‹ Histoire du canton de Thouarcé et des communes environnantesChapitre 13 sur 19 · PERSONNAGES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE · texte numérisé non relu

PERSONNAGES DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Dans cette liste, nous aurions pu donner beaucoup plus de détails , mais nous nous bornons à indiquer seulement les rapports des personnages avec le pays que nous étudions ici.

AuBiGNÉ (Jacques d*), chevalier, seigneur de la Touche et de la Douve en Faveraye en 1610-1644, épousa Louise do Clerembault, déjà veuve de Claude Thorodes, qui survécut aussi à son second mari et vivait encore en i656. — Claude, seigneur de la Touche, devint propriétaire de Tigné en 1620 et mourut en 1621 . ^ Urbain, chevalier, baron de Tigné en 1634- 1668, épousa, le 20 août 1645, Marie Gabriau de Reparfont, dont il eut Urbain, Louis, Claudo-Maur, Marie et six autres enfants morts jeunes. 11 fut inhumé dans le chœur de Téglise de Tigné, le iO juin 1663, âgé de cinquante-six ans. — René , frère cadet du précédent , seigneur de la Douve et de la Touche en 1675-1679, inhumé dans réglise de Cernusson le 21 mars 1690.

AuBDfEAU (Georges) , seigneur du Hillier en Luigné et de laFrardière, 1609-i634, époux de Marie fioscher, 1622-

AvELUŒ (René), fils de René, originaire de Provence, propriétaire de Montbenault en 1604-1623 , échevin d'Angers en 1634. — René, fils puiné de René ei de Marie Froger» écuyer, seigneur de Montbenault en 1674.

AyoncB (René-François d*), chevaUer, seigneur de la Jaille etdeBriançon en Rablay, 1687-1689, eut pour femme Marie Nicolas.

Bactru (Guillaume), Qls de Guillaume et de Gabrielle

DIX-SEPTIÈME SIÈCLE. il9

Louet, né on 1588, acheta la terre de Serrant en 1636 et celle de la Saulaye en Quiucé le 22 janvier 1654. Il fat ambassadeur en Espagne et en Angleterre, membre de TAcadémie française, et mourut le 7 mars 1665. Il avait époiué, le 18 avril 1613, Marthe Lebigot, et eut im fils aussi nommé Guillaume.

Beauvau (Jacques de) , ûls aine de Claude et d*Anne de Cbezelles, seigneur de Tigné, mort en 1611, à Tâge de trente-deux ans, sans postérité.

Bellay (René du) , fils aine de Jacques et d*Antoinette de la Palud, prince dTvetot, baron de Thouarcé en 1580-1605, député aux Etats-Généraux en 1588, habitait ordinairement le Plessis-xMacé et mourut le 27 mars 1611. 11 avait épousé, le 17 décembre 1558^ Marie du Bellay , sa cousine, dont il eut neuf enfants , entr*aulres Pierre , baron de Thouarcé , mort avant son père, et Martin. — Martin, chevalier, baron , puis marquis de Thouarcé , 1606-1637 , habita aussi lo Plessis-Macé , fut gouverneur d* Anjou et mourut le 5 janvier 1637. Il avait épousé en premières noces Louise de Savonnlcres, dont il eut entr*autres enfants René, Charles et Martin. — René, fils aine du précédent, fat prince d'Yvetot , marquis de Thouarcé et mourut lo 26 novembre 1627, à rage de trente-deux ans. — Charles, fils puiné de Martin, fut aussi prince d*Yvetot, marquis de Thouarcé en 1640, et moiurut en 1662 sans avoir eu d'enfants.

Béuaudière (Jacques-René de la) , chevalier , seigneur de Belligné. 1690-1695.

Bérault (Louis), écuyer, seigneur de la Guespière, 1609- 1623, eut pour femme Hélie de Fesques.

BERNiEh (François) , docteur en médecine , célèbre voyageur et philosophe, ûls de Pierre Bernier et d'Andrée Grimault, naquit à Joué, y fut baptisé le 26 septembre 1630 et eut pour parrain François Bernier, curé de Chanzeauz. Après avoir voyagé dans les diverses parties du monde, U

IllSTOlHE DU CANTON DE TIIOUARCÉ.

k* en France, Ot imprimer ses ouvrages et mourut à ^e 22 septembre 1688.

^^ULT (Louis), Qls de Louis et de Marguerite Jousselin, %JIer au Parlement de Bretagne, seigneur de la Gauen 1598-1615. — Philippe, écuyer, seigneur do la erie, 1620-1637, y demeurant en 1636 , épousa France Brenezay. — René , fils aîné du précédent, cheva- ^eignour de la Gaucherie en 1656-1668, eut pour « Madeleine Guinoyseau.

>IN (Jean), sieur de Brizay en Cornu, 1608-1623, maire :er8 en 1613-1615, eut pour femme Jacqueline Jouet. ^SNiN (Jean-François de), chevalier, soigner du Yuu de ei^^^^^gnes en 1652-1670 , vicomte du Grau*-Monlrevault,

Y^^^our femme Marie-Urbaine de Maillé.

V^^^^^^'ïLESVB (Claude), était seigneur de Gonnord on 1062- V^T^ « mais il avait contracté dos dettes qui, en 16G5, ne V ^^vaient pas à moins de six millions de livres tournois. ^^^^i la terre de Gonnord fut saisie et mise à Tadjudica- \^0n sur le prix de cent cinquante mille livres. Ello comprenait alors le château, situé au bourg de Gonnord, les fiefs et métairies de la Colette , le Margas , la Folie , la Piraudrie , le Bois-de-Lala , la Grande et la Petite-Chaire , la Normandière, le Plessis-Lambert, le Vigneau, la Renardière, la Simonnière, la Roussicre, le Pontreau, la Seguinière, la Cotonnerie» les Bonnesvilles, la Brosse-Ilamolin, le Petit-Mauvezin , etc., en la paroisse de Gonnord, et la baronnie du Coral en celle du Voide, etc.

Bretagne (Charles de), ou d*Avaugour, fils d'Odet et de Renée de Coësme, seigneur de TAssay et de Cernusson en 1505-15Û6.

Bans (Jean de)^ écuyer, seigneur de la Houssaye en Cbanzeaux, 1605-1632. — François, chevalier, seigneur de Doua, la Houssaye et la Rabastière, 1662-1664, épousa Marie de Lux, veuve en 1672-1683. — François, fils aîné du précédenti seigneur de Doua et la Rabastière en 1680. — An-

DIX-SEPT1È>IR SIÈCLE. i2i

loine, écuyer, seigneur de Doua et la RabasUère en 1693-

Channé (François de), seigneur de Sourdigné, 1661-1673.

CiiAUVET (René), fils de Jacques et de Marie Gourdoa, trésorier de France et maire de Tours en 1633-1636, seigrnear du Plessis et de la Bourdinière (Allençon) en 1623-1634.

CiiESNE (Etienne du), seigneur de la Berthelottiëre (Chanzoaux), 1G15-1G22. —Joseph, écuyer, seigneur de la Berthelottiëre, 1GG2-1G98.

Chèvrier (Pierre), seigneur des Noyers-Amenard , de Cornu et do Villeneuve en 1651 , abusa d'une ûlle d*Ax(u8 Chabot et fut condamné en 1676 à dix mille livres '.

CossÉ II (Charles de), fils de Charles I", né vers 1562, fut gouverneur d'Angers, maréchal de France, duc de Brlssac et possédait en Anjou, en Bretagne et dans d*autres provinces plus de soixante baronnies et autres terres importantes, parmi lesquelles nous ne citerons ici que celles situées aux environs de Brissac, savoir : la Baste, Brigné, Claye, Denée, la Grézille, les Landes-Conquessac, Longaeville, Luigné, Marlinoau-Cœur-de-Roy , Martigné-Briand, Montengibcrt, la Motte-en-Girard et la Varenne. Il obtint en 1G2Û rérection de Brissac en duché-pairie et mourut eu 1G2I. Il avait épousé Judith d'Acigné et fut père de François. — François, fut pair et grand pannetier de France, duc do Brissac, posséda, comme son père, un grand nombre de seigneuries dans les environs et mourut le 3 décembre 1651. Il avait épousé Guyenne de Rnellan dont il eut beaucoup d*cnfants et fit démission de ses biens à son fils aine. — Louis, fils aine de François, fut reçu duc de Brissac et pair de France, au Parlement, le 14 juillet 1615 et mourut le 21 février 1661. 11 avait épousé Marguerite de Gondy , duchesse de Beaupreau et comtesse de Chemillé, qui survécut à son mari et devint tutrice d*HeDri*

A Coutumu d'Anjou, ArrèU célèbres, col. 1127.

133 HISTOIRE DU CAOTON DE THOUARCÉ.

Albert, leur fils. — Henri-Albert, acheta en 1663 le marquisat de Thouarcé ; les baronnies de Luigné, Denée, le Thonreil, Pouancé et Montjean ; les chàlellenies de Martigné, la Grézille, Brigné, les Marchais-Ravart, la Baste et Montengibert, ce qui lui valait, pour les environs de Brissac seulement, le titre de patron ou seigneur des paroisses d'Allençon, Ambillou, Brigné, Brissac, Denée, Faye, Luigné, Martigné, Rablay, Saint-Saturnin, Thouarcé et Yauchrétien. Mais le duc de Brissac ayant contracté des dettes considérables, tous ses biens furent saisis, et il fut obligé, en 1680, d*en faire Tabandon à ses créanciers. Cependant il rentra en possession après plusieurs arrangements faits en 1686-1 688. Les biens furent de nouveau saisis en i692. et les procès causés par toutes ces affaires n^étaieot pas encore terminés lorsqu'il mourut en 1698 sans laisser d*enfants. — Alexandre, abbé de Bégard en Bretagne (Côtesdu-Nord), gouverneur de Brissac et aumônier du roi, vivait en 1635-1660. Il fit bâtir dans la commune de Thouarcé le château de Fontaine qn*il habitait ordinairement, et possédait aussi les (lefs de Gruette et des Chasnières. — Renée, fille d*Artus et de Françoise du Bouchot, sa première femme, devint dame de Gonnord, et mourut en 1622 sans avoir eu d*onfants de Charles de Montmorency, amiral de France, mort lui-même en 1612.

CouAsnoN (Anne de), écuyer, seigneur de TOrchère et de Vauzelle en 1S78-1607. — Louis, fils du précédent, seigneur de rOrchère en 1633, épousa Lucrèce Taveau.

CouRTBT (Ennemon de), écuyer, seigneur de Mirebeau et y demeurant en 1597-1603, eut pour femme Mathurine de Saint-Maurice.

Davt (François), fils d'Antoine, sieur d'Argenté et de Mirebeau, 1607-1625, savant professeur en droit, mourut en 1643.

DsaoTE (Claude), sieur de la Brunetièro (Faye), 1626-1644, épousa Françoise Oavy d'Argenté, veuve en 1650-1664.

Dubois (Claude), fils aine d*Antoine, seigneur d*Argoniie et y demeurant^ 1596-1604, eut pour femme Anne de la Grézille. — René, seigneur d*Argonno en 1619, époux de Jacqueline Paulin. — Joseph, fils aîné du précédent, baptisé à Joué le 31 juillet 1616, fut chevalier, seigneur d*ATgonne en 1630, et il vendit celte terre le 12 mars 1661. Il avait épousé Marie Cerqueur, dont il eut Charles. — Louis, chevalier, seigneur de Chandoiseau en 1655, eut pour femme Marie de Nancel, veuve en 1661-1662. — Antoine, chevalier, seigneur de la Ferlé et de la Trollière (Thouarcé), 1652-1664, époux de Marie Guesdon. — Charles, fils aîné de Joseph et de Marie Cerqueur, né le 27 mai 1642, baptisé à Joué le 2 septembre 1647, écuyer, seigneur de Chanzeaux, 1658-1683, époux de Marie Thévenin de la Roche.

ÉpERONiNiÈRE (Antoino de T). seigneur de la Roche-Bardoul en Chemillé, avait fait bâlir le château du Pineau vers 1572 et y avait fait graver son écusson avec Tinscription : PAX iivic domvi (c'est-à-dire : Paix à cette maison). H fit ensuite un voyage où il courut de grands dangers et fit conslruire à son retour la chapelle de Notre-Dame-des- Gardes, dans la paroisse de Saint-Georges. Il vivait encore en 1G23, fut marié deux fois, et eut de son premier mariage François, et de son second Antoinello, épouse de Mathurin de Jarzé , et Marie , alliée à François Lebascle. — François II, élait seigneur de la Roche-Bardoul et du Pineau en 1648-1664, eut pour femme Charlotte Goday. — François III, fils aine du précédent, possédait les mêmes terres en 1656-1660.

EscouBLANc (René d*), écuyer, seigneur de TEpinay-Hail* lard, Souvardaine, la Hardière, la Bunoc^e, Tourneville, elc, en 1624-1644, eut pour femme Renée Garaier, veuve en 1657.

EscouBLEAU (Anne d*), fille de Pierre et d* Antoinette d*Avaugour , ou de Bretague , dame de FAssay en 1648 , avait épousé François do Simiane. — François, cardinal de

124 HISTOIRE DU CAmON DE TIIOUARCÉ.

SourdU, archevêque de Bordeaux et abb6 de Mauléon, était priear<ur6 de Paye en 1611.

EscmvAiiv (Jean de Y), écuyer, seigneur de Mirebeau en 1657, avait 6pousé Renée Davy d*Argenté.

Étoile (Louis de 1*} , seigneur de TEpinay-Maillard , 1612- 1633, épousa Ambroise de la Grandièro, veuve en 1648- 1656, dont il eut Louis, Marie-Ambroise, épouse de Louis de Villeneuve, et Louise, mariée à Louis Mallineau. — François, seigneur de Sourdigné, eut pour femme Claude Lefebvre.

FoirTEMELLES (Roué de), écuycr, seigneur de Tessignô en 1656-1674, épousa Philippe Jouet.

Genkes (René de), écuyer, seigneur de la Guespière (Paye), 1662-1693, eut pour femme Marguerite Grimaux et HD fils nommé René-Louis.

GouFFiER (Louis), deuxième fils de Claude et de Marie Miron, était seigneur de Gonnord en 1625 et mourut le 37 octobre 1650. — Artus, troisième fils de Louis et do Claude-Éléonore de Lorraine, fut baron de Doué et de Gonnord en 1655.— Charles, frère du précédent, prenait le titre de comte de Gonnord et mourut en 1671. — Louis-Charles- Éléonor prenait aussi le titre de comte de Gonnord en 1678.

GouRREAU (Denis), fils de Jean, était seigneur de FEpinay- Maillard en 1610-1612.

GoYON (Gill^ de), écuyer, seigneur de la Raimbaudière en 1612.

Grasmesnil (René du), chevalier, seigneur de Doua en 1651, eut pour femme Urbaine de Moo tours.

Grézuxb (Louis de la), seigneur de Maurepart on 1609- .1632, chapelain de la chapelle du Coudreau à Brissac.

Grudé (Mathurin), était seigneur de la Grange-Ferrée en 1671-1693.

GuufOTSSAU (François), fermier du marquisat de Thouarcé, demeurait au château de Chanzé en 1597-1628 et mourut en 1632 ; il avait épousé Roberde Binet.

DIX-SEPTIÈMB SIÈCLE. 125

Hamelin (Marin), seigneur de Brigné en i594-1610, époasa Claire de Gausseran.

Hellaud (François de), écuyer, seigneur de la Pontonnière en 1602.

Hune (Madelon de la), écuyer, seigneur de TÉchasseriQ en 162i-iG47, épousa le 22 février 1621, à Allençon, Judllb delà Roche, qui mourut en 1670 à Fàge de quatrevingl-huit ans et fut enterrée le 9 mars dans Téglise d'AUcnçon.

Jarzé (Malbiirin de), était seigneur de Millé-Ies-Loges en 1580-1623. — Jean, écuyer, seigneur des Yarennes en Martigné, 1G27-1649. — Mathurin II, écuyer, seigneur de Mille, avait épousé Antoinette de rËperonnière, veuve on 1670. — Mathurin III, écuyer, seigneur de Mille et y demeurant en 1607-1683, eut pour femme Charlotte Uenciau, veuve en 1692.

JotEï (Jacques), échevin d'Angers, était seigneur de Tessigné eu 1588-1623. — Gabriel, fils du précédent, maire d'Angers, fut seigneur de Tessigné en 1629 et eut pour femme Philippe Esnault — Jacques II, fils de Gabriel, possédait Tessigné en 1652.

JocssEAUME (GilberOi seigneur de la Grue (Gonnord), 1620-1663. •— Michel, seigneur de la Grue, la Fardellière et la Touche-Barangcr en 1648-1671.

Lamoignon (Nicolas de), deuxième fils de Guillaume et do Madeleine Potier, chevalier, intendant du Languedoc, avait épousé en 1672 Anne Bonnin, et devint, par cette alliance, seigneur du Yau de Chavagncs, 1691-1700.

Leijascle (François), écuyer, seigneur du Fresne (Paye), 1598-1610, eut pour femme Florence de la Rivière. — François II, chevalier, seigneur du Pin-du-Fresne, épousa 1* Marie de rËperonnière, et 2** Françoise Mallineau.

Lemaygnen (Claude], fils de René, était seigneur du Martis (Faveraye) en 1623-1650 et eut pour femme Anne B^u. — René, écuyer, seigneur du Marais, 1630-1640. — Claude II,

126 HI8T0IRB DU CAMTON DE THOUARCÊ.

fils de Claude I*% seigneur du Marais, 1660-1682, épousa Marguerite de Brissac.

Leroux (Emmanuel), chevalier, seigneur de Gastines, 1620-1627, avait épousé Isabelle Thorodes, Ûlle ainée de Claude.

Lbroter (Robert), seigneur de la Roche-Maillet, 1668..

Mabu«lb (Georges), écuyer, seigneur de la Paumellière (Saulgé), 1632-1647, épousa Louise de Cagnon. — Claude, fils du précédent, écuyer, seigneur do la Paumellière en 1662-1673, eut pour femme Elisabeth de Scépeans.

Mauxé (Charles de) , Ois de Florestan et de Françoise de Chef-de-Bois , épousa Claude Morin, dame du Yau de Chavagnes, 1619-1628, dont Urbaine, mariée à Jean-François de Bonnin.

Maux6 de la Tourlandrt (Louis de), fils de Jean de la Tourlandry et de Louise de Cbàteaubriant , était chevalier, marquis de Gillebourg en 1638-1657. — André, chevalier, seigneur de Gillebourg et de Saint-Jean-des-Mauvrèts , demeurait au château de Bourmont.

Malldceau (Gabriel), seigneur de Mons (Faye) en 1626, eut pour femme Renée Descollin, veuve en 1643-1654. — Pierre, chevalier, seigneur de Mons, 1647-1685, demeurait à la Touche de Faye et eut pour femme Renée ChAteignier. — François, écuyer, seigneur de TEpinay-Maillard, 1664- 1698, épousa Louise de TËtoile. — Claude, écuyer, seigneur de la Brosse (Cbanzeaux), 1668. — François, écuyer, possédait la même seigneurie en 1688.

Haktcceau (César de), fils aine de François, baptisé à Joué le 25 novembre 1604, était seigneur de la Galonnière en 1628-1664.

Hastinbau (Mathurin) , sieur de Longuehaye, 1603-1612. ~ Claude, son fils, seigneur de Longuehaye, 1618-1650.

MsAOssÉ (François de), écuyer, seigneur des Marchais- Renault et de Champagne, 1655-^1685, était flls de François et de Madeleine de Ver, dame des Marchais.

Mergot (Charles de), seigneur de TOrchère en 1673, était fils de Claude et d*Anne de Couasnon.

Montmorency (Charles de), amiral de France, était seigneur de Gonnord en 1589 et mourut en 1612. Il avait épousé Renée de Cessé, fiUe d*Artus, et n*en eut point d*enfants.

MoNTOCRs (Claude de), ûls aine de Philippe, chevalier, seigneur de Doua et de la Rabastière en 1604-1648, eut pour femme Marguerite Chenu.

Nail (Jacques), curé de Thouarcé en 1645, a publié on Nouveau Recueil de l'Histoire universelle depuis la Création du monde jusqu'à Jésus-Christ (Paris, Cardin-Besongne, 1648, in-8'' de 468 pages). Il était mort avant le 17 juin 1664.

Nancel (Pierre de), seigneur de Chandoiseau et de la Roche-Maillet en 1609-1625, eut pour femme Marie Michel. — Philippe- Augustin, seigneur de Chandoiseau en 1637-

Nicolas (René), écuyer, seigneur de la Fardellière, de Jaugé et de Briançon en 1610-1641, commandant pour le roi au château de Gonnord en 1610-1616, eut pour femme Louise Davy. — Joseph, ûls du précédent, seigneur de la Fardellière et de Briançon en 1657.

Petit (Charles), ûls de Charles, écuyer, seigneur de la Pichonnière et de la Maillardière en Charcé, de Piedflon et de Tailleprès en 1597*16^8, eut pour femme Charlotte Thorodes, ûlle d'Antoine et veuve en 1632. — Pierre, fils atné du précédent, écuyer, seigneur de Gastines, de la Pichonnière et de Piedûon, etc., en 16^8-1664, eut pour femme Antoinette Thorodes, ûlle de Claude. — Raoul, fils du précédent, chevalier, seigneur de Gastines en 1648-1664, épousa Françoise de Messac. — Pierre, écuyer, seigneur de Piedflon et de la Maillardière en 1649-1677, eut pour femme Prégenle de Saint-Denis. — Guy, écuyer, seigneur de la Pichonnière et de la Maillardière en 1664-1672, demeurait à Piedflon et épousa Renée Eveillard.

428 HI8T0IRB DU CANTON DE TUOUARCÉ.

PoBRBS (Guy), était seigneur du Plessis- Baudouin en 4608. — François, fils de Jean et de Françoise Desnouhes, né vers 4610, possédait le Plessis-fiaudouin en 4632 et mourut le 21 mars 1640. Il avait épousé Marie Chapot, dont il eut François, seigneur du Plessis-Baudouin en 4649-1680.

Prévost (René), fils aîné de Jean , seigneur de Saulgé, 1599-1603. — Jacques, seigneur de Saulgé, 4615-1648. — Claude, flls de René, était seigneur de fionnezeaux en 4575 4640, et eut pour femme Jeanne Amoureuse, veuve en 4644. — Antoine, flls du précédent, écuyer, seigneur de Bonnezeaux, 4644-4626, épousa Ctiarlotlo Prudhomme, veuve en 4628. — Charles, flls du précédent, écuyer, soigneur de Bonnezeaux, 4648-4683, eut pour femme Françoise Ménard.

RiGÀUD (Jacques), flls de Jean et de Claude de la llocho, seigneur de Bellignè et de la Gruecbère, 1610-1035, épousa Gilberde de Yaugirault. — François, flls aine du précédent, chevalier, seigneur de Bellignè, 1632-1648. — Joseph, chevalier, seigneur de Bellignè, 1657-4694, demeurait à Bouzillé, paroisse de Melay. — René, chevalier, seigneur de Maligné, 1645-1657, eut pour femme Agnès de Salle, veuve en 1664.

Rouans (Michel de), flls puiné de Michel et do Claude do Mangot, était chevalier, seigneur de Félines en 16i5, et il avait épousé^ vers 1633, Marie-Diane de la Barre. — François, flls du précédent, né le 11 novembre 1634, baptisé à Martigné le 7 février 1645, fut chevalier, seigneur do Félines et des Noyers-Amenart en 1657-1672. Il épousa, le 15 septembre 1665, dans la chapelle Saint-Marlin des Noyers, Marie Chevrier, flUe de Pierre, seigneur des Noyers, veuve en 1676, dont il eut Pierre, Françoise et François.

Sallbs (Claude de), chevalier, seigneur de Maligné, 1603-4623, fut assassiné à Maligne par un nommé S. Martin,

MX-SKPTIÉME SIÈi'XE. i29

prévôt de Loudun , et enterre le 2^ octobre 1622 u Angers.

Sanzay (Christophe de), fils de llené et de Renée du Piantys, seigneur de Yauchrétien et des Marchais-Ravart, 1002-1617, habitait le château des Marchais en 1579-1612. — Charles, seigneur des Marchais et Yauchrétien en 1619-1630.

TiioRoDKs (Antoine), fils de Louis, était religieux do l'abbaye de Mauléon et prieur de la Madeleine de Paye en 1508-1630. — Louis, était écuyer, seigneur do Gastinos eu 1579.1610.

Ti(.F.orÈnK (François de la) , chevalier , seigneur des Marchais-Renault en 1572-1006.

TouuLANimv (Jean de la), chevalier, était seigneur de (lillcbourg et de Saint-Jean-des-Mauvrets en 1610-1635, et il avait épousé, le 5 décembre 1601, Louise de Châteaubriant.

Varice (Louis de), écuyer, élait seigneur d*Aubigné en 1617-1687 et il y demeurait en 1654-1668.

Vai (César du), écuyer, seigneur du Vau de Chavagues, 1589-1601.

Vaigirault (Jacques de), écuyer, avait épousé Anne de la Roche, dame de TÉchasserie en 1657, et était veuf eu

Vi:u (François de), écuyer, seigneur des Marchaisiienault et de Champagne en 16091629, avait épousé Jeanne de la Tigeoucre. — Louis, fils du précédent, fut seigneur des Marchais en 1630 et n*eut point d*enfants de iMarie de Lcrat, sa femme.

Vii.i.EKEtvE (Jean de), chevalier, était seigneur de Villcninive, les Noyers- Amenard, et la Touche-Blanche en Marligné, et d'Amigné (Tigné) en 1657-1601, et U eut pour i'omme Catherine de Uaillon, fille de Joachim.

SoviiAiRE. — Constructions : Trois aulcU en lVfrlii«o do Cliavagiics. Chapelles do Cliaiué, de Mirchcau, Saiiil-Looiiard à Chcniellier, au Brcil de neaulieii. Clochers do Chavapriies, i\o SaiiU-Lanibeii, de Vaurhrétien, de Uahlay et (rAllençon. Église de Faye; égUte et presbytère de Saint-Kilier. Canal du Layon. Houle de Brissac à Doué. — Fondations et créations : ilùpilaux de Connord et de Marti gné. Chapelles de la Vierge en IVylise de Fayo et an village de la Touche. École de charité à Hrissac. Foires de Biîssac. Paroisse de Reaulieu. — Arqmis : Sou/igné, la Rarre en Villeneuve, Montbenault, Chanzeaux, la Ponlonnii''rc. — yaits de guerre : Combats à $aint-l«auilierl, aux grandes et aux petites Tailles, à Mozii, Quincé, Marli^né, Soulaines et Hahlay. Batailles de Jouanette, du Pont-Barre et de Millô. Les Républicains à Saintl«amhert, à Moutilliers, à MAehellc et à Bcaulieu. Les Vendéens u Monlilliert, à Rablay, n Joué, ù Aubigné, ù Tbouarcé et à Faye. Massacres et incendies û Mozé, la Crtissonniére, llauleberge, la Morinière,Thouarcé, Montilliers, Connord, Joué, Heaulieu, Saint- Lambert, Chanzeaux, Rublay, Aubigné et Faye. Siège ilu clocher de Chanzeaux. >— Faits divers : Épidémie en 1707. firandes gelées en 1709, 1740 et 1788-1780. <;nMe et tmragan. <:nie du Layon en 1770 et 1800, destruction des ponts de Thouan'é. Population des communes en 172G. Bénélices ecolésiastit(ues (prieurés et chapelles) en 1783. Divisions du département : districts, cantons cl arrondissements. Knquétc sur Tétai misérable des habitants en 1788. Doléances des communes en 1780. Assassinat à SouTardaine. Émeute à Uablay. Hévolle des conscrits ù Saint- Lambert, Cluinzeaux et Bcaulieu. Jean de Vaugiraull à Faye et à Saini-LamberL

En 1701, Jean de Chevruc, seigneur de Souvardaine el de la Hardière, rendil à René Davy, seigneur do Vaux, do la TroUière et de Druillé, un aveu pour raison de Ja maison seigneuriale, tours, pont-Ievis, fossés, métairie et appartenances de Souvardaine et pour le lieu el mélairio 'do la Bunoche.

mX-lILITlfeME SIÈCLE. i31

Daus la mémo année, on conslruisit trois aulcls en régliso de Chavagnes ; la première pierre en fut posée solennellement le 8 novembre par François llerpin, prieurcuré de la paroisse, lequel paya toute la dépense.

Par acte du 9 avril 1G98 passé devant René Bouclier, notaire royal à Angers, François (iruget l'aîné, prêtre, demeurant à Gonnord, confirma la donation qu'il avait faite le A juin iGOi, d'une maison, d*un jardin et dépendances silués au bourg de Gonnord pour y établir un hôpital. Josepli Nicolas, écnyer, sieur de la Fardellièrc, par son testament du 31 juillet 1698, donna six mille neuf cents livres. François Blanvillain, pnHre, donna une rente de deux cent quatre-vingt-quinze livres assise sur ses biens, par acte du 29 août 1G98. Le 2i avril 4700, Gabrlellc Boylcsvc, i>aronne de Gonnord, épouse de François-Pierre de la Foret d'ArmailIé donna son consentement à rétablissement duJlt hôpital, et abandonna les droits de lods et venles dus sur les maisons et biens qui en dépendaient. Enfm des lettres patentes du roi, données à Versailles au mois d'octobre 1G99, autorisant ledit établisse-' ment, furent confirmées par arrêt du Parlement du 20 mai rt()±

En 1703, Charles-Albert de Cessé, marquis de Thouarcé, fit restaurer la chapelle du château de Chanzé, et la bénédiction solennelle eu fut faite le 20 octobre, par François- Gaultier de Chanzé, prieur-curé de Faye, en présence dudit de Cessé, abbé de Brissac, de François Herpin, prieur-curé de Chavagnes, Marin Labbé, curé de (juiucé, et R. Belliard, vicaire de Faye.

En 1703 et 1701, il survint de grandes difficultés entre les chanoines de Alartigné et le curé. Dans une assemblée tenue le 5 décembre, le chapitre avait même adopté le projet de transférer son siège à Brissac, ainsi que celui du chapitre de la Grezille. Cependant, en 1709, ils finirent par se mettre d'accord.

132 IIISTOIKE DU CANTON 1»K TIIOUARC^:.

C*est vers l*année 4706 que Ton commença u remarquer les propriétés médicinales des eaux de Joiianelle. Dans les livres anciens, ce lieu est appelé Joiuet et même Jouynet, et il dérive d*un mot celtique qui signiHe cours d*eau.

L'année 1707 est remarquable par des chaleurs excessives. Le 20 Juillet, dans la commune de Chavagncs, un homme tomba mort subitement dans les champs, cl le même sort arriva à d*autres personnes dans les paroisses voisines. Il s*ensuivit une épidémie de dysenterie qui exerça de grands ravages dans le pays. Dans la commune de Chavagnes, il mourut cent six personnes pendant Tannée; à Faveraye, soixante et une; à Saint-Lamhcrt, cent soixante et une ; à iMartigné, cent quarante ; à Thouarcé, deux cent vingt-deux. Cependant Thiver fut précoce, et le 20 octobre il tombait de la neige.

Le 20 octobre de cette même année, on enterra dans réglise de Faye Pierre Gouzil, prêtre, mort ù TAgc de quatre-vingt-un ans. Il avait fait construire, en 1G8G, une chapelle sur le cdté septentrional de Tégiiso; et il faisait distribuer chaque année aux pauvres vingt-cinq à trenie setiers (cinquante à .soixante hectolitres) de blé. Par son testament du P" juillet 169i et divers codii'Jlles faits en 1701, 1706 et 1707, il fonda la chapelle de la Sainto-Yierge en réglise de Faye et nne autre au village de la Touche, dont le chapelain était tenu de faire Tècole aux enfants du village et des environs.

En 1709, Balthazar de RaphaMix, chevalier, seigneur de la baronnie de Claye, en la paroisse de Mûrs, avait acheté une maison située dans la grand*rue de Brissac, et quelque temps après il la donna aux dames qui tenaient Técole de charité de cette ville. Cette année Thiver fut très rigoureux et beaucoup de vignes gelèient dans le pays.

Par acte passé devant Louis-Léonor Château, notaire royal, résidant à Thouarcé, le 20 décembre I71â, en présence de Jacques Gourichon et Malhurin Daviau, mar-

i)ix-nurnfe5iE sito.K. i33

chauds, dcmcuranl û Marligiic, demoiselle Marie ftlorna, fille majeure, demeurant aussi à Marligué, donna à perpétuité, pour la fondation dun hôpital et Tcnlretien d*une maîtresse d'écolo, qui devra y résider, divers biens, savoir : l.i maison de la Molle, située dans la ville de ftlarligné, avec ses deux cours cl jardins,- plus sept seplrées deux hoisselées de terre, huit ((uartiers de vignes, trois autres quarliers autrefois en vigne et cinq quartiers de pré.

C'est aussi en Tannéo 1712 que le grenier h sel, établi depuis hingtemps à Sainl-llemy-la-Varcnne, fut transféré à Ih'issac.

Jean Lcderc, écuycr, seigneur des Emereaux, du Vau de Chavagnes et autres lieux, acheta la terre et chàtellenie de Si)uzigné pour la somme de neufmille deux cents livres le 28 décembre 1715.

i^aschal-llenri «le Cresme, seigneur des Noyers, acheta la terre de la Ijarre en Villeneuve avec les fruits de Tannée, par contrat du 2i ocli»brc 1719, pour la somme de trente mille livres; mais Charles Jameron, chevalier, seigneur do la Vialièrc, proche parent des vendeurs, fit assigner ledit sieur de Cresme en retrait lignager et, par arrêt du 20 janvier 1722, celui-ci fut condamné à la restitution.

Par acte passé devant llouduu cl Bardoul, notaires h Angers, le 23 janvier 1720, demoiselle Suzanne Briand vendit à noble homme André-(iuillaume Darius et à Françoise-licneviève Gaudicher, son épouse, la terre et seigneurie de Montbcnault, composée de maison seigneuriale, grange, une ancienne chapelle servant de cellier et plusieurs mélairies et closeries, etc.

D'après le Diclùmnaire universel de la France ancienne et moderne, trois volumes in-folio, imprimé en 1726, voici quelle était la population, à cette époque, des paroisses qui forment aujourd'hui le canton de Thouarcé : AUençon, 361 habitants; les Allouds, 390; Beaulieu faisait alors partie de la paroisse de Saint-Lambert; Brissac, 75i; Le Champ

134 MISTOIBË DU CANTON 1»E TIIOUAIICÉ.

faisait partie de Thouarcô; Chanzcaux, 1,034; Charcé, G30; Chavagnes, 4,318; Sainl-EUier, 318; Eliau, 181; Faveraye, 694; Faye, 1,171; Gonnord, J,i2o; Joué, 1,408. Il est probable qu'on a mis par erreur la population do Gonnord à Joué et celle do Joué à Gonnord; Saint-Lambert avec Beaulieu, 1,680; Luigné, 360; Quincé, 255; Rablay, 015; Saulgé, 460 ; Tbouarcé et Le Champ, 2,000 ; Vauchréticn, 760. Total pour le canton, 16,020 habitants.

Les paroisses environnantes étaient Aubigné avec 350 habitants; Brigué, 473; Cliemellicr, 777; Grczillé, 991 ; Martigné, 1,928 ;St-Melaine, 4i2;Montilliers, 815; Mozé, 1,400: ?7oyant, 269; Soulaines, 700; Tigné, 966.

Antoine Pannetier, chanoine de Saint-Pierre d*Angers et seigneur de Mirebeau, avait fait reconstruire la chapelle de ce lieu en 1700; il fonda par son testament du 20 septembre 1727 une messe basse qui devait cHre dite tous les vendredis dans la4ite chapelle, et il donna pour cela divers immeubles.

En cette année Tristan Palluciu, curé de Saint-Ellicr. fit construire la maison presbytérale qui porte cette date sur les lucarnes, et en 1747 une partie de Téglise.

En 1729, on reconstruisit le clocher de Chavagnes à la place où il est encore aujourd'hui, sur la grande porte de l'église; Aignan Constord, prieur-curé, en bénit la première pierre le 4 juin. Les habitants avaient accordé à Jean Leclerc, chevalier, propriétaire de la seigneurie du Vau, la permission de construire, pour lui et sa Tamille, une chapelle sur le côté méridional de Téglise, et ce bâtiment fut terminé en 1736.

Dans Tannée 1731, on allongea Téglise de Faye par Textrémité bord-ouest, et le 20 décembre cette nouvelle construction fut bénite avec solennité par Joseph-Pierre Corbin, prieur-curé, qui avait fait faire à ses frais le chœur et rendes de Tautel.

En cette même année, le seigneur de Chemellier fit

DlX-UCml^E SIÈCLE. 135

reconstruire la chapelle Saint-Léonard, près de la place de Tancien château, mais elle élail déjà abandonnée et rulnéo depuis longtemps à Tépoque de la Kévolution.

C'est eu 47iO qu'avait été construit Tancien clocher de i*église de Saint-Lambert. Les vignes gelèrent dans cette commune aux mois d août, septembre et octobre, et le vin fut très mauvais. Eu il\2, Jean de Vaugirault, évoque d'Angers, donna la confirmation à Saint-Lambert aux cnTants de cette paroisse et de Saint-Aubin, Chameaux, Saintc-Foy et Uablay. H dîna au presbytère et se rendit ensuite à Deuée.

C est vers 1750 que Ton fit une première construction i la fontaine de Jouauctte.

Eu 1751 il y eut un ouragan, le I i mars, dans le canton, et le printemps fut si mauvais qu'il nV eut ni foin, ni fruits, ni blés, de bortc que la disette fut extrême.

L'année 1751) fut aussi marquée par un orage très violent le jour de la Saint-Pierre, rîD juin. Dans la commune de Faveraye, il tomba une quantité de grélo très grosse qui ravagea les vitfues et détruisit entièrement les blés.

A cette époque, Thouarcé était un lieu de passage pour les troupes qui allaient d'Angers en Poitou par Saint-Pauldu-liois. Elles séjournaient ordinairement à Thouarcé et logeaient aussi dans les communes environnantes, et les soldats étaient alors si mal disciiilinés qu'ils s'y comportaient comme en pays ennemi. Ils maltraitaient les personnes chez qui ils étaient logés, pillaient et volaient tout ce qu'ils pouvaient emporter. Ainsi pendant l'année 1756, il passa à Thouarcé environ cinq mille hommes, et dans une lettre écrite à l'intendant de Tours, René Senil, notaire à Thouarcé et syndic de la paroisse, raconte les souffrances occasionnées à ses concitoyens par les soldats. Gei main- François Poulain, écuyer, seigneur de la Uuerche, conseiller honoraire au présidial et subdélégué de l'intendant à Angers, écrivait le 2 juillet 1757 au mémo syndic de

136 HISTOIRE DU CANTON DE TlIOUAnCÈ.

Thouarcé pour lui reprocher d*avoir envoyé doux lieulonants du régiment de Languedoc avec des domestiques cl quatre chevaux, loger au château du Pineau, par la raison que les gentilshommes étaient alors exempts du logement militaire. Il enjoint au syndic d*allcr immédiatement Taire ses excuses à M. du Pineau, sans quoi on agira contre lui avec toute la rigueur qu*il mérite. C*est ainsi que le peuple était encore traité au milieu du xvni* siècle.

Voici comme François-Yves fiesnard, qui habitait alors le pays, s'exprime dans ses mémoires, publiés en 1880 par M. Célestin Port, archiviste de Maine-et-Loire, sous le litre de Souvenirs d'un Nonagénaire, « Les femmes d'ouvriers, les « servantes, les paysannes portaient une espèce de mana teau court de gros drap noir ou cadi noir appelé cop-A, « auquel tenait un capuchon destiné à envelopper la tète « et le cou, dans le cas de pluie ou de froid. Leurs chaus- « sures consistaient exclusivement dans une paire de « sabots, ou une sorte de savates, dites panlounes, parce a qu*elles étaient dénuées du quartier qui, dans les souliers « ordinaires, sert à recouvrir le derrière du pied. La coif- « fure des paysannes consistait alors dans un bonnet rond « de toile grossière, auquel on adaptait, les jours de di- « manches ou de marchés, des bandes de même tissu « larges de quatre à cinq pouces, et qui descendaient de « chaque côté du visage jusqu'au-dessous du sein. Les a paysannes, les servantes et les femmes d'ouvriers mct- M talent au-dessus du corset un vêtement d'étoffe , dit a |uste-att-corps et casaquin, entièrement semblable à celui m que portent encore aujourd'hui (1840) les sœurs de cha- «rite. L'habillement des artisans, des ouvriers, des do* .1 mestiqucs mâles consistait le plus ordinairement dans- « une veste, un gilet, un pantalon, avec ou sans bas, des « souliers de fabrique grossière ou des sabots.

« Les ouvriers, dans toutes les professions mécaniques, « alors dans l'usage de faire leur tour de France, étaient

MX-III'ITILMK SlfXLE. 137

« si peu rélribiiés par les inailres qui les employalenl suca ccssivement, qu*on les renconlrail sur les roules, à leur « sorlio de chez eux, vêtus do haillons et portant tout leur » bagage dans un très petit sac de toile. La plupart, lolrs- (« qu'ils étaient nourris cl logés, ce qui avait ordinaireu ment lieu, ne gagnaient que six francs par mois.

«< Les vêtements des paysans pauvres, — et presque tous « i'élaienl plus ou moins, — élaienl encore plus chétifs; u car ils n avaient souvent que les mêmes pour Tbiver et u pour Télé, qu'ils fussent d'élolfe ou de toile; et la paire a des souliers très épais et garnis de clous, qu'ils se prot« curaient vers Tépoque du mariage, devait, moyennant «< la ressource des sabots, servir tout lu reste de leur vie. <« Quant à Tusage des bas, il leur était à peu près inconnu; u leurs femmes et fils n'en portaient guère que les di- <« manches.

« Comme il n*y avait pas alors de grandes routes, tous « les transports du commerce et des approvisionnements f( se faisaient à dos de cheval, de mulet et d'âne. Quelques u charrettes en petit nombre étaient exclusivement ré- « servées, dans les fermes ou métairies d'une certaine « étendue, à roxploilation des domaines, à laquelle il H n'était guère possible de vaquer un grand tiers de Tannée, u à raison des mauvais chemins. »»

M. labbc Dcniau, dans son Uistotrc de la Vendée, publiée on 1878. tome I", Introduction, page 48, dit que « les ha- « bilaals de la campagne surtout croyaient alors fortement « aux sorciers cl aux revenants. L'hiver, à la veillée, assis a autour de la cheminée, ils rappelaient, avec une convicu lion mêlée d'effroi, les bruits nocturnes qu'ils avaient u entendus, les prétendues apparitions de leurs parents u défunts, les courses mystérieuses qui avaient lieu dans « certains endroils écartés, les rencontres fortuites des (« loups-garoux, les sortilèges, les maléfices des devins et « des magiciens. Tels et tels hommes avaient été ensor-

138 IIISTOIKE DU CANTON DE TIIOUAUCÉ.

« celés, assurait-on, el là-dessus on se mellait à raconter « que leurs bestiaux, au milieu d*un beau cliemin, s*élaicnt « tout à coup arrêtés : que ce sorcier, moins puissant que « tel autre, avait succombé sous la malignité de ses sorts. « On était dans Tintime persuasion que les loups-garoux « couraient Tespace de cinquante à soixante kilomètres par «chaque unit. Cétaient, disait-on, des personnes crimi- « nelles transformées en bétes hideuses, en punition d*un « faux serment, d'un sacrilège, d*un adultère, d*un empoifc sonnement, d*un sortilège ou du refus de révélation d'un «crime après publication à Téglise d*un vwnîloire. Si M quelqu'un rencontrait ces loups-garoux dans son che- « min et avait le courage ainsi que ladresse de lui faire « répandre une goutte de sang, il délivrait instantanément « la personne condamnée à cette expiation. »

A la fin du mois de décembre 17G2, Jcan-Raptiste Delanoue, curé de Rablay, laissa en mourant une somme de dix mille livres pour être employée à la construction du clocher et d'une partie de Téglise, et ces travaux furent faits en 1765 par les soins de François Vallée, son successeur.

Par lettres-patentes du 10 juin 1707, le roi Louis XV prescrit d établir à Hrissac, outre les trois anciennes foires. trois nouvelles qui se tiennent les 22 mors, 22 mai cl 22 novembre de chaque année.

Les curés de Saint-Lambert entretenaient autrefois un chapelain à Beaulicu; mais les baptêmes, mariages et sépultures des villages de Barré, du fireil et de Pierre-Bise se faisaient à Saint-Lambert. Cependant les habitants de Beaulieu, désirant ardemment avoir un curé [tarmi eux. en ûrent la demande en 17G6; ils s^appuyaient sur la difficulté des communications avec Saint-Lambert et disaient que la chapelle de Beaulieu était assez vaste pour contenir six à sept cents personnes, qu'elle était munie d'une chaire, de fonts baptismaux et de trois autels ; qu elle était fournie

liix-iifmôiii sitox. 139

de vases sacrés, livres et ornements, et qu'il y avait une sacristie et une maison en bon état propre à loger le curé. Prenant en considération tous ces motifs, Jacques de Grasi^e, évèque d'Angers, rendit, le 15 septembre 1768, un décret par lequel il érigea en paroisse la portion de Saint-Lambert, silucc sur la rive droite du Layon et ayant Beaulieu pour chef-lieu, et supprima en même temps la paroisse de Saintc-Foy en ordonnant que les vases sacrés, les ornements, la cloche et tous les effets mobiliers de celte église seraient transportés à Beaulieu. Mais les formalités nécessaires ne furent complètement remplies qu*aa bout de quelques années; les lellres-palentes du roi, données au mois de septembre 1768, confirmant l'érection de la paroisse de Beaulieu, no furent enregistrées au Parlement que le i 1 août 1775, et ce n'est qu à partir de cette époque que l'érection fut définitive.

Le 20 septembre 17G0, mossire tiuy-GabriekMichel-Pîerre Poulain, éouyer, seigneur de Bréliguolles, Chunzeaux et autres lieux, demeurant à son château de Brétignollcs, paroisse de Clerc, vendit à messire Jacques-François Goureau, écuyer, seigneur de l'Kpinay, demeurant à Angers, la terre et chàlellenie de Chanzcaux avec ses dépendances, le grand moulin à eau situé près du château, la chàtellenie de Beaumunl, les dixmes qui en dépendent et celle de Saint- Ambroise, la métairie de Fruchault, droits honorifiques, droit de pèche dans rilyrômc, etc., a la charge de payer les rentes en blés ducs au chapitre de Saint-Léonard de Chemillé, aux religieux de Bellcfontaine, au curé de Chanzeaux. aux chanoines de Saint-Pierre-Montlimart, etc., le tout vendu pour la somme de soixante-deux mille six cents livres.

Le :Î5 novembre 1770, une crue extraordinaire du Layon emporta deux des ponts de Thouarcé les plus rapprochés de la ville, ainsi qu'un bâtiment qui joignait l'un des ponts du côté du nord.

140 iiiSTOinR nu canto!« vk tiiouarcé.

C*68t vers cotle époque qu*un médecin dislingué do Chinon, nommé Linacier, fut chargé d'analyser les eaux de la fontaine de Jouanelle, et sur son rapport, le gouvernement ordonna la conslrucUon d*un des bâtiments qui existent encore aujourdluii. En 1779 on fll faire, pour les buveurs, une salle dont les matériaux ont été apportés par les premiers bateaux qui ont navigué sur le Layon, canalisé sous le nom de canal Monsieur, Le travail de ce canal avait été achevé malgré lopposilion d*une partie des riverains qui, dans une pétition datée du 21 septembre 1774, exposaient que celte entreprise forait beaucoup plus de mal que de bien au pays. Cependant le 23 décembre i77G, on avait fait, à Concourson, la bénédiction des bateaux : le pavillon do Monsieur, frère du roi, était porté par Julien Martin, architecte des bâtiments à Paris, et entrepreneur du canal.

Le il octobre 1771, il y avait en à Rablay une émeute tendant à empêcher la libre circulation des grains, et au mois de novembre suivant, un détachement de gardes de la gabelle avait pris séjour à Allcnçon avec un lieutenant. Ces agents abhorrés quittèrent la place au bout d*un an « sans avoir fait aucune capture » et retournèrent à Thouarcé, leur campement ordinaire.

En 1781 et 1782, les habitants de la paroisse de Thouarcé et de celles environnantes travaillaient, à la corvée, entre Brissac et Noyant, à construire la grande roule de Brissac à Boue : c'était la première voie de communication ouverte par le gouvernement dans le canton.

Le 6 avril 1782, les héritiers (îouin vendent à Jean-Paul- Edouard Falloux la terre de la Pontonnière en la paroisse de Cbarcé.

Nous avons vu précédemment combien les bénéflces ecclésiastiques étaient nombreux au milieu du xvi* siècle. Le Uvre intitulé Pouilié du diocèse d'Angers, imprimé en 1783, donne le nom de toutes les églises, prieurés cl chapelles

l)IX-HUnife.ME S1KCI.E. 141

qui existaient à cette époque. Ainsi, dans les paroisses qni composent aujourd'hui le canton de Thouarcé, il y avait quatorze prieurés et cent douze chapelles, savoir : Alleneon, deux chapelles; les Allcuds, un prieuré et deux chapelles; Beaulieu, une chapelle; Brissac, un prieuré et neur chapelles; le Champ, deux chapelles; Chanzeaox, un prieuré et trois chapelles; Charcé, trois chapelles; Chavagnes, un prieuré et sept chapelles; Saint-Ellier, deux prieurés et deux chapelles; Faveraye, quatre chapelles; Fayc, quatre prieurés et treize chapelles ; Sainte-Foy, deux chapelles; (ionnord, un prieuré et quinze chapelles; Joué, seize chapelles; Saint-Lambert, un prieuré et deux chapelles; Luigné, deux chapelles; Quincé, un prieuré et cinq chapelles; Rablay, deux chapelles; Thouarcé, un prieuré et onze chapelles; Yauchrélien, huit chapelles.

Dans les communes environnantes, il y avait à Aubigné» un prieuré-cure et une chapelle; Brigué, sept chapelles; Chcmcllier, «!cux chapelles; Grezilié, une chapelle; Martigné, six chanoines et dix-huit chapelles; Saint-Melaiue, un prieuré et une chapelle; Monlilliers, un prieuré et plusieurs chapelles; Mozé, un prieuré et une chapelle; Soulaincs, trois chapelles et Tigné, huit chapelles.

En 1 783-1 7S5, Louis-lIcroulc-Timoléon de Cessé, duc do Brissac, fil dessécher le grand étang situé dans la commune do (Juincé cl qui avait une étendue de soixante hectares, pour le mettre en culture.

En 1784, le clocher de l'église d'Allençon, qui avait uno (lèche très élevée, menaçant ruine, on en démolit une partie et il fut reconstruit tel qu'il est aujourd'hui.

Du 20 au m octobre 1787, TAsscmldée provinciale d'Anjou, chargée par le roi d'établir une plus juste répartition des impots, divisa les six élections ou arrondissements financiers en seize districts. Brissac devint le cheMieu d'un dislri»'t qui comprenait trente-six paroisses, parmi lesquelles figurenl toutes celles qui composent aujourd'hui le

142 iiisTomE Dr canton de thouarcé.

canton de Thouarcé, sauf celle de Faveraye, qui se trouvait, avec Monlilliers, du district de Monlreuil-Bellay. Mozé, Soulaines et Saint-Melaine dépendaient du dislrict de Brissac; Chemellicr, Grezillé, Noyant, Brigné, Marligné, Aubigné et Tigné du district de Doué.

En 1788, une enquête se fit dans toutes les paroisses pour connaître Tétat misérable des habitants, et ou recueillit les renseignements suivants : Allcnçon, beaucoup de pauvres, mais peu de mendiants; Chavognos, quarantecinq ménages pauvres; Faveraye, quarante ménages pauvres, plus des mendiants; Fayo, trente familles indigentes et trente autres dans une misère absolue ; Gonnord, quatre cents pauvres mendiants; Joué et Ëliau, cent quatre-vingts pauvres; Saint-Lambert, un quart des habitants vivaient de mendicité ; Luigné, dix ménages, trentesix personnes à la mendicité; Saint-Melaine, dix-huit pauvres ménages, nul mendiant; Monlillicrs, un tiers des habitants en peine de vivre ou h la mendicité; Rablay, la moitié des habitants étaient en peine de vivre; Saulgé, sept ou huit ménages dans Tindigence; Thouarcé et le Champ, quatre cents pauvres mendiants; Yauchrélien, les pauvres honteux étaient nombreux.

Dans rhiver de 1788-1789, les vignes souffrirent beaucoup de la gelée et la récolle des vins en 1789 fut presque nulle.

Au mois de mars de cette année, dans tous les bourgs de l'Anjou, les cloches convoquent tous les habitants inscrits au râle des contributions et âgés de vingt-cinq ans à formuler leurs doléances, dont Texposé écrit est présenté le 9 dans une assemblée générale à Angers. Yolncy et Lareveilière-Lepeaux avaient fait imprimer des projets qui servirent de modèles. Ainsi le cahier des doléances de Thouarcé réclame la liberté « entière, indéflnie » de la presse, un impôt unique foncier et un impôt sur le revenu, la suppression de tous les bénéQces et des congrégations

rnx-miTifeMK sifeci.K. i43

et la vente de leurs biens au profit de TÉtat, etc. Le cahier des doléances de Rablay réclame aussi la lilicrté « entière et définitive » de la presse et un impôt unique sur le revenu.

Le 22 juillet de la même année» on répandit le bruil que les Anglais envahissaient le pays; le tocsin battit dans tous les clochers à la fois; à Chemillé, à Saint-Lambert, à Vihiers et dans tout le pays, on disait qu*ils occupaient Cholct et Morlagnc. Des cavaliers se portèrent en écktircnrs dans cette direction, mais nulle part lennemi no parut, et le lendemain tout redevint calme comme auparavant. C'est ce que Ton appela V Alerte de la Madeleine.

Au mois de janvier I71K), la France fut divisée en dépar- Icmcnls, et la plus grande partie de lancien Anjou forma celui do Mayennc-el-Loire , composé de huit districts cl do quatre-vingt-dix-huit cantons. I)ans le district d'Angers se trouvait lo canton do Mozé» comprenant les communes do Saiiit-Mclaine, Mozé, Murs et Sonlaines. Dans le district de Vihiers il y avait le canton de Drissac, comprenant les six communes de Drissac, les Alleuds, Charcé, Saint-EUier, (Jnincé et Vauchrétiou; lo canton de Cluivagnes comprenant Allcnoon, Chavagnes, Fayc, Luigné et Saulgé ; celui (le (ionnnrd, composé de cotte commune et do Joué et la Sallc-de-Yihicrs ; celui de Saint -Lambert, comprenant noaulieii, Clianzcaux, Saint- Lambert et Rablay; celui de ïhouarcé , comprenant le Champ , Faveraye et Thouarcé ; celui de Marligné, composé des communes dWubigné, Brigué, Saiat-(îcorges-ChiUelaison, Martigné et Tigné. Dans le distrii t de Suumur se trouvait Chemeliier, du canton do Siiint-Georgcs-des-Sept-Yoies ; Grézillé , du canton de Gennes, et Noyant, du canton d'Ambillou.

La vente des biens ecclésiastiques, dits bietis tiationaux^ commença en 1791. En vertu d'une loi du 19 octobre de cette année, les paroisses de Quincé, do Saint-Ellicr et do Luigné furent supprimées, et une partie do celle de

141 HISTOIRE hV CANTON DE THOUARCÉ.

Thouarcé en fui séparéo pour former la commune du Champ. Les curés furent alors obligés de prélcr serment à la Constitution, mais une partie refusèrent et furent obligés de quitter leurs paroisses ; des curés constitutionnels les remplacèrent, mais ils étaient mal vus des personnes dévotes qui les qualiQaient d*întrus.

Le 18 novembre, à sept heures du soir, il faisait un temps atfreux, Félix* François de Chevrue, chevalier de Saint- Louis, était à son château de Souvardaine lorsque des scélérats 8*y présentèrent à la faveur de la nuit. Ils avaient su que ce propriétaire avait recueilli une bonne somme d*argent et ils l'assassinèrent avec quatre de ses domestiques. Il était alors Âgé de soixante-onze ans, joignait aux vertus sociales le caractère le plus humain et le plus généreux et n*était point marié. La Révolution est survenue ensuite cl Ton n*a jamais découvert les auteurs de ce crime.

Au mois de juin 179:2, les prêtres réfractaircs furent obligés de se rendre à Angers pour se conformer à la lui. Le mercredi 12 septembre ils partiront d^Angers pour se rendre à Nantes, où ils arrivèrent le U, puis à PaimboMif où ils s'embarquèrent le 21 sur les navires la DiJon et le Français, à destination pour l'Espagne. Parmi les passagers se trouvaient Jean Dron, curé d'Allençon ; René Dumoulin, curé de Beaulieu ; Mathias-Pierre-Jacques Blondel de Ryc, curé de Chanzeaux , avec son vicaire Deslandcs ; Thomas Lavallay, de Chavagnes ; Martin, cure de (irézillé, avec son vicaire Quenault; Iloudbine, curé de Joué; Maurice Juel, de Luigné, et Roullcau, vicaire de Vauchrélicn.

La noblesse du pays quilla aussi nos contrées pour aller joindre, hors de France, les armées conlro-révolulioiinaires; le gouvernement fit dresser la liste des émigrés et confisqua leurs biens qui furent ensuite vendus.

Cependant la Révolution s'accomplissait à Paris et elle avait été acceptée par une grande partie de la France; mais les Vendéens, jusqu'alors restés dans Tignorance, nV

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élaioiit pas préparcs , et les habilants de la rive gauche du Layon, notamment, étaient opposés aux idées nouvelles.

Le 21 janvier 1793 on avait guillotiné le roi Louis XVI, et, au mois de mars, devait avoir lieu le tirage au sort des conscrits, suivant le décret de la Convention du 25 février, ordonnant une levée de trois cent mille hommes. Les opérations du tirage commencèrent dans les Manges à Saiai- Lambert-du-Latay. Le 2 mars, les conscrits, rassemblés sur la place de Téglise, refusèrent , comme ils se l'étaieal promis, de participer au recrutement. Les autorités préposées au tirage les engagent à tirer leurs numéros ; ils refusent. Irrité d*un tel enlétement, un patriote dulieu, nommé Avril, veut les contraindre par intimidation et les menace de son sabre, ils accueillent sa menace par un éckt de rire; Tun deux, appelé (îuérin, le saisit au collet et le désarme. Alors les municipaux , craignant pour leur personne, se hùtcnt de regagner leurs maisons. Cependant cinq des plus ardents. Avril en tête, Iludault, Robin, Gauthier, Massonncau et Godelicr, courent à Rochefort pour réclamer du secours et maintenir force à la loi *.

Le U mars, veille du jour fixé pour le tirage au sort, plusieurs jeunes gens se réunissent à Chanzeaux, dans la maison do M. Foresl, pour aviser aux moyens d'éviter la conscription. Une brigade de gendarmerie, arrivée pour le tirage, entra dans la maison et dispersa à coups do sabre les personnes qui s'y trouvaient. Aussitôt plusieurs habitants se procurent des fusils et se mettent à poursuivre les gendarmes et tuent leur guide, puis ils s*emparenl des armes renfermées à la municipalité , et René Forest se dirige vers les landes de Saint-Léziu à la tète d*une centaine de jeunes gens *. Dès le lendemain, une colonne

* Histoire de la Vendée, par Tabbé Deuiau, tome I*% page 246.

* Une paroisse vendéenne sous la Terreur^ par M. de QaaU%barb«ff,

S*" édition, page iG.

composée de patriotes de Thouarcé, do Faye, de Rablay, da Champ el de Faveraye, occupa Chanzeaux et y commit quelques désordres. Le bourg était h peu près désert, il nV restait que les femmes et les vieillards horsd*étatde porter les armes. Pendant la nuit, tous les jeunes gens des villages de la Brosse, do Saiut-Ambroisc, do la Dcltière et du Plessis, sous les ordres des frères Godillon, avaient été rejoindre Forest : le jour suivant, il se trouvait à la této de plus de trois cents hommes armés do fusils de chasse , de fourches, de faulx et do bâtons. Le iâ mars, Onillon , fermier du Verger, commune de Joué, était aussi à la tête d*une troupe d*insurgés.

Le 13, un piquet de vingt hommes, trois gendarmes et le citoyen 0*Brumier, s'étant présentés à Bcaulicu pour forcer les conscrits à tirer leurs numéros, ceux-ci, enhardis par leurs camarades de Saint-Lambert et do Rochefort, résistèrent à toute pression et obligèrent la force armée à rétrograder à Angers.

Le 25 mars, Ladouce, commandant dos troupes républicaines, déboucha des Ponts-de-Cé et vint s'établir sur les hauteurs du Pont-Barré, près Ueaulieu. Le 27, une colonne de soldats, que commandait le général Bardou, occupait Saint-Lambert, et elle avait enlevé dans les environs un grand nombre de bœufs. Le jeudi saint, 28, Ladoilce, de plus en plus pressé par le ministre de la guerre de recommencer les hostilités, sortait de son camp du Ponl-Barré, secondé par Tadjudant général Michel-Louis Talot, commandant rartillerie, franchissait le Layon et envahissait Saint-Lambert, la Jumeliière, Chaudefonds, puis retournait à Saint-Lilmbert où il se retranchait derrière des épaulements en terre et des abatis d*arbres. Le 29, René Frouin, du Champ, reçoit un coup de feu de la part des Vendéens à Saint-Lambert, étant en réquisition comme garde national. Perdriau,chef de chouans, y est tué. Le 30, Jour da samedi saint, les Vendéens, sous la conduite de

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Slofflcl, se réunisscnl et se porlenl sur Saint-Lambert où bivouaquaient plus de quinze cents hommes. Ils s'établissent au village des Grandes-Tailles où la cavalerie républicaine vient les trouver, mais elle est repoussée par deux cents paysans, armés seulement de piques, qui ne veulent pas se laisser entamer. Les cavaliers alors se font soutenir par les grenadiers du bataillon de Saint-Julien du Mans et le détachement de Sillé-le-Guillaume, sous les ordres do Gnérin et de Chauvcl , qui mettent le feu au village. Les républicains chargent jusqu'à quatre fois et quatre fois ils sont repousses. Enfin une nouvelle colonne arrive au secours des paysans, et les patriotes, pris en flanc, culbutés , laissent sur le terrain une soixantaine de leurs hommes. Deux cavaliers républicains, qui arrivent de Gonnord, en état d'ivresse, veulent prendre à revers Tarméc royaliste et la traverser. Ils s'élancent au galop, mais ils tombent bientôt frappés de deux balles. L'abbé HarboLin, raumônicr des paysans, leur donne les secours de son minislôrc avant qu'ils n'expirent. Les ténèbres de la nuit séparent les combattants, et laissent la victoire indécise. Les républicains regagnent Saint-Lambert et les Vendéens retournent à Chcmillé. Le soir mémo du combat, le plus grand nombre des paysans regagnait ses foyers pour célébrer les fêtes pascales qui commençaient le lendemain, 31 mars. Ce jour-là Gonnord était occupé par des troupes venues de Doué, et le général Duhoux y avait envoyé des canons. Vers le 1" avril , Stofflct ayant appris qu'une assez grande quantité de blé était emmagasinée au château de la Frapinière, s'y rendit avec des charrettes pour les enlever et les employer aux besoins de l'armée. Trois cents républicains qui tenaient garnison à Gonnord, ayant eu connaissance de son excursion, accoururent pour s'emparer de son convoi, mais il fut assez heureux pour leur échapper.

Les jours suivants, plusieurs détachements de gardes

nationaux parlent (l*Angers pour renforcer Tarmée de Saint-Lambert. La trente -cinquième division de la gendarmerie nationale, connue sous le nom de Vainqueurs de la Bastille^ et qui était aux Ponts-de-Cé , en part le 7 pour se rendre à Saint-Lambert et va se cantonner au village des Petites-Tailles. Le général Bcrruyer s*y rend le 8 avec Choudieu et Larevellière, commissaires de la Convonlion nationale. Le H , au malin , il incendie le village de Barre, situé auprès du pont qui porte son nom et en fait fusiller les habitants, puis il passe le Layon et prend possession de Saint-Lambert. Il partage son armée en deux colonnes , ayant chacune huit canons , donne à Duhoux le commandement de la première, et l'envoie sur la Jumellière pour dissiper un attroupement. Par une coïncidence malheureusement trop fréquenle dans les guerres civiles, le neveu de Duhoux allait se battre contre son oncle. Derruyer, avec sa seconde colonne qui formail le gros de son armée, suivit la grande roule de Saint-Lambert à Clicmillé. A midi et demi, il débouchait en vue de cette ville, et après s'être battu jusqu*au soir-, il fut obligé de ramener ses troupes à Saint-Lambert où elles arrivèrent à minuit. Les jours suivants, il retourne à Chemillé avec l'intention de s'y maintenir, mais la nouvelle qu'il reçut le 22 avril, de la défaile de Gauvillers à Beaupreau , le détermina à rétrograder jusque sur les hauteurs du Pont-Barré, d'où il partit le 2G pour se rendre aux Ponts-de-Cé.

Le 1" mai, Talot, adjudant général de l'armée do réserve, se trouvait à Thouarcé où il était arrivé avec cent hommes pris en passant à Brissac. Après y avoir installé une partie de sa troupe , et avoir ordonné trois patrouilles sur différents chemins, il se porta avec sa cavalerie vers le château d*Argonne, où l'on disait qu'il y avait des brigands. Il n*y trouva que les gardiens du château qui lui apprirent que Domaigné, chef vendéen, y avait passé depuis trois semaines et qu'il y avait pris un superbe

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Brosses, commune de Mûrs, vient aussi s'installer dans cette ville. Le 15, leur armée arrive dans la commune de Martigné-Briand, et est rencontrée près de Jouanelle par Boncbamps, La Rocbejaquelin , Lescure, Marigny ctStofflet. Leur armée, forte d'environ vingt-cinq mille hommes, est partie le matin même de Gonnord et, d'après les conseils d'un vieil ofQcier nommé de la Haye des Hommes, elle a passé par Rablay, Paye et Thouarcé pour arriver sur les coteaux de Mille, tandis qu'en suivant le chemin do Hàchelle et des Noyers elle se serait épargné trois lieues sur cinq qu'elle devait parcourir. Le combat s'engago sous le coup d'une chaleur éloufTante. L'armée do Saumur et les bataillons de Paris soutiennent le premier choc, fiarbazan, qui les commande, recule jusqu'à la fontaine minérale de Jouanette. Là, il se retranche, et le combat, do part et d'autre, devient extrêmement vif. Les généraux vendéens portent constamment leurs soldais en avant; ils s'emparent de trois canons et pénètrent jusqu'au quartier général de Labarollière. Les républicains, sufToqués eux aussi par l'ardeur du soleil, hésitent et flnissent par rétrograder. Le général Dannican a son cheval tué sous lui cl est jeté dans un fossé ; il perd quarante hommes du S'' hussards; le capitaine Rollet est tué. 11 ne faut plus qu'un efTort pour les mettre en déroute. Marigny, qui veut avoir cet honneur, abandonne son artillerie, se met à la lélc d'une partie de la cavalerie des royalistes, fait demi-tour par le village de Yilleneuvo et rabat entre Martigné et le château de Félines ; mais il suit un chemin qui le ramène à son insu sur les siens. Les Vendéens voyant venir à eux, au milieu d'un épais nuage de poussière , cette cavalerie qu'ils ne peuvent distinguer et qu'ils prennent pour des républicains, s'efTraient, reculent et rompent enfln leurs rangs. Le conventionnel Bourbotte, qui s'en aperçoit, appelle à lui le général Durouy , et tous les deux , à la tète du 8* et du 9* hussards et de trois bataillons d'infanterie,

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