TEMPS PRIMITIFS JUSQU*AU DOCZIÈ.ME SIÈCLE
Les Normands qui avaient fait plusieurs excursions en Anjou et dans le nord do l'Aquitaine, se fixent à Angers en 867 et ils en sont chassés en 873 par Charles le Chauve.
Les comtes d'Anjou avaient donné, vers le ix* siècle, la villa C/tiriacHs, comprenant le territoire de Saint-Rémy-la- Varenne et de Chemellier, aux moines de Saint-Aubin, et aux chanoines do Saint-Lczin d* Angers qui en firent le partage vers Tan 1014, de manière que Chemellier fat affecté à ces derniers.
Ingelgor devint comte d'Anjou, puis Foulques le Roux et Foulques II, dit le Bon, lui succédèrent dans le gouvcrmenl de cette province qui s'étendait peu à peu sur la rive gauche de la Loire. D'après une charte que l'on croit «Hro fausse, ce dernier avait donné, l'an 951, sa fille Agnès en mariage ù André do Craon, et pour dot la terre de Rochcfort et Saint-Symphorien-sur-Loire, dont dépendait la foret dite du Latay et plus tard des Marchais, dans la paroisse de Faye.
Au x« siècle, le comte d'Anjou fil élever à Brissac une place forte qu'il inféoda. Une charte de l'an 987-996 mentionne l'existence d'une église sous le nom de Saintijeorges, située à Charcé (en latin Caprîniacus), alors cheflieu d'un grand domaine donné à cette époque à l'abbaye de Saint-Florent et qui comprenait également une chapelle à Saint-Ellicr {Smtcius Elenus)^ laquelle fut érigée en paroisse au xi° siècle. La paroisse de Saint-Melaine était constituée dès le x* siècle et l'église en appartenait alors à révùque d* Angers qui en gratiîia, vers 995-1010, Tabbayo de Saint-Serge, don confirmé (juclque temps après par le roi Robert. L'abbé y établit aussitôt un prieuré dont le domaine comprenait outre la maison, une fuie, jardins, vergers, terres, bois, vignes et prés. Le prieur devait au château de Brissac, à chacune des fêtes de Piques, de Toussaint et Noël, trois échaudés et trois quartauts de vin blanc.
iS HISTOIRE DU CANTON DE TUOUARCÉ.
far acte du 6 mars 975, Adèle ou Adelaîs de Yermandois, femme de Geoffroy Grisegonelle, comte d*Anjou, donna à Tabbaye Saint-Aubin d* Angers l*église des Alleuds ( Villa qtue vocatur Ahdi). Geoffroy donna lui-même, vers Tan 080, à Albéric de Montmorency la terre de Vihiers qui comprenait alors une partie des paroisses de Faveraye et Gonnord.
D'nn antre côté Hugues le Grand, duc de France ou comte de Paris, devenu tout puissant, donna, vers l'an 945, à Thibault le Tricheur, son cousin, qui Tavait utilement servi, plusieurs belles terres, entre autres celle do Doué dont Saumur dépendait '. Nous sommes porté à croire que cette terre de Doué s*étendait alors jusqu'à Thouarcé. Thibault, comte de Blois et de Touraine, était h Doué lorsque le moine Absalon rapportant de Tabbaye de Tournus en Bourgogne, les ossements de saint Florent, arriva dans cette contrée avec le projet de bâtir un monastère. Le comte Thibault sachant bien que ces reliques seraient une richesse pour le pays, autorise cette construction dont on Jette les fondements, vers Tan 950, dans Tenceinte des fortifications du Truncus^ où se trouve maintenant le château de Saumur.
Eudes I*% fils et successeur de Thibault, posséda Saumur Jnsqu^à sa mort arrivée en 994 ou 995. Thibault il. sou flls ahiéy lui succéda et ne régna que neuf ans. Eudes II, dit le Champenois, frère du précédent, devint son héritier, et donna la ville de Saumur à Geldouin le Danois, son vassal. Cependant Foulques Nerra, comte d'Anjou, résolu d*abattre l'autorité de celui de Blois, s'empara, Tan 1025, de Saumur dont était seigneur Geldouin le jeune. Après la prise de cette ville, le comte d'Anjou fit lier les mains derrière le dos à quelques valeureux chevaliers qui, en petit nombre, hii avaient résisté, et parmi lesquels on remar-
I tUchereha kittariqua, par Bodin, nouvelle édition, 1. 1, p. 114.