la terre de Tigné fut vendue judiciairement à la famille d*Aubigné, et cependant les Beauvau continuèrent à prendre le titre de seigneurs de Tigné.

Le mardi 15 octobre 1619, la reine Marie de Médicis mère de Louis XIII, vint diner au château de Brissac, et François Lasnier, maire d*Angers, accompagné des échovins et d'un grand nombre do bourgeois s'y rendirent pour la saluer. La reine retourna & Angers le â novembre. Le 20 du môme mois, elle revint à Brissac avec tous ses officiers et y séjourna jusqu'au 2 décembre qu'elle rentra à Angers au logis Barrault. Le lundi 11 mars 1620, Marie de Médicis partit d'Angers avec toute sa cour et se rendit i\ Brissac où elle séjourna jusqu'au 19. Le mercredi 12 août le roi quitta le château des Ponts-de-Cé pour se rendre à Brissac et At passer une partie de son armée du coté du Poitou. Le lendemain la reine mère sortit de U ville d'Angers et se porta aussi vers Brissac. Louis XIII qui l'attendait avec impatience, s'était avancé à sa rencontre ; ils s'embrassèrent avec beaucoup d'affection et se rendirent au château où ils furent reçus splendidement par Charles de Cossé, maréchal de France. On y célébra par des fêles celte heureuse réconciliation ; le roi quitta Brissac le 17 août et alla coucher à Montreuil-Bellay, tandis que la reine n'en sortit que le 23 pour retourner i Angers *.

Pendant son séjour à Brissac, Louis XIII avait pu Juger de la magnificence du château et de l'importance de la seigucurie. Charles de Cessé ne manqua pas de rappeler les lettres patentes données à Fontainebleau au mois d'avril 1611 par lesquelles le roi avait érigé le comté do Brissac en duché pairie avec adjonction des baronnies de Pouancé, Montjean, la Grézille, la Baste et Montengibert. Cependant le Parlement avait jusqu'à présent refusé d*en-

I Journal de Louvet.

108 HISTOIRE nu CANTON DE THOLARCË.

registrer lesdiies lettres, et ne remplit cette formalité que le 8 Juillet 1620, de sorte que Charles de Cessé ne put prendre qu'à cette époque le titre de duc de firissac.

En 4622 Qaude de Monteurs rendit le 12 février, au marquisat de Thouarcé, un aveu pour raison de la seigneurie de Doua.

Le 6 mars 1623, messire François Georges, curé d*Allcnçon rendit à la seigneurie de Montengibert sa déclaration pour la cure dudit lieu.

Au commencement du xvii* siècle le château do la Frapinière appartenait à René de Saint-Oflange qui le fit probablement reconstruire, car on voit encore au pied do la tour occidentale un écusson gravé à ses armes qui étaient : JTazur au chevron d'argent accompagné de trois étoiles ajourées ou mokttes d'éperon et la date 1626 au-dessous. Il avait obtenu, du seigneur de Chemillé son suzerain, Térection de la terre de la Frapinière en châtellenio par lettres patentes du 25 février 1624, conArmées par le roi Louis XIII au mois de septembre suivant.

Dans la nuit du 2i au 22 mai 1626, un orage éclata dans la paroisse de Luigné, et la gréle y fit do grands ravages.

Charles Petit, seigneur de Salvert et do Piedflon, rendit le 19 juillet 16â7, à Louis Gouffler, baron de Gonnord, un aveu pour raison de son hdtel, domaine et dépendances de Piedflon en Martigné, relevant du flef de Joncheray à dix deniers de service.

En 1629, une épidémie de peste se déclara dans les communes de Chavagnes, Martigné, Gonnord et autres environnantes ; en conséquence le sénéchal de Thouarcé fit publier, le 21 août, une ordonnance de police par laquelle il est défendu aux habitants desdites paroisses, de fMquenter les marchés de Thouarcé, afln d*éviter la propagation du mal. 11 enjoint par la même occasion aux marchands forains de Doué et d*ailleurs qui avaient Thabitude de se rendre à Thouarcé, de ne pas acheter les denrées

blX-SËPTIÈMK S1ÈCL£. 109

avant huit heures du matin on été, et neuf heures en hiver ; et surtout de ne pas aller au-devant des personnes qui apportent leurs produits, aûn que les habitants puissent faire commodément leurs provisions. Une autre ordonnance du 4 septembre suivant prescrit d*une manière encore plus rigoureuse des mesures de police sanitaire afln d*eviter Textension de Tépidémie qui continuait ses ravages.

Le 5 mars 1631, Bazile Ilumeau, sieur de la Chaussée, sénéchal du marquisat do Thouarcé, rendit une ordonnance afln que le marché de grains do Thouarcé interrompu par les dornières guerres civiles soit rétabli, permet ù tous marchands do grains et farines d*y apporter leurs marchandises et les exempte de tout droit de minage excepté du paiement do la prévoté ordinaire.

En janvier 103:2, Jacques d*Aubigné reçut à son château de Tigné une bande de gentilhommes qui, pour l'aider à marier son flls avec Urbaine de Maillé, n'avaient rien trouvé mieux que d enlever et d'y amener de force la jeune fllle, à peine âgée do treize à quatorze ans. L'exempt des gardes, qui vint faire sommation au nom du roi, y fut *reçu à coups do fusil ; et après lui, Martin du Bellay, gouverneur d'Anjou, assisté de nombreux gentilshommes s'y rendit et n'obtint remise do la prisonnièe qu'après deux mois de siège, le 15 mars.

Pierre Uoyrand, chevalier, vendit le 18 mai 1633, la terre d'Aubigné à Pierre Talour qui la revendit le 12 octobre 1G;G à Louis Varice, capitaine exempt des gardes du corps. Le seigneur avait tous droits honorifiques dans l'église, haute justice, sceau des contrats, voirie, pèche exclusive dans le Layon depuis le pré de l'Eclusage jusqu'à l'égoùt des Onglées, chasse privilégiée dans toute la paroisse, droit do ban vin pour la vente exclusive, au détail, de sa récolle depuis la veille de Saint-Jacques et Saint-Christophe, le 24 juillet jusqu'au 31 août de chaque

110 inSTOIRE DU CANTON DE THOIIARCÉ.

année; halle dans le tiourg, pressoir, moulins et fours banneaox où les étagers fournissaient du bois et payaient une livre pour vingt livres de pâte à cuire, droit de marque sur les mesures à blé et à vin, le boisseau valant comme celui de Doué un tiers moins que celui d*Angers, c'est-à-dire onze litres trente-un centilitres.

Par lettres patentes données au mois de mai 1G33, le roi Louis XIII, considérant que la ville de Brissac a une certaine importance, y créa et établit deux foires de huit Jours, Tune à la Saint-Vincent (22 janvier) et Taulre à la Madeleine (22 juillet).

En IG34 on posa à Joué et à Étiau des poteaux aux armes du chapitre de Saint-Maurice d*Angers avec un collier ou carcan pour y attacher les blasphémateurs du saint nom de Dieu et autres criminels. En 1635 on éleva un gibet à quatre piliers près du carrefour, encore appelé les Justices, où se croisent les chemins de Chemillô à Thouarcé et d*Angers à Gonnord, dans la commune de Joué, pour la punition des criminels et montrer que Messieurs du chapitre de Saint-Maurice sont barons de la baronnie d' Étiau et châtellenie de Joué y annexée '.

Loi! octobre 1635 Vincent Leblanc et Antoinette do la Touche, son épouse, fondèrent à Thouarcé une chapelle sous le vocable de Saint-Vincent et donnèrent une maison, un pré appelé le pré dos Douves et quelques rentes pour la dotation du chapelain qui devait faire Técole aux enfants de la paroisse.

Vers cette époque, François de Cessé, duc do Urissac, et seigneur de Martigné-Briand, rendit au prince Henri d*Orléans, baron de Montreuil-Bellay, un aveu pour raison du château, ville et seigneurie de Martigné. La ville était alors entourée de douves et de murailles avec des portes aux entrées. Le seigneur était propriétaire de la halle où

> Titres de Joué, aux Arebivet de Maine-et-Loire, t. I, f«« 536-530.

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1 12 UISTOIRB DU CANTON HE THOUARCÉ.

chaque année. Jean Jameron est homme de foy simple pour raison de sa terre el seigneurie de Miboudy, et doit un cheval de service abonné à sept livres dix sous quand le cas y advient. Pierre.Petit, écuyer, sieur de la Piebonnière, époux de Antoinette Tborodes, est homme de foy simple pour raison de sa terre et seigneurie de Gastines, paroisse de Paye, et doit un cheval de service. Jacques Prévost, écuyer, sieur de Saulgé, est homme de foy simple par raison de sa terre et seigneurie de Saulgé et doit deux 80US de service. Enfin Jean de Jarzé, écuyer, est homme de foy simple pour raison de sa maison et appartenances des Yarennes.

Le 5 janvier 1636 François de Cessé, duc de Brissac, fit baptiser cinq de ses enfants à Brissac, savoir Anne, née en i6SSr, Elisabeth en 1624, Louis en 1625, Louis-Timoléon . en 1626, Charles en 1628 et François en 1630.

Au mois d*avril 1640, Louis XIII érigea la terre des Brosses-Marquier, paroisse de Saulgé-rildpilal, en cbàtellenie en faveur d'£tienne du Mesnil conseiller au siège présidial d*Angers.

Le 13 Juin 1642, Madeleine de Yer, veuve de François de Meaussé et dame des Marchais-Renault rend à Charles Nicolas, seigneur du flef du Dominau en la paroisse de Saint-Hilaire-du-Bois, un aveu pour raison de la maison, tourst forteresse, douves, fossés et pont levis à chaînes et brancards dudit lieu des Marchais avec ses dépendances et déclare devoir un cheval de service.

Dans la commune de Gonnord il existe un château en ruine nommé la Grue, et au-dessus d*une cheminée d*une chambre haute on voit Tinscription suivante en lettres d*or : QVi. sebonant. in. lacrtmis. in. exvltatione. iietent. 1642. (c'est-à-dire : Ceux qui sèment dam les larmes récolleront dans la Joie). Il appartenait alors à la famille Jousseaume.

Par lettres datées du 8 m.ars 1643, François de Cessé, duc

de Brissac, donne à Jean Hennequin, écuyer, sieor de Fleurville, la charge de gouverneur et capitaine de la ville et du château de Brissac, aux gages de six cents livres par an. Le 31 mars de Tannée suivante, François de Cessé ei (luyonne de Ruellan, son épouse , firent démission de tous leurs biens à Louis de Cessé, leur ûls aîné.

En 1647, Claude Lcmaygnen fit construire le château du Marais, paroisse de Faveraye, qui a été brùlé en 1793 mais dont les murs sont encore debout.

C*est en 1648 que le diocèse de Maillezais fut transféré à La Rochelle, et les paroisses do Faveraye et de Montîlliers qui en dépendaient furent soumises au même changement. Le diocèse d'Angers était alors divisé en archiprétrés et en doyennés. Ainsi les Alleuds , Brissac , Charcé , Chemellier, Saint-Ellicr, Grezîllé, Luigné, Saiilt-Melaine, Noyant, Quincé, Soulainos et Vauchrélien étaient dans Tarchipretré de Saumur ; Allençon, Aubigné, Brigué, Chanzeaux, Chavagnes, Étiau, Faye, Gonnord, Joué, Martîgné, Mozé, Rablay, Thouarcé et Tigné dépendaient du doyenné de Chemillé ; tandis que Beaulieu, Sainte-Foy et Saint-Lambert se trouvaient dans le doyenné des Manges.

En 1651 , et surtout au mois de février 1632, les gens de guerre passèrent et repassèrent à Thouarcé pendant le siège d'Angers par les troupes royales, de sorte qu'une partie des habitants avaient pris la fuile et s'étaient réfugiés dans les environs. En 1668 l'église était encore pleine do meubles et de colfres qu'ils y avaient déposés pour les garantir du pillage des troupes qui avaient passé à Thouarcé depuis trois ans et y avaient séjourné à différeules reprises ; car c'était alors uu lieu de passage pour aller d'Angers en Poitou.

Le 19 mai 1654 , Noël llorhreau, sieur des Chemineaux, sénéchal et juge ordinaire civil et criminel du marquisat de Thouarcé, rendit une ordonnance qui prescrit que les audiences se liendront le mardi de chaque semaine, et que

114 msTOUB DU cauton de thouarcé.

le procureur de la cour, les avocats et le sergent devront tous être à leur poste afin que la Justice ne soit point entravée.

Le dimanche 11 Juillet 1655 fut baptisé, dans Téglise d'Allençon , un Turc qui, ayant été pris en Afrique par les Espagnols, avait été donné à messire Philippe Lemaire, écuyer, seigneur de Launay-Gringuenière, maréchal de camp, gouverneur de Tortose en Catalogne. Celui-ci en avait fait présent à Yves Lemaire, son ûls, qui Tavait amené à sa maison seigneuriale de la Mare, au bourg d*Allençon, et le baptême fut fait en présence de Suzanne de Brie de Serrant, femme de Philippe Lemaire , de leur ûls , de plusieurs autres seigneurs et d*un grand nombre d'habitauts.

Le S9 novembre de la même année, le prieur de Cunault concéda à EUenne du Mesnil, seigneur des Brossos-Marquier, le droit d*avoir un banc dans Téglise de Saulgé, moyennant nn chapelet de redevance.

Par un acte du 29 Janvier 1636, François de VÉperonnièrei seigneur de la Roche-Bardoul et du Pineau, dota, sous le nom des Petites-Gardei *, la chapelle située au village du Champ et qui avait été construite dès avant 1646.

Le Jour de Pâques, 16 avril , le sénéchal de firissac , assisté de son grefQer et en présence du procureur fiscal, s'est transporté au devant de la principale porte du château pour recevoir les échaudés et le vin dus par Tabbesse du Ronceray à cause de sa seigneurie d'Orgigné en Saint-Saturnin, savoir : six échaudés et six pintes de vin au duc de Brissac, et un échaudé et une pinte de vin â chacun des habitants ; les échaudés faits avec un dixième de boisseau de fleur de froment

* 8iat dOQtt à rifflitation d*un de tef tieux qui ayait fait bAtir la ehapella Notra-DameHltf-Gardea, origint première du célèbre couTeot de M nom.

En 1657, le 9 avril, sœur Françoise Dugué, relieuse en Tabbaye de Saint-Sulpice de Rennes, déclara tenir de Charles du Bellay, marquis de Thouarcé, le prieuré Saint- Jacques du Lalay en la paroisse de Paye.

Le 7 juin de la même année, Joseph Nicolas rendit à Thouarcé son aveu de sa seigneurie de Briançon à Rablay.

Le 26 novembre 1658, Jean Bienvenu fonde la chapelle de la Trinité en Téglise de Quincé.

René Bitault, chevolier, seigneur de la Gaucherie, avoua le 1*' juillet 1662 tenir de Michel Jousseaume, chevalier, seigneur de la Grue et autres lieux, la terre de la Gaucherie, composée de maison, pavillons, chapelle, fuie et autres bâtiments avec leurs dépendances.

Le 19 juillet 1663, Ilcnri-Albert de Cessé fit Tacquisition du marquisat de Thouarcé, vendu par les héritiers de Charles du Bellay, mort accablé de dettes vers le commencement de 1662. Un acte de cette époque rappelle que Charles de Savonnières, un des héritiers, avait emporté du château do Chanzé deux fauconneaux , ou espèces de petits canons qui servaient à la défense de cette place , un grand calice d*argent doré qui était dans la chapelle, Tétalon (sans doute en bronze) du boisseau , mesure de Thouarcé , et autres objets précieux.

En 1661 on reconstruisit le clocher de l'église de Chavagncs , qui n'était pas alors à la place où il est aiyourd'hui. \crs cette époque, le duc de Brissac et le seigneur du Yau avaient fait peindre leur litre funèbre avec leurs armoiries dans régliào, mais un arrêt du Parlement du 7 septembre 1667, rendu entre messire Jean-François Bonnin, chevalier, seigneur du Yau et Henri-Albert de Cessé, duc de Brissac, ordonna que dans un mois au plus tard ledit duc ferait effacer sa litre funèbre et ledit seigneur du Yau supprimerait également la sienne. Le seigneur de Chavagncs relevait de Blaison et possédait droit de fuie, garenne, chasse, four à ban, le patronage et les honneurs de Té-

116 HI8T0IHB DU CANTON DE THOUARCÉ.

glise. Il partageait la dime des blés , orges et potages avec le prieur-cur6. Le poteau de la justice s*élevait à un bout de l'église, la prison perpétuelle à l'autre bout et la prison ordinaire dans le bourg.

Le 5 février 1668, dimanche de la Sexagésime, le jubilé fat commencé à Thouarcé par une procession que Ton ûl à Faveraye.

Joseph Dubois vendit, le 12 mars 1661, la terre et seigneurie d'Argonne à Pierre Garsanlan, marchand d'Angers, et, le 20 mars 1670, elle fut vendue judiciairement à Guillaume Cesbron, docteur agrégé en la faculté des droits d'Angers. La maison seigneuriale comprenait alors une haute .cour, entourée de grands fossés avec un vieux corps de logis à tourelles, à côté^ la chapelle seigneuriale de Sainte-Catherine près du jardin. A l'entrée de la cour , un gros pavillon dont la voûte recouvrait le grand et le petit pont-levis ; à côté , deux bâtiments modernes, logements des fermiers et boulangerie terminés des deiîx côtés par une grosse tour.

En 1671, Henri Arnauld, évéque d'Angers, visita Téglise de Joué, le mardi 11 août, et indiqua quelques modiflcations à apporter dans l'emplacement du banc des seigneurs du Plessis-Baudouin et celui des chanoines de Saint-Maurice, et il permit en mùme temps au curé et aux parois- , siens d'élever un autel devant la fenêtre où se trouvait renfermée la précieuse relique de la Vraie-Croix, apportée depuis peu en cette église.

Le 18 octobre suivant, il vint à Thouarcé consacrer l'église Saint Pierre, dans laquelle on avait fait des changements importants. Comme le nombre des chapelains avait beaucoup diminué, on avait supprimé quatre autels sur sept qui y existaient auparavant. De sorte qu'il ne restait plus que le grand autel avec des reliques du pape saint Marcel et de saint Samson ; celui de Notre-Dame avec des reliques de saint Vincent et de saint Pompéjean, et celui de

DlX-SEPTlfeAIE Sl/XLE. 117

Saint-Sébastien avec des reliques de saint Corneille et do saint Portinet dans des cofTrets de plomb.

Le mercredi A août 1674, Michel Lepelletier, évèquo d*Àngers, venant de Chemillé, donna la confirmation, à Saint-Lambert-du-Latay, aux enfants de cette paroisse et de celle de Clianzeaux, et se rendit le soir à Angers.

Nicolas de Lamoignon, seigneur de Baville et du Yau de Chavagncs, fit foi et hommage au roi, le 21 juillet 1678, pour raison de ladite seigneurie du Vau.

Les biens dllenri- Albert de Cossé, duc de Brissac, ayant clé saisis, il en fit Tabandon à ses créanciers en 1680.

En 1088, on construisit une chapelle à Màchelle et on y plaça une statue de Nolre-ûame-do-Pitié célèbre par ses miracles.

Le dimanche 17 décembre 1G90, devant Claude Jarry, procureur fiscal du marquisat de Thouarcé, en Tabsenco (lu sénéchal , ont comparu Jacques Lebrcton et Jacques (iouzil, soldais nommés ci-devant pour la milice de la compagnie du chevalier do rÉpcronnière pour la paroisse do Thouarcé, et ont déclaré qu'ayant fait deux années au service du roi en ladile compagnie, ils viennent rendre leurs armes, fusil et épée, entre les mains du procureur-syndic do Thouarcé. Jean Cesbron, aussi soldat de la milice de ladite compagnie pour la paroisse de Paye, déclare avoir rendu les armes enlre les mains du procureur-syndic do Paye.

L'abbcssc et les religieuses du Ronceray d'Angers, comme fondatrices de l'église de Sainte- Foy, ont concédé le 8 Juin 1G9G à Charles du Bellay et à ses successeurs, seigneurs de la terre des Buhards (commune de la Jumellière), lous les droits honorifiques dans cette église ; et le 16 novembre 1G07 René-Prançois du Bellay fut enterré dans le chœur.

Le \ novembre 1G99, Prançoise -Elisabeth Aveline vendit à Urbain Briand , licencié en lois , la terre et seigneurie do Montbenault avec ses dépendances.

118 HISTOIRE DU CAirrON DE TUOUARCÉ.

En 1700, le 6 Janvier, à roccasion d*ane mission gui eut lieu à Saini-I^mbert, on fit, pour la clôture, une procession à laquelle assistèrent plus de trois mille personnes.

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