TEMPS PRIMITIFS JUSQU^AU DOIZIÈME SIÈCLE
quail un vassal grand et puissant nommé Gastho. Ce dernier, qui avait autrefois accompagné Tabbé Girald au chemin de Jérusalem, et qui commandait la garnison de Saumur, indigné d*avoir été maltraité, proférait des imprécations contre Foulques et son armée. Ce prince, oubliant sa dignité, frappa si rudement le malheureux Gaslho qu'il lui tira un œil *.
Après la prise de Saumur, cette ville avait passé sous la domination des comtes d*Anjou; et quelques années plus tard, Foulques Nerra résolu d'aller à Jérusalem, se démit de sa nouvelle conquête au profit de Geoffroy Martel, son flls« lui conférant également, mais non sans retour, le gouvernement de ses autres états.
Dès Tan 1003, Hubert, llumberl ou Wibert, abbé de Saint- Aubin, avait fait construire Téglise du prieuré de Saulgéaux-Moines (commune de Sainl-Ellier) ; la dédicace en avait été faite par Uainaud, évèque d'Angers, et le comte Foulques Nerra avait signé lacto dressé à cette occasion.
Sigcbran de Passavant qui tenait le fief de Montilliers du comte Foulques Nerra, obtint, en 102C, Tautorisation d'installer des moines de Saint-Florent près de 1 église dédiée j\ saint iiilaire en les dotant de divers domaines. Les religieux constituèrent à Montilliers un important prieuré dont le fief portait titre de chAtcllcnie, avec haute, moyenne et basse justice et droit de chasse dans les paroisses circonvoisines. Il y résidait encore trois ou quatre moines au xvn* siècle. Un seigneur, nommé Guillaume Geoffroy, avait aussi donné au prieuré de Montilliers dès le xi' siècle, une villa nommée Venpor, et qui prit plus tard le nom de la Guimardière, dans la paroisse de Faveraye.
Le 1 4 juillet 1 028, une multitude de peuple était rassemblée à Angers pour assister ù la dédicace de l'église Notre-Dame
» Histoire manuscrite de VaUaye d^ Satut-Fiorent, par Dom Uaynet, (• :iQ; et Rechercha historiques, par Uodin, t I. p. 112-113.
14 HISTOIRE DU CAITTON DE THOUARCÉ.
du Ronceray; lé comte d'Ai^ou, accompagné de son épouse Hildegarde, fut transporté de joie à la vue de tant de vierges réunies dans le nouveau monastère et voulut augmenter les revenus qu*il leur a' ait déjà assignés. En présence du vénérable évêque d*Angers, Hubert de YendAme, il donne aux religieuses son manoir de Cour-de- Pierre et toutes ses dépendances, le bois du Latay et de la Haye ', le tout situé dans les paroisses de Sainte-Croix près Rochefcrt, de Saint-Lambert et de Sainte-Foy ; il donne également ses moulins situés sur le Layon et dans Tile Lambardière au milieu de la Loire, avec leurs appartenances, écluses et pêcheries pour prendre toute espèce de poisson, les prémices et revenus avec toute justice haute, moyenne et basse, épaves tant sur terre que sur l*eau, mesures à blé et à vin et enfin le patronage desdites églises et paroisses.
Vers Tan 1040, Haymeric ou Aimeri et son (Ils Raynaull donnent aussi aux religieuses du Ronceray, pour le repos de rame de Mélisende qui avait été enterrée dans le cimetière du monastère, Téglise Saint-Aubin de Brigué et plusieurs autres domaines.
En cette même année, GeoiTroy Martel accompagné d*Agnès de Bourgogne, son épouse, se rend à Vendôme et fonde Tabbaye de la Trinité de cette ville à laquelle il donne quelques parties de ses domaines autour de Brissac. En 1050, il se trouvait à Brissac, lorsqu^il apprit que Gucrin de Craon, accompagné du sire de Vitré, se présentait
t Cest ce qoe Ton appelle aujourd*hui la forêt de Ueaulieu. La pa* roiiae de ce nom n*a été érigée qu*à la fin dn xviii< siècle et avait tou- Jonrt dépendu de Saint-Lambert-du-Latay. Tous les bois situés cutre Beanlien, Paye, et Mozé, parmi lesquels le plus important- est connu aiij<mni*hiii tons le nom de forêt des Marchais, constituaient ce que l'on appelait antrefoii la forêt dn Latay. Ainsi, Saint-Lambert lui doit son Mnom, de même qne deux autres prieurés qui existaient dans la paroiftie de Paye, sâToir : Saint-Jacque«-du-Latay et Saint-Sauveur*du- UUy.