‹ Histoire du canton de Thouarcé et des communes environnantesChapitre 15 sur 19 · PERSONNAGES DU DIX-HUITIÈME SIECLE · texte numérisé non relu

PERSONNAGES DU DIX-HUITIÈME SIECLE

Arixs (André- Guillaume d'), écuyer, acheta, vers 1720, la terre do Monlbeuault, qu*il possédait encore en 17:h.

ArniGNÉ (Claude Maur d'}, fils d'Urbain et de Marie Gabriau, né le 7 juin iG58, baptisé à Tigné seulement le 28 juillet iOG8 , à ràgc de dix ans ; aussi le registre portel-il sa signature : Claude-Maur d'Aubigny, comme on écrivait alors à la mode italienne ; devint archevêque de Rouen en 1707 et mourut le 17 avril 1719. Son cœur fut apporté dans Tancicnne église de Tigné le 23 avril 1720 et transféré dans la nouvelle le 13 novembre J8G7. — Louis, frère du précédent, né en i63G, seigneur de Tigné en 1679, et prenant le titre do marquis en 1707. Il avait épousé Elisabeth Petit, inhumée dans Téglise de Tigné le 8 novembre iG87 , âgée de trente trois ans. — Louis-François, leur fils , marquis de Tigné , baron de Cernusson et de l'Assay en 1719-1745, mourut à Paris le 2G septembre 1745, Agé de soixante ans. II avait épousé en 1713, N. Roujault, (ille d'Klicnne, seigneur de Yillemain. — Louis-Henri, leur lils, marquis de Tigné et seigneur de TAssay en 1745-1769, épousa Marie-Louise de Uoufflers, dont il eut une fille, mariée au marquis de Toulongeon. — René, chevalier, seigneur de la Salle et do Cerné en 1711 , fut enterré dans l'église de Marligné le 18 janvier 1723, ûgé de soixantequinze ans environ.

Avoine (Jean-Joseph d'), chevalier, seigneur de Driançoo en Rablay, 1713.

Bauduv (Charles) , conseiller du roi , heutenant général à Angers, seigneur de la (iaucherie-BitauIt en 1729-1730,

la

178 HISTOIRE DU CANTON DE THOUAnCÉ.

époux de Marguerite Rouillé, dont il eut Marguerite, mariée à Georges-Nicolas Baudard de Yaudésir.

Baittru (Guillaume III de), flls de Guillaume II et de Marthe Bigot, né à Angers le 5 mai 1G2I, fut comte do Serrant, dont il fit reconstruire le château, et posséda la Saulaye en Quincé en 1665-1697. Il mourut à Serrant le 7 septembre 1711, et eut, de son épouse Marie Rerlrand de ]a Bazinière, deux fllles, Marguerite, qui épousa Nicolas Bautru, et Marie-Madeleine, mariée à Itldouard-François Golbert.

Beaurepaire (Nicolas- Joseph de), né à Coulommiers (Seine-et-Marne), le 7 janvier 17i0, épousa le 19 août 177G Marie-Anne Banchereau, h Joué, qu*il habita pendant plusieurs années, fut nommé chevalier do Saint-Louis le 1*' novembre 1789, commandant du premier bataillon do volontaires de Maine-et-Loire le 15 septembre 1791 et recul, en avril 1792, Tordre d'aller défendre la ville de Verdun. assiégée par les Prussiens; mais il se suicida le 2 septembre plulùt que de se rendre.

Béraudière (Jacques-René de la), seigneur de BcUigué, près Thouarcé, en 1690-1695, et de Bouzillé en Melay, où il moiurut en 1748, avait épousé Charlotte Davy de la Fautrière. —* Philippe, leur flls, né au chûtcau de Bouzillé le 26 septembre 1723, fut seigneur do la Gruéchère en Allençon, 1778-1785, et mourut le 31 mai de cette année, au château de Souvigné en Denée.

Bernard (Joseph), écuyer, seigneur de la Varcune on Charcé et de Longueville, 1725-17:29, époux de Marie-Anne de Chenedé. — Joachim-Philippc, capitaine d*infanlerie, seigneur de la Yarenne et de Longueville en 1748-1753.

Blxkau (René), sieur des Loges, enMartigné, 1751, époux de Thérèse Blouin. — Mathurin-Pierre, leur fils, sieur des Loges en 1767, mort le 9 mars 1785 & Martigné, âgé de quarante-deux ans; il avait épousé en premières noces Jeanne-Marie-Thérèse Pasquier, et en secondes noces, ù

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Marligné, le 21 juin 1783, Jeanne Maunoir, qui mourut en i78C. — Jacques-Alexandre, frère du précédent, fut seigneur de Brizay, en Cornu, 17G7-17G9. — René-Jacques, sou frère, seigneur des Varenncs en 17671773.

Bois-Ayuailt (de). Voir Foumier.

BonET (Robert), sieur de TOgerie, en Cornu, 1729- 1744, nommé second échevin de Saumur le 26 juin 1741.

BouY (Jacques), grand voyer de la Généralité do Tours en i7i2. seigneur de Millé-les-Loges, 1712-1756.

Boissu-AiLT (François), né le 23 avril 1655, écnyer, seigneur de Ch.ivagnes en 1701-1723, inhumé dans Téglise le !*•' lévrier 1723, avait épousé Marie- Anne de Grimaudet, enterrée dans le grand cimclièrc de Chavagnes le 23 février, îigce de soixante-quatorze ans. — François-Charles, leur fils, baptisé à Chavagnes le 11 juillet 1710, seigneur du lieu en I72«»i731, et mort à l'armée le 3 mai 1742.

BoYi.EAr (Jean), fils aîné de René et de Jeanne Landais, sénéchal du Vau de Chavagnes , 1782 , seigneur du Jau en Mille , 1770-1782 , mort le 24 mars 1789. — Louis, frère du précédent, copropriétaire de Chandoiseau en 1750. mort le 12 octobre 1781, âgé de soixante-neuf ans, et enterré dans le cimeliôre de Faverayc. H avait épousé Françoisc-Renée Couraudin, morte en 1809, dont il eut Louis-Thomas.

BiuF. (François de), fils aîné de François et do Marie de Lux, seigneur de Doua et de la Rabàtière en Rablay, 1680, épousa, le 23 novembre 1712, Florence de CumonL — Antoine, frère du précédent , chevalier, seigneur de Doua, 1693-1729, et enterré dans l'église de Rablay le 28 mai 1729, âgé de soixante-douze ans. Il avait épousé à Rablay, le 26 novembre 1709, Marie-Perrine Lemercier, dont il eut Antoine-François et Joseph-Etienne. — Antoine-François, né il Rablay le 2 octobre 1710, seigneur de Doua, 1720-1736, mort le 15 mars 1772 et inhumé dans leglise de Rablay. — Joseph-Étienue, ondoyé vers le 17 février 1712, baptisé i Rablay le 3 août suivant, seigneur do Doua et do la Rabà-

180 HISTOIRE ÙV CANTON DE TlIOUAnCÉ.

lière, 1762-1786, épousa Marie-Jeanne- Victoire Bourgeois, dont il eut Joseph-CIaude-Charies, Joan-Baptisle-Étienne- Louis- Antoine et Marie-Madeleine, mariée à Louis-Pierre Duverdier de la Sorinière. — Josepii-Claude-Charlcs, né le 27 octobre 1760 et baptisé à Kablay le lendemain, comte do Brie-Serrant, seigneur de Doua en 178i, mort le 2 mars 1785 et inbumé à Rablay. Il avait épousé le 28 octobre i782, dans la chapelle du BoisGroUeau, près Cholet, Pauline- Modeste-Sophio Jousbert de Rochetemcr.

Brissac (Joseph de), seigneur du Marais en Faveraye, 1672-1708, mort le 29 décembre 1715, âgé de quatre-vingts ans, avait épousé le 17 mai 1682, dans la chapelle de Mauny (Saint-Jean-des-Mauvrets) , Elisabeth do la Fontaine de Félin, enterrée dans l'église de Faveraye le 18 mai 1G95. — Louis, flis des précédents, écuyer, seigneur du )larais, 1700-1724, mort en 1745 et enterré le 1" octobre dans réglise de Faveraye, avait épousé Marie ûesfosses, morte le 23 février 1738 , âgée de soixante-huit ans. — Joseph- Louis, leurQls, chevalier, seigneur duMarais en 1725-1761, mort le 21 décembre de cette année, Agé de cinquante-huit ans et enterré dans le cimetière do Faveraye. Il avait épou.sé en premières noces Anne-Charlotte de Champagne, morte le 5 octobre 1734, âgée de trente ans ; et en secondes noces Marie MaUneau, morte le 6 novembre 1774 , âgée de soixante-quinze ans et enterrée à Faveraye. Il avait eu do sa première femme Marie-Anne-Reuce, mariée à Jeau-Barthélemy de Cambourg.

Brosses du Goulet (Marie- Yves des), dit Laferronnaye, seigneur du Vau de Chavagnes, de Souzigné et des Brosses- Marquet en 1789, présent à TAssemblée générale de la noblesse à Angers , le 18 mars 1789, émigra, et ses biens forent conûsqués en 1792.

BuDAM (Louis-César), maire do Saumur en 1744-1752, seigneur de Linières en Brigné, 1738-1749, mort à Saumur le 20 mars 1783, avait épousé Julienne de Bonchamps, enter-

MX-HlTriIlMR SIÈCLE. 181

rce à Saumur le 31 août 17GG. — Claiulo-César-Marie , écuycr, seigneur de liasse, 1 761-1785, acheta le 3! mars 1763 la seigneurie de Drigneau , et élait aussi seigneur de Linières en 1785.

BcnoLLEAU (René), né à Angers en 1606, (Ils de Jean, seigneur de Cliavogiics-Pelaud en 1707, mort le 2 avril 1746, avait épousé le 27 juin (701, à Angers, Claude Béguyer. — Pierre-Louis, leur fils, né le 8 ou le 9 janvier 1707, sieur de Feslcs en Thouarcé, 1757-1780, y mourut le 2 octobre de cette année et fut enterré dans le cimetière. 11 avait épousé en 1736 Clémence Théard. (Voir Dictionnaire historique de Maine-et-Loire y tome I, pages 53 i-535, leur article.)

Cacai'lt (Uené), sieur des Barangères en Chavagnes, lC35-170i, enterré dans l'église le 25 décembre 1705, âgé do quatre-vingt-neuf ans, avait épousé Julienne Lebreton. — Julien, contrôleur au grenier ù sel de Brissac en 171G, habitait Chavagnes en 1726, et c*est sans doute lui qui fll construire, en 171 i, la maison des Barangères. — Claude- François, fils de René, fermier du prieuré do Saint-Calais en 1719-1734, inhumé dans le grand cimetière lo 16 décembre 17i0, âgé de quatre-vingt-dix ans, avait épousé à Chavagnes, le 8 mars 170 i, Anne Charlotte Fleuriot, dont il eut Julienne-Charlotte, mariée à François Chauvin.

Camuolug (Jcan-Barthclemy de), dit do Genouillé, chevalier de Saint-Louis, capitaine au régiment de Bourgogneinfanterie, seigneur du Marais en Faveraye et do Fontaine en Thouarcé, 17G2I789» présent à l'Assemblée générale de la noblesse à Angers le 18 mars 1789; épousa à Faveraye, le 21 septembre 1756. Marie- Anne-Renée de Brissac, fille de Joseph-Louis, dont il eut Barthélemy-Joseph-Augustin-Michel.

Ckcii.i: (Louis II de Sainte-), fils de Louis I" et de Nicole Flandrin, chevalier, seigneur de la (laucherio-aux-Damcs en 1085-1707, épousa à Milly-le-Mugon, lo 4 février 169i, Jeanne-Baptiste de Grenouillon, veuve en 1713, dont il eut

182 HISTOIRE DU CANTON DE THOrARCIC.

Loais-Pierro. — Louis-Pierre, chevalier, seigneur de la Gancherie-aux-Dames en (718-17.34, mort le 29 décembre 1744, avait épousé k Martigné-Briand, le 5 février 1731, Louise-Samuel-Jacquine de Marligné.

Cesbron (Guillaume), seigneur d*Argonne eu 1698-

Chable (Jacques) avait épousé Renée-Louise de Saint- Gilly, veuve en 1738, dame de TOrchèro (Allenoon) et y demeurant. — François-Jacques, petit-flls des précédents, seigneur de rOrcbère et y demeurant en 1773-1791, mort et enterré le 2i août de cette année.

CuABOT (André), sieur de la Saulaye, en Fuvcraye, 1688-1700, épousa Marie-IIonoréo de Charnières. — Louis, sieur de la Saulaye en 1725.

Chauvin (François-Charles), flls de François et de Julienne- Charlotte Cacault, sieur des Barangères en 17(il, avocat au siège présidial d'Angers, mort le 9 février 1780, âgé do quarante-trois ans et enterré à Chavagncs, avait épousé Rosalie-Urbaine Tocqué dont il eut François- Modeste.

Chenroé (Joachim de), écuyer, seigneur do Roche et de la Varenne en Charcé, 1605-1712, épousa eu premières noces Marguerite Lefebvre, et en secondes Anne Menoust, veuve en 1718. — Thomas-Joachim, fils de cette dernière, seigneur de la Roche en 1725 et mort en i7:)5.

Cheverue ou Chevri'e (Jean de), fils de Louis et de Jeanne. Sicault, seigneur de Souvardaine et de la llardière eu 1701- 1704, épousa Françoise Bodin, de l'Ogerie. — Jean-Louis, seigneur de Souvardaine en 170il73i, époux de Marie- Anne Poulain, dont Louis-Antoine et Félix-François. ~ — Louis- Antoine, seigneur de Souvardaine et de Vaux en 1748-1781, mort le 18 ou 20 février 1781, âgé de soixantecinq ans. Il avait épousé, le 21 août 1747, Marie-Anne Bcrault, de la Chaussaire, qui était veuve de René-Charles Davy, et mourut au mois d*aoùt 1778; il épousa, en secondes noces, le 10 janvier 1780, Marie-Suzanne de Cam-

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bourg, morte à Souvardaine le i i avril 1780, et enterrée dans réglisc de Thouarcé. — Félix-François, seigneur de Souvardaine en 1781-1701, assassiné dans la nuit du 18 au 19 novembre de cette année .

CnoTARu (Jean), seigneur de Millé-les-Loges en 1736-

CossÉ (Artus-Timoléon-Louis do), fils de Louis-Timoléon cl d'Elisabeth Charron, baptisé le 5 juin 1CG8, cousingermain et successeur d'IIenri-Albert de Cossé, duc de Drissac, reçu au Parlement le G mai 1700, baron de Luignè, seigneur de Martigné, les Marchais-Ravart, Montengibcrt cl la Motle-en-Girard, clc, en 1700-1709. mort le P' juillet de celte année. 11 avait épousé, en mars 1692, .Marie-Louise de liéchameil, dont il eut Charles-Timoléon- Lonis, Jcan-Paul-Timoléon, etc. — Charles-Albert, frère puîné du précédent, abbé de Brissac, marquis de Thouarcé, tni 17011-1712, demeurait au chAlcau de Chauzé et mourut le [o avril 1712. — Charlcs-Timoléou-Louis, né le 1" lévrier 1G93, duc de Drissac, marquis de Thouarcé, baron de Luigné, seigneur dos .Marchais-Ravart, Montengibert et Vauchrétien, etc., en i7io-I733, mourut le 17 avril de celle année, âgé do quarante ans. Il avait épousé, en novembre 1720, Catherine-Madeleine Pecoil , dont il neut qu'une fllle, mariée au ducd'Ayen. — Jcan-Paul-Timoléon, frère du précédent, né le 12 octobre IC08, duc de Brissac, marquis de Thouarcé, baron de Luigné, seigneur de Brigué, les Marchais- Uavart, Martincau-Cœur-de-Roy, Montengibert, la Mollc-en-Girard, la Varenne en Charcé, Vauchrétien, etc., mourut à Paris le 17 décembre 1780, et fut inhumé à Brissac le 22 du même mois. Il avait épousé Marie -Josèplie Durey de Sauroy, dont il eut Louis- Joseph-Timoléon et Louis-IIercule-Timoléon. — Louis- Ilerculc-Timoléon . duc de Cossé-Brissac en 1780-1792, mourut assassiné à Versailles le septembre 1792. Il avait épousé Adélaïde-Diane- IIortense-Délie de Mancini» de

184 HISTOIRE DV CANTON DE TIIOUAnCÉ.

Nevers, dont il n*eut qu^uoe fllle, qui épousa le duc de Mortemart

Crêue (François de), seigneur de Villeneuve et des Noyers-Amenard en 1709-17:27. — Pascal-Henri, seigneur des Noyers en 1719-1722.

Davt (René), seigneur de Vaux, la Troltiëro et ûruillé en 1701, avait épousé N. Chantelou de Portebise. — René- Charles, seigneur de Vaux, mort le 7 août 1742, premier époux de Marie-Anne Derault de la Chaussaire.

Delorme (N.)i conseiller au Présidial d* Angers, seigneur de Haute-Berge (Mozé) en 1710. — François, seigneur do Haute-Berge en 1742-1771.

Dkrote (Claude III), écuyer, seigneur de la Drunetière, 1687-1704. — Bouaventure, son frère, écuyer, seigneur de la Brunetière, 1701-1725, décédé le 7 octobre de cette année et enterré dans Téglise de Faye, avait épousé Catherine Bizot.

Desmazières (Thomas), licencié en lois, un des propriétaires de Chandoiseau en 1741, à cause de Marie-Julienne (k)uraudin, sa femme.

DoMAiGNÉ de la Rociie-Hce ( Joan-Baplisle-Louis de), seigneur de la Galonnière, paroisse de Joué, était retiré dans ce château lorsque ses fermiers et les paysans des environs, vers la un d*avril 1793, le prièrent de se mettre ;i leur tête pour se battre contre les troupes républicaines. II se mit à la disposition de d'Elbéo et de Bonchamps, qui le nommèrent immédiatement général de cavalerie ; mais il fut tué à la prise de Saumur, le 11 juin 1793.

Duverdier de Genolillac (Jean-Louis), seigneur de la Grue en Gonnord, 1720-1730. — Henri-Augustin, seigneur de la Grue en 1753-1767. — Marie- André-Paul-Louis, possédait cette terre en 1786.

Duverdier de la SoRiNiÈRE (Gaudo-Frauçois), membre de l'Académie d'Angerç, seigneur des Petites-Tailles (Saint- Lambert-du-Latay), 1749-1766, y résidait en 1766 et mourut

à Angers le i8 janvier 178i. — Louis-Pierre, seigneur des Petites- Tailles et y demeurant en 1789.

Errëau ( Jean- Michel ) , seigneur en partie de Cbanzeaux, 1683-1708. — Pierre, possédait celte seigneurie en HiO.

EspiNAV (Bernardin d'), écnycr, épousa, à Martigné, le 11 février 1711, Marguerite de Jarzé, et devint ainsi seigneur des Varennes en 1721-1751.

h'EiuioN DK LA Femhoxnaye (Pievrc-Jacques-François-Louis- Auguste), seigneur du Yau de Chavagnes et de Souzigné, 17781783.

Flelrioi (Pienv), seigneur de la Jumeraye en 1726. — Ignacc-Picrrc, écuycr, seigneur de la Jumeraye en 1714- 17«">0, avait épousé Marie-Madeleine Boisard, dont il eut plusieurs enfouis baptisés à Fa veraye. — Jacques, seigneur do la Jumeraye en 1750-1765. — Jacques, seigneur de llaulô-Berge (Mozé) et y demeurant en 1787-1780.

FoHEST (René), né à Chanzeaux, se signala dans rarméo vendéenne, fut blessé en revenant de Granville et mourut à La Flèche au mois de novembre 1703.

FouÈT (François-Pierre de la), seigneur de Gonnord en 1604, avait épousé Gabrielle Boylesve, veuve en 1703-1737 et qui prenait le litre de comtesse de (jonnord. — Armand- Charlcs-(îabriel, comle de donnord en 1736-1762.

FoLiiNiEK (Pierre I"), écuyer, seigneur de Boys-Ayrault en 1650-1711, baptisé à Sauniur le 5 janvier 1637, épousa eu premières noces, à Sauniur, le 8 juin 1660, Mario Millocheau, et en secondes noces Malhurine Treton, et fut inhumé à Sauniur le 28 seplembre 1711. — Pierre II, fils du précédent et de Mario Millocheau, seigneur do Boys- Ayrault eu 1(>TM7I0, fut enterré ù Saumur le 5 janvier 1710, à Page de quarante-sept ans. Il avait épousé à Saumur, le 31 août 1603, Catherine Lespagneul. — René, leur fils, écuycr, seigneur de Boys-Ayrault en 1723, inhumé à Saumur le 7 décembre 1733. Il avait épousé à Saumur, le

186 HISTOIRE pu CANTON DE THOL'AHCÉ.

21 mai 1725, Catherine Vallette. — René-Clément, leur fllfl, chevalier, seigneur de Boys-Ayranli en 1761-1783.

Froaugeau (René-Étienne) , seigneur de Gastines, qu1l acheta en 1670 et possédait encore en 1705.

GiLLY (Jean de Saint-), seigneur de lOrchère en 1679- 1703, épousa Anne de Morgot, veuve en 1706. — Jean- Claude, seigneur de rOrchère en 1722-1731.

GoNTARD (Charles-Guillaume I"), écuyer, maire d'Angers, seigneur de la Pichonnière en Charcé, 1760- 1767, avait épousé Marie Cassin. — Chartes-Guillaume II, leur fils, seigneur de la Pichonnière et y demeurant en

GouiN (François), soigneur de la Pontonnicre en Charcé, .1765. — Pierre-Augustin la possédait en 1780.

Goulet (Du). Voir : Brosses du Goulet,

GouRREAU (Jacques-François), maire d'Angers, acheta, le 20 septembre 1769, la terre et seigneurie de Chanzeaux et ses dépendances, et y mourut le 23 septembre 1786. 11 avait épousé, en 1755, Émiliellenée Thomas, dont il eut quatre enfants.

Grandet (François), maire d'Augers, seigneur de Mons en 1602-1730, fut inhumé dans le cimetière de Fayo le 7 novembre 1730, époux de Françoise Joussclin.

GuiNOTSEAU (Gabriel), sieur do la Reboute en 1609, enterré dans le cimetière de Faye le 1" décembre 1746, âgé de soixante-dix-sept ans ; avait épousé Anne Binct, morte en 1730. — Jacques, (ils de Toussaint-Jean et de Jeanne Durez, baptisé à Faye le 23 septembre 1748, propriétaire de la Reboute et de Challeteau en 1779-1793, fut tué à la bataille du Pont-Barréle 19 septembre 1793. Il avait épousé Marie-Anne-Scholastique de Roussac.

Hector (Louis), seigneur de Tirepoil et de la Rimonièrc en 1700-1721, épousa Jeanne de Fontenelle.

Herbiers (Henri des), né en décembre 1617, chevalier, seigneur du Pineau en 1687-1695, vendit celte terre le

DIX-IIUlTifiME SIÈCLK. 187

19 février 1700. II avait épousé, lo iO mai IG78. Marie- Françoise de rÉperonniere.

Hlxun de i,a Selle ((îeorges I"), chevalier, seigneur de Ja Frapinièrc, y habitait en 1712 et épousa Françoiso (irandet. — (icorgcs II, leur (lis, seigneur de la Frapinière, la Fromagère, etc., en 17*8-1778, épousa Anne- Madeleine d'Orvaux.

Jameron (Charles) obtint en 1722 le retrait lîgnager de la Barre en Villeneuve. — Joseph, seigneur de Mihondy (Aubigné). en 1705.

Jarhy (Simon), curé do Thouarcé en 1085, ayant acquis une mai.son située a Thouarcé, par sou testament du 12 novembre 1728, il la consacra à la fondation d'une école, et mourut lo !•' mai 1729, âgé de soixante-neuf ans.

.]Auzi:(<iencian de), éouyer, fils de Mathurin et de Charlotte (iencian, seigneur de Millé-lcs-Loges en 17021709, mort en celle dernière année, avait épousé Anne Quint. — Henri (icncian, leur fils, seigneur de Mille en 1720. — l'rbain possédait cette terre en 1735.

JornDA.N (Pierre-Marc de), seigneur de la Berthelottièrc en Clumzeaux et y demeurant en 17G8-1789, avait épousé Marie-Louise Lehay de Villeneuve, qui mourut à Angers le 18 octobre 1817.

Jor.*^sLLiN (Lonis-René de), seigneur de la Gaucherie-aux- Damo.s en Î772, rpoux de Françoise de Sainte-Cécile. — Louis- Jacques, seigneur do la Gaucherie en 1789, époux de Louise-Mélauic du Laurens, de Genncs.

Lebault (Marie-Uené), achcla en 1775 la terre de la MoriniîTC en Soulaines et y demeurait encore en 1789, avec sa femme Marie Pissonnct de Lancrau.

Leilluc i»es l^MEUAc X (Jcau), écuyer, seigneur des Brosses- Marquet, du Yau de Chavagne» et do Souzigné en 1702- 17 iO, époux do Françoise ûumesnil, dont il eut Fcançoise- Renée, mariée à Pierre-Jacques-Louis-Auguste Ferron do la Ferronnaye.

Lbcorvaisier (Jean-François) acheta la lorre de Gillebourg en 1716 et mourut sans enfants le il février 1711.

Leuoux (Jacques), fils de Jacques et de Catherine I^cointe, sieur delà Roche-Coulant, mort avant 1715, épousa Marie Lamy. — Jacques, leur Ois, sieur de la Roche en 1732, épousa Jeanne Rousseau. — Jacques-Louis, frère du précédent, né le 6 mai 1705, sieur delà Reboute, épousa en 1731 Catherine- Anne ou Marie Lebreton du Oignon, et en secondes noces, en 175:2, Marie- Anne d*Aligre. — Rcné- Yincont, fils du précédent et de sa première femme, baptisé à Tigné, le 2 juillet 1731, sieur de la Reboute, mort à Montpellier le i6 septembre 1756.

Lkmeunier (Paul-François), époux de Marie-Ambroise de Yaugirault était propriétaire de la Dlutièro en Charcé, qu'il vendit le 7 novembre 1751 à Pierre Dubuisson.

Leroter de Cuantepie (Nicolas-Robert), écuyer, seigneur de Gastines en 1757-1750, époux de Scholastique Rognais, veuve en 1763-1774. — Nicolas, seigneur de la Roche- Maillet en 1766. —Louis-Pierre, propriétaire do celte terre en 1776.

Low DE LA Cuzsnate (Jacqucs-Sébasticn), fils de Jacques et de Jeanne Avril, acheta la Roche-Chenedé on 1750. il avait épousé, en secondes noces, le 2R décembre 17i0, Ëtiennette Vienne, veuve et habitant la Roche en 1776.

LoMBARDET (Claudc), sicur de Tessigné, habitait Brissac en 1786 et avait épousé Anne-Gabrielle Allerc de la ûrunclière.

Mabille de la Pavmellière (Claude), chevalier, seigneur delà Paumelliéreen Saulgé, 1717-1720. — Louis-Alexandre, chevalier, sieur de la Paumellicre en 1731, avait épousé Perrine Marquis. — Louis-Charles-Alexandre, chevalier, baron du La vouer, sieur de la Paumellière en 1789, épousa, i Faveraye, le 12 août 1785, Marie-Rosalie-Anne-Thérèsc- Yictoire de Cambourg. — Louis-Claude Pierre, soigneur de Longueville en 1770, époux de Marie-Rosalie-Yictoire de Brissac.

1)1X-iilitiLme siècle. 489

ilAiLi-É DE LA TouR-LANDnv (Charlcs-André de), chevalier, marquis do Gillebourg en 1G92-1701. — Georges-Jacques- Camille, seigneur de TÉchasserie en AUençon, 1777-1789, mort le 7 pluviôse an l[ (2G janvier 179i), avait épousé Louisc-Françoise-.Vnsclme dlléliand, vivant encore en ranX(l802).

Mallineau (François), écuyer, seigneur de la Rrosse (CUanzcaux) en IG88-17I5, épousa Marie de Brie. — César- Henô , leur fils , écuyer , seigneur de la Brosse en 1733. — François, seigneur de TÉpinay- Maillard en 1064-1703, inluimé le 15 mai 1703 dans réglise de Thouarcé, avait épousé Louise de rKtoile. — Charles-François, chevalier, seigneur de l'Kpinay en 1705-I74G, époux do Madeleine de Bcllèrc. — Un autre Charles-François, seigneur de TÉpinay en 1747-1772, épousa Marie-Adélaïde Bernard.

Maktineau (Pierre-Aimé de), fils de Gilherl et de Marie- Anne Carion de ri-Iperonnière , baptisé à Angers le 14 février IGGi, seigneur de la «ialonnière (Joué) en 1G98-I733, épousa, dans la chapelle de Gaslines, le 27 avril 1700, Madeleine Fromagcau, et était ainsi seigneur de Uastines en I73i.

Meaussé (Charles-Joseph de), chevalier, seigneur des Marchais-Henault en lGyu-1701, et y demeurant ordinairement.

Merlet (Jean) , fils de Jean , notaire à Trémont, fermier du château de Maligné en 17.*)8, négociant à Martigné en !7GU , épousa Marie-Madeleine Grignon, dont il eut plusieurs enfants baptisés à Martigné de 1758 à 1708, et mourut en 17î)2.

Mesml (Klicnne du), prêtre, chanoine de l'église d'Angers, seigneur des Brosses-Marquet en lGU3-!7!4. — Henri du Mcsnil d'Aussigné, seigneur du Pineau en 1708-1726.— Etienne, seigneur du Pineau en 172G-I75i, avait épousé Catherine-Ursule de Garsanlan, morte au Pineau le 1 1 juin 17.iG. — Pierre du Mesnil, dit du Pmeau, possédait ce

190 HISTOIRE DU CANTON DE TIlOUAnCK.

château en 1761-1763. Il avait épousé Mélauie-Françoise Louet , remariée en 1777 à Antoine Leshenanlt. — Pierre- Etienne, maire de Thouarcé en 1789-1791, époux de Marie* Anne Bûcher de Chauvigné, possédait le Pineau en 1787-

Panketier (Antoine-Joseph), prêtre, chanoine de Saint- Pierre d* Angers, seigneur du Mirebeau en 1696, mourut le 25 février 1730, âgé d*environ soixante-dix-neuf ans, et fut inhumé le 26 dans Téglise de Rablay.

Parant (Pierre-Nicolas) , écuyer, seigneur de Marligné, les Noyers, Villeneuve et Cornu en 1730-1770, enterré à Martigné le 23 mars 1779, ùgé do soixante-douze ans, avait épousé Marie-Louise Sallot, décédéc le 26 juin 1782 et inhumée dans le cimetière de Martigné. — Nicolas, leur fils, seigneur de Martigné eu 1770, mourut célibataire en 1790 et fut inhumé le 18 décembre.

Paumart (Mathieu-François), huissier royal eu 1750-1770, agent-voyer du duché de Brissac, marquisat do Thouarcé, comté de Yihiers et baronnie de Gonnord eu 1786, demeurait à Thouarcé en 1 750- 1 786.

Pierres (Louis), chevalier , seigneur du Plessis-Uaudouiu en i7i8, épousa Marie- Charlotte Cberbonnel, veuve en 1736.

Poulain (Guy-(iabriel-Michel-Pierre), seigneur do Chanzeaux, de Beaumont et de Saiut-Ambroiso en 1761-1760, vendit ces seigneuries le 1*' septembre 1760.

Prévost (François), seigneur de Donnezeaux et Je la Sansonnière en 1686-1723, mort le 22 janvier 1711, épousa à Faveraye, le 4 mai 1683, Marie-Madeleine Dubois. — François, sieur de la Chaunière (les Alleuds), 1603-1715. — Simon-Pierre la possédait en 1767- 1785, et mourut à Angers le 22 avril 1785.

Robert (René), fils de René et d'Anne de Crespy, écuyer, seigneur des Marchais-Renault en 1707-1752, maire d*Auger» de 1715 à 1729, mort en 1752, avait épousé Madeleine

IUX-IIL-ITIh3IE Sl^XLE. 191

de Raguienne. — René-Claude, seigneur des Marchais en 1750, acheta la Gaucherie-Bilault en 1755; il avait épousé Marie-Annc-Renée Riollan, veuve en 1700. — Renéiiuillaume-Marie, leur fils aine, seigneur des Marchais et de la Gaucherie en 17G3-i7G9, épousa Marie-Marguerite- Éléonore Trouillct de TÉchasserie.

Romans (François de), fils de François et de Marie Chevricr, né le 22 scplemhro IGGO, baplisé à Martigné le i janvier 1073, seigneur de Félines en lC9i-I72G, mort le 7 janvier 1720, enterré lo t) dans 1 église de Martigné, avait épousé, le 5 janvier 1702, Marie-Madeleine de Chavigny, dont il eut douze enfants. — Charles-François, leur fils aine, né à Félines le 29 septembre 1701 , seigneur du lieu en !725-i75o, mort le i mai I7G0 et enterré ù Martigné, épousa en 1731 Angélique de Sainte-Cécile, et en 1738 \nne-Porrine Dulcrlro do Savonnières. — Charles-Louis* Joseph-Jean , fils du précédent et de sa première femme, né le 31 décembre 1733, seigneur de Félines en 1750-1769, épousa en 1701 Marie-Françoise Guillon de Rochecotte.

lluriui: (Pierre), seigneur de Haute-Berge on IG08, acheta la Ciaucherie-Ritault en 1072 et la possédait encore en 1710.

Rirsso.N (Claude-René P' de), seigneur de la Sansonnière en nîO-n.Vj, épousa Renée Amoureuse. — Claude-René II, leur nis, seigneur de Rounezeaux et de la Sansonnière en 1700-1789, mort en 1791, épousa Marie-Jeanne Poilpré.

Toc\»t'K (César) , seigneur de la Saulaye, décédé le 1 1 octobre I7:i5 et inhumé dans Téglise de Martigné.

Trnri.v r»i: riEMi-:i»uE (Jacques-René), bâtonnier de l'ordre des avocats en 1787, maire de Martigné en 1793 et propriétaire d'une maison à TKtang.

Varice (Alexis de), seigneur de la Rerthelottière en 1715, épousa le 22 juin 1711, à Juigné-Uené, Elisabeth Duchesne. — Pierre-Alexis-François, écuyer, seigneur do la Rerthelottière en 1722-1731.

192 HISTOIRE nu CANTON DK TIIOUARCÉ.

Yaugirault (Louis-Gabriel de), fils de Gabriel el de Mario de la Boucre» chevalier» seigneur de TÉchasserio on 1693-

YiLLiERS (Marie-Jacques de), seigneur du Grand et du Petit-Riou en 1784, époux de Françoise-Madeleine Lobel de la Jaillère.

YoLLAiGB (François), écuyer, seigneur de Chavagnes en 1742-1763, épousa Marie- Anne Boussicault, dont il eut plusieurs enfants. — Armand-Célestin, seigneur de Haute- Berge, mort le 21 novembre 1782, âgé de soixante-dix-huit ans.

Sommaire. — Organisation du département, cantons et communes. Retour des curés dans leurs paroisses et des habitants dans leurs communes. Rentrée des Bourbons en 1815. Révolutions de 1830 et de 1848. Élections générales. Organisation de la garde nationale. Population en 1831 et en 1881. — Combat du Pont-Barré pendant les Ccnt-jours. Les Vendéens à Gonnord et à Thouarcé. Los Chouans do 1832 et 1833. Guerre de 1870-1871. — Grand Jubilé de 1S2G. lYles de juillet 1831. Les Dames do Thouarcé. Assemblées au Champ, à Faye et à Chavagncs. Foires de Gonnord et de Thouarcé. Fondation du Comice agricole et Concours. Fôto à Jouanolle. Conférences publiques. — Consiruclions : Routes nationales et déparlemen laies, chemins de grande communication et d'inli'rct commun. Chemin de fer. Pont-Barré. Églises de Luigné, Dcaulicu, Mdchelle, Gonnord, Le Champ, Saulgé, Tigné, Marligné, Eliau et Joué. Châteaux de Gastines, Fcsles, rEchasserie, Chanzcaux, les Bouillons, le Pineau, TAssay, la Colette, la Mulonnière et Jouanette. Mairies.

Dos le commencement du siècle on réorganise le département ; le nombre des cantons, est réduit à trente-quatre et la loi du 8 pluviôse an XI (28 janvier 1803) réunit les cantons de Brissac et de Chanzeaux à celui de Thouarcé pour n'en former plus qu*un, qui dépendait alors de Tarrondisscmeut de Saumur, et le canton de Martigné est également réuni à celui de Doué.

En 1789, toutes les communes avaient été pourvues de . maires en remplacement des syndics, qui étaient élus précédemment par bs habitants pour administrer les affaires communales. En outre, un agent municipal fut chargé do tenir les registres de Tétat civil, et quelques années après ce soin revint au maire.

A la suite du Concordat (15 juillet 1801), proclamé à

194 insToms du canton de TiiouARcé.

Paris, le 18 avril 1802, les curés purent retourner dans leurs paroisses. Par la loi du i9 octobre 1791, la paroisse de Saint-Ellier avait été supprimée pour n*en former qu'une avec Cbarcé. Celle de Luigné avait été réunie à Saulgé» celle de Quincé à Brissac, et celle de Noyant à Ambillou. La plupart des succursales furent établies par Tordonnance du 5 nivôse an XIII (26 décembre 1801), et quelques-unes comme Cbanzcaux, Faye, Gonnord et Martigné ne le furent que le 30 septembre 1807.

En 1804, on ouvrit, dans la commune de Beaulicu, la grande route d* Angers à Choie t et les années suivantes on travailla dans la commune de Saint-Lambert. Pendant ce temps-li, les habitants du pays, qui avaient été obligés do s'éloigner dans les départements voisins à cause de la guerre civile, revinrent restaurer leurs maisons en ruine. On s'occupa aussi de relever les églises, celle de Thouarcé en 1806, celle de Saint-Lambert en 4808 et 1809. C*est aussi vers cette époque que fut fondé Thôpital de Montilliers par M»« Huvolin du Vivier. En 1808 et 1800, on lit le plan cadastral dans les communes de Saint-Melaine, Mozé et Soulaines. Il y avait encore à cette époque, onze percepteurs dans le canton de Thouarcé, et avant la Révolution, il y en avait deux ou trois par commune.

Vers 1810, Claude-Jean-Gabriel Blouin du Bouchot fit reconstruire le château de Gastines avec les matériaux provenant de la Roche-Maillet. Au mois de décembre, Pierre Brouchoux, curé de Thouarcé, fit faire une passerelle en bois pour remplacer le pont de la Grande- Arche qui avait été détruit pendant la Révolution.

Par autorisation du iO mars 1811, les habitants de Charcé rachetèrent, à frais communs avec ceux de Saint- Ellier, leur éghse qui avait été vendue nationalement en l'an lY (juin 1796). L'année 1811 est remarquable par l'excellente qualité du vin recueilli dans le pays.

Bepuis le commencement du siècle les armées françaises

parcouraient TEurope, et les soldats so battaient pour la f^Ioire de Napoléon P'. Mais en 1813, beaucoup de jeunes gens préférèrent se marier que d*aller se faire tuer sur les champs de bataille. Ainsi à Thouarcé il y eut soixante mariages, soit quatre fois la moyenne de cette époque"; à Marligné, quaranle-scpt, plus de trois fois la moyenne, et la proportion fut sans doute la même dans les autres communes.

C'est à cette époque que les habitants de Brissac établirent le champ de foire dans remplacement du village du Bourbancinays détruit depuis longtemps, à Touest du château.

Au mois d*avril 1814, Napoléon fut obligé de quitter la France et do se retirer à Tile d'Elbe, mais il revint au mois de mars 1815 et arriva à Paris, le 20, à la tête des troupes envoyées contre lui. Alors commence la période des Cent' jours. Les Vendéens reprennent les armes, et vers le 17 mai, le 15* régiment do ligne, envoyé contre eux, quitte les hauteurs du Pont-Barre, et trouve la route de Saint-Lambert ;i Chemillé abandonnée par les royalistes. Vers le 23, d'Autichamp, chef des Vendéens, était à Chemillé, se dirigeant sur le Pont-Barré d'où il devait expulser les troupes impériales. Il prescrivit à Cady de se porter, avec la division do Chemillé, sur Saint-Lambert pour tenir Tennemi en échec. Mais bientôt d*Autichamp apprit que Cady venait d'être repoussé de Saint-Lambert, que ses lignes du Layon avait été forcées, et que le général Brayer, avec un fort détachement de la jeune garde, occupait ChemiUé.

Le général Brayer qui s'était avancé jusqu'à Trémentines, rétrograda vers Chemillé. U'Autichamp se porte contre lui, et le général bonapartiste s'empresse de se retirer, pendant la nuit, sur les hauteurs du Pont-Barré. Brayer ayant fût une excursion et quitté momentanément son camp, pendant son absence, quelques habitants de Saint-Lambert

s'introduisirent dans los tentes et y mirent le feu. A sou retour le général bonapartiste voulut s'en venger; il menaça d*incendier le bourg de Saint-Lambert, mais heureusement plusieurs notables de la localité s'interposèrent et obtinrent le pardon d*une faute gui n*était le fait que de quelques-uns.

Vers le 10 juin, on sonna le tocsin dans toutes les paroisses de la Vendée; celles qui étaient limitrophes des pays patriotes montèrent la garde, et se tinrent prèles à repousser les détachements qui menaceraient le territoire vendéen. Les volontaires de Montilliers et du Yoide reprirent leur ancien poste du Vieux-Pré.

Le ciiirurgien Cady, qui s*était distingué dans Tancienne guerre, se porta au Pont-Darré avec une partie des habitants de Saint-Lambert, de Chanzeaux et de Saint- Laurentde-la-Plaine pour défendre la route d'Angers à Chemillé. Un jour que les Dleus postés au Pont-Barré s'étaient avancés jusque dans le bourg de Saint-Lambert, Gérard de la Calvinière qui commandait Tavant-garde des Vendéens, tomba sur eux à l'improvisto et les rejeta sur les hauteurs du Layon. Cady Tayant rejoint, presque toute sa division se trouva bientôt engagée. Pendant deux heures, placée à la Chauvière et à la Peinerie, elle tirailla sur Tennemi pardessus la rivière. Un seul de ses hommes reçut une blessure. Une panique survenue par une cause inconnue se déclare parmi les Vendéens et les disperse.

Un jour, environ quinze cents Vendéens étaient réunis à Gonnord, lorsqu'une vingtaine, ayant à leur tête Sébastien-Jacques Cady, à la suite d'un pari qu'ils avaient fait, se rendirent à Thouarcé, à cheval^ la cocarde blanche à leur chapeau. Quelques gardes nationaux de Thouarcé qui montaient la garde sur la vieille levée, voyant cette troupe arriver» rentrèrent promptement dans le bourg, ne voulant pas se mesurer avec ces Vendéens qui paraissaient bien décidés, et pouvaient être l'avant^garde d'une armée

UIX-M'XVIÈME SIÈCLE. 197

plus nombreuse. Ceux-ci allèrent rendre visite à Jean-René i^anlin qui était alors maire, puis ils retournèrent à Gonnord où d'Âutichamp leur chef voulut les traduire devant un conseil do guerre, comme s^étant absentés malgré la défense qaUl en avait faite.

Le 3 juillet un détachement de soldats venant de Doué s'arrête à Thouarcé et se dirige sur Gonnord. Des traînards tuent plusieurs personnes à Chasles, la Fontaine-do-Chasles et la Maison-Neuve et pillent plusieurs maisons. Au mois d*aoùt un détachement du -iG** régiment d'infanterie do ligne était cantonné à Thouarcé.

Le roi Louis XYIii venait de remonter sur le trône et la noblesse reprit partout les postes d'honneur. Philippe- Joseph- Augustin de Maillé, est nommé maire d*Allençon ; Louis-Constantin Gourreau , <\ Chanzeaux ; Paul-Louis- Gaspard Falloux, à Charcé; François- Armand VoUaîge, à Chavagncs ; Claude-Jcan-Gabricl Blouin du Bouchet, à Paye ; Antoine-François de la Sayetle, à Joué; Charles de llomans, à Martigné ; Auguste-Marin La Foret d'Armaillé, à Saint-Melaine ; Georges Hector, à Montillîers; N. Pasqueraye, à Mozé ; Darthélemy-Joseph-Augustin-Michel de Cambourg, à Thouarcé.

Le clergé reprend aussi son influence et fait relever les croix placées autrefois le long des chemins et surtout aux carrefours, et qui avaient été abattues pendant la Révolution. II en existe encore, dans la commune de Martigné, sept qui portent cette inscription : bêtabue EN 1816.

Au mois de novembre 1817, il y eut des loups enragés dans les forêts de Brissac et des Marchais. Le 28 et le 29 on leur flt la chasse et on tua trois louves et deux loups. Le fermier de la (îrucchcre ayant été attaqué par un de ces» animaux, serra Tanimal dans ses bras, appela son dis qui apporta une hache pour tuer Tanimal. Le jeune homme blessa son père à la tète, mais ils flnirent par assommer le

IU8 HISTOIRE DU CANTON DE TllOUARCÉ.

loup, n y eut aussi trois ou quatre bœufs enragés que l'on tua à coups de fusil.

A cette époque il n'existait encore dans le département qu'une dizaine de fours à chaux, dont un à Beaulieu. Celle année on fit des expériences dans le châleau des Noyers, avec la pierre calcaire du pays et Ton réussit à faire do la chaux, de sorte que Tannée suivante on construisit, près de la chapelle Saint-Martin, un fourneau qui devint une source de richesse pour la contrée.

Le Si Juin 1819, vers trois heures après midi, Louis Tessier, messager, conduisant sur un cheval, les fonds do la recette de Beaupréau, escorté par Champagne et Maupont, gendarmes de la brigade de Saint-Lambert, fut attaqué par trois individus embusqués dcrrièro les fossés de la grande route, près do la foret do Beaulieu. Les assaillants tirèrent quatre coups do fusil, arrêtèrent le cheval du conducteur et se mirent en mesure d'enlever les fonds. Les deux gendarmes blessés grièvement dès le premier moment, et ne pouvant se servir de leurs armes, allèrent immédiatement chercher du secours dans les fermes voisines. A l'aide de plusieurs habitants, le conducteur des fonds, quoique fortement blessé, rechercha et retrouva la caisse, que les assassins avaient été forcés d'abandonner, n'ayant pu emporter qu'une valise contenant environ seize cents francs. Peu après le maire de Beaulieu fit sonner le tocsin et toute la population se porta sur les lieux. Les maires de Rablay et de Saint-Lambert y arrivèrent aussi, de même qu'un grand nombre de leurs administrés et divers habilants de Faye et de Mozé. Ils finirent par découvrir Pierre Lambert, le plus ugé des assassins, qui fut arrêté et conduit à Saumur.

Dès que la nouvelle fut connue à Angers, le chef d'escadron de Raucourt, commandant la gendarmerie du département, partit avec tous les gendarmes dont il put disposer et se rendit à Saint-Lambert. M. le Préfet s'y

lilX-NrXVIÈMK SIÈUJ:. 191)

U*aQsporta aussi lo lendemain malin et y trouva le lieutenant do gendarmerie llamont de Saumur qui était déjà arrivé avec les gendarmes de Brissac. Au mois de novembre suivant la Coiur d*assises d*Angers, condamna à mort deux des assassins, Pierre Lambert âgé de cinquante et un ans, domestique à la métairie de Jusalem près de Yihiers, et Pierre Martin, journalier, dans la commune du Yoide. Lo premier fut exécuté le 14 mars 1820, sur la place du Champ de Mars, h Angers. Le 10 mars 1823, François Lusseau, Agé de vingt-six ans, natif de Saulgé*ril<}pital et complice des précédents, fut condamné à la peine de mort, commuée en celle des travaux forcés à perpétuité.

En 1810, ou fit lo plan cadastral dans les communes de Marligné et de Brigué.

Depuis le commencement du siècle les eaux minérales de Jouanctle avaient assez do réputation. On y venait d'Angers aux charmantes réunions organisées pendant la belle saison. Los buveurs prenaient pension à Chavagnes, à Martigné et dans les villages voisins. En 1820 on construisit six cabinets do bains, un pour les douches et un autre pour les consuUations, et rétablissement continua ainsi à prendre do Timportance.

La commune du Champ qui avait été formée en 1701 d*uue partie do celle de Thouarcé, mais supprimée ensuite à plusieurs reprises, fut rétablie déflnitivement par ordonnance du 7 juin 1820.

En 1822 on construisit à Thouarcé le pont de la Grande- Arche qui avait été emporté par une crue au mois de mai 1800 et pourvu d*une passerelle de bois provisoire en 1810. Cette année les vendanges furent très précoces, car on commença au mois de septembre et le vin fut très bon. C*est à celte époque que Ton amena, à Thouarcé, le premier billard pour Pusage d'une société d*agrément qui 8*y était formée.

En 1823 on construisit une levée et un pont entre le

village de Villeneuve et le pont d*Aubigné. Du mois do février 1824 au mois de juin 1825 on reconstruisit le clocher de Saint-Lambert Vers cette époque N. Janvier-Lachonaye fit restaurer et agrandir le château de Sourdigné.

L'année 1825 fut très chaude et très sèche, ce qui occasionna une maladie nommée gastro-entérite (inflammation de l'estomac et de Tintestin) qui ût périr beaucoup de chevaux. En compensation le vin fut excellent. En 1824- 1825 le plan cadastral fut fait dans toutes les communes du canton de Thouarcé.

L'année 1826 est bien remarquable par les cérémonies du Jubilé universel qui se Ûrent dans toutes les communes. On commença le dimanche de la Passion, 12 mars, et cela finit le mardi 12 septembre. A la porte de toutes les églises étaient installés des marchands qui vendaient des chapelets, des médailles et le petit livre imprimé à Angers pour tout le diocèse et contenant les instructions pour le Jubilé. A Thouarcé, dès les premiers jours, on planta une croix qui fut porté^rocessionnellement par les jeunes gens dans les rues et érigée dans un carrefour au-dessus du cimetière où elle est encore aujourd'hui. Elle a quatre mètres de hauteur, et sur le devant des bras est gravée en relief Tinscription : juboé, an 1826.

Par les prédications qui furent faites pendant colle période de six mois, on décida les fldèlcs à faire do nouveaux sacrifices pour gagner des indulgences, et on fil faire une seconde croix beaucoup plus belle que la première. Elle avait onze mètres trente centimèlres de hauteur au-dessus du piédestal, tout le devant et les côlés étaient couverts de cœurs enflammés en plomb doré, cloués sur le bois, et le sommet et les bras de la croix étaient terminés par des couronnes royales surmontées do fleurs de lis dorées. Cette croix fut également portée procèssionnellement dans le bourg et placée au milieu d'un vaste calvaire construit sur le bord de la levée près- le pont de la

DIX-NEUVIÈME Sl&CLK. 201

Grandc-Archo. La procession pour la clôture du Jubilé ctail magniflque, el moi-même, alors enfant, J*étais bien heureux d'y porter une oriflamme. Après la Révolution de 1830, il fallut ôter de la croix, les couronnes fleurdelisées; ce fut le commencement de la décadence; et le 14 janvier 1843 à huit heures du soir, la croix fut abattue par le grand vent et complètement brisée. Elle était mémo tombée en travers de la route et aurait pu tuer les passants 8*il y en avait eu au moment de sa chute. Depuis cette époque le calvaire a été démoli peu à peu, et il n*en reste que quelques ruines.

Cependant les Parisiens éclairés par les hommes intol* ligeuts de la presse, pensant qu'il fallait s'occuper beaucoup plus de ce monde, et beaucoup moins de Yautre^ firent la Révolution de juillet 1830, et chassèrent déûnitivemcnt les Bourbons de France.

Louis-Philippe fut proclamé roi des Français, et pour se mettre en mesure de tenir tête aux ennemis du dehors ot même du dedans, le gouvernement organisa la garde nationale. Dès le commencement de septembre, les jeunes gens do Saint-Melaine, au nombre de soixante, étaient organisés et armés de fusils. Le dimanche 26 septembre, il y eut à Quincé une fête patriotique. Le dimanche 3 octobre, à Drissuc, il y eut aussi une fête pour la réception du drapeau do la gai*do nationale, un banquet de trois cents couverts ot des illuminations le soir. Le dimanche 24 octobre, à la Roche de Charcé, sept cents personnes réunies dans un banquet fêtèrent également la réception d'un drapeau. En 1831 la garde nationale fut aussi organisée dans les autres communes du canton de Thouarcé et des envhrons, excepté à Chanzeaux, (lonnord. Joué, Saint-Lambert et MontlUiers.

Le samedi 9 juillet une très forte averse mêlée de grèlo endommagea les récoltes à Thouarcé, et le dimanche 17 un violent orage accompagné d'une pluie très abondante

éclata également sur Thouarcé, do sorte que Toau coulait comme une rivière dans la Basse-Rue.

Cependant les gardes nationaux de Chavagnes, Martigné et Thouarcé se rendirent le dimanche 31 juillet à JouancUo et y firent un banquet patriotique pour lequel la commune der Thouarcé donna une barrique de vin. Beaucoup d'ouvriers étaient contents de porter Tuniforme, et tel qui avait étét à Tannée, caporal ou sergent était heureux et fier de devenir capitaine ou même chef de bataillon delà garde nationale. Moi-même encore jeune, j^avais organisé une troupe avec mes petits camarades, et armés de lances en bois, nous avions suivi les grands à la fête de Jouanctle.

Le 49 novembre une bande de vingt-cinq à trente chouans vêtus en paysans, mais tous armés de fusils, vint au Champ sous la conduite d'un chef portant un fusil d'honneur. Celui-ci avec neuf de ces bandits entra chez le maire Jacques Lecointre, tandis que les autres étaient placés en sentinelles autour de la maison. Au nom d'Henri Y, ils firent sommation de livrer les armes, fouillèrent la maison et s'emparèrent d'un fusil double, sept sabres et deux pistolets. Sortis de chez le maire, ils entrèrent dans cinq autres maisons de la commune, enlevèrent les armes qu'ils y trouvèrent et donnèrent un reçu.

Le 3 décembre à huit heures du soir, vingt-qualre hommes armés, se présentèrent au domicile de Girard, percepteur à Beaulieu, ils n'y trouvèrent que sa femme et s'emparèrent d'un fusil à deux coups. Le propriétaire qui était chez un de ses voisins ayant été averti, prend un fusil, fait feu pour donner le signal d'alarme, se rend chez le maire qui ordonne de sonner le tocsin et de battre la générale; mais les brigands avaient déjà abandonné le terrain et pris la direction de Rochefort.

Le 26 mai 1832, trois chouans nommés Yves Aumont, flgé de vingt-quatre ans, fils de l'adjoint de la Salle de Tihiers, René Cailleaux, ftgé de dix-sept ans, de la Tour-

landry, ot François Rideau, âgé do tronlo-doux ans, de Coron, vinrenl dans la commune de Favorayo, armés cbacun d*un fusil do munition. Ils avaient passé à la ferme do la Boirio, commune do Montilliers, à colle de Morte et au village dos Loges où ils avaient blessé Dorlrand de plusieurs coups de baïonnette. Ils s*étaient ensuite présentés chez Cordier, meunier, près Màcbelle, Tavaient saisi au collet en le sommant do leur livrer son fusil ; Ils Tavaient même frappé de coups de baïonnette et de crosse ainsi que sa mère âgée de soixante ans. lis se rendirent ensuite à Macliollû, emmenant Cordier et entrèrent chez Taubergiste Mizandcau où ils se firent servir du vin. Plusieurs habitants se rassemblèrent, entr*aulres, Bazantay meunier, Legcr-Maugin, Renaud, Mcnard et quelques autres, s'approclièrenL do Rideau et lui demandèrent ses papiers. Celui-ci répondit qu'il n en avait pas, ajoutant qu'il était chouan et venait pour désaimcr. Alors les habitants Tarrôtèrent et s'emparèrent de son fusil. Bientôt Tadjoint Martincau arrive, s'approche d'Aumont et de Cailleaux ot leur demande quel motif les amène dans la commune et par quels ordres ils y viennent. Aumont répond qu'il ne recevait d'ordre de personne, qu'il les prenait sous son chapeau, qu'il clicrchait à placer des prunes et que tout à l'heure il allait en envoyer. Cette menace fut immédiatement suivie d'un mouvement de sa main droite qu'il porta à la poignée d'un de ses pistolets. Aussitôt M. Martineau saisit Aumont au collet , et aidé des autres habitants il l'arrête et on en fait autant de Cailleaux.

Les gardes nationaux de Thouiurcé, comptant que ces trois chouans étaient l'avant-garde d'une bande plus nombreuse, se portèrent au-devant d'eux. Les prisonniers furent amenés à Thouarcé où ils passèrent la nuit sous la surveillance des gardes nationaux, parce qu'il n'y avait pas alors de gendarmes. Le lendemain ils furent conduits à Angers. A la suite de ces événements M. Martineau txjX

204 inSTOIRE DU CANTON DE THOUARCÉ.

nommé chevalier de la Légion d*honaeur par ordonnance da 6 Juillet. Au mois de septembre Aumont et les autres chouans furent conduits à Blois; enfin le 21 janvier 1833, la Cour d'assises d*Orléans condamna Aumont et Rideau aux travaux forcés à perpétuité, et Cailleaux a cinq ans de réclusion.

Le 31 du même mois MM. Boussion père et fils de Gonnord, aidés d*un de leurs voisins, arrêtèrent, après une lulto opiniâtre, deux chouans renommés pour loiu:s brigandages gui étaient venus dans ce bourg ; et le 25 juin suivant le secrétaire général do la préfecture s*étant rendu à Thouarcé pour le tirage au sort des jeunes gens, remit en même temps, à MM. Boussion, des médailles d*or accordées par le Roi pour les récompenser de leur conduite courageuse.

Le 21 août un nommé Onillon, à la tête de quinze à seize hommes, se rend à Chanzeaux, entre dans plusieurs maisons pour prendre les armes qui s*y trouvent, et menace les habitants ; chez M. Bureau, meunier près du bourg, il s'empare d*un fusil, d*un sabre et d*un pistolet; chez M. Brioux, maire, ils prennent cinq fusils qui y étaient déposés. Ils se rendent ensuite à Gonnord, entrent de vivo force dans la mairie, brisent le buste du roi, prennent le drapeau tricolore qu*ils déchirent dans les rues, et emportent un tambour que la commune avait acheté récemment; chez M. Prieur, percepteur, qui était à faire son versement à Angers, ils couchent sa femme en joue et prennent trente francs dans un tiroir disant qu'ils reviendraient et donneraient un reçu au nom de Henri Y.

Le 5 octobre il y eut une fausse alerte à Rablay. Une colonne mobile du 54" de ligne partie de Chanzeaux h quatre heures du matin, traverse le village du Plessis se dirigeant vers Rablay. L'obscurité et le brouillard empêchaient de distinguer les uniformes ; un homme du Plessis, qui se rendait à Rablay, ayant aperçu cette colonne, la

prend pour uno troupe do chouans et court annoncer qu'ils vont entrer à Rablay. L*alarme se répand dans le bourg, et le bruit en est bientôt porté à Paye. En un instant, M. Robineau, le maire, fait réunir un certain nombre de gardes nationaux, et à leiu* tête il se rend à Rablay pour y porter secours : mais déjà Terreur était reconnue.

Dans la nuit du 20 au 23 décembre, une bande de chouans se rendit chez le sieur Gallard, au Moulin-à-Vent, commune de Chanzcaux, connu pour être patriote, ils le battirent et le laissèrent pour mort. De là ils se transportèrent chez le fermier Asscray, père d'une nombreuse famille, et le traitèrent de la même manière.

La chouannerie étant à peu près terminée, le gouvernement s'occupa des moyens à employer pour civiliser la Vendée ; la loi du 27 juin 1833 créa les routes stratégiques qui furent classées par ordonnance royale du 12 novembre et construites par les soldats cantonnés dans les différentes localités. La roule n* 3 de Champloceaux à Saint-Lambertdu-Lalay est la seule qui fut établie dans le canton do Thouarcé.

. Dès 1813 un décret du 7 janvier avait classé dix-neuf roules départementales en Maine-et-Loire, et le .n^ 12 parlant de Urissac devait passer à Allençon, Chavagnes, Marligné, Aubigné et Montiliicrs, pour aller à Vihiers. Mais celte roule ne fut commencée que vers i835 et terminée dans le canton vers 1839. La traverse du bourg de Chavagnes ne fut mémo faite qu'en 1843, et celle de Marligné en 1852.

Vint ensuite la route n'' 24 classée par ordonnance royale du 22 juillet 1834, d'Allcnçon à Thouarcé, qui fût commencée au mois de septembre 1810 et terminée en 18^43.

En !83>4, M. Jacquct-Maugin construisit, près du bourg de Màchelle, deux fours à chaux qui servirent grandement à utiliser le riche banc de calcaire sur lequel repose cette partie de la commune. Cotte année la commune de Mar-

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ligné acheta rancionno maison seigneurialo de la Gaubertière pour y établir la Mairie et l'école des garçons.

En 1835-1836, on fit le plan cadastral dans les communes de Chemellier, Grézillé et Noyant.

En 1836 on construisit à Luigné, dans Tancien cimetière, une église qui a vingt-cinq mètres trente-trois centimètres de longueur sur huit mètres de largeur. L'église de Vauchrétien fut restaurée et on refit à neuf le pignon où est la grande porte d*entrée et qui soutient le clocher.

En 1836-1837, le plan cadastral fut fait dans les communes d*Aubigné, Montilliers et Tigné. En 1836, rétablissement des eaux minérales de Jouanette fut augmenté de six nouveaux cabinets de bains.

Le vieux. Pont-Barré était depuis longtemps reconnu insuffisant et même dangereux pour la circulation; eu 1838, on commença la construction d'un autre pont ayant trois arches de trente mètres d'ouverture, à cinquante mètres en aval du premier ; en même temps on ouvrit, depuis le pont Jusqu'à la Promenade, une nouvelle rampe à courbe plus étendue que la première, afin de diminuer la pente de la route, et tous ces travaux furent terminés en 1842.

Le 27 décembre 1839 il y eut une forte crue dans la rivière du Layon, et telle qu'il n'y en avait pas eu depuis plus de vingt ans.

Dans ce temps-là les jeunes gens de Thouarcé avaient encore l'habitude d'aller se promener, les dimanches et les jours de fêtes, avec les demoiselles, et on dansait des rondes dans la prairie pendant la belle saison. M. Papin, curé de Thouarcé, avait traduit en français l'IIymne fîlîi et fiUm^ que l'on chante à vêpres pendant les fêtes de Pâques, et les demoiselles étaient heureuses d'en chanter, à réglise, les couplets alternativement avec les choristes qui le disaient en latin.

Voici le premior couplot en français :

Chantons un canliquo nouveau :

Jésus csl sorti du tombeau.

Il est vraiment ressuscité,

Dieu soit loué !

Le Sauveur est ressuscité, Dieu soit loué !

Reportant mes souvenirs aux beaux jours de ma jeunesse où nous allions danser dans la prairie au retour de la belle saison, et remontant par la pensée dans les siècles passés, j'ai composé, sur le même air, la chanson suivante pour y réunir les dilTérentes époques de Thistoire de Thouarcé.

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